mardi 31 décembre 2013

Immigration : retour à l’assimilation?


Une lectrice suisse de DiverCity me transmet le texte suivant :

« Un pays comme la Suisse dépense beaucoup d’argent pour la politique d’intégration des immigrés, tant au niveau fédéral, cantonal que communal (même s’il y a toujours des acteurs à gauche qui prétendent que l’on n’en fait jamais assez !).

Cette politique a créé une image et une représentation plus générale dont on ne se rend pas toujours compte. Il y a peu encore, une telle politique d’intégration n’existait tout simplement pas et c’était à l’immigré de faire tous les efforts nécessaires pour s’intégrer. Ceux qui souhaitaient émigrer le savaient et agissaient en conséquence.

Or, actuellement, bien des immigrés  n’ont qu’une image en tête : se rendre dans un pays où l’on a plus de chance de trouver un meilleur revenu que chez soi ou un revenu tout court, et l’on ne se préoccupe plus guère de ce qu’il faut faire pour réussir l’insertion. On pense simplement à émigrer sans se préparer, sans commencer par exemple à apprendre la langue du pays d’immigration avant de partir. On cherche plutôt à se rapprocher de la communauté d’immigrés de même origine déjà sur place, afin de trouver entourage et aide. D’où un grand nombre de problèmes et de difficultés par rapport à l’ensemble de la société et le risque de création de sous-communautés à l’intérieur de la communauté nationale, avec des répercussions sur les enfants qui finiront par payer le manque d’intégration dans la suite de leur vie.

Que l’on nous comprenne bien, même si certains ne le voudront pas ! Les migrants peuvent parfaitement devenir bilingues, biculturels, etc. Mais tous les immigrés n’ont pas la même facilité et volonté de le devenir.

On éviterait pourtant ainsi les inconvénients du multiculturalisme, tant chanté, mais qui montre depuis un certain temps déjà son échec dans bien des pays, même parmi ceux qui en étaient les plus ardents défenseurs, comme l’Angleterre par exemple.

Les courants migratoires ne vont pas s’arrêter, mais augmenter et se caractériser par des différences culturelles et autres de plus en plus grandes.

Il ne nous sera pas possible de continuer à accepter des cultures et des valeurs non seulement totalement différentes des nôtres, mais dont certains adeptes vont jusqu’à contester activement, parfois même violemment, nos valeurs les plus essentielles. Ces phénomènes, par leur ampleur, sont nouveaux dans l’histoire des phénomènes migratoires et sont responsables de bien des tensions attribuées par les esprits « progressistes » aux nationaux et à leur prétendue xénophobie ou racisme.

Il ne suffit plus de continuer à demander constamment de nouveaux crédits pour  la politique dite d’intégration.

Ce changement de vision et d’exigences n’est pas hostile à l’immigration et tous les acteurs en seront gagnants, les immigrés en premier lieu! La population autochtone acceptera plus facilement des immigrés qui montrent dès leur arrivée leur préparation et leur volonté de s’adapter, de s’intégrer. L’éventuelle hostilité diminuera de manière immédiate et concomitante.

 

Pour formuler de telles exigences il faut évidemment que le pays d’accueil ait de lui-même une image positive et valorisée.

 

La politique d’ « immigration contrôlée », nouvellement brandie un peu partout, n’est qu’un leurre, une nouvelle illusion.  Le  « contrôle » vient trop tard. Après coup, il est trop tard !

 

« L’immigration choisie » constitue une autre tentative de réponse, mais s’avère elle aussi impossible, dans les faits. D’où notre préférence pour une immigration préparée, susceptible d’assurer une intégration produisant de la cohabitation entre tous les habitants plutôt que de la fragmentation, de la séparation communautaire et des conflits intercommunautaires.

 

Ce changement s’impose au plus vite afin d’éviter l’exigence d’un retour pur et simple à l’assimilation. Uli Windisch

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Uli_Windisch

Chronique parue dans Tribune, Journal du PLR vaudois, No 10,  Novembre 2013


 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

« LA VIOLENCE EST GENEREE PAR L'IGNORANCE ET LE REFUS DE L’AUTRE »(A.F.)

LA DYNAMIQUE INTERCULTURELLE ET L’ÉDUCATION COSMOPOLITE L’ENDIGEURONT  ET IMPOSERONT LES DIFFÉRENTES IDENTITÉS SANS SUSCITER LA PEUR.




« La France, commente Alain Finkielkraut, est le théâtre de deux crises conjointes : une crise de l’intégration et celle de la transmission. Ce pays semble se démettre de son héritage au moment où toute une partie de la population refuse de le faire sien. Ce problème, s’il est très aigu en France, ne lui est pas propre. L’Europe est devenue un continent d’immigration malgré elle, et elle hésite entre le modèle assimilateur et le modèle multiculturel. »



Curieusement Alain Finkielkraut et la majorité de ses admirateurs semblent ignorer (à dessein ?) le modèle inter, voir transculturel pour lequel nous militons sur ce blog. J’ai l’impression, voire la profonde conviction, que c’est le seul valable ainsi qu’en  atteste le témoignage suivant :

« Je ne comprendrai décidément jamais les gens qui se sentent  mal dans une société multiculturelle. Ma compagne est maghrébine, nous avons pas mal de connaissances et amis de différentes cultures et religions et cela ne m'a jamais posé le moindre problème, que du contraire. Et quand je vois l'état d'esprit fermé de pas mal de forumeurs, alors oui, je suis de plus en plus convaincu de la richesse résultant de la différence. Le racisme et la peur de l'autre ne sont que le reflet d'une pauvreté intérieure. Et malheureusement d'une certaine médiocrité aussi. »

Un autre rectifie : « En ce qui concerne nous les Belges, malheureusement nos politiques n'ont pensé qu'à eux même en faisant de l'immigration sans contrôle , alors qu'au Canada , eux ont fait ce qu'on appelle l'immigration contrôlée, c'est à dire les immigrés d'un certain niveau , et qu'en plus ne veulent pas imposer leurs règles et leurs coutumes à la majorité , comme les immigrés chez nous le font. »  

Il faut bien voir que l’immigration sélective et élitaire présente un gros inconvénient, celui de priver le pays d’origine de ses meilleurs éléments ce qui entraîne une régression générale etpar ricochet un surcroit…d’immigration.

Finkielkraut a sans doute raison sur un point important : «  La France a peur de son ombre. Elle ne s’est jamais vraiment remise de l’épisode de la collaboration, et s’attache à prévenir le retour de ses vieux démons, ayant beaucoup de mal à penser ce que notre situation a d’inédit. L’intelligentsia progressiste ne croit plus au progrès mais à l’éternel retour, convaincue que le ventre est toujours fécond, d’où a surgi la bête immonde. Elle pense sincèrement que les musulmans aujourd’hui tiennent le rôle des juifs dans les années 1930. Elle pense aussi que l’inquiétude identitaire relève de la peur de l’étranger et que, dans un contexte de crise économique, on cherche un bouc émissaire. Ce seraient donc les immigrés qui font les frais de cette régression. Je ne sous-estime pas cette menace, mais je pense que nous vivons une situation inédite, non une réédition. Il n’y avait pas, dans les années trente, de territoires perdus de la République; pas de quartiers sensibles où les pompiers étaient accueillis à coups de pierres, les pharmaciens obligés de fermer boutique, les médecins contraints de déménager pour leur sécurité, et les professeurs victimes d’agressions, lorsque l’injure "sale Français" rejoint le "sale juif" d’autrefois. »

Analyse pertinente mais qui ne s’applique peu pu prou à notre pays, pas même à Bruxelles où, toutefois, la population d’origine étrangère devient majoritaire.

Conséquence, toujours selon le raisonnement de Finkielkraut :   « La France est le théâtre de deux crises conjointes : une crise de l’intégration et celle de la transmission.

Encore une fois et au risque de lasser nos chers lecteur, ilexiste, assurément une autre voie, celle de la dynamique cosmopolite et du dialogue interculturel qui semble faire tellement peur à nos élus et politiciens.

