mardi 1 octobre 2013

Le Meyboom plante ses apparts à Bruxelles

Paolo Leonardi

Le Soir

Bruxelles manque de logements mais cela n’empêche pas des projets de sortir de terre dans la capitale. La résidence Meyboom voit le jour juste à côté du Centre belge de la bande dessinée.


         

Le complexe du Meyboom jouit d’une situation idéale au cœur de Bruxelles. Il offre un jardin intérieur et 62 appartements d’une, deux et trois chambres. Photo : Dominique Duchesnes

On a déjà parlé à maintes reprises dans ces colonnes du manque criant de logements dont souffre, et continuera de le faire, Bruxelles. Les 19 communes disposent aujourd’hui de 500.000 logements. Il en faudra 600.000 d’ici 2020. Pour satisfaire la demande, il faudrait donc en construire 14.000 par an. Or, la capitale n’en produit que 4.000 annuellement…

Parmi ceux-ci, un projet est arrivé aujourd’hui en phase d’achèvement : la résidence Meyboom. Située à l’angle de la rue des Sables et de la rue du Marais, l’une des plus vieilles artères de Bruxelles, elle offrira un commerce, deux surfaces de bureaux et 62 appartements (avec un emplacement parking) dans un quartier prisé au XIXe siècle par la bourgeoisie qui y fit construire des maisons de maître de style néoclassique.

Le développeur de ce nouvel endroit de vie est la SA Bouwfonds PropertyDevelopment Belgium, une filiale indépendante de Rabo Real Estate Groupe, la division immobilière de Rabobank, et les architectes sont Christian Kieckens et le bureau ASA. « Dans une ville, l’objectif ne doit pas être de construire sur chaque mètre carré mais bien de créer un environnement où il fait bon vivre, explique Jos Franck, l’administrateur délégué de Bouwfonds Belgium. À cette fin, le coin du site a été laissé ouvert pour que la lumière pénètre au maximum dans le jardin intérieur. »

Profiter d’un espace de détente tout en vivant à deux pas de la rue Neuve, de la place des Martyrs (complètement rénovée) ou du Théâtre de la Monnaie est un luxe qui a son prix. Les appartements vont de 199.000 euros (une chambre au rez-de-chaussée) à 461.000 euros (3 chambres, 136 m2 + 46 m2 de terrasse), hors frais et hors emplacement de parking (35.000 euros). Le complexe dispose également de deux penthouses de 120 et 130 m2. On notera ici que certaines entités sont vendues semi-casco (avec la chaudière, les radiateurs et les cloisons).

Entamée il y a un an, la commercialisation a été confiée à Lecobel et NOA realestate. À ce jour, 40 % des surfaces ont été vendues.

62 logements et 120 habitants, c’est bien sûr une goutte d’eau pour Bruxelles. Mais c’est toujours ça de pris

 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY


Le problème de la Région Bruxelles capitale est sans issue.

Dans toutes les capitales du monde, les surplus de population se déversent dans des banlieues tentaculaires.

Mais voilà, Bruxelles, ville d'immigration, est enfermée dans son carcan de 19 communes. Au-delà, c'est la Flandre qui entend bien faire du Rand appelé aussi Gordel (ceinture) un mur de Berlin virtuel dans le dessein d'empêcher les nouveaux Bruxellois de couleur de franchir cette frontière. C'est aussi cela qui fait le succès de la N-VA: empêcher par tous les moyens que ne progresse la tâche d'huile bruxelloise. Ce n'est pas que les Flamands soient obsédés par la progression du français chez eux mais ce qu'ils veulent éviter à tout prix (wooncodeinburgering etc) c'est de voir arriver plus d'immigrés et d'enfants d'immigrés chez eux. C'est aussi simple que cela.  Résultat, Bruxelles doit faire face seule au boom démographique et construire, construire, construire au risque de grever lourdement ses budgets.

Si les Flamands sont prêts à lâcher Bruxelles? Ils l'ont lâchée depuis longtemps, du moins à la N-VA.

MG


6.000 LOGEMENTS PAR AN A BRUXELLES: «UN PLAN EXCESSIVEMENT AMBITIEUX» SELON VANHENGEL

Le gouvernement bruxellois a annoncé ce week-end un objectif de 6.000 logements par an. 20 % seront financés par les pouvoirs publics, a annoncé Guy Vanhengel, le ministre bruxellois du budget au micro de Bel RTL ce matin.



L'équipe gouvernementale de Rudi Vervoort s’est réunie à Liège pour sceller le Plan régional de développement durable (PRDD). Parmi les objectifs annoncés à l’issue du séminaire, le secrétaire d’État au Logement, ChristosDoulkeridis (Ecolo) a proposé la construction de 6.000 logements par an pour répondre à la demande dans la capitale.

«  C’est un plan excessivement ambitieux mais c’est un objectif que nous devrions pouvoir atteindre au regard des évolutions démographiques annoncées », a souligné Guy Vanhengel, le ministre bruxellois du budget (OpenVLD). Sur les 6.000 logements par an annoncés, 20 % seront financés par les pouvoirs publics et une partie sera consacrée au logement social. Les 80 % restant seront financés par le privé a détaillé le ministre.

PAS D’AIDES A LA FEDERATION

Guy Vanhengel a par ailleurs rejeté les 6 millions d’euros demandés par la Fédération à la région bruxelloise pour boucler son budget. «  Tout le refinancement de Bruxelles qui a été durement arraché ne doit pas être utilisé pour boucler un autre budget dans un autre pouvoir  », a ainsi justifié le ministre, avant de rappeler les priorités pour Bruxelles. « Nous avons des besoins énormes en enseignement suite au boom démographique, il serait fâcheux que les efforts qui doivent être faits ne puissent l’être  », a-t-il ainsi détaillé. Il a également réaffirmé l’objectif d’équilibre budgétaire d’ici 2014 et la diminution de la dette qui frôle les 100 %.

 

 

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