vendredi 27 septembre 2013

Et si on arrêtait de se mentir?


Béatrice Delvaux, Editorialiste en chef

Le Soir



Vingt-sept septembre, jour de fête pour la Communauté française. Les élèves qui profitent de ce jour de congé ne savent généralement pas le pourquoi de cette aubaine. C’est vrai depuis la création de l’institution. Nombre d’efforts ont été tentés pour la populariser. On a même tenté le changement de nom – Fédération Wallonie-Bruxelles.

Aujourd’hui, le vrai travail de communication devrait viser à mettre fin à une hypocrisie, en disant tout haut ce que le monde politique murmure tout bas : la Communauté française n’existe plus que par dépit, à titre subalterne, faute de trouver une autre solution pour héberger ce qui lui reste de compétences. Le fait communautaire francophone qui a toujours eu bien du mal à exister institutionnellement, a définitivement perdu la bataille face au fait régional. Ce sont Bruxelles et la Wallonie désormais qui sont autour d’une table belge, la Communauté n’existant plus que pour des besoins limités et qu’on arrive péniblement à financer.

C’est grave ? La question n’est même plus là : il n’y avait pas d’autre choix, la bifurcation régionale était inévitable. La défense bec et ongles du fait communautaire, comme tête de proue du combat francophone, se heurtait au combat pour Bruxelles, région à part entière.

Le problème n’est pas dans le choix régional opéré ; il faudra lucidement en gérer les conséquences dans les combats francophones à mener et la gestion – la mise en place – des convergences entre Wallonie et Bruxelles, qui se perdent aujourd’hui en combats de coq, non-dialogue et mépris respectifs. Non, le problème aujourd’hui réside dans le non-dit du monde politique. Il faut arrêter de faire comme si cette Communauté était centrale, il faut arrêter le mensonge par omission – c’est la version sympathique. La 6e réforme de l’État a affirmé le fait régional. Chaque jour le régionalisme gagne du terrain, jusque dans l’enseignement, que ce soit venant des Wallons ou des Bruxellois. On aime ou pas ? Ce n’est plus la question : le politique a choisi. On ne construira pas de perspectives en enfouissant la tête dans le sable. Ou en ne sortant la Fédération Wallonie-Bruxelles du formol que lorsqu’il s’agit de faire peur aux Flamands. Les francophones méritent ces perspectives. Les partis ne pourront les imaginer qu’en étant eux-mêmes au clair avec les outils de leurs politiques.

 

COMMENTAIRE VDE DIVERCITY

WALLO BRUX: UN FAUX NEZ, UN CACHE SEXE?

Un cache misère, rien de plus pour ne pas perdre la face et faire la nique aux Flamands, ces Bavarois du bord de mer.

Wallobrux entraîne Bruxelles dans un lent déclin à la wallonne qui ne lui réserve rien de bon.

Seule la construction d'une communauté urbaine métropolitaine robuste couvrantl'ensemble du Brabant rendra à Bruxelles sa prospérité et sa dignité. C'est ce qu'ont compris Berlin, Barcelone, Marseille et Lillle surtout.

Les politiciens francophones bruxellois sont sourds de cette oreille et le peuple bruxellois ne dit rien.

MG

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