jeudi 22 août 2013

Leraars en ouders zeggen massaal nee tegen onderwijshervorming


 Werner Rommers. De Standaard


        


Over minder dan twee weken begint het nieuwe schooljaar. Dan zijn de hervormingen nog niet van kracht, maar in de leraarskamers worden ze zeker een gespreksonderwerp. Foto: Photo News

De moeizaam bereikte onderwijshervorming van de Vlaamse regering mist elk draagvlak bij leraars en ouders. Dat concludeert Knack. Het weekblad bevroeg 1.004 leerkrachten en bijna 600 ouders van schoolgaande kinderen. Acht op de tien leerkrachten verwerpen de hervormingen, net als twee op de drie ouders.

De onderwijshervorming die niemand wil. Zo kopt het weekblad Knack vandaag. Het vroeg 1.004 leerkrachten en bijna 600 ouders van schoolgaande kinderen naar hun mening over de hervorming van het secundair onderwijs.

De uitkomst – het gaat om de allereerste peiling over dit onderwerp – is desastreus en doet vrezen dat er op het terrein van deze hervorming weinig in huis komt.

Zo verzet één op de drie leerkrachten zich volgens de enquête fors tegen de hervormingsplannen. In het Algemeen Secundair Onderwijs (ASO) is maar liefst 85 procent van de leraars tegen. Ook bij de ouders ziet 65 procent geen heil in de aangekondigde hervormingen.

Opmerkelijk is dat veel leerkrachten de hervorming ook totaal onnodig vinden. Als grootste problemen in het onderwijs zien ze de fel toegenomen administratie, de hervormingszucht van de overheid én het toegenomen aantal leerlingen met zorgnoden, zoals ADHD.

Nog opzienbarend is dat veel leraars amper bekommerd zijn om het beruchtewatervalsysteem, waarbij leerlingen in een te moeilijke richting starten waarna ze weer moeten afzakken. Net dat watervaleffect was een van de redenen voor deze onderwijshervorming.

Ook de ouders hebben geen goed oog in de onderwijsplannen die voorliggen. Volgens de enquête zijn zij meer bezorgd over het toenemende aantal anderstalige leerlingen. En ook zij hebben de buik vol van de hervormingszucht van de overheid voor ons onderwijs, zo blijkt nog.

Onderwijsminister Pascal Smet (SP.A) wilde gisteren niet reageren op de resultaten. De resultaten van deze enquête zijn een koude douche voor de onderwijskoepels en de vakbonden. Die reageerden eind juni wel positief op het bijzonder moeizaam bereikte akkoord. Uiteindelijk kwam de Vlaamse regering zelfs bijna ten val omdat er dagenlang geen uitzicht was op een politiek akkoord.

 

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

ECHEC A LA REFORME CONTRE L'ECHEC

Le bouillant Pascal Smet en prend pour son grade de Ministre: son projet de réforme ambitieux se heurte à la vindicte des parents et des enseignants selon un sondage sommaire publié par De Standaard.

Il s'agissait globalement dans le projet du ministre SpA de l'éducation flamande de supprimer au premier degré du secondaire la distinction entre enseignement général, technique et professionnel, pour le remplacer par un tronc commun  et reporter ce choix à quatorze ans. Cela a failli déstabiliser le gouvernement flamand au mois de mai dernier. Le sondage du Standard montre que ni les enseignants ni les parents ne veulent de cette réforme.

En revanche parents et enseignants dénoncent l'excès de paperasseries, la réformite chronique des politiques et l'augmentation du nombre d'élève à problèmes dans les classes.  

On est surpris de constater que ni les parents ni les enseignants ne semblent traumatisés par la sélection en cascades , le célèbre watervalsysteem, qui oriente d'office tout élève en échec dans le général vers le technique, ensuite vers le professionnel (het beruchte watervalsysteemwaarbij leerlingen in een temoeilijke richting starten waarna ze weer moeten afzakkenNet dat watervaleffect was een van de redenen voor deze onderwijshervorming.)

Surtout ils s'inquiètent de l'augmentation des allochtones dans les écoles qu'on appelle désormais de  "anderstalige leerlingen".

Tout n'est pas mauvais dans cette réforme, que du contraire.

On observera une fois de plus le réflexe réactionnaire de la majorité très conservatrice des enseignants flamands. Les francophones ne demeurent pas on reste, si en croit le pamphlet que publie l'enseignant Frank Andriat.

"Dans un pamphlet qui paraît ce 23 août, l’écrivain-enseignant Frank Andriat s’attaque aux pédagogues, idéologues et ministres qui ont mené, selon lui, l’école à sa ruine."

Gageons que ce bouquin qui, très opportunément, sort quelques jours avant la rentrée fera un tabac commercial: on se l'arrachera dans les salles de prof du secondaire.

Malheureusement, ce n'est pas on prônant les recettes d'avant-hier comme le fait Frank qu'on résoudra le problème de l'enseignement en Communauté française. Ce que les enseignants détestent par-dessus tout c'est d'être évalué, eux qui ne font rien d'autre qu'évaluer en permanence leurs élèves. Mais ne soyons pas rabat-joie, ce bouquin déclenchera peut être un tollé susceptible de sensibiliser, enfin, le grand public à l'enjeu électoral régional majeur que doit être l'enseignement en mai 2014.

MG

 

 

POURQUOI L'ECOLE FAIT DE VOS ENFANTS DES CANCRES


Soraya Ghali Le Vif




Dans un pamphlet qui paraît ce 23 août, l’écrivain-enseignant Frank Andriat s’attaque aux pédagogues, idéologues et ministres qui ont mené, selon lui, l’école à sa ruine.

« Mon métier n’est plus ce qu’il était ; en des sphères où l’on rêve l’école, lentement, patiemment et, semble-t-il, passionnément, on la détruit », écrit l’enseignant en colère Frank Andriat dans Les profs au feu et l’école au milieu . Fort de sa longue expérience dans un athénée bruxellois, il y dénonce, en 144 pages et en dix commandements, un désastre scolaire dont l’ampleur semble être ignorée par les débats syndicaux, politiques et médiatiques. 

Premiers accusés : les pédagogues, « les mérules de l’enseignement », qui empêchent les profs d’exercer leur métier et les élèves d’apprendre quoi que ce soit de solide. « Oui, le niveau baisse, même si les pédagogues affirmeront qu’on ne peut pas comparer ce qui n’est pas comparable. Les élèves touchent à tout en ne sachant plus rien. Ce qu’on nous demande de leur enseigner est de plus en plus large. Ils ne cessent d'apprendre à apprendre, mais ils n’apprennent plus grand-chose », estime l’auteur.

Il fustige donc aussi les politiques, « souvent incompétents en la matière ». « Les ministres sont une espèce à part, surtout celles et ceux qui ont reçu la charge de l’enseignement et qui, pour la plupart, ne se satisfont pas de gérer l’école en bons pères et mères de famille », écrit l’auteur. Il y a aussi les inspecteurs : « Ils ne sont plus là pour voir ce qui fonctionne et pour encourager le prof à aller plus loin (ça, c’est la théorie !) mais, dans la pratique, ils viennent voir ce qui ne correspond pas aux nouvelles tendances édictées et qui brisent parfois, après une visite de trente minutes en classe, des enseignants qui exercent le métier avec bonheur depuis plus de trente ans ! » Les seuls que Frank Andriat épargne, ce sont ses collègues, que les « pédagogues en chambre ont transformés en gentils animateurs ».

On l’aura compris, au fil de son brûlot, Frank Andriat ne se fait pas que des « amis », à commencer par les pédagogues et les politiques.

S.G. 

 

 

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