dimanche 29 septembre 2013

Les partis rendent hommage à l'ancien ministre François Perin

BELGA Le Soir



BELGIQUE L'ancien ministre n'a jamais cessé d'être un esprit libre, non conformiste et guidé en permanence par son franc-parler. 

Le professeur émérite François Perin, un des pères du régionalisme, est décédé dans la nuit de jeudi à vendredi à l'âge de 92 ans. Ce juriste liégeois a été l'un des acteurs majeurs des réformes institutionnelles et l'un des moteurs de la marche de la Belgique vers le fédéralisme. On lui doit notamment la copaternité de l'article 107 quater de la Constitution (ancienne numérotation) consacrant les Régions wallonne, bruxelloise et flamande. Ce "107 quater" enflamma la vie communautaire belge durant deux décennies, en raison des revendications asymétriques, au nord et au sud, quant à l'avenir institutionnel du pays. Cette situation se débloqua définitivement avec la création effective de la Région bruxelloise en 1988, en échange de l'accord dit de pacification communautaire à Fourons.

Professeur de droit constitutionnel à l'ULg, François Perin a connu un parcours politique sinueux: socialiste, anti-léopoldiste, renardiste, régionaliste, réformateur libéral, happartiste, et enfin rattachiste.

Lors de l'épisode de la "question royale" (1945-1951), l'homme s'affirme. Il s'engouffre dans la fracture, nette, entre le nord et le sud du pays grâce à ses talents d'orateur et de débatteur, qui en font un plaideur pour le fédéralisme et un politicien de premier ordre.

François Perin devient ensuite président de parti, puis député en 1965, premier élu sur une liste exclusivement wallonne. Après avoir négocié, depuis l'opposition, la réforme de l'Etat de 1970, préfigurant l'Etat fédéral (trois Communautés et trois Régions), il sera le premier membre, de l'histoire du pays, d'un gouvernement (Tindemans) issu d'un parti régionaliste.

En 1976, il quitte, sur fond de dissensions, la formation du Rassemblement Wallon qu'il a fondé. Après des tractations avortées avec le PSC, il met sur pied, avec une série de personnalités dont Jean Gol et Etienne Knoops, le Parti des Réformes et de la Liberté de Wallonie (PRLW) qui succède au PLP d'André Damseaux. Cette nouvelle formation deviendra rapidement le PRL, ancêtre de l'actuel Mouvement réformateur (MR).

François Perin siège comme sénateur jusqu'en 1980 quand il décide alors de quitter définitivement cet hémicycle en déclarant "ne pouvoir rester représentant d'un État auquel il ne croit plus et d'une nation qui n'existe plus". Il quitte le PRL dont il ne peut plus "cautionner la politique conservatrice" et vision fédéraliste européenne.

Sur la fin de sa vie, il embrasse la cause rattachiste. Il figure sur une liste du Rassemblement Wallonie-France (RWF) en 2006.

Régionaliste convaincu tout au long de sa vie politique, François Perin voyait la Communauté française comme une osmose naturelle qui n'avait pas besoin d'institutions. Comme dans un dernier pied de nez, il s'en est allé un 27 septembre, à l'heure où les huiles francophones s'interrogeaient sur l'avenir de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Une personnalité attachante, un esprit brillant et un grand pédagogue. Telle est en substance la façon dont Didier Reynders a décrit François Perin. Le vice-premier ministre MR fut élève-assistant de François Perin à l'Université de Liège dans la 2e moitié des années 1970, dès sa deuxième candidature en droit.

"Son cours d'introduction au droit public en première candidature a marqué des générations d'étudiants. C'était un professeur qui remplissait son auditoire. Ce qui était frappant, c'était de voir des étudiants d'années supérieures qui revenaient écouter son cours", a expliqué M. Reynders.

François Perin fut aussi un grand Wallon: "Il a fait naître une conscience wallonne à travers le Rassemblement Wallon", a rappelé le vice-premier.

