mardi 19 novembre 2013

Des professeurs mieux payés dans les écoles "difficiles"

STÉPHANIE BOCART  


En Fédération Wallonie-Bruxelles, l'enseignement est inefficace et inégalitaire. Ce ne peut être une fatalité.

A l’occasion de la 20e édition du Congrès des économistes belges de langue française, une commission sera dédiée à "l’éducation dans la perspective du modèle social". Dans ce cadre, Dirk Jacobs, Julien Danhier, Perrine Devleeshouwer et Andrea Rea, tous membres du Groupe de recherche sur les relations ethniques, les migrations et l’égalité (Germe) de l’ULB, viendront présenter leurs travaux sur le thème "Inégalité sociale, ségrégation et performance de l’enseignement obligatoire en Belgique francophone".

 

Est-il possible de développer des systèmes éducatifs étant à la fois efficaces et égalitaires ? "Il a souvent été dit qu’il s’agissait-là d’une utopie , déclarent les quatre chercheurs, mais nos analyses montrent le contraire."

 

Principal outil d’évaluation, l’enquête Pisa (Programme for International Student Assessment) "teste" les connaissances des élèves de 15 ans issus de 65 pays différents en mathématiques, sciences et lecture. La dernière enquête date de 2009 et portait sur la lecture.

Quels furent les résultats pour la Belgique (Communauté flamande et Fédération Wallonie-Bruxelles) ? "Alors que la Fédération Wallonie-Bruxelles ne se distingue pas significativement de la moyenne de l’OCDE , rappellent les auteurs de la contribution, la Communauté flamande ainsi que la Finlande, le Canada et les Pays-Bas obtiennent des résultats significativement meilleurs." En outre, parmi les élèves les plus faibles, "en FWB, 23 % ne savent ni lire ni écrire sans difficultés !" , contre 13,4 % en Communauté flamande. La FWB se trouve donc devant un double défi : "Réussir à former une catégorie d’élèves très performants et assurer un niveau de connaissance minimal parmi tous les élèves, et notamment les plus faibles."

 

Autre enseignement de l’enquête Pisa : les élèves issus de familles plus favorisées ont "une nette tendance" à obtenir de meilleurs résultats en lecture que les élèves provenant d’un milieu défavorisé. Une corrélation particulièrement marquée dans l’enseignement francophone. "Plus qu’ailleurs, la position socio-économique des parents prédit les résultats des enfants, pointent les chercheurs du GERME. Si l’école doit fonctionner comme un ascenseur social - ce qui devrait être le cas selon la logique méritocratique - ce dernier est visiblement toujours en panne en Belgique."

 

Au vu de ces résultats, il ressort donc que la Fédération Wallonie-Bruxelles "présente un enseignement à la fois inefficace et inégalitaire alors que la Communauté flamande est relativement efficace mais également inégalitaire" .

 

Pourtant, Pisa démontre aussi qu’ "il n’existe pas de corrélation négative entre l’excellence et l’égalité" . Preuve en est avec la Finlande, qui présente des résultats à la fois performants et égalitaires : "Ce pays combine des moyennes élevées, un grand groupe de ‘top performers’ et une proportion limitée d’élèves qui n’atteignent pas le niveau minimal requis ; de plus, les écarts entre les élèves de différentes couches socio-économiques y sont moins prononcés que dans d’autres systèmes."


MAUVAIS ÉLÈVE DE LA CLASSE

 Pourquoi la FWB est-elle donc "le mauvais élève de la classe" ? Parce qu’elle se caractérise par "une forte ségrégation - académique et socio-économique - ayant des conséquences négatives importantes" , soulignent les auteurs de la recherche, qui pensent que "cette ségrégation constitue l’un des éléments-clés de la problématique de l’inégalité en Belgique" . Ainsi, "les résultats des élèves sont en partie liés au fait qu’ils sont regroupés dans des écoles avec d’autres élèves partageant des profils sociaux similaires".

