vendredi 20 septembre 2013

La Stib ne peut pas étendre ses lignes vers la Flandre

avec Belga

La société De Lijn veut développer quatre lignes de tram dans le cadre de son plan « Brabantnet », lignes qui traverseront ou arriveront à Bruxelles. La Stib s’y oppose car elle ne peut pas étendre ses lignes vers le Brabant flamand.

       


©Belga

La société flamande de transports en commun De Lijn souhaite développer quatre lignes de tram entrant dans la capitale, mais certains administrateurs de la société bruxelloise de transports en commun Stib y mettent leur veto car la convention prévue ne prévoit pas la possibilité, à l’inverse, d’étendre des lignes de la Stib vers le Brabant flamand, peut-on lire vendredi dans La Capitale. Le conseil d’administration de la Stib devait approuver, lors de sa dernière réunion, une convention prévoyant que la Stib et De Lijn collaboreront pour réaliser ces quatre lignes, qui devraient être opérationnelles en 2025. Mais plusieurs administrateurs de la Stib estiment que cet accord n’est pas équilibré car la Stibn’en tirerait aucun avantage et ne pourrait pas, en réciprocité, étendre certaines de ses lignes vers le Brabant flamand.

 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

VOUS AVEZ DIT COMMUNAUTE URBAINE METROPOLITAINE?

 

On le voit, à la moindre initiative de coopération, ça bloque sur l'incompréhension réciproque. Le vivre ensemble entre Bruxelles et son hinterland est difficile. On veut un stade en Brabant flamand mais on refuse que les trams brabançons pénètrent la capitale ce qui soulagerait le trafic entrant dans la ville chaque matin et en ressortant le soir. Et qui s'oppose? Le politique? Non, quelques administrateurs. Qui sont ces gens,qu'est-ce qui les anime?

Mais ceci n'est qu'un détail, une note en bas de page, en comparaison de l'opposition entre francophones et Flamands sur la Sécu.

Nous vivons l'agonie de la dynamique de la concertation génératrice de consensus. Partout surgit une volonté de blocage.

C'est franchement déprimant!

C'est que les quadras qui sont à la manoeuvre, les jeunes présidents de partis tant francophones que flamands n'ont pas la flexibilité des anciens. Et ils sont tout puissants dans la particratie qu'est la Belgique. Et de l'enseignement pas un mot!

 

MG

 

 

LE MODELE FRANCOPHONE DE SECU TORPILLE PAR LA FLANDRE

VINCENT ROCOUR 


La Libre

Le 19 septembre, les catholiques fêtent la Saint-Emilie. Hasard du calendrier, c’est aussi ce 19 septembre que les présidents de partis francophones ont révélé leur projet commun d’organisation des nouvelles compétences en matière de santé, d’aide aux personnes et d’allocations familiales. Hasard du calendrier parce qu’on retrouve parmi les signataires de cet accord longuement négocié Emily Hoyos, coprésidente d’Ecolo.

Il était temps. Les compétences placées sur la liste des transferts lors de l’interminable négociation institutionnelle doivent en principe changer de titulaires dès le 1er juillet 2014. Même si des périodes transitoires ont été prévues, l’incertitude devait être levée. Ce qui n’allait pas se faire facilement car les francophones étaient ramenés face à une question lancinante : la communautarisation ou une régionalisation. Cette question ne se posait heureusement pas pour toutes les compétences transférées. Les aides à l’emploi ou l’activation des chômeurs par exemple, des matières par nature économique, seront confiées naturellement aux Régions. Les allocations familiales, bien que davantage liées aux personnes, le seront aussi de façon moins formelle cependant. Mais pour les soins aux personnes âgées (maisons de repos), la santé mentale ou l’organisation des gardes de médecine générale, les francophones devaient trancher : soit prôner un modèle communautaire permettant à tous les francophones de relever des mêmes politiques sociales, soit adopter un régime régional pour éviter qu’à Bruxelles, des droits différents se développent selon le régime linguistique.

Les présidents de parti ont finalement choisi un schéma qui intègre les deux préoccupations. Ils ont convenu que toutes les compétences liées à la santé (sauf la médecine préventive pour les enfants et les hôpitaux universitaires) ainsi que les matières relevant de l’aide aux personnes, y compris celles qui avaient déjà été transférées dans le passé, seraient confiées à la Région wallonne d’une part et à la Commission communautaire francophone (Cocof) de l’autre. Pour Bruxelles, et dans un second temps, les présidents francophones proposent que le plus grand nombre de ces matières sociales passent à la Commission communautaire commune (Cocom), gérées paritairement par les francophones et les néerlandophones de Bruxelles. De la sorte, des politiques unifiées seraient menées sur tout le territoire régional, à l’instar du modèle choisi pour les allocations familiales.

