vendredi 13 décembre 2013

"Mon fils a été enterré dans une fosse commune en Syrie"


LAMFALUSSY CHRISTOPHE La Libre Belgique

La mère du jeune Vilvordois tué en Syrie témoigne.

Le jeune Belge de 19 ans, tué la semaine dernière en Syrie, a été enterré là-bas dans une fosse commune. Il était parti le 13 août dernier de Vilvorde, juste après la fin du Ramadan, a indiqué sa mère à "La Libre".



Ses parents, un couple bien intégré en Belgique et qui travaille, sont effondrés. "On a reçu un coup de fil dimanche en arabe annonçant qu’il était mort en martyr et en opération, dit sa mère. Il a été enterré dans une fosse commune. On doit maintenant faire son deuil, sans savoir où il est enterré. J’espérais mourir avant lui. Il n’y a pas pire que la mort d’un enfant."

Une veillée religieuse est organisée pour les proches ce samedi, la mosquée refusant la traditionnelle cérémonie mortuaire du fait qu’il n’y a pas de corps. Pour la même raison, un certificat de décès ne peut pas être établi avant cinq ans par les autorités belges.

"La dernière fois que nous lui avions parlé, c’était il y a deux mois. Il demandait de l’argent pour se marier et acheter une voiture. Nous avons refusé car nous ne voulions pas marcher dans ce jeu-là. Il a dit : puisque c’est comme cela, je ne vous parle plus. Nous nous sommes quittés sur une dispute", regrette la mère, qui demande que son nom et celui de son fils ne soient pas cités.

Les parents ont été pris de court par la radicalisation du jeuneVilvordois. Leur fils été approché dans un bar à chicha, puis rapidement endoctriné par un groupe salafiste. La radicalisation, foudroyante, a débuté en avril dernier. Il s’est laissé pousser la barbe. Lors des vacances au Maroc en juillet dernier, "il ne sortait jamais. Il n’allait jamais à la piscine. C’était prière et Facebook."

En Syrie, il a été embrigadé par un groupe radical où figurent plusieurs ressortissants belges. Il affirmait à ses parents ne pas être obligé à se battre. Il le faisait par conviction, lui qui n’avait jamais appris le maniement des armes et avait, selon sa mère, "peur d’une araignée".

Sa mère a créé un collectif à Vilvorde pour les parents qui sont dans le même cas et ont besoin de soutien 



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

 

A bien lire cet article on comprend que l’alternative pour certains ados de culture musulmane est entre « l’argent pour se marier et acheter une voiture » et la « mort en martyr djihadiste et en opération. » 

On hallucine. On a tort car on en est là par manque d’idéalisme, de foi en l’avenir, bref de confiance en soi et dans la société. Un internaute analyse avec bon sens :

« Triste pour ces gens! Mais, bon sang! Quand entend-t-on les musulmans modérés (s'il y en a) se lever et manifester pour dire que l'Islam ce n'est pas l'image que les salafistes et autres terroristes en donnent? Quand? Leur silence équivaut à un consentement. Si ces parents s'étaient un jour démarqués avec fermeté contre l'endoctrinement non seulement, de leursjeunes mais aussi de nos jeunes, qui sait, ils seraient certainement moins nombreux à être partis combattre . »

  

 

 

Aucun commentaire: