lundi 16 décembre 2013

L'acteur Peter O'Toole, mythique Lawrence d'Arabie, est décédé


RÉDACTION EN LIGNE ET AFP

Il avait reçu un Oscar d'honneur en 2003.

L'Irlandais Peter O'Toole qui vient de mourir à l'âge de 81 ans, est entré dans la légende du 7ème art grâce à son interprétation de Lawrence d'Arabie dans l'épopée cinématographique de David Lean.

En 1952, une représentation du "Roi Lear" l'incite à entrer, avec une bourse, à la prestigieuse Académie royale d'Art dramatique à Londres où il découvre le répertoire shakespearien. Deux ans plus tard, il devient membre de la prestigieuse Royal Shakespeare Company du Bristol Old Vic (Comté de Gloucestershire), le plus ancien théâtre royal du Royaume-Uni.

Il y joue une soixantaine de pièce dont Le Roi Lear, Othello, Hamlet, Macbeth, Roméo et Juliette, Jules César de William Shakespeare, Volpone de Ben Jonson, Major Barbara de George Bernard Shaw, La Paix du dimanche de John Osborne, etc. Après des débuts à la télévision (1954), il apparait dans des comédies musicales à Londres (Oh, My Papa).

En 1962, le rôle de Lawrence d'Arabie, cet officier britannique entré dans la légende pour avoir combattu les Ottomans aux côté des Arabes (1916-1918), rôle qui avait été refusé par Marlon Brando, lui vaut sa première nomination aux Oscars comme meilleur acteur.




COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LAWRENCE WAS ONE OF THOSE BEINGS WHOSE PACE OF LIFE WAS FASTER AND MORE INTENSE THAN WHAT IS NORMAL



TE Lawrence, un des hommes les plus extraordinaires de son temps commença sa carrière comme

Archéologue pour devenir ensuite officier, aventurier, espion et écrivain.

Il accéda à la notoriété en tant qu’officier de liaison britannique durant la Grande révolte arabe de 1916 à 19182. L’écho que connut son action pendant ces années est dû tant aux reportages du journaliste américain Lowell Thomas qu’à son autobiographie Les Sept Piliers de la sagesse.

Le lieutenant-colonel Brémond, chef de la mission française au Hejaz, le qualifie de : « indiscipliné », « insolent », « tenue négligée », « parle un arabe plus qu'approximatif », « dilapide le trésor de Sa Majesté pour soudoyer les tribus », « méprise les Arabes », « viscéralement francophobe »... et nombre des exploits qu'il relate sont sur-estimés.

Lawrence étudie au Jesus College à Oxford et se passionne pour l'histoire. Durant les étés 1907 et 1908, il parcourt la France à bicyclette et visite des forteresses médiévales ; en1909, il voyage au Liban et en Syrie pour étudier les châteaux bâtis par les Croisés. Il parcourt plus de 1 000 miles à pied en trois mois. Au cours de son périple, il aura pu admirer le Krak des Chevaliers, Safitha, le Margat et le Sahyoun. De retour en Angleterre, il obtient son diplôme avec mention après avoir rédigé une thèse sur L’Influence des croisades sur l’architecture militaire européenne à la fin du XXIIe siècle (The Influence of the Crusades on European MilitaryArchitecture -

Il apprend l'arabe auprès des enseignantes de l'American Mission School. Il participe ensuite aux fouilles de Karkemish près de Jerablus, au sud de l’actuelle Turquie, sous les ordres de D. G. Hogarth et R. Campbell-Thompson. C’est dire que ce passionné du désert et de la civilisation arabes pratiquait spontanément et avec une suprême distinction l’art de dialogue interculturel.

Ses nombreux voyages en Syrie, sa vie partagée avec les Arabes, à porter leurs vêtements, apprendre leur culture, les rudiments de leur langue et de leurs dialectes, allaient s’avérer des atouts inestimables durant le conflit. The experience transformed the introverted and studious Lawrence into one of the most colorful military figures of the war.