« Une démocratie post-nationale est-elle ou non possible ? » se demande Finkielkraut qui, pour sa part en doute, à l’évidence.  Nous pas, mais alors vraiment pas !

« ’Union européenne ne peut être une démocratie, dit-il, mais bien en revanche une bureaucratie. Dans une société multiculturelle, chacun risque de se déterminer en fonction de son identité régionale ou religieuse. C’en sera fait, dès lors, de la communauté des citoyens. Je pense donc que nous avons tout à perdre à sortir de la nation. Il faudrait que l’Europe ait le courage d’affirmer une identité.  »

De fait, ce qu’il manque à l’Europe en devenir  c’est une véritable opinion publique européenne, un peuple européen. Seul, nous l’avons écrit dans un précédent commentaire, un enseignement résolument européen. « L’Europe oublie-t-elle qu’elle est une civilisation particulière, qui doit transmettre l’essentiel aux générations futures. J’invite l’Europe à revenir sur terre et à accepter son identité. » (AF)

Seul un enseignement de type nouveau peut et doit se fixer ce genre d’objectif.

Et Alain Finkielkraut de plaider, en conclusion pourl’assimilation. « Assimiler, ce n’est pas éliminer la différence, ni soumettre tous les individus à un modèle unique. Je ne me suis personnellement pas assimilé à la culture française, il m’a été donné par l’école de m’y assimiler et de m’enrichir de cet héritage. Aujourd’hui, on voudrait remplacer cette assimilation non plus seulement par l’intégration, mais par l’inclusion - un nouveau concept qui circule dans les ministères. Autrement dit, il n’y a plus de dissymétrie entre la culture d’origine et la culture des nouveaux arrivants; tout est mis à égalité. Je pense que ce n’est plus vivable. »

Paradoxalement, Alain Finkielkrat n’est pas selon nous un« intellectuel assimilé » mais bien au contraire un penseur cosmopolite de culture européenne, autrement dit un esprit transculturel qui enfant a sucé à deux mamelles maternelles : la tradition juive et la culture  française et républicaine.

DiverCity ne croit pas plus à l’assimilation (la dissolution de l’identité de l’arrivant dans la culture du pays d’accueil) qu’à l’intégration mais bien au contraire à la dynamique interculturelle et à la « cosmopolitisation ». Nous sommes conscients que cela prendra des générations. Mais errer sans but ne peut conduire qu’au désastre.

Amin Maalouf écrivait : « Il faudrait faire en sorte que personne ne se sente exclu de la civilisation commune qui est en train de naître, que chacun puisse y retrouver sa langue identitaire, et certains symboles de sa culture propre, que chacun, là encore, puisse s’identifier, ne serait-ce qu’un peu, à ce qu’il voit émerger dans le monde qui l’entoure, au lieu de chercher refuge dans un passé idéalisé. Parallèlement, chacun devrait pouvoir inclure dans ce qu’il estime être son identité, une composante nouvelle, appelée à prendre de plus en plus d’importance au cours du nouveau siècle, du nouveau millénaire : le sentiment d’appartenir aussi à l’aventure humaine. » (Amin Maalouf "les identités meurtrières")

Seule la culture, l'enseignement, l'éducation permettront d'inhiber la violence et de faire admettre les différentes identités sans susciter la peur. La violence a pour lit l'ignorance.

Qu’on se le dise : «L'européen dans sa forteresse assiégée: cela n'a jamais marché ( le limes romain, le pré carré français ou la ligne Maginot, le mur de Berlin... »

Seule la dynamique interculturelle et l'enseignement, l'éducation permettront d'inhiber la violence et de faire admettre les différentes identités sans susciter la peur. La violence a pour lit l'ignorance.

MG

 

"LA SOCIÉTÉ MULTICULTURELLE PORTE EN ELLE UNE EXTRÊME VIOLENCE"

ENTRETIEN>ERIC DE BELLEFROID La Libre Belgique

ALAIN FINKIELKRAUT INSISTE SUR LA PRÉSERVATION D’UN HÉRITAGE CULTUREL QUI DEVRAIT ÊTRE TRANSMIS AUSSI BIEN AUX AUTOCHTONES QU’AUX NOUVEAUX ARRIVANTS.

