mardi 19 novembre 2013

Racisme : l’heure du sursaut

 Alice GÉRAUD et Laure BRETTON  Libération



Après les insultes visant Christiane Taubira, dont la une de «Minute», les initiatives citoyennes se multiplient.

Son «sursaut républicain» a commencé devant la télé. LoreleïMirot, étudiante en sciences politiques à Paris, regarde les cérémonies du 11 Novembre. Elle entend les sifflets face au chef de l’Etat, parle d’un «déclic». Et décide de lancer une page Facebook appelant à «une marche des républicains» le 8 décembre. Au même moment, à Grenoble, un autre étudiant en sciences politiques crée un compte Twitter Marche des républicains.

Tous deux sont militants PS. Ce qui leur vaut depuis le soupçon de manœuvrer pour leur parti. Loreleï Mirot, assistante parlementaire stagiaire du député socialiste YannGalut, s’en défend mordicus. «C’est vraiment parti de jeunes comme nous. On tient d’ailleurs à ce que ce soit un événement qui rassemble tous les partis républicains», explique-t-elle. Hier soir, ces jeunes militants se retrouvaient dans un café à Paris pour déterminer comment gérer la suite. En quelques jours, leur page Facebook s’est enrichie de plus de 6 500 «likes» révélant un engouement, y compris politique, qu’ils n’avaient pas anticipé.

Au gouvernement, tout en approuvant la démarche, on marche sur des œufs avec cette marche des républicains. Au plus bas dans les sondages, alors que la majorité doute, pas question de prendre le risque, en plus, d’être accusé de récupération. «Le droit à manifester est fondamental et c’est toujours utile d’entendre une forme de sursaut républicain et un rappel des fondamentaux, qui font le vivre-ensemble», a slalomé hier la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem.

Indifférence. La une raciste de Minute mardi, titrant «Maligne comme un singe, Taubira retrouve la banane», a fait passer le sursaut dans une autre dimension. Des propos «d’une extrême violence» qui «prétendent m’expulser de la famille humaine, dénient mon appartenance à l’espèce humaine», a réagi hier soir la ministre de la Justice sur France 2. Fin octobre, alors que les cris d’une enfant à l’encontre de la garde des Sceaux en marge d’un déplacement à Angers - «La guenon, mange ta banane» - avaient suscité d’assez molles réactions politiques,Steevy Gustave, élu socialiste de Brétigny-sur-Orge (Essonne), lançait une pétition contre le racisme. Celle-ci végétait dans l’indifférence générale alors même que Christiane Taubira dénonçait dans Libération des réactions pas «à la mesure». Intitulée «France, ressaisis-toi», la pétition a connu un succès subit ces derniers jours. Hier soir, elle frisait les 44 000 signataires et elle est désormais relayée par SOS Racisme. Les initiatives se multiplient. Aujourd’hui, un rassemblement à Bordeaux. Hier, le directeur de Mediapart,Edwy Plenel, qui appelait à une marche le 3 décembre, date anniversaire de la marche pour l’égalité et contre le racisme de 1983.

 

Contre-offensive. Ces «sursauts républicains» surviennent à point nommé pour un exécutif qui peine à trouver la formule pour marquer les trente ans de la «marche des Beurs». Après le silence entourant les premières attaques racistes contre la garde des Sceaux, le Premier ministre ne lésine pas depuis quarante-huit heures sur la contre-offensive, judiciaire et politique. «Quand on s’attaque à Christiane Taubira, c’est sûrement une blessure personnelle, mais c’est aussi une fonction que l’on attaque et c’est la République que l’on abîme», a dit hier Jean-Marc Ayrault à l’Assemblée.

Alice GÉRAUD et Laure BRETTON

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

SURSAUT ETHIQUE


Taubira, c’est certain, aime la provocation.

Il n’empêche qu’un sursaut républicain était nécessaire pour laver l’affront qu’elle a subi.

Tout ceci est un puissant écran de fumée pour masquer le manque de punch de l’équipe Hollande.

En vérité nous assistons à une crise de régime de la V èmerépublique.

Sarko et Hollande l’hyper et l’hypo président ont échoué l’un et l’autre face à la crise socio-économique qui tétanise la société française et décrédibilise le politique. Marine Le Pen apparaît désormais comme un recours possible, comme Hitler avant les élections de 1933.

C’est insupportable !

Il semble bien que l’Europe doive faire les frais de ce dérapage français.

En effet, aux élections européennes, les Français vont voter massivement FN et les Néerlandais pour l’islamophobe Wilders son nouvel allié. La N-VA dépassera les 30% aux européennes, cela ne fait aucun doute. La fraction eurosceptique risque de gonfler au sein du parlement européen.

Le fédéraliste européen Verhofstadt a été vicieusement attaqué aux Pays-Bas par son allié libéral, nous en avons parlé.  Les fédéralistes européens n’ont pas le vent en poupe, c’est le moins qu’on puisse dire et c’est vraiment préoccupant.

Ce qui manque : un immense sursaut éthique européen.

On lira en annexe l’attaque frontale menée par la NVA contre le volontarisme européen de Guy Verhofstadt.

En fait la N-VA défend une vision confédéraliste de l’Europe et veut faire de la Belgique une mini Europe non fédérale.

Verhofstadt veut l’inverse.

MG



 GUY VERHOFSTADT IN OUTER SPACE

De Standaard



Een staking in Santa Monica, Californië. De VS zijn dan weleen politieke unie, maar niet vrij van problemenFoto: MarioAnzuoni/reuters 


Het pleidooi van Guy Verhofstadt voor een Europa naarAmerikaans model is alvast bij Mark Demesmaeker op eenkoude steen gevallenEen politieke unie is helemaal geengarantie om crisissen te vermijdenwas het niet in diezelfdeVS dat de desastreuze huizenmarktzeepbel is ontstaan?

