lundi 11 novembre 2013

11 novembre 1918, La Belgique meurtrie commémore son passé


La Belgique bloque ses pendules afin de rappeler en cette journée fériée, son histoire pendant la Première Guerre Mondiale et ainsi honorer ce qui sont morts pour la patrie.

En ce jour de deuil national, la Belgique souhaite rappeler aux nouvelles générations que la paix est une situation qui n'a pas toujours existé. Le pays a subi la guerre, des blessures et son histoire s'est construie avec ce drame.

Le 11 novembre 1918 marque la fin de la Première GuerreMondiale . Dans la clairière de Rethondes, en forêt de Compiègne, l'Armistice est signée entre l'Allemagne et les pays alliés qui comptent la France, l'Empire russe, l'Empire britannique et en 1917 les Etats-Unis. Cette guerre, qui a duré quatre ans, a été le théâtre d'un massacre de dix millions de morts et 23 millions de blessés. Ce conflit s'est principalement déroulé sur le territoire européen.

 

L'assassinat à Sarajevo, le 28 juin 1914, du prince héritier de l'Empire austro-hongrois, l'archiduc François-Ferdinand et de son épouse était l’élément déclencheur de la Grande Guerre. Cet incident a impliqué une série de réactions diplomatiques en chaîne dues aux nombreuses alliances existantes entre les pays européens, ce qui explique la portée mondiale du conflit.

 

Le 4 août 1914, l'Allemagne envahissait le territoire belge afin de contourner les armées françaises par le Nord. Cette décision est en violation directe avec la neutralité du pays, octroyée par le Traité de Londres de 1831 qui reconnait également son indépendance. Pourtant, le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères allemand avait proclamé au Reichstag : " La neutralité de la Belgique est déterminée par des conventions internationales et l'Allemagne est décidée à respecter ces conventions. " Le mot était donné, l'Allemagne souhaitait étendre sa zone d'influence économique en annexant la Belgique et tant d'autres.

 

La Première Guerre Mondiale a brutalisé bon nombre de civils belges, témoins des massacres commis par les troupes ennemies. Les Allemands pratiquaient le système de la répression collective en pillant les bourgs et les villages, fusillant des otages. Des milliers d'entre-eux ont été massacrés à Andenne, Dinant, Louvain, Rossignol, Tamines. Il faut savoir que la Belgique est le seul pays à avoir connu une occupation quasi totale de son territoire durant tout le conflit. L'image de pays martyr lui colla à la peau et sa situation souleva l'indignation de l'opinion internationale. Aux Etats-Unis, la campagne de recrutement des soldats en 1917 pour venir en aide aux alliés s'est fait sous le slogan " RememberBelgium ".

 

Le Traité de Versailles de 1919 a mit un terme à cette guerre avec un accord signé entre l'Allemagne et les Alliés. Ce traité de paix a attribué à la Belgique un territoire le long de la frontière allemande dont ses habitants sont devenus des citoyens belges. Cette région représente aujourd'hui la communauté germanophone.

 

La Belgique a joué un rôle majeur dans cette guerre à travers sa résistance. Elle a donc une place centrale dans la commémoration du 100e anniversaire de la Première Guerre Mondiale qui va se dérouler toute la période de 2014-2018.



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LA TROISIEME GUERRE MONDIALE A COMMENCE


Qu’on ne se fasse aucune illusion : la troisième guerre mondiale a commencé.

Dans mondial, il y a mondialisme et en cela les deux grandes guerres du XXème siècle ne sont que des épiphénomènes d’une gigantesque mondialisation qui commença au quinzième siècle avec la Renaissance (au vrai, la naissance effective de l’hégémonie occidentale) et les grandes découvertes (au vrai, les grandes conquêtes coloniales). La grande guerre, dont on fête aujourd’hui l’armistice et bientôt le centenaire du commencement, amorce le début du déclin d’une Europe agonisante et l’aurore de la suprématie américaine, elle-même contestée aujourd’hui par les puissances émergentes aux économies dynamiques et agressives.

La troisième guerre mondiale est encore plus sournoise que les deux premières. Elle s’attaque aux fondements qui soutiennent l’occident : la démocratie pluraliste, laïque et l’Etat providence.

L’ennemi est tapi partout : dans les tchadors des femmes voilées par la volonté salafiste, dans la généralisation insidieuse du manger hallal et autres accommodements qui sapent les fondements même de l’égalité homme-femmes, dans l’émergence du religieux caché dans les plis des revendications identitaires, dans l’hypocrisie généralisée du politiquement correct , cette tartufferie contagieuse du puritanisme des nouvelles gauches, dans la parole glauque des mosquées aux imams troubles qui manipulent nos gamins, dans le discours national-populiste et revenchard, dans la course aux audiences et aux gros tirages des medias aux abois, dans les soutes des raffiots qui déversent sur le plages méditerranéenne toutes celles et ceux qui fuient l’arbitraire des dictatures africaines.  Ils sont si nombreux qu’ils mettent à mal l’un des fondements de l’Europe démocratique : son système de solidarité et de sécurité sociale.

En refusant de s’unir politiquement et d’affirmer ses valeurs fondamentales et pluralistes, l’Europe signe son arrêt de mort, en commençant par celui de sa monnaie unique, l’Euro qui ne survivra pas un raz de marée eurosceptique aux prochaines élections européennes.

C’est à tout cela que je songeais en écoutant le son du canon tirant sa salve symbolique dans quelque bosquet du Parc de Bruxelles par une matinée ensoleillée du onze du onze à onze heures précises.

A quand le grand sursaut européen ?

MG

 


LE 4 AOÛT 14, ALBERT IER NE MOBILISAIT QU'EN FRANÇAIS…

Pierre Havaux

Le Soir

4 août 1914, Albert Ier prononce au Parlement un vibrant appel mobilisateur contre l’invasion allemande du pays survenue le jour-même.



Voilà qui mériterait, cent ans plus tard, un solennel coup de chapeau. André Flahaut (PS), président de la Chambre, y songe. Et pourquoi pas faire déclamer la royale prise de parole par un acteur, au sein de l’hémicycle ? Fort bien, mais il y a un hic d’ordre linguistique : en cette mémorable séance, Albert Ier n’a mobilisé qu’en langue française. Dure vérité historique. Elle risque fort de chagriner et même de hérisser les élus du peuple flamands, nationalistes en tête.

 

On les voit mal se satisfaire d’une traduction simultanée, même gestuelle. D’où cette autre idée de rendre la reconstitution politiquement plus correcte, en l’étoffant d’une autre évocation théâtrale, en néerlandais dans le texte cette fois : la préparation du discours au Palais royal, dans la nuit du 3 au 4 août. Nouvelle tuile : les historiens consultés caleraient devant cette solution de compromis, jugée fort coûteuse pour sa signification historique réelle. D’autant que la grande foule n’est pas assurée. Le 4 août prochain affiche déjà complet : les commémorations d’envergure internationale programmées ce jour-là à Liège puis à Mons voleront la vedette à feu Albert Ier.

 

 

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