jeudi 3 octobre 2013

Décret Inscriptions: Schyns entend mieux tenir compte des partenariats pédagogiques entre écoles

Le Vif


La ministre de l'Enseignement obligatoire de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Marie-Martine Schyns (cdH), a réaffirmé mercredi sa volonté d'apporter quelques adaptations au décret décrié régissant les inscriptions en première année de l'enseignement secondaire.

Marie-Martine Schyns © IMAGEGLOBE


Intervenant mercredi lors d'un débat au Parlement de la Fédération, MmeSchyns a écarté toute refonte complète du texte, mais indiqué vouloir néanmoins mieux tenir compte à l'avenir des partenariats pédagogiques pouvant exister entre écoles primaires et secondaires pour l'attribution des places. "Ce ne sera pas l'unique critère, mais cela mérite qu'on y réfléchisse", a dit la ministre, désireuse de veiller, là où il existe, au continuum pédagogique entre écoles primaires et secondaires.

Elle a ajouté qu'elle déposerait sous peu un projet de texte en ce sens. En vertu du décret actuel, les places dans les écoles sont attribuées à l'aune de différents critères, dont la distance domicile-école notamment, mais avec la volonté de réserver une partie des places aux élèves issus de milieux plus modestes.

Interrogée par la cheffe de l'opposition MR Françoise Bertieaux sur le nombre exact d'enfants toujours sur liste d'attente, la ministre Schyns a revu à la hausse les chiffres rassurants qu'elle avait livrés le 19 septembre dernier. Lors de la séance de rentrée du Parlement de la Fédération, elle avait en effet que le nombre d'élèves toujours "sans école" se comptaient "sur les doigts d'une main".

Or, selon les chiffres de la Ciri (commission interréseaux pour les inscriptions) cités par Mme Bertieaux, il ressort que ceux-ci étaient encore au nombre de... 33 à cette date, dont 31 rien qu'à Bruxelles. "Mais une vingtaine d'entre eux ne se manifestaient plus par téléphone auprès l'administration", ce qui laissait à penser qu'ils ne cherchaient plus de place, a justifié Mme Schyns. "Au 30 septembre, il y avait encore 24 noms sur les listes, mais plus que trois élèves en "attente active"..", a-t-elle encore ajouté.

Cette explication a eu le don d'énerver Mme Bertieaux, grande pourfendeuse du décret Inscriptions dont elle souhaite l'abrogation: "Mais s'ils n'appellent plus, c'est parce qu'ils sont totalement découragés!", a-t-elle répliqué.

Dans la majorité, Ecolo a rejeté mercredi toute suppression du décret Inscriptions. "L'abrogation, c'est le retour des files", a ainsi dit Yves Reinkin.

Pour le PS, Mohamed Daïf ne s'est pas montré opposé au projet de la ministre d'amender le décret Inscriptions, à condition toutefois que "sa philosophie est respectée", a-t-il insisté, rappelant son attachement au principe de mixité sociale contenu dans le texte actuel.

Mme Schyns a toutefois reconnu que modifier les critères de classement du décret ne changerait rien au problème de manque de places, qui doit être contré d'urgence, a-t-elle reconnu. Elle a également écarté mercredi toute régulation des inscriptions dans l'enseignement fondamental, où l'offre de places peine iciausi à 
suivre une demande toujours plus forte, surtout à Bruxelles.

 "Je ne suis pas pour un décret Inscriptions dans le maternel et le primaire", a dit Mme Schyns. "Par contre, je suis pour un croisement des données pour éviter les double-inscriptions", a-t-elle ajouté. Elle a à cette occasion remis en doute la légalité des règlements adoptés par certaines communes pour attribuer les places dans leurs écoles fondamentales.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

PLUS ÇA CHANGE, PLUS C'EST LA MEME CHOSE

Rien de neuf sous le soleil. Entre Marie Martine et Marie Dominique, rien ne change ou presque. Pas de différence avec le titulaire du poste d'avant Simonet, du reste. Marie Martine pourrait poser pour le prochain Martine:" Martine au gouvernement", suite de Martine à l'école.

Pauvre école, pauvres élèves surtout.

Quand aurons-nous un(e) vrai(e) ministre de l'éducation qui ne soit pas l'émanation de son parti, qui défende de vraies idées et un vrai projet d'école.

On peur rêver!

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