De surcroît, l’analyse des résultats Pisa montre que les établissements scolaires les moins bien classés au niveau de l’indice socio-économique sont moins performants en lecture que ceux qui scolarisent un public plus aisé. "Il y a donc un lien entre le profil socio-économique de la population scolaire et le niveau de performance global d’une école" , constatent les chercheurs du Germe.

Autre élément à prendre en compte : "Dans les écoles plus défavorisées, le renouvellement des enseignants est très important." Pour les auteurs de la contribution, "le problème pourrait donc notamment être lié aux types d’enseignants des écoles et pas exclusivement aux caractéristiques de la population scolaire" . Voilà pourquoi ils s’interrogent : "Peut-être devons-nous oser nous opposer à cette application assez simpliste du principe ‘à travail égal, salaire égal’. Est-ce bien normal que les enseignants aient le même niveau de revenu alors que leurs conditions de travail, les défis pédagogiques rencontrés et le niveau de stress diffèrent fondamentalement d’une école à l’autre ?"

Enfin, les inégalités scolaires peuvent être liées au mode d’organisation de l’institution scolaire. En Belgique, c’est principalement le redoublement et l’orientation précoce vers des filières qui fonctionnent comme mécanisme de différenciation entre élèves. Un système qui "ne semble pas vraiment faire des gagnants, mais bien produire des victimes, à savoir les élèves issus des couches sociales inférieures" .

La Communauté française doit donc faire face à un "important défi" : "Assurer l’égalité des chances et garantir un niveau de performances acceptable pour tous" . Et "nous sommes encore loin du compte" . Pourtant, "la réalisation d’un système éducatif méritocratique et égalitaire n’est pas un fantasme" .

Ainsi, la Pologne a entrepris une vaste réforme structurelle de son enseignement secondaire - pour retarder l’orientation scolaire vers des filières - qui a donné "des résultats remarquables" . "Cette réforme montre que des actions politiques agissant sur les facteurs institutionnels donnent assez rapidement les premiers résultats tangibles , soulignent les quatre auteurs. Cependant, chez nous, les mesures politiques tardent à être implémentées."




COMMENTAIRE DE DIVERCITY

CONSERTVATISME DELETERE


C’est certain, il existe des solutions simples et pragmatiques pour rendre notre enseignement Wallo-Brux beaucoup plus performant et surtout, beaucoup moins inégalitaire.

Un  internaute suggère : "Peut-être devons-nous oser nous opposer à cette application assez simpliste du principe ‘à travail égal, salaire égal’. Est-ce bien normal que les enseignants aient le même niveau de revenus alors que leurs conditions de travail, les défis pédagogiques rencontrés et le niveau de stress diffèrent fondamentalement d’une école à l’autre ?"

Ceci semble écrit sous la dictée du bon sens.

Deux facteurs-clé influent sur la qualité de l’enseignement : le talent et l’enthousiasme de la ou du chef d’école et principalement l’efficacité des enseignants, laquelle dépend certes des aptitudes et du talent mais surtout de la formation initiale et continuée.

Il n’est donc pas utopique d’imaginer qu’en les payant mieux (beaucoup mieux) les meilleurs n’hésiteront pas à se porter volontaire pour les postes les plus difficiles. Mais il y a fort à parier que cette suggestion se heurtera au conservatisme des syndicats enseignants.

L'idée fausse qu'enseigner est avant tout et essentiellement une vocation a la vie dure.

Il faut former nos enseignants, leur apprendre comment un jeune élève comprend ou répugne à comprendre. Pour cela il faut connaître et avoir bien intégré soi-même les étapes d'acquisition des savoirs. La bonne volonté n’y suffit. Et il faut d'autant plus d'expérience qu'on s'adresse à des élèves en difficulté.  Quand j’ai commencé à enseigner en 1969, mon préfet m’a lancé : tu vas tâtonner pendant cinq ans, faire beaucoup de dégâts, ensuite tu commenceras à enseigner.  Et il me confia ses plus mauvaises classes comme il faisait avec tous ses profs débutants. C’était comme ça ! Cela a-t-il tellement changé ?