"C'est une personnalité attachante, parfois un peu professeur Tournesol, , un intellectuel brillant et un homme qui a mobilisé beaucoup de monde autour de lui et du Rassemblement Wallon avant de le quitter pour mettre sur pied le PRL avec des gens comme Jean Gol, Etienne Knoops ou François-Xavier de Donnea", a ajouté M. Reynders.

François Perin a quitté la politique au début des années 1980. Le temps passant, son scepticisme n'a cessé de grandir à propos de l'avenir de la Belgique.

"L'avenir nous dira si son pessimisme sur la Belgique se réalisera. Nous, nous avons choisi de faire un pari que lui ne faisait pas. Nous avons réorganisé l'Etat en donnant plus d'autonomie aux entités fédérées mais en garantissant quelque chose de fédéral", a encore dit M. Reynders.

RUDY DEMOTTE PLEURE LA DISPARITION D'UN DES DERNIERS PERES HISTORIQUES DE LA WALLONIE

"C'est un des derniers pères historiques de la Wallonie qui nous quitte". Dans les années 70, François Perin fut de ceux qui parvinrent à traduire dans les textes et dans les faits la revendication fédéraliste wallonne qui remontait à des décennies. Avec des personnalités comme Robert Moreau et Fernand Massart, il avait choisi la voie des partis wallons pour porter le combat fédéraliste devant la population qui lui apporta un grand soutien. En 1971, le Rassemblement wallon fut, en effet, la deuxième force politique de Wallonie. "Avec le socialiste Freddy Terwagne, il permit l'inscription de la Région wallonne dans la Constitution, via le célèbre article 107 quater. Il fut aussi à la base de l'expérience de régionalisation préparatoire lancée en 1974", a rappelé Rudy Demotte dans un communiqué.

Le ministre-président a salué l'"esprit aussi brillant qu'indépendant" de François Perin, un homme qui a activement concouru à la pose de plusieurs jalons importants de la naissance politique de la Wallonie, "une Région qui n'a cessé, depuis, d'approfondir son autonomie et sa position centrale au sein de l'Etat belge".

wallon en lequel il croyait et auquel il aura consacré toute son énergie".

"C'ETAIT MON PROFESSEUR", RAPPELLE ONKELINX

"C'était mon professeur. "Il était intelligent, joyeux, bouillonnant.

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

"VOLTAIRE EST MORT UNE SECONDE FOIS



Un sacré bonhomme, ce sage voltairien qui nous quitte sur la pointe des pieds, ce Diogène armé de sa lanterne de libre penseur.

Encore un extra lucide qui s'en va dégoûté du spectacle qu'offre une Belgique à l'agonie face à la nation flamande mobilisée et  consciente de soi, "élitaire et dominatrice" comme disait de Gaulle du peuple israélien.

Un esprit clair, d'une implacable rigueur intellectuelle, un homme libre; libre comme l'esprit qui souffle où il veut, qui soufflait, dirons-nous mais qui continuera longtemps à animer (de "anima" le souffle) notre réflexion sur l'avenir.

Nous avions une immense tendresse pour ce personnage délicieux et complètement hors norme à la silhouette fragile mais au caractère d'acier. Salve d'honneur pour Perin de tous les partis et des quelques hommes et femmes d'Etats que compte encore la francophonie.

Pas un mot dans la presse flamande hormis une dépêche Belga dans Knack "Oud-minister professor-emeritus grondwettelijk recht François Perin is overleden. Perin was een van de drijvende krachten achter de institutionele hervormingen en een voortrekker van het federalisme." Preuve par l'absurde que ce pays en contient désormais deux.

Pour Perin, l'inéluctable indépendance de la Flandre ne pourra que déboucher, à terme, sur un rattachement de la Wallonie à la France. On est assez d'accord avec cela malgré le faible succès du courant rattachiste en Wallonie. On lira avec le plus vif intérêt une ancienne interview du germaniste Jules Gheude tirée du blog de Clause Thayse.

