jeudi 17 octobre 2013

Un Bruxellois sur trois vit avec un revenu inférieur au seuil de pauvreté

Le Soir

Belga

33,7% des habitants de Bruxelles vivent avec un revenu inférieur au seuil de risque de pauvreté, contre 19,2% en Wallonie et 9,8% en Flandre.




 
Photo Le Soir

Le seuil belge de risque de pauvreté, calculé en fonction du revenu disponible équivalent médian du pays (revenu total du ménage après impôt, divisé par le nombre de ses membres convertis en équivalents adultes), est de 1.000 euros par mois pour une personne isolée, 1.600 euros pour un parent seul avec deux enfants et 2.101 euros pour un couple ayant deux enfants.

33,7% des Bruxellois se situent en-dessous de cette limite, contre 9,8% des habitants de Flandre et 19,2% des Wallons, selon le Baromètre social 2013 de l’Observatoire de la Santé et du Social de Bruxelles-Capitale.

BRUXELLES PRESENTE LE PLUS D’INEGALITES DE REVENUS

En janvier 2012, 5% de la population bruxelloise des 18-64 ans dépendait d’un revenu octroyé par le CPAS. «C’est presque trois fois plus que dans l’ensemble de la Belgique et c’est également plus que dans les deux autres régions du pays et dans les grandes villes flamandes; ce pourcentage est par contre équivalent à Charleroi et plus bas qu’à Liège», note le texte. Ce pourcentage était de 4,2% en 2008, avant que la crise ne change la donne.

La tranche de 10% des revenus déclarés les plus élevés représente à Bruxelles 35% du total des revenus imposables, et les inégalités reflétées dans ces chiffres seraient même largement sous-estimées selon le Baromètre, «étant donné que les très bas revenus et certains revenus très élevés ne sont pas concernés par les déclarations».

Remettant les chiffres face à leurs limites, le Baromètre conclut pourtant que «l’importance de la pauvreté à Bruxelles est relativement stable, voire en légère augmentation».


 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

WAAR DE SUKKELAAR THUIS IS


Bruxelles, ville aristocratique au 18ème siècle sous les AutrichiensBruxelles bourgeoise et francophone au 19ème s'est prolétarisée au XXème et surtout au début du XXIème siècle par le remplacement massif de ses populations d'origine par le peuple des immigrés venus de partout tandis que la classe moyenne et les nantis migraient vers la périphérie. Qui a voulu cela? Personne! Qui a empêché cela? Personne. A qui cela profite-t-il? De toute évidence au PS, au CDh et à écolo qui surfent sur cette vague qui vote massivement en leur faveur.

S'agit-t-il d'une fatalité? Ce phénomène est il irréversible?

Observons qu'il est paradoxal si on considère le prix de l'immobilier élevé au sein des 19 communes par rapport à la grande périphérieLes grandes métropoles européennes telles que Barcelone, Berlin, Séville, Milan mais aussi Marseille, Lille, Lyon, Bordeaux ont transformé radicalement et volontairementleurs espaces publics pour attirer les jeunes créatifs dynamiques (the créative class) qui apportent à la ville une valeur ajoutée. Bruxelles ne fait rien de pareil à l'exception du remodelage de la place Flagey qui globalement est un échec.

Le grand relooking urbanistique de la capitale date de Léopold II. L'expo 58 et le tout à l'automobile ont dénaturé l'image de Bruxelles que rien n'est venu corriger depuis. Les efforts pour rendre attractive la zone du canal sont un leurre Potemkine. Malgré les efforts du PRD (plan régional de développement) qui n'est jamais que de la poudre aux yeux comme le fut l'ensemble de la gouvernance de Charles Picqué, Bruxelles demeure une ville sans vision, paralysée par une mobilité en crise. Une métropole  qui ne sait pas où elle va: vers la Wallonie (Wallobrux) ou vers la Flandre (on parle de grande communauté  urbaine métropolitaine) En l'occurrence elle se prolétarise et a changé de population. Une population  abandonnée à elle même et à qui on propose un enseignement médiocre qui est le contraire de l'ascenseur social qui pourrait la faire décoller. Bruxelles est une mosaïque de ghettos isolés les uns des autres: ghetto africain à Mattongé, turc à Saint-Josse et Schaerbeek, marocain à Anderlecht, Molenbeek et Schaerbeek, français à Uccle et bourgeois à WoluwéBoitsfort et Auderghem.  

 

Bruxelles est multiculturelle; peut on imaginer qu'elle de vienne un jour interculturelle et cosmopolite?

C'est d'abord une question de volonté politique. Or aucun homme aucune femme politique, aucun parti ne s'engage dans cette direction et ne semble envisager ce combat.

 

 

217 MILLIONS D’EUROS D’ALLOCATIONS INJUSTIFIEES PAYEES PAR L’ONEM

Belga

L’Office national de l’emploi paie chaque année des millions d’euros d’indemnités de chômage injustifiées.






   

Le Soir (Pierre-Yves Thienpont)

Le montant cumulé atteignait l’an dernier 217 millions d’euros, contre 171 millions d’euros en 2009, rapportent Gazet van Antwerpen et Het Belang van Limburg.