Fils unique de deux orphelins juifs polonais arrivés en France dans les années 1930, Alain Finkielkraut, dont le père survécut à Auschwitz, est né à Paris le 30 juin 1949. Reçu à l’Ecole normale supérieure en 1969, puis à l’agrégation de lettres modernes en 1972, versé depuis toujours dans l’histoire des idées et la philosophie politique, et tôt bercé par les influences d’Emmanuel Levinas, Hannah Arendt ou Charles Péguy, le philosophe n’a jamais cessé, au fil de ses livres, de développer une critique de la modernité et du progressisme, vénérant l’héritage et la transmission au détriment du relativisme, de la bien-pensance, de la repentance et de la mauvaise conscience qui dominent l’air du temps.

 

Farci d’humour mais d’un naturel extrêmement tourmenté, il manque rarement une occasion de monter au créneau et de soulever la polémique, avec le talent "aristocratique" - comme dirait son vieil ami Pascal Bruckner - d’aller seul contre tous. Lui-même animateur de l’émission "Répliques" sur France Culture, il est invité désormais sur tous les plateaux qui comptent, où il dispense une parole continûment en mouvement, lucide, brillante et limpide, à défaut d’être tempérée.

 

S’il a le don de susciter d’innombrables animosités, il peut exciper en revanche de solides amitiés, celles d’Elisabeth de Fontenay ou de Milan Kundera entre autres. Fort d’un soutien inconditionnel à Israël, il est le cofondateur, avec Benny Lévy et Bernard-Henri Lévy, de l’Institut d’études lévinassiennes à Jérusalem. Son maître ouvrage, jusqu’ici, demeure probablement "la Défaite de la pensée", paru en 1987, où devait débuter un combat sans merci contre la barbarie du monde moderne. (EdB)

 

POURQUOI LE DÉBAT SUSCITÉ EN FRANCE AUTOUR DE VOTRE DERNIER LIVRE, "L’IDENTITÉ MALHEUREUSE", EST-IL SI VIF ?

 

Parce que la France a peur de son ombre. Elle ne s’est jamais vraiment remise de l’épisode de la collaboration, et s’attache à prévenir le retour de ses vieux démons, ayant beaucoup de mal à penser ce que notre situation a d’inédit. L’intelligentsia progressiste ne croit plus au progrès mais à l’éternel retour, convaincue que le ventre est toujours grand ouvert, d’où a surgi la bête immonde. Elle pense sincèrement que les musulmans aujourd’hui tiennent le rôle des juifs dans les années 1930. Elle pense aussi que l’inquiétude identitaire relève de la peur de l’étranger et que, dans un contexte de crise économique, on cherche un bouc émissaire. Ce seraient donc les immigrés qui font les frais de cette régression. Je ne sous-estime pas cette menace, mais je pense que nous vivons une situation inédite, non une réédition. Il n’y avait pas, dans les années trente, de territoires perdus de la République; pas de quartiers sensibles où les pompiers étaient accueillis à coups de pierres, les pharmaciens obligés de fermer boutique, les médecins contraints de déménager pour leur sécurité, et les professeurs victimes d’agressions, lorsque l’injure "sale Français" rejoint le "sale juif" d’autrefois.

 

LE VIVRE ENSEMBLE, DITES-VOUS, EST EN CRISE. A QUOI EST-CE IMPUTABLE ?

 

La crise actuelle de l’intégration n’est pas imputable au nationalisme français. On me reproche essentiellement de dire cela. On dit que je contribue à la lepénisation des esprits parce que je me refuse à ramener la réalité que nous vivons au schéma classique du fascisme et de l’antifascisme. La France est le théâtre de deux crises conjointes : une crise de l’intégration et celle de la transmission. Ce pays semble se démettre de son héritage au moment où toute une partie de la population refuse de le faire sien. Je crois d’ailleurs que ce problème, s’il est très aigu en France, ne lui est pas propre. L’Europe est devenue un continent d’immigration malgré elle, et elle hésite entre le modèle assimilateur et le modèle multiculturel. Si l’on en croit les instructions de la Commission européenne, elle a choisi le second modèle; or, celui-ci ne fonctionne pas mieux que le premier. La tension est à son comble dans tous les pays européens.