Attention, les faits commentés remontent à plusieurs années. Tout l'intérêt de cette interview réside dans le fait qu'elle regarde l'évolution belge par la lorgnette du temps long. C'était l'immense mérite de ce délicieux professeur Perin tellement original, avatar liégeois du grand Voltaire à qui il ressemblait et pas que physiquement.

Le pessimisme radical de ce non conformiste génial quant à l'avenir de la Belgique n'est hélas démenti par rien. Au contraire, l'"incurable mal belge" n'est rien d'autre que le nationalisme flamand triomphant que confirmeront à l'évidence les urnes de Flandre le 25 mai prochain. .

MG

 


A PROPOS DU LIVRE : L’INCURABLE MAL BELGE – SOUS LE SCALPEL DE FRANCOIS PERIN

 

 

 

JULES GHEUDE, VOUS QUI SUIVEZ L’EVOLUTION COMMUNAUTAIRE DEPUIS PRES DE QUARANTE ANS, QUEL CONSTAT DRESSEZ-VOUS AUJOURD’HUI ?

 

Le fédéralisme, en faveur duquel je me suis engagé au lendemain du fameux « Walen buiten » en 1968, se révèle être aujourd’hui un échec total. Pour réussir une recette fédérale - peu importe finalement le nombre de composantes -, il faut une volonté clairement exprimée de continuer à vivre ensemble dans un climat de confiance et de respect mutuels, où chacun est prêt, si le besoin s’en fait sentir, à jouer le jeu de la solidarité. Chez nous, c’est l’agressivité, la suspicion et la chamaille constantes.

 

LA FAUTE A QUI ?

 

En fait, l’explication de l’échec se trouve résumée dans le sous-titre que Manu Ruys a donné à son ouvrage « Les Flamands » en 1973 : « Une nation en devenir ». La Flandre s’est bel et bien érigée en nation. On commence par fixer une frontière en 1961, sur une base exclusivement linguistique. La « moedertaal » est le critère objectif suprême. Pas question de recourir, de près ou de loin, à un référendum pour connaître la volonté des individus. L’appartenance à la communauté flamande est imposée par la transmission, de génération en génération, du dialecte ancestral. Une fois le territoire fixé, il s’agit d’en assurer l’homogénéité linguistique : ce sera chose faite en 1971, avec le décret de septembre : obligation de s’exprimer en flamand dans les entreprises, avec sanction judiciaire à la clé ! Aujourd’hui, les projets de Constitution flamande parlent expressément de « nation flamande ».

 

IL N’Y A PAS DE PHENOMENE IDENTIQUE DU COTE WALLON ?

 

Non. Il y a bien eu cette mouvance Van Cauwenberghe-Happart qui s’obstinait à vouloir forger une « identité wallonne ». S’il faut la forger, c’est qu’elle n’existe pas. Et pour cause. Nous sommes de langue et de culture françaises. Point. Ce qui ne veut pas dire qu’il faille nier les dialectes et les colorations locales.

 

LES WALLONS, DANS LEUR GRANDE MAJORITE, SE SENTENT DONC ENCORE BELGES ?


Oui. Et c’est là qu’est le drame. Car la « nation belge » n’existe plus, si tant est qu’elle ait jamais existé. Vous connaissez la définition qu’ Ernest Renan donnait de la nation : le consentement, le désir clairement exprimé de continuer la vie commune, un plébiscite de tous les jours. On est bien loin du compte !

 

LES SONDAGES NE REFLETENT DONC PAS LA REALITE ?

 

Certainement pas. Ils peuvent d’ailleurs être totalement contradictoires. Le même Flamand se déclarera contre le séparatisme mais pour la scission de la sécurité sociale. Or, on ne peut vouloir à la fois le maintien de l’Etat belge et la disparition de l’un des derniers piliers de la solidarité !


 

VOTRE DERNIER OUVRAGE EST INTITULE « L’INCURABLE MAL BELGE ». CE MAL, COMMENT LE DEFINIRIEZ-VOUS ?

 

Il porte un nom très simple : le nationalisme flamand. Et il est irréversible.

