dimanche 1 décembre 2013

40 kerken in Vlaanderen met sluiting bedreigd




De komende jaren zullen er tientallen parochiekerken in Vlaanderen de deuren sluitengesloopt worden of een anderebestemming krijgen. Dat blijkt uit een bevraging van Vlaamsminister Geert Bourgeois (N-VA) bij alle kerkbesturen,waarover De Standaard vandaag bericht.

Al jarenlang lopen de 1.800 parochiekerken in Vlaanderenleeg. Nog maar 5 procent van de Vlamingen gaat wekelijksnaar de kerk. "Omdat dat aantal in de toekomst nog meer zaldalenvrezen we dat veel kerken op termijn leeg komen testaan. En dat willen we absoluut vermijden, want leegstandwerkt verval in de hand", aldus Vlaams minister vanBinnenlands Bestuur Geert Bourgeois (NVA).

De minister vroeg aan alle kerkbesturen een meerjarenplan opte stellenUit de bevraging blijkt dat heel binnenkort twaalfkerken in Vlaanderen de deur sluiten. Voor in totaal veertigkerken wordt die optie dan weer zeer ernstig overwogenOokgeven 41 kerkfabrieken aan dat ze hun kerk in grote mate gaanopenstellen voor andere activiteiten. Die optie wordt door 90kerkbesturen zeer ernstig overwogenHet is daarnaast nietuitgesloten dat er kerken gesloopt wordenzolang ze niet alsmonument erkend zijn.

 

Bourgeois stelt hij subsidies ter beschikking om de kerkenopen te stellen voor andere activiteiten. "Want ik wil absoluutvermijden dat ons kerkpatrimonium verkommert doordat hetgebouw niet of nog amper wordt gebruikt voor erediensten."

 

BEPERKINGEN

De Bisschoppenconferentie van België begrijpt dat hetonmogelijk is om alle kerken te behouden, maar oordeelt datniet iedere nevenactiviteit kan. "Er zal telkens moeten wordennagegaan of die nevenactiviteit verzoenbaar is met deblijvende bestemming van het gebouw voor de rooms-katholieke eredienst", klinkt het.

 

Daarnaast zullen er over enkele jaren ook nog maximaal 400parochies zijn. Er zijn namelijk te weinig pastoors en teweinig gelovigen voor alle kerkenwaardoor de momenteel1.800 parochies zich genoodzaakt zien samen te smelten.

 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

RESISTER A L’ISLAMISME


LEurope se sécularise à grands pas, ses églises se vident avant d’être transformées en centres de séminaires, en librairies, voire en night clubs, tandis que les garages désaffectés sont transformés en mosquées de quartier où pratiquent des imams quelquefois franchement douteux, car gagnés aux thèses de l’islamisme.

Faut-il transformer les églises désaffectées en mosquées ?

Il y en aurait une quarantaine en Flandre susceptibles d’être désacralisées et 1800 en attente du même sort.

Pourquoi pas? Mais à la seule condition que les imams soient formés sérieusement dans nos universités (on est très loin du compte) pour éviter que le salafisme et autres formes d’islamisme ne se répandent comme une trainée de poudre chez nous.

Je ne cesse de le répéter, la grande question est de savoir, comme le disait le grand islamologue, feu Mohammed Arkoun(prof en Sorbonne), si on va assister à la modernisation de l’islam ou à l’islamisation de la modernité.

C’est loin, très loin d’être gagné !

Et cela prend une très mauvaise tournure quand s’écroulent les Twin Towers de NY ou que des gamins sunnites nés ici s’en vont casser du chiite en Syrie ou qu’on jette des têtes de porc dans les mosquées maculées de croix gammées. Cela veut dire que l’islamisme progresse.

Nous avons connu en Europe deux siècles dramatiques de guerres de religions ( 16eme et 17ème siècles), particulièrement sous l’occupation espagnole et les guerre d’indépendance des Pays-Bas dont sortit la première république des temps modernes. Cela risque de recommencer.