 

VOUS DOUTEZ PROFONDÉMENT DE L’ENTRÉE DANS UNE ÈRE POST-NATIONALE.

 

C’est dans les nations, dans le cadre national qu’a pu, en Europe, s’épanouir la démocratie. Une démocratie post-nationale est-elle donc possible ? J’en doute en effet. Même avec son Parlement, l’Union européenne ne peut être une démocratie, mais bien en revanche une bureaucratie. Dans une société multiculturelle, chacun risque de se déterminer en fonction de son identité régionale ou religieuse. C’en sera fait, dès lors, de la communauté des citoyens. Je pense donc que nous avons tout à perdre à sortir de la nation.

 

QUELLE IDENTITÉ L’EUROPE DOIT-ELLE PAR CONSÉQUENT AFFIRMER ?

 

Il faudrait que l’Europe ait le courage d’affirmer une identité. Pour s’extraire une fois pour toutes des ornières de sa belliqueuse histoire, elle voudrait se constituer autour de valeurs universelles. Ainsi oublie-t-elle qu’elle est une civilisation particulière, qui doit transmettre l’essentiel aux générations futures. J’invite l’Europe à revenir sur terre et à accepter son identité. Elle a beaucoup de mal à le faire, notamment lorsque se pose la question de l’entrée de la Turquie dans l’Union. L’Europe, face à la Turquie, ne veut pas assumer sa différence. Peu importe la spécificité de l’histoire, la cohérence de l’héritage commun aux nations qui la constituent, seul compte à ses yeux le respect des droits de l’homme. Mais raisonner ainsi, c’est dire que n’importe quel pays démocratique a vocation à devenir européen, quelle que soit son histoire ou sa situation géographique. Pourquoi pas le Japon ?

 

IL FAUT DONC SE MÉFIER DU MULTICULTURALISME ?

 

D’abord, il faudrait rendre justice à l’assimilation. Assimiler, ce n’est pas éliminer la différence, ni soumettre tous les individus à un modèle unique. Je ne me suis personnellement pas assimilé à la culture française, il m’a été donné par l’école de m’y assimiler et de m’enrichir de cet héritage. Aujourd’hui, on voudrait remplacer cette assimilation non plus seulement par l’intégration, mais par l’inclusion - un nouveau concept qui circule dans les ministères. Autrement dit, il n’y a plus de dissymétrie entre la culture d’origine et la culture des nouveaux arrivants; tout est mis à égalité. Je pense que ce n’est plus vivable. Une nation n’est pas un aéroport ou une salle des pas perdus, et il est normal que ceux qui y vivent depuis longtemps puissent continuer de se sentir chez eux. Il est légitime aussi que le mode de vie majoritaire s’impose aux nouveaux arrivants, il en va de la survie même de la civilisation française. La coexistence des cultures n’est harmonieuse que dans les magasins : toutes les cuisines, toutes les musiques peuvent cohabiter. Dans la vie, c’est autre chose. Les modes d’existence entrent en collision. Cette société multiculturelle risque d’être beaucoup plus violente que la nation qu’elle vise à remplacer.

 

COMMENT TENIR CE DISCOURS SANS ÊTRE TRAITÉ DE RÉACTIONNAIRE OU DE FASCISTE ?

 

Il me semble que c’est une folie de vouloir criminaliser l’appartenance à un peuple ou à une nation. Cette folie fait le jeu, en France, du Front national. L’inquiétude identitaire doit être prise en compte par les partis républicains, la gauche notamment parce qu’elle touche le peuple. Si celle-ci veut continuer à être hospitalière, elle doit concevoir l’hospitalité comme le fait de donner ce qu’on a et non selon la doctrine en vogue, celle de l’effacement ou de l’oblation de soi afin de permettre à l’Autre d’être pleinement ce qu’il est.

 

 

 

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