jeudi 12 septembre 2013

Un adolescent belge devient moine dans un monastère en Inde

BELGA 



Le magazine Telefacts de VTM a suivi le jeune homme lors de ses derniers jours en Belgique. Dans ce reportage, on le voit se raser le crâne pour adopter le look des moines bouddhistes © VTM


 A partir de la semaine prochaine, il changera de nom et s'appellera Lobsang Nyima.

Un adolescent de 15 ans, originaire de Saint-Laurent (Flandre orientale), part vendredi en Inde pour rejoindre un monastère bouddhiste situé à 2.400 mètres d'altitude, près de la frontière avec le Tibet. 

Giel prévoit d'y rester au moins 15 ans, le temps d'accomplir sa formation de maître bouddhiste. Un choix qui le coupera de manière drastique du mode de vie occidental. "Ce sera parfois difficile, surtout au début. Mais tout le côté matérialiste ne me manquera pas. La vie ordinaire d'un adolescent ne m'intéresse pas", explique-t-il mercredi dans Het Laatste Nieuws et De Standaard. Vendredi, l'adolescent quittera seul la Belgique pour un long voyage qui doit l'emmener jusqu'au monastère de Jonang. Il devrait y séjourner une quinzaine d'années et y suivra une formation pour devenir "tulku", soit maître bouddhiste.

Le jeune homme a été initié au bouddhisme par sa mère, qui pratique également cette religion.

A partir de la semaine prochaine, il changera de nom et s'appellera LobsangNyima.

"Je partagerai un chambre avec quatre autres moines. Le réveil est prévu à 6 heures. Suit ensuite une cérémonie de prières. En journée, je me concentrerai sur mes études", sur la philosophie bouddhiste et l'apprentissage de la langue tibétaine, explique Giel, qui n'emportera avec lui qu'un léger sac à dos.

Le magazine Telefacts de VTM consacre un reportage à l'adolescent, qui pourra revenir quand il veut en Belgique si sa nouvelle vie ne lui convient pas.

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LA GRANDE SAGESSE DE LA LAÏCITE

Un internaute écrit : "Chacun suit sa voie en toute liberté, et sans obligation de croyance, ce qui n'est pas le cas des autres religions. Le bouddhisme est d'ailleurs bien plus philosophique que religieux. 
Cela ne même a aucune guerre sainte, contrairement au catholicisme, protestantisme, islam.... 
Ce jeune ne sera soumis a aucune obligation, et revient quand il veut.
On est très loin des sectes...."

En toute liberté, sans obligation de croyance, et donc dans l'esprit de la laïcité. En effet, nous vivons, dieu merci, dans une démocratie d'inspiration laïque.

Le débat français autour de la charte de la laïcité affichée dans les écoles de l'Etat de la république m'interpelle et plus encore les réactions courroucées des musulmans et des juifs qui feignent l'indignation. C'est cependant un bon texte qui évite les pièges principaux. A tort, Marine Le Pen, n'y voit qu'une«gesticulation médiatique», tout en accusant le gouvernement de «faiblesse» face aux «avancées du communautarisme».

Je viens de lire que 34% des Français ne sont pas allergiques aux idées de la présidente du FN34% n'est ce pas exactement ce que prédisent les derniers sondages en faveur de la N-VA? Etrange coïncidence.

Soyons-en persuadés, l'Europe est prise dans un étau à deux mâchoires de fer: la menace islamiste et le discours réac de la droite extrême. Entre les deux le courant républicain et laïc à la française résiste mollement. On peut lui reprocher les formes, mais sûrement pas le fond.

La laïcité, autrement dit la double incompétence (incompétence de la religion en politique et incompétence de la politique en matière de religion), c'est le contraire de l'islamisme. C'est la quintessence de l'esprit européen, le grand héritage de la France des Lumières. C'est elle qui permet, dans sa version belge édulcorée, à un gamin flamand de partir faire le moine dans les hauteurs tibétaines et à une tête brûlée de Bruxelles d'aller casser du mécréant en Syrie et de vouloir revenir ensuite, le cas échéant.

La laïcité c'est notre rempart contre l'arbitraire qui monte, qui monte comme la bête immonde. Comme me le rappelait un ami l'autre jour, il faut redouter que la laïcité et la démocratie contiennent en leur sein les germes de leur propre destruction. Nous sommes à un tournant.

La laïcité est la sagesse de la République, en cela elle mérite qu'on se batte pour elle, même ici dans le royaume de Belgique dont la famille royale fut longtemps l'otage des cardinaux, comme l'a confirmé l'interview choc de la baronne de Selys, hier sur RTL-TVI.

Le déballage de linge sale de l'indiscrète blessée aura au moins eu le mérite de nous montrer que le bon roi Albert II, qu'on imaginait joyeux libertin, était en fait un dévot sous la coupe du puissant cardinal Suenens -celui qui imposa Fabiola à Baudouin et les simagrées charismatiques à la cour de Laeken pour "sauver" un couple royal que tout séparait.

Ce qu'on attend de nos femmes et de nos hommes politiques? Un réarmement moral et un retour, un recours permanent à l'éthique.

On en est loin; raison de plus pour se mobiliser.

MG

 


LA LAÏCITE REAFFIRMEE A L’ECOLE, LES MUSULMANS SCEPTIQUES

Libération

Vincent Peillon a dévoilé lundi une charte de la laïcité à l’école qui, malgré son ambition de «rassembler tout le monde» autour de valeurs communes, laisse un goût amer à la communauté musulmane.

La laïcité est «un combat, non pas contre certains, mais pour tous, pour ce qui rassemble et doit rassembler tout le monde», La Ferté-sous-Jouarre (Seine-et-Marne).

«Je veux rappeler que la laïcité est la sagesse de la République», a-t-il ajouté, regrettant qu’elle soit «mal connue».

«Par exemple, il y a des gens qui croient que la laïcité c’est d’abord de l’interdit. La laïcité, c’est ce qui nous permet de coexister librement, ensemble», a expliqué le ministre, qui prévoit également l’introduction en 2015 de cours de morale laïque.

En attendant, la charte sera obligatoirement affichée dans les écoles, collèges et lycées publics, de manière à «être visible» et un kit pédagogique aidera les personnels à l’expliquer aux élèves.

En quinze points, la charte rappelle les grands principes de la laïcité (liberté de conscience, séparation des religions et de l’Etat) et sa traduction à l’école: elle «offre aux élèves les conditions pour forger leur personnalité» en les protégeant «de tout prosélytisme et de toute pression».

«90% des musulmans vont avoir l’impression d’être visés par cette charte, alors que, dans 99% des cas, ils ne posent aucun problème à la laïcité», a déclaré à l’AFP Dalil Boubakeur, président de cette instance de représentation des musulmans.

«Pourquoi faire un rappel à la loi de 2004 qui interdit les signes religieux ostentatoires à l’école?» s’est-il interrogé. «Il y a aussi ce rappel à l’égalité fille-garçon... Suivez mon regard...» Au final, craint-il, le texte pourrait être «contre-productif» et «raviver des revendications endormies».

A l’inverse, Valérie Marty de la fédération de parents d’élèves Peep déplore que la charte fasse l’impasse sur d’autres sujets épineux, notamment autour «du sapin de Noël ou de la cantine». La charte ne dit rien non plus des jours de fête religieuse ou de l’assiduité aux cours.

 

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