L’islam tarde à faire,à son tour, sa Réforme. La fera-il jamais ?

L’islam comporte un pôle éthique extrêmement séduisant (Bel Agir et voie de rectitude, l’intériorité, la pensée ouverte) lequel semble volontairement anémié et mis sous le boisseau par le courant fondamentaliste militant et de plus en plus agressif qui prône la charia en refusant la démocratie pluraliste et l’égalité homme femme. C’est extrêmement préoccupant.

Il y a évidemment quelques exceptions, dont Rachid Benzine qui privilégie évidemment la voie éthique. Mais elles sont infiniment trop rares à notre goût.

Que nous apprend Benzine : « L’islam, comme toute religion comporte trois pôles: un pôle identitaire, un pôle cognitif et un pôle éthique. Or, avec la mondialisation, c’est l’islam comme identité qui gagne en puissance, au détriment de l’islam comme vérité existentielle. Cette religion identitaire passe par des marqueurs, principalement vestimentaires. Il n’y a plus d’intériorité. L’islam devient un rempart pour un groupe qui se croit menacé et qui parfois, par ses excès vestimentaires et alimentaires, peut se révéler menaçant pour l’espace public. »

Le militantisme islamiste se montre en effet de plus en plus agressif et triomphaliste. Il rallie à sa cause tous les paumés d’Europe et de l’univers à qui il ouvre largement les bras. Et il y en a des paumés !

L’islamisme salafiste combien de divisions ?  De plus en plus, assurément !

Et l’islam libéral, modéré, européen, démocratique, progressiste ? A quelques rares exceptions, il se tait, il se terre dans l’anonymat redoutant l’hostilité brutale des islamistes de terrain, admirablement organisés et très présents sur internet.

Les démocrates partisans d’un dialogue interculturel et interconvictionnel attendent avec impatience qu’à une dynamique du choc des convictions (Huntington) se substitue une dynamique volontariste de dialogue civilisationnel.

Mais ce dialogue ne semble absolument pas intéresser nos partis politiques belges qui ont choisi de braconner les terres communautaristes en désignant sur leurs listes des candidats douteux, issus de l’immigration, dans le seul dessein de faire beaucoup de voix. Oui, nous l’avons dit et répété, mais il faut enfoncer le clou.

Qu’on ne leur parle surtout pas - à nos partis-  d’interculturel et d’islam des lumières, qu’ils regardent comme non ou peu représentatif. De fait ce courant est minoritaire, mais l’ignorer c’est renforcer les courant islamiste qui nous promet sans nous le cacher un avenir totalitaire bien plus terrifiant que tout ce que nous avons connu au XXème siècle. 

Seule une mobilisation européenne hardie en faveur des valeurs laïques et du pluralisme peut opposer un rempart à la flambée d’islamisme conquérante qui déferle sur le monde et menace notre civilisation.   


« J’ai constaté que les gens, musulmans ou non, croyants ou non, ne savent pas exactement ce qu’est le Coran. La plupart des musulmans le lisent à partir de la tradition islamique, soit les hadiths et la Sunna, qui sont une élaboration tardive datant du IXe siècle de l’ère commune. »« L’islam historique a du mal à se confronter à la modernité intellectuelle. » « L’islam devient un rempart pour un groupe qui se croit menacé et qui parfois, par ses excès vestimentaires et alimentaires, peut se révéler menaçant pour l’espace public. »   (Rachid Benzine)


Il est urgent de prendre lucidement conscience du problème, en tant que citoyen soucieux de la préservation de nos droits démocratiques. La démocratie a mis le genou à terre en Russie sous Staline, en Allemagne sous Hitler. Et voici qu’elle est menacée une troisième fois par une montée « résistible », encore résistible de l’islamisme.  

