mardi 15 octobre 2013

Les étudiants responsables du baptême de Marche seront inculpés

BELGA Le Soir



 Les organisateurs de ce baptême pourraient notamment être poursuivis pour traitement dégradant et inhumain.

Le Procureur général de Liège, Christian De Valkeneer, a décidé de hausser le ton en matière de baptêmes estudiantins, affirmant qu'"il y a une ligne rouge à ne pas franchir". Il poursuivra les organisateurs du baptême de Marche lors duquel une jeune étudiante française a été victime d'un œdème cérébral après avoir bu trop d'eau, révèle mardi Sudpresse. "Suite à la plainte des parents de la jeune Fanny, un dossier est ouvert à l'instruction à Marche", confirme-t-il dans une interview aux journaux de Sudpresse. "La PJ s'occupe actuellement de recueillir tous les éléments et il y aura vraisemblablement des inculpations dans cette affaire. Et assez rapidement."

Les organisateurs de ce baptême pourrait être poursuivis pour traitement dégradant et inhumain ou pour coups et blessures, "volontaire ou non", ayant entraîné une incapacité temporaire ou permanente, souligne M. De Valkeneer.

"Je veux envoyer un message très clair à tous ceux qui organisent des baptêmes. Je ne veux pas du tout déclarer la guerre au folklore estudiantin, mais il faut rester dans les limites du raisonnable", ajoute le Procureur général de Liège. "Il faut qu'ils sachent qu'ils ne vivent pas dans un univers sans loi, où tout est permis. Et c'est à la justice à tracer la ligne rouge qu'il ne faut pas franchir. Au-delà de cette ligne, il faut qu'ils sachent que leur responsabilité pénale est engagée et qu'ils sont passibles de poursuites devant les tribunaux".

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

CA COMMENCE A BIEN FAIRE

Que des fils et fifilles à papa choisissent de se bourrer la gueule et se faire humilier par d'autres gosses de nantis est, après tout, leur affaire et leur choix personnel.  Que la justice s'occupe des dossiers touchant la criminalité endémique  qui gangrène nos grandes villes et ne perde pas son temps avec le folklore étudiant! Et surtout que madame Royal se demande pourquoi tant d'étudiantes et étudiants nantis venus de France viennent encombrer nos auditoires universitaires, empêchant des gens intelligents issus de l'immigration d'y accéder, parce que mal formés par un enseignement secondaire défaillant.

Il est temps de recadrer cette affaire de baptêmes avec ses rituels qui remontent aux heures de gloire de la bourgeoisie de ce pays.

Qu'on prenne conscience une fois pour toutes que ce folklore étudiant est un puissant ségrégateur social et culturel.

Le baptême étudiant c'est comme le foulard. Pour certaines et certains c'est un choix, pour d'autres une obligation socio-culturelle.

MG


LE RECTEUR DE L'ULG FUSTIGE SEGOLENE ROYAL

JONAS LEGGE La Libre



BELGIQUE "Je suppose qu'il ne lui a pas effleuré l'esprit que l'accident de Marche était une dérive anormale, condamnée par les comités d'étudiants eux-mêmes."

Ce lundi, LaLibre.be vous révélait en primeur le contenu de la lettre (voir ici) que Ségolène Royal avait adressée à Elio Di Rupo, le 8 octobre, suite au coma d'une étudiante française de l'ULg lors d'un baptême. L'ex-candidate socialiste à la présidentielle française y affirmait tout le mal qu'elle pensait de "ces violences d'un autre âge". Elle demandait également au Premier ministre belgede"légiférer pour mettre le bizutage hors la loi".

Le soir même, le recteur de l'Université de Liège a vivement réagi à ce courrier. Via sa page Scoop.it, Bernard Rentier se montre acerbe, renvoyant l'ancienne ministre de l'Enseignement français aux"problèmes bien hexagonaux".

Voici la réaction du recteur de l'ULg :

"Je suppose que Madame Royal ne s'est pas interrogée pour savoir pourquoi des milliers d'étudiants français faisaient leurs études ici, aux frais de la Fédération Wallonie-Bruxelles et que beaucoup de médecins et une majorité de médecins vétérinaires français étaient porteurs d'un diplôme belge... Les étudiants français sont les bienvenus, mais tant qu'à donner des leçons, elle pourrait commencer par se préoccuper de problèmes bien hexagonaux: le numerus clausus, les concours et le bachotage.

Je suppose qu'en faisant interdire les baptêmes, qu'on tend à confondre avec des "bizutages", elle n'a pas réalisé qu'elle créait une prohibition, meilleur moyen de rendre clandestine une activité qui peut, normalement, être adéquatement encadrée.

Je suppose qu'il ne lui a pas effleuré l'esprit que l'accident de Marche était une dérive anormale, condamnée par les comités d'étudiants eux-mêmes, qui est sous le coup d'une enquête judiciaire et dont les auteurs sont passibles de sanctions très lourdes au pénal. Une intervention du Premier ministre n'est donc pas nécessaire en l'occurrence et il n'est nullement souhaitable de légiférer. Il y a suffisamment de lois en Belgique pour réprimer de tels comportements erratiques. Interdire les baptêmes ne résoudrait rien et porterait atteinte à un folklore généralement bon-enfant. D'autres mesures, moins répressives et plus éducatives sont susceptibles de réduire ces débordements incontrôlés à l'avenir et on y travaille."

 

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