mardi 3 septembre 2013

PROPOS DE RENTREE SCOLAIRE


Demotte "Ne pas toucher au budget de l’enseignement"

Gil Durand Le Soir



Interrogé sur RTL, le ministre-président de la fédération Wallonie-Bruxelles a fait le point sur plusieurs dossiers de la rentrée : le décret inscription, les places manquantes et le budget de l’enseignement.

Alors que 500.000 élèves prennent la route de l’école ce lundi matin, RudyDemotte leur a souhaité « d’entreprendre cette année dans un bon état d’esprit », sur les ondes de Bel RTL. Le ministre-président de la fédération Wallonie-Bruxelles en a profité pour faire le point sur plusieurs dossiers. 

 

Sur les places manquantes.«On a aujourd’hui des défis financiers et démographiques à relever. D’une part, les finances du pays et de ses entités sont difficiles à tenir; d’autres part, la démographie galope dans les centres urbains, à Bruxelles mais aussi ailleurs. Résultat: il y a un décalage entre l’infrastructure existante et celle qui est nécessaire. Sur la table, on a 600 millions d’euros qui sont prévus et programmés pour la création de 17.000 places en Wallonie et à Bruxelles, d’ici 2020. C’est un chiffre assez impressionnant. Nous sommes également en contact avec les autorités bruxelloises pour savoir s’il y a encore des efforts supplémentaires nécessaires et la manière d’y parvenir.»

 

Sur le budget de l’enseignement. «L’enseignement est pour nous un sanctuaire. Il y aura des efforts à faire pour le budget 2014 en fédération Wallonie-Bruxelles mais l’enseignement doit rester un tabernacle pour que ceux qui enseignent aient les outils nécessaires à l’exercice de leur métier».

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LA PRIORITE DES PRIORITES

"Il y a un décalage entre l’infrastructure existante et celle qui est nécessaire."(...) "Il y aura des efforts à faire pour le budget 2014 en fédération Wallonie-Bruxelles mais l’enseignement doit rester un tabernacle pour que ceux qui enseignent aient les outils nécessaires à l’exercice de leur métier".

La bonne nouvelle c'est qu'on ne touchera pas à l'enseignement; la mauvaise c'est qu'on sent bien que le budget 2014 de la Communauté sera largement dépassé!

 


FRANÇOISE BERTIEAUX, CHEF DE FILE MR AU PARLEMENT DE LA COMMUNAUTE FRANÇAISE, REAGIT



Interview:

VOTRE PRESIDENT CHARLES MICHEL PLAIDE POUR LA SUPPRESSION DU DECRET INSCRIPTION. UNE VOLONTE QUE VOUS PARTAGEZ ? 

 

En ce qui concerne la suppression du décret, nous sommes clairs et fermes là-dessus depuis l’automne 2012. Le décret n’est pas amendable tant il est complexe. Charles Michel a confirmé - et c’est gratifiant - ce que nous demandons depuis un an sur le plan parlementaire : il faut abroger le décret. 


MME SCHYNS PROMET QUE LE DECRET SERA AMELIORE POUR ASSURER UNE RENTREE SCOLAIRE 2014 "SEREINE". 


Non, non, pour que Mme Schyns et son parti aient une campagne électorale sereine. Ça  c’est la vérité. 


POURQUOI LE DECRET NE PEUT-IL ETRE AMELIORE ? 


Parce qu’après l’arrêt de la Cour constitutionnelle et les complications qui y ont été introduites, et le fait qu’ils ont trituré, torturé la demande, c’est-à-dire les parents, ils n’ont absolument rien fait sur l’offre scolaire, c’est-à-dire le nombre d’écoles dans le nord de Bruxelles, et l’amélioration de l’image d’un certain nombre d’établissements. 


LE CDH COMPTE PROPOSER DES AMENAGEMENTS POUR ACCROITRE LE NOMBRE DE PLACES D’ECOLES. 


J’essaie d’être toujours modérée dans mes propos, mais là, le CDH s’égare, voire radote. Mme Simonet a toujours dit : "Il reste des places", soit, à la grosse louche, 1 500 places pour 500 élèves sans école. Maintenant, le nouveau discours de la nouvelle ministre, c’est qu’il y a un manque de places. Mais non ! Les 1 500 places de Mme Simonet n’ont pas disparu pendant l’été. Mme Schynsamalgame totalement le manque de places effectif et réel dans le maternel et le primaire - dû au boom démographique à Bruxelles - alors que, dans le secondaire, l’effet de la croissance démographique, Dieu merci !, n’est pas encore arrivé. Donc, pour le moment, dans le secondaire, il y a plus de places que d’élèves potentiels. Aller faire une soupe sur un manque de places d’écoles, c’est donc se moquer des gens et mentir. 


SI ON SUPPRIME LE DECRET, QUEL DISPOSITIF PROPOSEZ-VOUS ? 


On revient au décret Missions. Il contient deux notions importantes, mais qui sont devenues inapplicables à cause du décret Inscription. Il s’agit 1° de la notion de projet pédagogique et 2° de la notion de continuum pédagogique. 


VOUS RETOURNEZ DONC A UN SYSTEME D’INSCRIPTIONS LIBRES ? 


Oui, mais nous y mettons des balises… … 


CAR IL Y A EU DES ABUS PAR LE PASSE. 


Il suffit de mettre deux lignes dans le décret Missions qui renversent la charge de la preuve. Avant 2007, un parent qui avait l’impression que son enfant avait été injustement refusé dans une école n’avait aucun recours. C’était le pot de terre contre le port de fer. Or, si on avait obligé que tout refus d’inscription soit motivé par écrit par les directions, cela aurait mis fin aux abus, avec éventuellement la mise en place d’une instance de recours. 


VOUS PARLIEZ DE BALISES… 


Comme on a créé une psychose autour des inscriptions, on ne peut revenir au décret Missions sans balises. Donc balisons, notamment en phasant les inscriptions. Les prioritaires (fratrie, besoins spécifiques, …), bien sûr, restent. On ajoute la priorité des partenariats pédagogiques (pas l’adossement) entre écoles, mais plus faciles, plus simples et plus clairs. Les élèves concernés s’inscrivent à une première date. La première phase terminée, il y a publication par tout moyen des places restantes dans chaque école. Puis est ouverte une seconde phase d’inscriptions, où c’est premier arrivé, premier inscrit. Ce qui pourrait créer des files, mais ce sont les parents eux-mêmes qui l’ont demandé. 


D’AUCUNS PROPOSENT DE REGULER LES INSCRIPTIONS DES LE FONDAMENTAL. QU’EN PENSEZ-VOUS ? 


Je crie "aux fous !" parce qu’en maternel et en primaire, on risquerait de créer des zones encore plus délicates puisqu’il y a déjà pénurie de places. C’est une mauvaise idée car on aggraverait sérieusement la situation de certaines familles.

 

 

 

 

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