En janvier 1914, sous couvert d’activités archéologiques, Woolley et Lawrence sont envoyés par l’armée britannique en mission de renseignements dans la péninsule du Sinaï. Lawrence visite notamment Aqaba et Pétra.

Il est nommé au Caire, où il travaille pour les services de renseignements militaires britanniques. Sa très bonne connaissance des Arabes en fait un agent de liaison idéal entre les Britanniques et les forces arabes. En juin 1916, il est envoyé dans le désert afin de rendre compte de l’activité des mouvements nationalistes arabes. Durant la guerre, il combat avec les troupes arabes sous le commandement de Fayçal ibn Hussein, un fils d'Hussein ibn Ali (chérif de La Mecque) qui mène une guérilla contre les troupes de l’Empire ottoman. La contribution principale de Lawrence à l’effort britannique consiste à convaincre les Arabes de coordonner leurs efforts afin d’aider les intérêts britanniques. Il persuade notamment les Arabes de consolider leurs positions sur les côtes du Hedjaz, à Rabigh et Yenbo, et de ne pas chasser tout de suite les Ottomans de Médine, forçant ainsi les Turcs à conserver de nombreuses troupes pour protéger la ville. Les Arabes harcèlent le chemin de fer du Hedjaz qui approvisionne Médine, immobilisant davantage de troupes ottomanes pour protéger et réparer la voie et empêchant ainsi l'ennemi de disposer de renforts contre les Anglais dans le Sinaï puis en Palestine. En 1917, après la prise d'El Ouedj, la route du nord s'ouvre à Fayçal et à ses hommes. Lawrence organise une action commune entre les troupes arabes et les forces de AudaAbu Tayi, chef des Howeitat, jusqu’alors au service des Ottomans, contre le port stratégique d’Aqaba, et ce sans prendre l'avis de l'État-major anglais du Caire qui a déjà organisé une opération amphibie pour tenter de s'emparer de la place mais qui ne pouvait espérer la conserver si l'on ne prenait pas en même temps le contrôle de la voie menant d'Aqaba à Maan où stationnait une importante garnison ottomane. La nouveauté, ici, c'est que Lawrence n'a pas accepté de suivre la logique de Fayçal, qui préférait, commeAouda, une opération combinée terre-mer, à l'exemple de ce qui s'était passé pour la prise d'El-Ouedj, et l'idée de Lawrence a été de ne venir que par l'intérieur des terres, ce qui a créé la surprise, et une surprise totale (les travaux de J. Wilson et F.Sarindar montrent que Lawrence a su trouver le moyen de convaincre Fayçal et Aouda). De fait, le 6 juillet 1917, Aqaba tombe aux mains des Arabes.



Lawrence porte le costume arabe, monte à chameau, adopte nombre de coutumes locales et devient bientôt proche du prince Fayçal. Vers la fin de la guerre, il cherche sans succès à convaincre ses supérieurs de l’intérêt de l’indépendance de la Syrie pour le Royaume-Uni et notamment par le détournement des Arabes des seuls principes religieux pour l'investissement dans une logique politique à la façon des États modernes. En cela, l’histoire lui donnera tort.

« Nous avions travaillé désespérément à labourer un sol en friche, tentant de faire croître une nationalité sur une terre où régnait la certitude religieuse, l'arbre de certitude au feuillage empoisonné qui interdit tout espoir. ». 

Il était dans l'intérêt des Britanniques de morceler le Moyen-Orient, même si, dans la logique de Lawrence, la Syrie devait acquérir une réelle indépendance.

