lundi 2 septembre 2013

La N-VA ambitionne de faire tomber le PS de son piédestal


BELGA  et Le Soir



Selon Bart De Wever, le "problème" se situera dans le camp francophone

La N-VA veut "faire tomber le PS de son piédestal, parce qu'ils manoeuvrenttrop facilement dans les négociations", a indiqué lundi son président Bart DeWever dans une intervention en marge d'une réunion du Bureau de parti au cours de laquelle il a assuré que "le confédéralisme est la seule chose qui puisse remettre de l'ordre dans les affaires". Or, le PS ne veut "absolument pas" du confédéralisme. Un gouvernement socio-économique devra y pourvoir "dès le premier jour" (suivant les élections de mai 2014) avec tous les partenaires qui "acceptent le confédéralisme comme principe", a dit Bart De Wever, rappelant que les statuts du CD&V et, jusqu'à nouvel ordre, de l'Open Vld, allaient en ce sens.

Selon lui, le "problème" se situera dans le camp francophone: "seront-ils disposés à quitter enfin le joug du PS?", s'interroge Bart De Wever, qui a exprimé sa volonté d'empêcher coûte que coûte un gouvernement Di Rupo II.

Pour le vice-ministre-président du gouvernement flamand, Geert Bourgeois, convaincre les francophones ne sera pas simple. "Tout est difficile en politique. Mais vous venez avec une stratégie, avec des choix et des propositions que vous soumettez à l'électeur. Et puis, il faut voir ce que cela donne. En cours de route, des alliés objectifs peuvent voir le jour."

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LE SPHINX ANVERSOIS, S'ENERVE.

Bart ravale sa salive, il a perdu 4% au profit des bleus et du CD&V; il n'est plus numero uno dans les sondages et Siefried Bracke, la star médiatique de la N-VA, a commis une solide boulette en communication (un comble) par manque de coordination des deux hommes. Comment la rattraper sans perdre la face?  La cacophonie à la tête de la N-VA est totale. Deux options sont proposées: soit poursuivre son bonhomme de chemin en entrant dans un gouvernement dont la priorité serait économique, soit exiger d'entrée de jeu le confédéralisme comme condition de participation à un gouvernement de réorganisation de l'Etat fédéral. Deux faces de la même médaille confédéraliste? Dans tous les cas de figure: empêcher par tous les moyens la formation en mai prochain d'un gouvernement Di Rupo 2 et surtout "faire tomber le PS de son piédestal

Le flou, le vague entachent les propos de Bourgeoisde Bracke, de De Wever lui-même,.... Le bourgmestre anversois demeure énigmatique quant à la stratégie à suivre. Un vrai sphinx! Toutefois, il ne faudrait pas crier victoire trop vite du côté francophone. Il reste moins d'un an avant les élections et des turbulences financières peuvent provoquer une situation politique mondiale très perturbée et inversement.

Surtout, le gros problème de la N-VA c'est que les Flamands ne sont pas mûrs pour l'indépendance. On se rabat donc sur le concept" confédéralisme" sans oser le définir. Leur congrès de la rentrée sera celui de tous les dangers, y compris pour eux. La marmite N-VA va bouillir.

Rien ne va plus, faites vos jeux!

MG



N-VA: FINI DE FAIRE LA LEÇON A ELIO IER

Béatrice Delvaux, Le Soir

Travailler, régler les dossiers sans (trop) se disputer sur la place publique : c’est la stratégie adoptée par les partis qui ont décidé en 2011 de former un gouvernement. L’objectif premier ? Faire dévisser la N-VA. Après, évidemment, chacun d’eux espère tirer son épingle du jeu. Pour la vraie première fois, notre sondage donne l’impression que leur tactique fonctionne. Car c’est net : la N-VA y affiche son plus mauvais score depuis 2010, le CD&V, lui, se remplume et Kris Peeters détrône Bart De Wever au hit-parade flamand. Embrassons-nous jeunesse ? Du calme ! L’ours De Wever va vendre chèrement sa peau et les sondages restent ce qu’ils sont et seule l’élection révèle la réalité.

Reste que deux éléments jouent en faveur du scénario « N-VA, patatras ». Primo, les partis au pouvoir continuent à assumer leur rôle, concluant hier sur les nominations et rémunérations des patrons. Depuis de longs mois, le dossier s’était englué mais la raison a primé, avec deux plumes à mettre au chapeau gouvernemental : Elio Ier donne le sentiment que les chemins de fer ont droit à un nouveau départ (un seul des trois patrons est maintenu) et que la modération salariale des patrons publics est réelle (durable ? on attendra de voir).

La politique politicienne ? Elle est évidente. Les deux patrons dégommés du rail sont recasés. Et on botte en touche pour les cas épineux côté salaires (Belgacom,bpost). Mais qui va leur faire la leçon ? La N-VA ? Ouh, que cela devient compliqué pour un parti qui se veut au-dessus de la mêlée, mais devient « comme les autres ». Après les déclarations de Bourgeois (on veut l’indépendance) et celles ce samedi de Bracke (l’économique est la priorité), on se dit qu’à la N-VA, avant d’aller parler à la Flandre, ils feraient mieux de se parler entre eux ! Leur ligne est cacophonique et leurs jeux de plus en plus ouvertement politiciens. Tout ça pour ça ? L’électeur flamand risque de ne pas aimer ça. Alors là, pas du tout. 

Aucun commentaire: