vendredi 20 décembre 2013

Des "Plaisirs" peu à leur place


CHRISTIAN LAPORTE



Le Quartier des Arts déplore l’utilisation malvenue de la place des Palais.

Habituellement, Georges Jacobs et ses amis de l’ASBL Quartier des Arts utilisent un vocabulaire choisi, d’une rare civilité mais "trop is te veel" ! C’est donc de… "brol" qu’ils parlent dans une prise de position très "hard" à propos de l’implantation sur la place des Palais à partir de ce vendredi et jusqu’au 9 février d’une tour en acier de 85 m de hauteur et de plusieurs pavillons préfabriqués de 1 000 m². Leur usage respectif ? D’une part, un "BrusselsSkyliner" permettant d’embrasser la ville à 70 m d’altitude, de l’autre, "BrusselsIce Magic" qui exposera des héros de BD sculptés dans la glace… Une double belle animation touristique et festive s’il en est mais dont l’implantation pose réellement question…

 

"On peut déjà admirer ces installations sur la place ceinturée par des centaines de traffic blocks en plastique rouge et blanc" , notent, amers, les défenseurs du quartier. D’autant plus que pour la Ville et "Visit Brussels", "la superficie de 2,5 ha de la place semble être le seul intérêt pour accueillir l’extension des "Plaisirs d’Hiver" sans un fifrelin de respect pour le cadre dans lequel ils vont se dérouler" .

 

Pour le Quartier des Arts, "ils ne peuvent pas se tenir en faisant abstraction de toute considération symbolique, architecturale ou environnementale liée au lieu. Car le Palais comme le Parlement ou le palais de justice sont des représentations symboliques de l’Etat qui s’est manifesté avec monumentalité dans les pierres".

 

Et de constater que "ni l’Elysée, ni Buckingham Palace, ni la Maison-Blanche ne risquent d’être confrontés à un voisinage forain pareil" . Qui plus est, la présence de ces attractions ira jusqu’à perturber des activités du Palais comme la remise des lettres de créance des ambassadeurs : l’Escorte royale ne pourra pas y accéder. Sans parler de la cérémonie des vœux du Roi aux autorités du pays, fin janvier lorsqu’elle accueille les voitures des invités. Le plus étonnant est que les organisateurs des festivités n’aient pas cru utile de contacter le Palais au préalable…

 

Ecoutons encore les amoureux du patrimoine : "La place des Palais a été créée en 1904 pour créer le recul nécessaire pour mettre en valeur le Palais royal, œuvre de l’architecte Balat, et pour permettre la tenue de cérémonies officielles liées à l’existence de l’Etat. L’architecture officielle du Palais est indissociable de la qualité de l’esplanade qui le précède." Inutile de préciser que "la médiocrité et la laideur des baraquements préfabriqués, de la tour de 80 m, destraffic blocks en plastique rouge, des barrières Heras, des générateurs et autres camions qui occuperont la place des Palais durant plus de deux mois est incompatible avec le contexte architectural du Palais et du parc" . Mieux, Jacobs et l’ASBL déplorent que "sous un vernis touristique et culturel, ces activités sont strictement commerciales, et on peut s’interroger sur l’opportunité de privatiser durant deux mois ce lieu symbolique de notre pays".

 

Si chez "Visit Brussels", on défend l’installation sans état d’âme, constatant au contraire que ces attractions contribueront au succès de Bruxelles, le nouveau bourgmestre, Yvan Mayeur, a admis que l’endroit n’était pas le plus idéal. Mais comme tout est en place, pas question de revenir en arrière sur une décision de son prédécesseur. Reste que le dialogue devrait être possible d’autant plus que l’endroit est aussi souvent envahi par des concerts et autres activités à visées lucratives…

 

Allez, en 2014, si on "remet ça", ce ne sera plus au même endroit et on se concertera…




COMMENTAIRE DE DIVERCITY

DU THIELEMANS PUR JUS


L’extension prise par les Plaisirs d’Hiver est complètement disproportionnée. Thielemans utilise (utilisait) la ville comme un énorme gadget électoral bas de gamme, une kermesse aux boudins prolongée qui rend le centre quasiment inaccessible.

Samedi dernier, en rentrant d’Anvers( qui depuis Janssens bénéficie d’une gouvernance exemplaire que Bart De Wever n’a pas encore réussi à démanteler malgré diverses initiatives intempestives) je ne suis pas parvenu à pénétrer dans la ville, complètement bloquée par des milliers de bagnoles cherchant désespérément une place de parking. Quel contraste avec la métropole flamande, noire de monde, flamboyante et festive en cette pré-période de réjouissances.

D’accord à cent % avec Bruxelles-les-Bains qui ne perturbe en rien la mobilité ni la quiétude des riverains puisqu’il n’y en a point à cet endroit. En revanche les animations d’hiver à la Thielemans dénaturent complètement le centre historique de notre capitale.

On voudrait saloper son image internationale qu’on ne ferait pas mieux.