Affirmer comme beaucoup d’enseignants que « savoir comment un élève comprend ou apprend, ça ne s’apprend pas» c’est tout simplement nier des décennies de progrès et de découvertes dans la connaissances des procédés cognitifs (comment je comprends, comment j’apprends, comment je mémorise, communique, analyse, synthétise, trouve un renseignement, résous un problème etc) et plus modestement, les bonnes pratiques liées à l’expérience des maitres qui se les transmettent. 

Avant d’être un art- celui d’éveiller-, enseigner est avant tout un artisanat qui demande énormément de savoir, certes, mais surtout de savoir-faire pédagogique.

Enseigner en milieu difficile exige des maîtres exceptionnels, lesquels ont droit à notre respect mais aussi à un supplément de rémunération ou, ce qui revient au même, à une réduction de leur plage horaire maximum.

MG

 


LE RÉSEAU TEACH FOR ALL : REDONNER LE GOÛT D'APPRENDRE

LE MONDE | Par Catherine Quignon


Maya Stoyanova-Warner, jeune Bulgare de 27 ans, est une enseignante heureuse. Depuis l'automne 2012, elle enseigne l'anglais à des collégiens dans la région de Sofia. « Je viens d'un petit village de montagne situé au coeur de la Bulgarie et je n'aurais pas réussi à accomplir tant de choses si je n'avais pas eu la chance de rencontrer au lycée des professeurs charismatiques et dévoués », dit-elle pour expliquer sa vocation.

Mais Maya n'est pas une prof comme les autres. La jeune femme oeuvre pour l'association Teach For Bulgaria, qui lutte contre l'inégalité scolaire en envoyant des étudiants enseigner dans des établissements sous-dotés. « Il est très difficile pour les établissements des petites villes de trouver des linguistes jeunes, motivés et prêts à travailler dans une école publique », souligne la jeune enseignante.

 

PROJETS PILOTES

Teach For Bulgaria est une antenne du réseau Teach For All. Venu des Etats-Unis, ce mouvement est né de l'initiative d'une jeune diplômée de Princeton, Wendy Kopp. En 1990, celle-ci a l'idée d'envoyer des étudiants brillants en renfort dans des quartiers difficiles. L'association Teach For America est née.

L'idée fait boule de neige dans d'autres pays. Des projets pilotes éclosent au Chili, au Liban, en Inde, mais aussi en Allemagne ou en Belgique. En 2007 naît le réseau Teach For All, qui compte actuellement des antennes dans une trentaine de pays.

L'action de Teach For All va au-delà du simple renfort demain-d'oeuvre. L'idée est de réussir là où le système traditionnel éducatif a échoué en donnant aux élèves le goût et les moyens d'apprendre, y compris lorsqu'ils vivent dans des conditions très précaires. Pour cela, le projet mise sur une implication totale de la part des jeunes enseignants.

 

Aucune expérience dans l'enseignement n'est demandée aux futurs professeurs. Seule condition sine qua non : une motivation à toute épreuve. Après une courte formation d'environ cinq à sept semaines, les jeunes recrues sont envoyées sur le terrain pour enseigner pendant deux ans. Elles sont traitées de la même manière que les autres professeurs de l'établissement et reçoivent peu ou prou le même salaire.

 

UN ENSEIGNEMENT AU RABAIS ?

Dans les pays développés, comme aux Etats-Unis, où le réseau compte près de 28 000 membres, ce mouvement fait débat. Ses détracteurs dénoncent un enseignement au rabais, qui conforterait l'existence d'un système à deux vitesses : TeachFor All envoie des étudiants dans des écoles dotées de peu de moyens pour pallier l'incurie des pouvoirs publics, tandis que les profs expérimentés sont réservés aux établissements les plus favorisés.

Outre-Atlantique, un mouvement « anti-Teach For All » commence d'ailleurs à émerger : en juillet, une discussion sur le thème « Organisons la résistance contre Teach For America» a rassemblé plus de 100 personnes lors de la conférence FreeMinds, Free People à Chicago.