MG




LE CORAN EXPLIQUÉ AU JEUNES (SaphirNews.com)

“...Expliquer le Coran n’est pas chose facile pour un musulman. Un théorème de mathématique ou une règle de grammaire, c’est possible. C’est analytique, cela passe par l’intellect. Mais le Coran, une Parole que l’on aborde par le cœur, que l’on vénère et que l’on récite chaque jour au point de faire corps avec : comment s’en détacher, pour le rationaliser, afin de l’expliquer à un jeune ? Ce nouveau livre de Rachid Benzine propose une voie intéressante.  Le Coran expliqué aux jeunes n’est pas un « Tafsir spécial jeunes ». Les versets ne sont pas cités et commentés l’un à la suite de l’autre. Il n’est pas non plus un « catéchisme musulman » avec une taxonomie du Coran pour en faire un « savoir enseignable ». L’auteur entre dans son sujet par la porte du dialogue : question-réponse. Une question ordinaire de jeune, une réponse savante d’adulte. C’est l’un des beaux mérites de ce petit livre. Car le musulman appréhende le Coran, souvent inconsciemment, selon les préceptes de son école juridique. Avec un peu de culture, il apprend les interprétations des autres écoles. Mais qu’en est-il du discours pédagogique sur ce Livre ? Le discours qui donne du sens au Coran, que l’on soit musulman ou non ? En 196 pages, l’auteur nous en propose un morceau choisi, à partir de questions qui semblent anodines mais qui ne manquent pas de pertinence. La nature de la prophétie, le statut du discours, le rapport entre le Coran-livre et le Coran-Parole de Dieu, mais aussi l’influence du contexte sur la forme, sur le message du Coran, etc. Les jeunes ont besoin de réponses honnêtes et de réponses complètes. L’auteur est un scientifique. Il est aussi musulman. L’analyse scientifique coïncide parfois avec le discours de la tradition musulmane. Les deux peuvent diverger tout en se complétant. Et, bien entendu, science et tradition peuvent se contredire. Rachid Benzine ne fait pas d’impasse. On retrouve ainsi, au détour de quelques passages, le Rachid Benzine qui déstabilise par son approche scientifique de nos données traditionnelles. Cet enseignement de base que le musulman reçoit dans sa jeunesse, lisse et bien trop savoureux pour être remis en question. En sniper aguerri, l’intellectuel pointe le viseur sur ces idées reçues et appuie sur la gâchette, sans trembler. Il s’attend à une volée de bois vert. Mais il a prévu le coup : «J’suis pas là pour leur dire ce qu’ils veulent entendre », annonce-t-il, en citant Kery James.  Les choses sont ainsi faites : la rationalité scientifique appliquée aux traditions religieuses ne fait pas toujours plaisir. En cela, le musulman a du retard sur le chrétien et le juif. Et il faudra du temps à certains pour accueillir ce discours. Mais, face à une certaine littérature qui prétend magnifier le Coran en le classant hors temps, hors espace, hors Histoire et hors culture, on se dit qu’un peu d’analyse critique ne peut que faire du bien à notre intelligence qui reste malheureusement humaine.  (L’article dans son intégralité ICI)



   LE CORAN RELU ET EXPLIQUÉ        

    par Antoine Menusier




Dans un livre sans prêchi-prêcha, l’islamologue Rachid Benzine revisite, à l’intention des jeunes et des moins jeunes, le texte sacré des musulmans. Il éclaire des questions comme la violence ou les droits des femmes.

Tel un restaurateur de tableaux, Rachid Benzine, chercheur à l’Observatoire du religieux de l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence, nettoie le Coran pour en présenter une image qui se veut la plus nette possible, sans rien asséner toutefois. Il utilise pour cela les instruments des sciences humaines, rompant ainsi avec une approche purement religieuse du livre sacré des musulmans. Fait de questions naïves et de réponses à vocation pédagogique, son Coran expliqué aux jeunes est une entreprise salutaire dans un environnement crispé.

A QUEL BESOIN RÉPOND VOTRE LIVRE?

