jeudi 19 décembre 2013

Un professeur bruxellois sur deux ne vit pas dans la capitale


Pierre Bouillon Le Soir (article bloqué)

Où vivent les professeurs? Comment se rendent-ils à l’école? Quelle province est la plus attrayante? Un nouvel indicateur répond à toutes ces questions. Explications.

Les Indicateurs de l’enseignement se penchent sur le lieu de domicile des enseignants. Si l’on ne tient pas compte des Bruxellois, un professeur sur quatre vit dans la commune où il enseigne.


 



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

SIGNAL FORT : UN PROFESSEUR SUR QUATRE VIT DANS LA COMMUNE OÙ IL ENSEIGNE


Autrefois c’était l’inverse et les enseignants, les instituteurs surtout, étaient les meilleurs connaisseurs du terroir, ce qui leur valait un immense respecte de la part des parents. Souvent ils étaient responsables des bibliothèques communales installées, du reste, dans les écoles.

Les élèves sont désormais confrontés à une majorité d’enseignantes et d’enseignants nomades, navetteurs et fonctionnarisés ce qui, selon nous, ne favorise pas la bonne intégration de leurs élèves dans la cité.

Deux internautes commentent : « Comment s'étonner du constat - les classes moyennes globalement ne peuvent plus s’installer à Bruxelles: il faut admettre que la Région est tiraillée entre quartiers pauvres et quartiers inaccessibles à des traitements "normaux". Certes, certains quartiers, comme à Anderlecht ou Molenbeek sont en voie de réhabilitation - et d’un accès plus aisé: mais il faut alors vouloir assumer la période de "transition"... C’est sans doute l’échec majeur du gouvernement Régional... »


« Et il n'y a pas que les profs ! C'est d'ailleurs pour cela qu'il y a des embouteillages le matin sur les autoroutes menant à la capitale. Il faudrait être fou pour habiter Bruxelles, si on a les moyens d'aller ailleurs. »

C’est un vieux problème. Je me souviens du temps où, jeune professeur enseignant et habitant à Schaerbeek, je voyais mes collègues plus âgés s’installer tous dans le Brabant wallon, ce qui mettait le préfet au désespoir car ils arrivaient régulièrement en retard et passablement énervés par les files, qui déjà les ralentissaient sur l’autoroute des Ardennes. .

Il ne serait pas déraisonnable, comme le font les Flamands d’offrir des primes et/ou des facilités de logement aux enseignants qui auraient la bonne idée de s’installer à Bruxelles avec leurs familles.

MG

 

 

 

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