mardi 10 septembre 2013

BART DE WEVER: «ELIO II EST DEJA MENTALEMENT PRET»

Le Soir

Le président de la N-VA était l’invité de Terzake. Bart De Wever verrait bien Kris Peeters à la tête d’un gouvernement fédéral socio-économique mais le bourgmestre d’Anvers est conscient que les partis traditionnels ambitionnent un deuxième gouvernement Di Rupo.


          
©Belga

Le président de la N-VA Bart De Wever soutiendrait «certainement» Kris Peeters s’il souhaitait diriger un gouvernement de redressement socio-économique au niveau fédéral, a-t-il déclaré dans l’émission Terzake diffusée sur la VRT et Canvas.

Mais le bourgmestre d’Anvers est conscient que les partis traditionnels «  ambitionnent un gouvernement Di Rupo II ». «Elio II est déjà mentalement prêt», a commenté Bart De Wever.

Le nationaliste flamand a répété la nécessité selon lui d’un tournant confédéral et estimé que Kris Peeters lui aussi proposait un «confédéralisme positif». Partant des sondages, il juge possible de former en Flandre, en une semaine de temps, un gouvernement avec le CD&V, «et là je pense que nous serions très forts au fédéral pour dire: maintenant nous allons faire quelque chose de sérieux».

« Mais l’électeur doit d’abord s’exprimer  », a conclu Bart De Wever.

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

"MAIS L’ELECTEUR DOIT D’ABORD S’EXPRIMER"

 " La situation de la N-VA est plus délicate qu’en 2010. On sent d’ailleurs que, pour son congrès sur le confédéralisme prévu fin janvier prochain, le parti est attendu au tournant par les médias flamands. Ceux-ci sont plus critiques qu’auparavant."

Il est surtout attendu de pied ferme par le ban et l'arrière-ban nationaliste au sein de ce parti, (la tendance des ultras Geert Bourgeois, Jambon, Weyts.)

La volatilité de l'électorat flamand n'est pas le fait du hasard.

Il résulte, selon nous d'un phénomène dont les francophones font trop peu de cas: la sécularisation de la société flamande et la perte de pouvoir impressionnante de l'Eglise en Flandre. Le CVP en a fait les frais en devenant le CD&V, qui n'est plus que l'ombre du parti ci-devant ultra catholique qui, avec ses syndicats, ses mouvements de jeunesse et ses ramifications culturelles constituait un "pillier" puissant sur lequel s'arc-boutait la société flamande. Le SP en était un autre, lui aussi est laminé, comme le Open VLD du reste, orphelin de Guy Verhofstadt.

En s'effondrant, les trois piliers socio-politiques flamands ont fait un boulevard au courant nationaliste (ancienne Volksunie) de la N-VA.

Et voilà que de plus en plus le parti de Bart se métamorphose en association de défenseurs des portemonnaies des Flamands enrichis qui vieillissent, qui de plus en plus répugnent aux transferts de leurs "centen" vers la Wallonie et qui supportent de moins en moins la rage taxatoire de Di Rupo I (qui rêve de se métamorphoser en Di RupoII).

Cela, le numéro deux de la N-VA, le brillant journaliste Siegfried Bracke l'a compris mieux que personne lui qui parcourt en ce moment la Flandre avec son message plus socio-économique que nationaliste. A suivre!

MG  

 

 

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