lundi 23 septembre 2013

Merkel is the new Thatcher


Figaro



Après sa victoire dimanche, la presse britannique voit avant tout en Angela Merkel "la leader allemande qui éclipsera Margaret Thatcher en tant que dirigeante demeurée le plus longtemps à la tête de son pays", comme le rappelle The Independent

L'Espagne se réjouit de la victoire de Merkel malgré quelques divergences de fond

A Madrid, sur les euro-obligations notamment, le gouvernement Rajoy attend une évolution de la chancelière, qui a pourtant promis que la mutualisation des dettes nationales n’aurait pas lieu "tant qu’elle vivrait". "On viendra aux euro-obligations, a prédit Margallo.  L’Espagne ne serait pas mécontente d’une grande coalition, "probablement une bonne nouvelle pour le reste de l’UE", selon le quotidien conservateur ABC, qui se réjouit dans son éditorial de l’éviction des libéraux, "une juste réponse à leur attitude intransigeante et inconsistante sur la gestion de la crise".

LA GRECE REGRETTE LE "TRIOMPHE DE LA REINE DE L'AUSTERITE"

L’Europe était absente de la campagne électorale allemande, la chancelière a lancé à plusieurs reprises, que l’Allemagne «ne devait pas cesser de mettre la pression sur la Grèce pour la mise en œuvre des réformes en cours». Or le programme d’austérité et de réformes, imposé à la Grèce par l’Union Européenne et le Fonds monétaire international depuis trois ans, en échange de prêts de plusieurs milliards d’euros, est de plus en plus difficile à appliquer. Au même moment le taux de chômage des actifs Grecs reste le plus élevé d’Europe, avec 27,3%, et la paupérisation brutale de la société a engendré, entre autres, la monté du fascisme. L’orthodoxie budgétaire en Europe et surtout en Grèce, sera pourtant une réalité avec la victoire d’Angela Merkel, comme l'estiment nombre d'analystes

Suite à la déroute du FDP, deux options se présentent à la chancelière: une "petite" coalition avec les Verts ou une "grande" coalition" avec le SPD. Mais le leader battu du SPD Peer Steinbrück refuse de parler d'une grande coalition avec les chrétiens-démocrates et exclut tout "cartel des gauches entre  SPD, Verts et Die Linke.

 


EMOTIE EN PSYCHOLOGIE

Eens te meer blijken emotie en psychologie een doorslaggevende impact te hebben aan de stembus. Een keuze voor Merkel is geen beredeneerde keuze voor een programma maar een emotionele keuze voor het vertrouwde. Dat is een niet eens zo onlogisch gevoel in een omwentelend tijdsgewricht. Meteen weet ook de grote uitdager van het Belgische politieke systeem, de N-VA, waar haar grote opdracht voor de komende maanden schuilt. Uitleggen aan de kiezer dat alweer een grote staatshervorming geen onverantwoorde gok is. Want, zo leren we ook uit Duitsland, dit is misschien niet het juiste moment voor 'verandering'.
Bart Eeckhout
Commentator De Morgen


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LES AFFINITES ELECTIVES

Et demain  la chancelière de fer fait quoi?

"Une "petite" coalition avec les Verts ou une "grande" coalition" avec le SPD? Le leader battu du SPD Peer Steinbrück refuse de parler d'une grande coalition avec les chrétiens-démocrates et exclut tout "cartel des gauches entre  SPD, Verts et Die Linke."

On ne va pas jouer la chose à pile ou face mais attendre quelques jours pour que cela décante.

Ce qui d'ores et déjà est certain c'est que le couple franco-allemand Merkel-Hollande va se rompre en faveur du couple Poutine-Merkel comme dans les "affinités électives" de Goethe.

Ce ne sera pas sans conséquences pour l'avenir de l'Europe.

 

MG


LES AFFINITES ELECTIVES. 



Dans l’expression d’ « affinité élective » apparaît à la fois: 
-l’idée d’attirance irrépressible ; 
-et de préférence  sélective.

L’union d’un terme à un autre se fait sur fond d’exclusion des autres relations possibles. Les affinités électives opèrent des recombinaisons fulgurantes entre éléments jusqu’ici séparés car unis à d’autres composés. «  Les affinités deviennent intéressantes ( pour le chimiste) quand elles provoquent des divorces. Tout se passe réellement comme si une combinaison se voyait préférée à une autre. »

Le roman montre  l’impuissance de la raison à anticiper comme à   endiguer le cours des affinités passionnelles : les obstacles que chacun dresse contre la passion la renforcent et  précipitent  le drame en tragédie

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