Dans son éditorial de ce jour, Yves Desmedt pose les bonnes questions en élargissant ce débat. Il s’étonne en effet du non écho populaire que rencontre l’approbation par les Chambres du deuxième volet de la 6e réforme de l'Etat qui redessine le paysage institutionnel de notre pays.

Di Rupo: "cette réforme historique concrétise le déplacement du centre de gravité" Elle entrera en vigueur au 1er juillet 2014" 

"Le vote final permet aux Régions et aux Communautés de préparer les politiques qu'elles mèneront suite à l'accueil de leurs nouvelles compétences. »

Pas de manifestations d’approbation dans les rues, pas d’explosion de joie pour fêter cet immense événement aussi important que la révolution de 1830 tandis que 10.000 grévistes bloquent Bruxelles et que les pompiers font des flambées devant le Parlement de la Nation. Que d’énergie dépensée pour en arriver là. Tout se passe dans la plus grande indifférence des citoyens de ce pays. C’est consternant. A croire que la seule chose qui intéresse ce peuple de veaux que sont les Bruxellois, c’est le kitch de Noël qui transforme leur ville en un souk où on leur vend à prix d’or du bucht, du brol et de la futilité.    « En dus blijft het zoekentelkens weer. Niet naar wat echt belangrijk ismaar naar de belofte die de meeste van de grillige en wispelturige kiezers zal verleidenOok al blijkt die belofte achteraf absoluut niet zo belangrijk te zijn geweest. »

C’est bien vu ! Le grand public des électeurs, de plus en plus versatile se laisse mener du bout du nez comme le troupeau de moutons de Panurge du le joueur de flûte de Hamelin. De Wever a compris cela mieux que personne et en tire un parti évident.

MG



IS ER NIET GIGANTISCH VEEL ENERGIE BESTEED AAN WAT NIET MEER WAS DAN POLITIEK-ELECTORALE STRATEGIE?


DM STANDPUNT

Ondertussen is het bewuste kiesarrondissement gesplitst. In alle stilte overigens, plots leek het er toch niet meer zo erg toe te doen.

 

Het kan zijn dat we ze ergens onderweg gemist hebben, maar nergens hebbenwe gisteren uitgelaten menigtes opgemerkt, en al evenmin spandoeken om dezehistorische dag te vierenNergens werden vlaggen uitgestokenklokken geluid, parades gehoudenweerklonk zelfs maar enig gejuich.

 

Eigenaardig, want wie er de kranten van grofweg de afgelopen vijf jaar opnakijktmoet daarna wel tot het besluit komen dat er eigenlijk maar twee dingenwaren die dit land regelrecht naar de afgrond voerden. Het onaanvaardbaregegeven dat een kiesarrondissement niet gesplitst was, en daarnaast de tergendebelediging voor Vlaanderen dat iedere staatshervorming maar niet verdergeraakte.

 

Daar werden urenzoniet dagen zendtijd aan besteeddaar stonden deverkiezingscampagnes zo goed als uitsluitend in het teken van, daar werd eenwereldrecord regeringsvormen voor gebrokenMeer Vlaanderen dankzij vijfminuten politieke moed, u herinnert het zich misschien nog wel. Zo belangrijk,om niet te zeggen existentieel voor onze vaderlandse politiek waren deze tweeonderwerpen geworden.

 

Ondertussen is het bewuste kiesarrondissement gesplitst. In alle stilte overigens, plots leek het er toch niet meer zo erg toe te doen. En gisteren was eenzelfde lotbeschoren voor een staatshervorming die liefst twintig miljard aanbevoegdheden overhevelde naar gewesten en gemeenschappenToch een bedragdat Jan Becaus als "geen kattenpiszou omschrijven. Maar kijkwederomverliep deze enorme transitie onder de grootst mogelijke desinteresseterwijl zejarenlang toch het alfa en omega van de politieke wereld was.

 

RAAR IS DAT.

 

Want wil het eigenlijk niet zeggen dat gigantisch veel politieke energie isbesteed - we zijn zo vriendelijk het woord verspild te vermijden - aan wat na al die jaren niet veel meer is geweest dan een bruikbare politiek-electorale strategievan sommigenWil het eigenlijk niet zeggen dat daardoor echtesamenlevingsproblemen rond vergrijzingconcurrentiekracht,inkomensongelijkheid en armoedemigratie en mobiliteit al die jaren veel testiefmoederlijk zijn behandeld?

 

EIGENLIJK WEL.

 

Maar politiek is een zero-sum game, waar alleen kan gewonnen worden dankzijhet verlies van een anderEn dus blijft het zoekentelkens weer. Niet naar watecht belangrijk is, maar naar de belofte die de meeste van de grillige enwispelturige kiezers zal verleidenOok al blijkt die belofte achteraf absoluut nietzo belangrijk te zijn geweest.

 

Yves Desmet

Hoofdredacteur

 

 

 

 

 

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