 

VOUS AVEZ PRIS FRANÇOIS PERIN COMME FIL CONDUCTEUR. VOUS ETES VISIBLEMENT TOUJOURS SEDUIT PAR LE PERSONNAGE.

 

J’ai eu la chance de faire partie de son cabinet de la Réforme des Institutions, de 1974 à 1976. C’est l’imagination créatrice personnifiée. Il a dépensé une énergie peu commune pour faire aboutir la réforme fédérale de l’Etat. Et même lorsqu’il était dans l’opposition, il a toujours adopté une attitude constructive, n’hésitant pas parfois à se mettre à dos ses propres amis politiques…

 

JEAN GOL, PAR EXEMPLE ?


 

J’ai également été l’un des proches collaborateurs de Jean Gol, en 1980. C’était un esprit brillant, mais qui était incapable de concevoir l’opposition d’une manière positive. Par ailleurs, son manque de ferveur européenne a été à l’origine de la rupture de François Perin avec le PRL, en 1985. Car la construction de l’Europe sur une base fédérale constituait, avec l’instauration du fédéralisme en Belgique, tout l’enjeu du combat politique de François Perin. Le moins qu’on puisse dire est que, sur ces deux plans, il a de sérieuses raisons d’être déçu aujourd’hui…

 

 

FRANÇOIS PERIN A QUITTE LE PARTI SOCIALISTE POUR FONDER LE PARTI WALLON DES TRAVAILLEURS, PUIS LE RASSEMBLEMENT WALLON. A LA SUITE DE LA CRISE SURVENUE AU SEIN DE CE PARTI EN 1976 - CE QUE CERTAINS ONT APPELE A L'EPOQUE LE « VIRAGE A GAUCHE » DE PAUL-HENRY GENDEBIEN-, IL S’EST TOURNE VERS LES LIBERAUX POUR CREER LE PRL, PRL DONT IL A DEMISSIONNE EN 1985. COMMENT EXPLIQUEZ-VOUS CE PARCOURS TUMULTUEUX ?

 

François Perin a toujours conçu les partis comment des instruments d’action en fonction du but qu’on poursuit et non comme des tribus auxquelles il faut être fidèle jusqu’à la mort et de génération en génération. Atteindre l’essentiel en tenant compte du circonstanciel, telle était sa règle.

 

LE LIVRE QUE VOUS PUBLIEZ AUJOURD’HUI EST ENTOURE D’UN BANDEAU ROUGE AVEC LA MENTION « QUI PEUT ENCORE PARLER DE FICTION ? ». ON Y TROUVE UN ARTICLE REDIGE PAR FRANÇOIS PERIN EN 1983 ET DANS LEQUEL IL IMAGINE LE SCENARIO DE LA PROCLAMATION UNILATERALE D’INDEPENDANCE DE LA FLANDRE. CELA, 23 ANS AVANT LE FAMEUX DOCU-FICTION DE LA RTBF…

 

L’un des traits de François Perin, c’est également son étonnante clairvoyance. Aujourd’hui, la fiction est sur le point de rejoindre la réalité.

 


MAIS IL Y A BRUXELLES… QUI RESTE UN OBSTACLE. QUEL EST VOTRE POINT DE VUE SUR CE POINT PRECIS ?

 

Oui, « une bombe à retardement ». Ma conviction profonde est qu’en cas d’implosion du Royaume de Belgique, Bruxelles n’appartiendra ni aux uns, ni aux autres. Mais je n’exclus pas qu’un certain fanatisme flamand concernant ce point précis puisse déboucher sur des actes de violence !

 

VOUS IMAGINEZ, COMME CERTAINS, UN DISTRICT EUROPEEN POUR BRUXELLES ?

 

Inconcevable. Il n’existe pas actuellement un Etat européen. Non, je penche plutôt pour un statut de « ville libre internationale ». Mais, de toute façon, rien ne pourra se faire sans demander l’avis des Bruxellois eux-mêmes, par voie de référendum.

 

ET LA WALLONIE ?

