mercredi 13 novembre 2013

L’échec scolaire coûte 416,7 millions d’euros par an à la Communauté française


Le Soir

Bien que le retard scolaire reste préoccupant, le taux de redoublement a légèrement diminué dans l’enseignement primaire et l’enseignement secondaire, ressort-il des Indicateurs de l’enseignement 2013. Un redoublement qui a un coût exorbitant : 416,7 millions d’euros par an, soit près de 11 % du budget de la Communauté française.



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

SUPPRIMER LE REDOUBLEMENT ?

Encore un article bloqué. Tant pis. L’essentiel est dit.« Supprimer le redoublement c’est gagner 11% du budget ». En Finlande le redoublement n’existe pas et l’eneignement est plus performant qu’en Wallo Brux.

Mais que faire des 11%  du budget ainsi épargnés ? Investir dans la remédiation? dans la formation continuée des enseignants ? dans les soft skills dont parle le recteur Bernard Rentier ?

Que de pistes jamais envisagées par paresse intellectuelle et pire, par pur conservatisme routinier ?

Il y a, du reste, d’autres économies possibles telles que celles générées par la suppression des réseaux d’enseignements concurrents au profit d’un réseau unique comme le suggère également Bernard Rentier. « Je ne veux pas déterrer la hache de guerre de 1959. Mais il faut revoir la structure du paysage scolaire. Je ne trouve pas normal que des institutions publiques comme la mienne doivent se plier à une série de contrôles alors que les autres ne doivent rien justifier alors qu’elles reçoivent le même argent public. »

Quand l’argent vient à manquer on fait flèche de tout bois, quitte à déterrer la hache de guerre.

Et surtout quels sont les chefs sioux qui briseront demain une lance en faveur du réseau catho depuis que le PSC est devenu un simple CDh? Le MR peut être ? Ce serait un test excellent pour voir de quel côté sont les bleus, de l’officiel ou du libre ?

MG



BERNARD RENTIER : "IL FAUT REVOIR LA STRUCTURE DU PAYSAGE SCOLAIRE"

Le Vif (extraits)



Bernard Rentier, le recteur de l’Université de Liège en poste jusqu’au printemps prochain, plaide pour un réexamen du pacte scolaire de 1959…

LE VIF/L’EXPRESS : LORS DE VOTRE DERNIER DISCOURS DE RENTRÉE, VOUS AVEZ DIT VOULOIR USER DE VOTRE LIBERTÉ D’EXPRESSION ET AVEZ PLAIDÉ POUR L’INSTAURATION D’UN TEST D’ENTRÉE À L’UNIVERSITÉ.

BERNARD RENTIER : Je ne veux pas installer de barrières à l’entrée. Mais 60 % des étudiants vont au casse-pipe en 1er bachelier. Il est inacceptable de ne pas agir. Bien sûr, il y a des touristes qui n’ont rien à faire à l’université et qui coûtent cher à tout le monde. Mais il y a aussi ceux qui ne sont pas bien préparés et qui auraient besoin d’un accompagnement particulier.

Et de proposer une formation qui serait centrée sur l’apprentissage de l’autonomie, du respect des délais, de l’organisation… Bref, tous ces soft skills indispensables qui ne sont pas forcément enseignés en secondaire.

 Ces soft skills ne sont pas inculqués dans l’enseignement secondaire,

 

VOUS PLAIDEZ POUR UN REFINANCEMENT DE L’ENSEIGNEMENT UN VŒU PIEUX ?

 Actuellement, on dédouble tous les moyens entre l’enseignement libre et officiel. Ce n’est pas normal. C’est du gaspillage maximal de l’argent public ! Il serait temps d’y remédier.


VOILÀ QUI FERA PLAISIR AUX SIGNATAIRES DU PACTE SCOLAIRE…

Je ne veux pas déterrer la hache de guerre de 1959. Mais il faut revoir la structure du paysage scolaire. Je ne trouve pas normal que des institutions publiques comme la mienne doivent se plier à une série de contrôles alors que les autres ne doivent rien justifier alors qu’elles reçoivent le même argent public.

 

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