Cet été, une ancienne enseignante de Teach For America, Katie Osgood, a recommandé aux membres du réseau, dans une lettre ouverte, de quitter l'organisation. « Alors que nos élèves doivent déjà supporter des fermetures d'établissements en masse, des coupes budgétaires et des politiques éducatives chaotiques, la dernière chose dont ils ont besoin, c'est de débutants mal préparés et formés à la va-vite », estime-t-elle.

Cette déclaration fait réagir Maya : « Je ne sais pas ce qu'il en est aux Etats-Unis, mais en Bulgarie, l'âge moyen des professeurs tourne autour de 50-55 ans, explique-t-elle. Plus personne ne veut enseigner, notamment parce que cette profession est mal payée. Les enseignants de Teach For Bulgaria ne prennent donc la place de personne. »

 

Mais pourquoi la jeune femme n'a-t-elle pas suivi un cursus classique pour devenir enseignante ? « Honnêtement, j'ai besoin du soutien du réseau de Teach For Bulgaria, avoue-t-elle. Ses membres organisent des séances de formation, nous donnent le sentiment d'appartenir à une communauté et nous redonnent de l'enthousiasme. » Un enthousiasme que le système éducatif traditionnel, en Bulgarie comme ailleurs, semble avoir bien de la peine à communiquer.


COMMENTAIRES

TEACH FOR BELGIUM : MÉFIANCE CHEZ LES ENSEIGNANTS

En septembre 2014, l’asbl Teach for Belgium espère envoyer ses premiers enseignants dans quelques écoles à encadrement différencié (que l’on appelait avant « à discrimination positive »). Teach for Belgium – nous vous la présentions le 3 novembre dernier – est une antenne du mouvement Teach for All, né il y a un peu plus de vingt ans aux États-Unis de l’initiative d’une jeune diplômée de Princeton, Wendy Kopp. Son idée d’envoyer de jeunes universitaires, motivés et dynamiques (qui n’ont pas forcément de titre pédagogique), en renfort dans les quartiers difficiles a aujourd’hui a été reprise par une trentaine de pays.

 

EST-CE BIEN LE RÔLE D’UNE ASBL QUE DE FORMER DES ENSEIGNANTS?

 

En Belgique, l’équipe de l’asbl a reçu le soutien de la Ministre de l’Enseignement obligatoire, Marie-Martine Schyns (cdH) mais aussi celui des différents pouvoirs organisateurs et des syndicats. Pas question cependant de venir bouleverser tout le système : il s’agit bien d’un projet-pilote dont la portée – forcément limitée – sera évaluée après quelques années sur le terrain. Teach for Belgium espère cependant bien que les premiers résultats seront concluants et qu’ils pourront démontrer avoir, à leur niveau, lutté contre les inégalités scolaires.

Du côté des enseignants, les retours n’ont pas tous été aussi positifs. Sur Enseignons.be, on observe une certaine méfiance vis-à-vis de ces futurs collègues, « débarqués de nulle part ». Il faut savoir que les candidats recrutés par l’asbl ne recevront qu’une courte formation d’environ cinq à sept semaines, puis seront envoyés sur le terrain pour enseigner pendant, au moins, deux ans. Certains y voient déjà l’organisation d’un enseignement à deux vitesses, avec des professeurs « au rabais » dans les écoles qui concentrent les publics les plus défavorisés… et des professeurs qualifiés et expérimentés dans les autres établissements. Tentons d’y voir plus clair…

 

Une formation de quelques semaines, est-ce bien suffisant pour pouvoir enseigner? Christel Ergo, directrice du recrutement et de la sélection chez Teach for Belgium : « Nous offrons du tutorat et des formations complémentaires aux candidats car nous sommes conscients que six semaines de formation, aussi intensive et spécialisée soit-elle, ne sont pas suffisantes (mais c’est toujours mieux qu’un autre article 20 qui n’aurait aucune formation). En outre, nous encourageons fortement nos candidats à suivre l’agrégation, afin d’avoir une formation complète. Nous souhaitons développer un maximum leurs compétences enseignantes ».