Le général Giap disait : « Lawrence combinait la sagesse, l’intégrité, l’humanité, le courage et la discipline avec l’empathie, soit l’aptitude à s’identifier émotionnellement aussi bien avec les subordonnés qu’avec les supérieurs. »

Pendant ces entretiens de 1946, Salan a été frappé par l’influence de Lawrence sur la pensée de Giap. Il avait dit à Salan : « Les Sept Piliers de la sagesse de T. E. Lawrence est mon évangile du combat. Il ne me quitte jamais. »



L'Irlandais Peter O'Toole a rendu parfaitement toute  la singularité et l’ambiguïté de ce personnage hors normes. Il aà tout le moins, incarné le visage pervers de l’interculturel.

Mais sans doute cela tient-il, comme le montre admirablement l’inoubliable film de David Lean, plus au tempérament étrange et au caractère impénétrable de TE Lawrence qu’au concept interculturel.

Ce qui est sûr c’est que ce film grandiose qui mérite d’être revu plusieurs fois montre combien le cinéma est un puissant medium culturel donc, en l’occurrence, interculturel.

J’aurais aimé un prof d’histoire qui m’eût illustré son cours avec les grands péplums, Spartacus, Le Cid, Tyl Uylenspiegel,la kermesse héroïque, Guerre et paix, la grande illusion, nuit et Brouillard, Lawrence d’Arabie, Gandhi, le guépard, Allemagne année zéro etc. pour ne prendre que quelques exemples tirés de mon vécu personnel.

Chacun de ces films mérite un débat contradictoire avec les apprenants. J’imagine qu’il puisse y avoir quelques profs d’histoires qui enseignent de la sorte.

 

 

AT OXFORD HIGH SCHOOL IN OCTOBER 1936 WINSTON CHURCHILL UNVEILED A PLAQUE TO FORMER PUPIL T.E. LAWRENCE. HIS TRIBUTE INCLUDED:


http://www.lekti-ecriture.com/blogs/alamblog/public/.Lawrence_m.jpg"Lawrence was one of those beings whose pace of life was faster and more intense than what is normal. He was not in complete harmony with the normal.

The fury of the Great War raised the pitch of life to the Lawrence standard. The multitudes were swept forward till their pace was the same as his. In this heroic period he found himself in perfect relation both to men and events.

I have often wondered what would have happened to Lawrence if the Great War had continued for several more years. His fame was spreading fast and with the momentum of the fabulous through Asia. The earth trembled with the wrath of the warring nations. All the metals were molten. Everything was in motion. No one could say what was impossible. Lawrence might have realised Napoleon's young dream of conquering the East; he might have arrived in Constantinople in 1919 or 1920 with most of the tribes and races of Asia Minor and Arabia at his back.

 

But the storm wind ceased as suddenly as it had arisen. The skies were clear; the bells of Armistice rang out. Mankind returned with indescribable relief to its long interrupted, fondly cherished ordinary life, and Lawrence was left once more moving alone on a different plane and at a different speed."

LAWRENCE OF ARABIA, 1918

Before 1914, twenty-six-year-old T.E. Lawrence worked for the British Museum digging among the Hittite ruins in Mesopotamia. The Oxford graduate had spent years in the desert developing an intimate knowledge and love of the Bedouin tribes that roamed the region. At the outbreak of war Lawrence was rejected as physically unfit for military service but his unique knowledge of the area made him a perfect candidate for the Intelligence Service at Cairo.

The war in the Middle East did not go well for the British in the early days of the conflict. Their defeat at Gallipoli and inability to dislodge the Turks from the Dardanelles exposed the Suez Canal to potential attack. Meanwhile, the Arabs viewed the involvement of the Ottoman Empire in World War One as an opportunity to revolt and drive the Turks from their land. Seizing this chance to harass the Turks, the British lent support to the Arabs through shipments of arms and money. The revolt sputtered however and was by 1916 in danger of collapsing. Lawrence was sent to bring order and direction to the Arab cause. The experience transformed the introverted and studious Lawrence into one of the most colorful military figures of the war. For two years Lawrence and his band of Arab irregulars attacked Turkish strongholds, severed communications, destroyed railways and supported the British regular army in the drive north to Damascus.

 

 

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