Rachid Benzine: J’ai constaté que les gens, musulmans ou non, croyants ou non, ne savent pas exactement ce qu’est le Coran. La plupart des musulmans le lisent à partir de la tradition islamique, soit les hadiths et la Sunna, qui sont une élaboration tardive datant du IXe siècle de l’ère commune (ou chrétienne, ndlr). Alors que le Coran est censé être révélé entre 610 et 632, entre La Mecque et Médine. Nous avons affaire à une histoire de salut, à une histoire confessante. Autrement dit, en désislamisant l’histoire, on découvre un récit coranique un peu différent de celui rapporté par la tradition islamique.

COMMENT VOTRE LIVRE A-T-IL ÉTÉ REÇU, EN FRANCE, PAR LES INSTANCES REPRÉSENTATIVES DE L’ISLAM, OÙ PRÉVAUT UN ISLAM PLUTÔT CONSERVATEUR?

Certaines personnes ne comprennent pas mon travail. L’analyse du discours, l’approche historique des textes n’entrent pas dans leur domaine. Pour eux et dans le contexte actuel d’islamophobie, toute lecture qui ne s’inscrit pas dans la répétition de la tradition islamique est quelque part douteuse, voire constitue une attaque de l’islam. Ce qui bien sûr, pour moi, n’est pas le cas. On peut croire en Dieu, sans croire pour autant que les choses se sont passées comme on nous les a racontées.

COMMENT QUALIFIERIEZ-VOUS CE QUI EST FORMULÉ PAR LE PLUS GRAND NOMBRE ?

C’est une approche souvent piétiste, parfois mutilante, en ce qu’elle sacralise une partie de la tradition au détriment d’autres. Or dans la tradition, il y a des audaces très intéressantes, à l’époque de l’islam classique, entre le VIIe et le XIIIe siècle.

Aujourd’hui, nous assistons à un appauvrissement de la tradition islamique, la plupart des croyants n’y ont plus accès et bricolent leur religiosité avec des bouts de croyances dénués de toute inquiétude critique ou théologique. Il y a un hiatus entre l’approche historique enseignée dans le monde académique français, allemand et anglo-saxon, et ce qui continue d’être véhiculé dans les médias, les mosquées ou les formations classiques à la théologie musulmane.

QUEL PUBLIC CIBLE VISE VOTRE OUVRAGE?

Les jeunes, bien sûr: j’aurais aimé lire ce livre quand j’avais 15 ans et ne trouvais personne qui puisse répondre à mes questions dans un souci d’exigence. Mais en fait, je m’adresse à tous: chacun se rendra compte que ce qui paraît évident ne l’est pas du tout, et que le Coran reste largement impensé. Mon livre s’adresse en particulier aux musulmans qui recherchent une intelligence de la foi sans qu’ils aient à nier leurs propres traditions.

QU’EST-CE QUI FAIT DÉFAUT, AUJOURD’HUI, DANS LA TRANSMISSION DE LA PAROLE CORANIQUE?

On est face à une triple crise. L’islam contemporain ignore totalement la Bible alors que le Coran ne cesse, justement, de faire référence aux figures bibliques, juives, chrétiennes; et plus grave, ignore les révolutions qu’il y a eu dans les études bibliques ces cent cinquante dernières années. Deuxième élément, l’islam actuel a rompu avec sa propre tradition classique. Enfin, l’islam historique a du mal à se confronter à la modernité intellectuelle.

QUELLES EN SONT LES CONSÉQUENCES?

L’islam, comme toute religion comporte trois pôles: un pôle identitaire, un pôle cognitif et un pôle éthique. Or, avec la mondialisation, c’est l’islam comme identité qui gagne en puissance, au détriment de l’islam comme vérité existentielle. Cette religion identitaire passe par des marqueurs, principalement vestimentaires. Il n’y a plus d’intériorité. L’islam devient un rempart pour un groupe qui se croit menacé et qui parfois, par ses excès vestimentaires et alimentaires, peut se révéler menaçant pour l’espace public.  

 

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