 

Elle ne serait pas viable en tant qu’Etat indépendant. La Région peine à se redresser, malgré le Plan Marshall. Le redressement nécessitera encore de longues années et, surtout, un profond changement des mœurs politiques et une mobilisation du peuple lui-même, laquelle fait aujourd’hui défaut.

 

QUE DEVIENDRAIENT DONC LES WALLONS S’ILS DEVAIENT SE RETROUVER SEULS DEMAIN, A LEUR CORPS DEFENDANT ?

 

Ils n’auraient d’autre alternative que de se tourner vers la France, dont ils ont été finalement exclus par les hasards de l’Histoire.

 

ENCORE FAUT-IL QUE LA FRANCE VEUILLE BIEN DE NOUS… CRAIGNENT CERTAINS !

 

A la fin des années soixante, le général de Gaulle avait déclaré au professeur Robert Liénard de l’Université de Louvain : J’ai pourtant la conviction que seule leur prise en charge par un pays comme la France peut assurer l’avenir à vos trois à quatre millions de Wallons.

Peut-on imaginer la France refuser de s’agrandir pacifiquement et de voir sa population augmenter de plus de 3 millions d’habitants ? Aujourd’hui, 40% des grandes entreprises wallonnes sont déjà françaises.

 

VOUS NE FAITES DONC PAS CONFIANCE A ELIO DI RUPO ?

 

Obsédé par sa communication et son ambition de devenir Premier ministre fédéral, il ne parvient même plus à percevoir la vraie réalité. Il pratique ce que Paul-Henry Gendebien qualifie de « belgo-opportunisme »… Il faut sauver certains meubles « belges » par tous les moyens, dont la sécurité sociale fédérale, cette « rente alimentaire » de la Wallonie. Comme le dit François Perin : Les socialistes constituent une sclérose, une véritable maladie chronique.

 

Lorsque François Perin a écrit son article « Et si les Flamands proclamaient leur indépendance » dans le « Pourquoi Pas ? » du 9 mars 1983, Jean Gol avait d’ailleurs tenu à lui adresser le petit mot manuscrit suivant : Je suis d’accord à 100% avec votre article. Mais le délai est sans doute un peu plus long ; je ne suis pas fonctionnellement en position d’exprimer publiquement mon accord. J’agis cependant chaque jour pour préparer cette échéance et une réponse francophone de survie digne, raisonnable et dans l’ordre. Pour en avoir souvent parlé avec lui, je peux vous certifier que cette réponse francophone passait par la France…

 

QUE REPONDEZ-VOUS A CEUX QUI DISENT QUE LES WALLONS SERAIENT LES PARENTS PAUVRES DE LA FRANCE ?

 

On ne peut faire le bonheur des gens malgré eux. S’ils trouvent plus honorable d’être qualifiés de « boulets » par une Flandre de plus en plus agressive, c’est au fond leur problème… En ce qui me concerne, je préfère appartenir à un Etat digne de ce nom, dont je me sens vraiment très proche : même langue, même  culture, mêmes principes démocratiques. Dois-je rappeler que la France est la 5e puissance économique du monde et qu’elle a aussi une tradition sociale forte ? La Wallonie y trouverait une expansion économique mieux soutenue par la solidarité nationale et mieux répartie.   

 

Il faut dire la vérité aux Wallons. Leur expliquer que la disparition de la Belgique est loin d’être chimérique. Les préparer, à l’aide d’études sérieuses, à cette synergie avec la France, qui leur permettra de retrouver grandeur et fierté. D’autre part, il est également impératif de conscientiser l’opinion publique internationale à ce qui risque de survenir en Belgique.

 

 

(*) L’incurable mal belge – Sous le scalpel de Francois Perin

Préface de Xavier Mabille, Président du CRISP. Aux Editions Mols, 480 pages, 29 euros.


Paul-Henry GENDEBIEN, La raison et le cœur. Oui à la France, Éditions Mols, 2010


Claude JAVEAU, La France doit-elle annexer la Wallonie ?, Larousse, 2009


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