Mais pour assurer la cohérence entre la Wallonie et Bruxelles, PS, MR, CDH et Ecolo ont aussi convenu de mettre en place une structure permanente de concertation qui serait saisie chaque fois qu’une Région souhaite changer sa législation. Les présidents de partis sont conscients qu’il ne sera sans doute pas possible de mener des politiques identiques dans les deux Régions. Mais au moins visent-ils le plus de convergence possible, singulièrement au niveau des tarifs et des opérateurs de santé.

L'AVIS FLAMAND EST CRUCIAL

Encore faut-il que les partis flamands acceptent le schéma proposé. Ils n’ont pas encore été consultés formellement. Leur avis est cependant crucial puisqu’ils sont à la manœuvre à Bruxelles. Or, les premières réactions de leur part ne sont pas les plus réjouissantes. Le ministre bruxellois des Finances, l’Open VLD Guy Vanhengel, s’étonne que  les partis francophones, qui n’étaient pas demandeurs de la scission de compétences liées à la santé, veulent aujourd’hui scinder ces matières en plus petits morceaux . Quant aux allocations familiales, il rappelle qu’il a été décidé de les transférer à la Cocom et que dès lors, “ce n’est pas aux Wallons de décider ce qu’il faudra en faire”.

La ministre bruxelloise des Travaux publics, la CD&V Brigitte Grouwels, n’a pas été davantage séduite.  Il y a une position unilatérale, regrette-t-elle. Certaines compétences sont liées à la Commission communautaire française. C’est très bien que les francophones se mettent autour de la table pour voir comment améliorer les politiques. Mais tout ce qui a trait à des compétences régionales ou bicommunautaires doit d’abord être discuté avec les néerlandophones de Bruxelles. Qu’il y ait des concertations avec les Wallons là-dessus, pourquoi pas. Mais alors il faut aussi les mêmes concertations avec la Flandre.  On n’ose imaginer ce qui se passera si la N-VA devait se rendre incontournable à Bruxelles en mai 2014.

 


"Bruxelles doit coopérer tant avec la Flandre qu'avec la Wallonie"

Le Vif

Source: Belga

Le CD&V est partisan déclaré de la coopération. Mais Bruxelles doit coopérer tant avec la Flandre qu'avec la Wallonie, a affirmé jeudi la ministre bruxelloise du CD&V Brigitte Grouwels à l'annonce de l'accord entre quatre présidents de partis francophones sur la manière dont les compétences transférées (santé, aide aux personnes, allocations familiales) seront exercées en Wallonie et à Bruxelles.


Brigitte Grouwels © Belga

"Si la coopération reste limitée à la Wallonie, alors il y a un problème. Bruxelles est plus que 'Wallo-Brux'", a commenté la cheffe de file des démocrates chrétiens flamands dans la capitale.

Selon Mme Grouwels, le CD&V a toujours plaidé pour une région-capitale de Bruxelles forte, dans laquelle les deux Communautés du pays sont actives. Il plaide toujours pour une concertation constructive et la coopération entre les Régions et les Communautés dans le pays.

"Cela vaut évidemment aussi pour les nouveaux domaines de compétence de la Région bruxelloise et de la Commission Communautaire Commune après la sixième réforme de l'Etat. Pour autant que cela concerne des compétences attribuées à la Communauté française, et/ou à la Commission Communautaire Française, c'est aussi leur affaire. Il sera d'ailleurs bon que la Communauté française prenne ses responsabilités à part entière dans la capitale tout comme la Communauté flamande doit continuer à le faire", a ajouté la ministre CD&V.

Brigitte Grouwels a encore jugé qu'en ce qui concerne les compétences de la Région bruxelloise et de la Commission Communautaire Commune, les Bruxellois francophones ne pouvaient conclure d'accord avec la Wallonie et/ou la Communauté française sans conclure au préalable un accord avec les responsables politiques flamands à Bruxelles.

"C'est précisément pour cette raison que le CD&V a veillé, au cours des négociations, à ce que toutes les garanties d'une participation politique équilibrée des deux groupes linguistiques soient maintenues voire renforcées sur certains points", a-t-elle insisté.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

QUEL ENNUI


Et on voudrait que le bon peuple bruxellois s'intéresse à la politique. Le politique rend tout compliqué, comme à plaisir. Et le citoyen de se désintéresser de ces débats byzantins. Quel ennui, franchement quel ennui. Et l'enseignement non di dju c'est quand que vous allez vous en occuper?

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