 

Ces enseignants prendront-ils la place de collègues déjà en activité? Non. Ils seront traités de la même manière que les autres professeurs de l’établissement et recevront exactement le même salaire. « Nous respectons évidemment les règles de priorités par rapport au titre requis ou suffisants », explique Pierre Pirard, administrateur-délégué de l’asbl. « Nous travaillons en complémentarité avec le système existant, dans les matières en pénurie dans les écoles D+, là donc où les candidats ne se bousculent pas » complète Christel Ergo.

 

Quel sera leur profil? Qu’est-ce qui les motivera à s’engager… et à rester dans les écoles? Pourquoi deux ans et pas trois… ou quatre? « Nous recrutons les candidats qui sont le plus à même d’apporter l’aide aux jeunes, selon une série de compétences que nous estimons nécessaires à de bons profs, grâce à nos contacts avec le terrain. Nous ne formons pas nous-mêmes les candidats mais nous entourons, à nouveau, des experts du terrain, continue la responsable du recrutement. « Nous considérons que l’enseignement peut être un début de carrière comme un autre et qu’il n’est pas obligatoire d’en faire une carrière à vie si cela ne nous plait pas assez. Rappelons au passage que nous cherchons à susciter de nouvelles vocations chez des jeunes qui n’avaient pas pensé àl’enseignement comme option de carrière. Proposer un programme de deux ans leur permet d’y mettre un pied sans se sentir enfermé dans cette voie. Statistiquement, à travers le réseau, 50% des jeunes qui passent par le programme continuent à enseigner au-delà des 2 ans ».

 

Quelle place aura le mouvement Teach for All dans cette entreprise, dans nos écoles? « Nous avons totalement le choix de choisir la formation qui convient pour cibler les problèmes particuliers de notre pays, se défend Pierre Pirard. La convention nous liant à Teach For All nous impose uniquement de rester apolitique et aphilosophique. Il n’y a aucun transfert d’argent entre TFB et Teach for All. Ils mettent gratuitement à notre disposition leur expérience… et on prend si on veut. Nous sommes un réseau . Ce n’est pas une multinationale avec des filiales! »

 

JUSTE UN OUTIL SUPPLÉMENTAIRE

 

Est-ce bien la mission d’une asbl que de former des enseignants? « La question qui se pose ici est une question d’urgence et de limites. Il y a une réelle urgence à agir pour réduire l’iniquité de l’enseignement et si une de ces initiatives doit être financée par le privé pourquoi pas. Pour autant que le privé ne s’immisce en rien dans le contenu pédagogique (ce qui est le cas chez nous) et que le public prenne en compte notre initiative, et éventuellement ses résultats, pour les intégrer dans le programme de formation et d’accompagnement des enseignants. Notre but est de disparaître si le public prend le relais ».

 

Les enseignants doivent-ils avoir peur de cette démarche associative? Pierre Pirard : « Nous sommes une asbl… et en ce sens nous ne vendons rien, nous ne faisons pas de profit et les formations sont offertes aux candidats à l’enseignement. Il y a en Belgique plus de 100.000 enseignants et j’ai, par mon expérience, le plus grand respect pour mes collègues et leur travail au quotidien. Nous voulons que les enseignants Teachfor Belgium apprennent de leurs pairs. Mais nous devons aussi arrêter de nous voiler la face et réaliser que nous vivons dans la communauté où l’iniquité est la plus élevée au monde (et les prochains tests PISA vont encore sans doute aller dans ce sens). Nous pensons que notre contribution pourra aider à lutter contre cette iniquité. Nous pouvons avoir des stratégies différentes mais j’ose espérer que nos objectifs sont similaires ».

 

Pour terminer, les administrateur de Teach for Belgium insistent : « Nous n’avons jamais dit que nous sommes « LA » solution mais bien que nous sommes un outil supplémentaire. Le problème est tellement vaste que ce serait incohérent de prétendre vouloir tout résoudre ».

 

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