WieEuropees parlementslid voor de N-VA.

Wat? Verhofstadts idee van Europa gooit de kerngedachte van 28 samenwerkende landen overboord en kiest voor een top-down uniewaar lidstaten nauwelijks nog meetellen.


Guy Verhofstadt is ervan overtuigd dat een Verenigde Staten van Europa naar Amerikaans model een must is en hétantwoord op de eurocrisis. De realiteit is echter verafzowelinhoudelijk als politiek.

Verhofstadts voluntarisme is grenzeloosdat is bekendDatblijkt ook uit de Toekomstverklaring van Open VLD, waar hijduidelijk de pen mee vasthield: ‘We kiezen [...] resoluut voorméér Europa en een steeds hechtere UnieWij bouwen [...]een hechte federatie met een eigen GrondwetIn de Verenigde Staten van Europa verkiezen we de Europese regeringsleiderrechtstreeks. De andere regeringsleden worden voorgedragendoor die regeringsleider en bevestigd (sic) door het Europees Parlement.’

 

De Europese politieke unie zal top-down zijn, of niet zijn.Lidstaten worden kaltgestellt, de Commissie vervangen dooreen regering met een door een soeverein Europees volkverkozen opperpremierDe Europese kerngedachte dat 28landen grensoverschrijdend samenwerken ingemeenschappelijke instellingenbelandt in de vuilnisbak.Niet voor niets bestempelen collega’s de liberale numero unoin het Europees Parlementschamperend als ‘EU-nationalistbij uitstek’. Niveaus waar Verhofstadt zich als politicusophoudtmoeten steeds meer te zeggen krijgenHet is de rodedraad in zijn politieke carrière. De functie maakt de man.

1. Dat betekent dat Europa vanaf morgen politiek één moetzijn, dit is dé waarborg om economische crises te vermijden. Om zijn betoog inhoudelijk te stavenverwijst Verhofstadtallereerst naar de ‘rechtse’ Alan Greenspan, vroegere topmanvan de Fed (de Amerikaanse centrale bank), die vreest dat de euro verdwijnt indien Europa zich niet snel tot een politieke unie omvormtVreemd toch dat dezelfde Greenspan met zijnexpansief monetair beleid in de nasleep van de crisis in 2001 de nodige brandstof heeft gegeven aan de Amerikaanse huizenmarktzeepbelhet startschot voor de huidige economische malaise. Of hoe het bestaan van een politiekeunie op zich geen garantie is voor goed economisch bestuur.

 

2. Verhofstadts bewering dat de ‘princiepsbeslissing’ van 1789economisch orde op zaken stelde in het toenmalige Amerika,is te kort door de bochtDe Fed werd pas zo’n 125 jaar lateropgericht (in 1913, na de financieel-economische crisis van 1907). De EU bestaat nog maar 61 jaar, de ECB sinds 1998. Om maar te zeggen dat Verhofstadt appelen en perenvergelijkthet DNA-profiel van ‘Washington’ en ‘Brussel’ iscompleet verschillendBovendien is het maar de vraag of depolitieke unie van Uncle Sam ons ‘supervoorbeeld’ moet zijn:ook daar gaan staten failliet (Californië), is dewerkloosheidsgraad historisch hoog, en explodeert deschuldgraad (meer dan 16.000 miljard dollar).

 

3. In Europa laat Spanje ondertussen de recessie achter zich. Dit zonder politieke unie, maar wel met de steun van EuropesehulpfondsenStilaan nemen de zuidelijke landen dus structurele maatregelen die de concurrentiekracht aanwakkeren. Landen als België en Frankrijk laten dat na, en trappelen ter plaatseZij worden door ratingagentschappen verder afgewaardeerdzoals Frankrijk vorige week (DS 9november). In beschouwingen over een begrotingsunie voor de eurozone is overigens het eerste element dat het IMF steeds aanhaalt de begrotingsdiscipline in de lidstatenZonder verkrijg je niet de nodige structurele hervormingen en zijn verdere maatregelen een druppel op een hete plaat.

 

Ook politiek zit Verhofstadt ver af van de eigen liberale familie. ‘De tijd van een ever closer Union is definitiefvoorbij’, liet de Nederlandse premier Mark Rutte in juniweten. ‘Een soberder Brussel dat zich concentreert op de kerntaken’, benadrukt ook zijn partij, de VVD – lid van de Europese liberale fractie onder leiding van, jawelVerhofstadt– in haar Europees verkiezingsprogramma voor 2014. Oud-EU-commissaris Frits Bolkestein boorde deze week Verhofstadts superstaat helemaal de grond in. Volgens de éminence grise van de VVD ‘blaft Verhofstadt met zijn eurofederalisme tegen de maan’. Of zoals ‘Europees president’ Herman Van Rompuy vorige week in de wandelgangen van het Europees halfrond zei: ‘Eurofundamentalisme is even gevaarlijk als euroscepticisme.’

 

Wie Europa een warm hart toedraagtgaat voor haalbare en realistische oplossingengeen utopieën. Europese samenwerking is steeds een stelselmatig proces geweest, vanonderuitomdat Europa een hedendaags confederalisme is van lidstaten die vrijwillig iets opbouwenEuropa biedt daardoor ook politiekeeconomische en sociale kansen. Die moeten we grijpenDaar hebben we Verhofstadts sturm und drang niet voor nodiglaat staan zijn Europese staat.

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