jeudi 26 septembre 2013

Kenya : les chabab annoncent un bilan de 137 morts

Le Monde.fr avec AFP et AP | 



Les chabab, ces combattants islamistes qui ont revendiqué l'attaque du centre commercial Westgate à Nairobi, ont affirmé mercredi 25 septembre, au lendemain du fin du siège de l'armée kényane, qu'au total 137 personnes "auraient perdu la vie". Une information relayée sur un compteTwitter autentifié par l'AFP. "Uhuru Kenyatta et son gouvernement doivent être tenus pour responsables de [l'attaque] du Westgate", ont-ils écrit, avant d'accuser les forces de sécurité kényanes d'avoir utilisé "des gaz chimiques" pour mettre fin au siège. 

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LE CORAN CONTRE L'ISLAMISME

Les grandes voix de l'islam devraient dénoncer sans relâche de tels massacres. Or on ne les entend pas.

Cela fait longtemps que nous aurions en effet dû les entendre s'insurger et lutter contre l'islamisme radical, aveugle et semeur de mort. Certes il n'existe pas de clergé pour les musulmans, mais lorsqu'il s'agit d'émettre des fatwas, il se trouve des voix suffisamment "légitimes" et fortes pour les proclamer. La "sainte trouille" n'excuse, ni ne saurait justifier un tel silence. Cette insupportable inertie fait le lit de l'islamophobie.

 Les silences d'un islam modéré sont "assourdissants". Protester serait pourtant le seul moyen de réfréner l'islamophobie montante générée par lefondamentalisme et exacerbée par les ravages du djihadisme. Singulière attitude, carrément irresponsable.

 Depuis près de 10 siècles, la religion musulmane a cessé de féconder la civilisation musulmane devenue stérile. On aurait tort de parler à ce stade de guerre des civilisations, en revanche ce qu'on observe ces sont les prémices de guerre d'une religion contre les lumières, toutes les lumières.

La dernière cible: un conglomérat de grandes surfaces, un temple de la consommation à l'occidentale. Rien, absolument rien ne saurait justifier la mort de plus de 150 innocents.


" Qui tue une vie tue l'Humanité toute entière et Qui sauve une vie sauve l'humanité toute entière ". (Coran, sourate El Baqqâra - la vache).

 


L'ETENDARD MORTIFERE DU DJIHADISME

LE MONDE | 



Pourquoi isoler trois massacres perpétrés ce week-end ? Apparemment, les faits sont sans rapport les uns avec les autres. Pas tout à fait, cependant.

A Nairobi, au Kenya, le siège du centre commercial Westgate n'était pas encore levé ce mardi 24 septembre. Plus de 48 heures après l'attaque des Chabab, un groupe terroriste somalien, contre ce vaste complexe, les forces kényanes cherchaient encore à déloger certains des assaillants. Ceux-ci ont commis un carnage dans la foule qui se pressait samedi dans les galeries du centre. Un bilan provisoire de la Croix-Rouge kényane recensait 62 morts, 63 disparus et environ 200 blessés.

Au Nigeria, la presse rapportait, dimanche, que les forces du groupe BokoHaram venaient d'attaquer une petite ville du nord-est du pays, Borno. Pillages, incendies, habitants sortis de leurs maisons et pris pour cibles : 150 personnes auraient été tuées par les assaillants.

Au Pakistan, un double attentat-suicide contre une église chrétienne de Peshawar, dimanche, a fait plus de 80 morts et des dizaines de blessés. Les "kamikazes" ont opéré dans la foule des fidèles à l'heure du service dominical.

Les circonstances sont différentes d'un pays à l'autre. Les Chabab somaliens disent agir en représailles à l'intervention de l'armée kényane en Somalie. BokoHaram veut instaurer un "émirat" dans une partie du Nigeria. Les chrétiens du Pakistan, déjà brimés par la loi, sont fréquemment l'objet d'exactions les plus diverses.

Il n'y a aucun lien organisationnel entre les ChababBoko Haram et le groupe pakistanais Jundallah. Mais tous se réclament du djihadisme. Ils se revendiquent de la même mouvance : l'islamisme radical. Ils sont dans cette vaste nébuleuse qui prend peu ou prou exemple sur Al-Qaida. Ils prétendent agir au nom de l'islam sunnite. Ils brandissent des slogans contre "les chrétiens, les juifs, les infidèles".

A tout le moins, ces références sont-elles invoquées par leurs porte-parole. Souvent, elles masquent des conflits tribaux, des guerres ethniques locales, voire l'action de groupes qui pratiquent purement et simplement le banditisme armé.

Chaque situation a sa singularité que risquent d'occulter des généralisations trop hâtives. Il faut éviter de "globaliser" et d'imaginer une entité mythique unique qui poursuivrait partout le même objectif. Mais il reste ce phénomène de l'attraction exercée dans le monde musulman par le djihadisme ou la sensibilitédjihadiste.

Les jeunes qui vont combattre contre le régime de Damas s'enrôlent peu dans l'Armée syrienne libre : ils s'engagent dans la myriade des groupes djihadistes qui sont aujourd'hui une composante importante de la rébellion.

Ce fatras "idéologique" totalitaire paraît être l'étendard au nom duquel se fait l'engagement militant chez certains jeunes dans le monde musulman. Célébré, mythifié sur des sites Internet, il justifie toutes les violences, il est mortifère. Les grandes voix de l'islam devraient le dénoncer sans relâche. Or on ne les entend pas.

 

 

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