« C’est très inquiétant du point de vue budgétaire », estime l’Onem dans son rapport annuel de 2012. Réclamer l’argent versé pour ces allocations injustifiées est en effet très difficile.

La situation ne devrait pas s’améliorer dans un futur proche. En 2012, l’Onem a réussi à récupérer 66,5 millions d’euros d’allocations versées illégalement, mais la même année, il y a eu un nombre record de demandes de recouvrement, pour un total de 108 millions d’euros.

Cette hausse des chiffres est confirmée par Hugo Boonaert, de l’Onem, mais selon lui elle serait « surtout la conséquence de contrôles plus sévères. L’histoire nous montre que l’on récupère 60 à 65 % du montant restant impayé ».

injustifiés de l'ONEM Quelques pages sur notre équipe de foot et un petit reportage sur les les ovations "spontanées" des enfants lors d'une Joyeuse entrée et tout sera vite oublié. C'est où l'ONEM? En Zambie?


PAUVRETE DES ENFANTS : L'INDICIBLE VERITE BELGE

Le Vif

40 %. C'est le pourcentage, effrayant, d'enfants bruxellois vivant dans la pauvreté d'après le dernier rapport de l'Institut wallon de l'évaluation, de la prospective et de la statistique (IWEPS). Ils sont 25 % dans le même cas en Wallonie. Comme un appel criant et immédiat aux élus qui brandissent la Jeunesse comme slogan électoral pour 2014.


© Image Globe

Mesdames et messieurs les élus, arrêtez tout. Arrêtez les querelles, les promesses lointaines, les slogans formatés sur la jeunesse, principal pilier de la bataille électorale qui se jouera d'ici mai 2014. La réalité se prête à l'action nette, immédiate. Sans clivage politique. 

Puisque seuls quelques chiffres semblent en mesure de raviver l'indicible vérité, les voici. En Wallonie, un enfant sur quatre – de 0 à 16 ans - vit dans la pauvreté selon le dernier rapport de l'Institut wallon de l'évaluation, de la prospective et de la statistique (IWEPS). La région bruxelloise, clouée à la 189e position (sur 195) dans le classement européen du taux de pauvreté, compte 40 % d'enfants dans pareille situation. Par ailleurs, 22 % des enfants wallons et 39 % des enfants bruxellois – contre 13 % en Flandre - vivent dans un ménage confronté à la dépréciation financière. Ceux-ci sont, dès lors, contraints de faire une croix sur plusieurs éléments nécessaires ou indispensables pour leur bien-être personnel. 

Le rapide coup d'oeil dans le rétroviseur est plus cruel encore. Cette détresse financière ne s'estompe pas au fil des années. Embourbés dans un déterminisme social omniprésent, ces enfants pauvres évoluent dans un monde étroit, coupés des fondamentaux leur permettant d'entrevoir l'intégration et la recherche de l'excellence à l'école. Autant d'éléments qui aboutissent, comme le souligne le rapport de l'IWEPS, sur un terrible sentiment de honte, synonyme d'une exclusion de plus en plus large. 

Ces dernières semaines, toutes les formations politiques de Wallonie et de Bruxelles ont fait de la jeunesse le porte-drapeau de l'avenir, condition sine qua non du redressement économique, social, culturel. Trop souvent pourtant, le débat de fond s'est heurté à une inévitable guerre des clans limitant l'action aux promesses de décrets, contre-décrets et orientations fécondes. 

La pauvreté structurelle nécessite une réponse de longue haleine, claire et soudée. Du long terme, tout simplement, plutôt que l'échéancier électoral calibré à cinq ou six ans. Il y a urgence.



COMMENTAIRE DE DIVERCITY


Quand les pauvres amènent, par leurs votes lors d'élections, des nantis de toujours au pouvoir, que croient-ils ? Que ces nantis vont faire le moindre effort pour résoudre la misère de ceux qui les ont portés au pouvoir... Quel leurre ! Voter, lors des prochaines élections, en faveur ceux qui ont encore tout récemment attribué des dotations indécentes à la famille royale, constituerait la preuve que les pauvres se désintéressent de leur propre sort. Contrairement à ce que pensait Montesquieu, on ne s'en sort pas en travaillant, les proxénètes en sont l'illustration ultime, on s'en sort en votant. En votant pour ceux qui font preuve d'un engagement sans failles en faveur d'une plus juste redistribution des richesses collectivement créées ! Et pas pour des nouilles qui admettent des rémunérations, etc... intolérables telles que celles dont bénéficient, un exemple choisi entre mille, Didier Bellens et consorts. Je ne me fais toutefois aucune illusion : il n'y a pas grand-chose à attendre de la population grisonnante d'un continent se trouvant sur la pente savonneuse du déclin civilisationnel. Comme disait Néron en voyant Rome flamber : "Quelle est belle et aveuglante la lumière de la décadence".

 

Et on ne parle pas de la misère dans laquelle vivent les personnes âgées, avec des pensions qui ne leur permettent pas de se soigner, de se chauffer, de manger correctement. Honte à vous nos sinistres, pour ceux-là, il n'y a pas d'argent, ni pour les enfants. Il y en a pour les gares par contre.

 

Aucun commentaire: