dimanche 12 janvier 2014

Di Rupo dans "Sans chichis" : Charles Michel "sidéré"


JONAS LEGGE Le Soir


La participation d'Elio Di Rupo à l'émission "69 minutes sans chichis", sur La Deux, continue de susciter des réactions. Après les administrateurs non PS du CA de la RTBF (dont la libérale Clarisse Albert) , c'est le président du MR en personne qui s'est dit "sidéré". Comme le révèle L'Echo , Charles Michel a même écrit, ce jeudi, à Jean-Paul Philippot, administrateur délégué de l'entreprise publique, pour lui faire part de son étonnement.

"Le Conseil d'administration de votre entreprise avait déjà attiré votre attention sur les difficultés qu’entraîneraient pour la RTBF une telle diffusion et cela à quelques jours du début de la période de prudence (NdlR : qui ne débutera que le 25 février) en raison des élections de mai prochain. Vous avez malgré tout fait le choix de maintenir cette émission. Celle-ci sera-t-elle comptabilisée dans la répartition des temps d'antenne entre formations politiques ?, interroge Charles Michel.

Après avoir rappelé que la RTBF avait subventionné la Fête des Solidarités, "organisée conjointement par les Mutualités socialistes et le PS, le président du MR se dit "sidéré que de telles décisions aient pu être prises. Elles sont selon moi de nature à bafouer durablement la neutralité et la crédibilité de la RTBF".

Il reproche également à la télévision publique son manque de pluralisme en n'ayant invité le représentant que d'un seul parti politique dans ce type d'émission. Cela lui semble "inacceptable et indéfendable".

 

LA RTBF RÉAGIT

Selon les chiffres communiqués vendredi par la RTBF, l'émission "Sans Chichis" diffusée jeudi soir en prime-time sur la Deux a attiré 205.000 téléspectateurs, soit 11,5% de parts de marché, la meilleure audience de l'émission depuis sa création il y a un an.

Dans un communiqué, la société des journalistes de la RTBF (SDJ) a tenu de son côté à rappeler que ce programme n'est "pas une émission d'information et que Joëlle Scoriels n'a pas le statut de journaliste, mais bien celui d'animatrice".

"Les journalistes de la RTBF sont soumis à des règles strictes de déontologie professionnelle, qui constituent la frontière la plus tangible entre les émissions d'information et celles qui n'en relèvent pas", rappellent-ils à cet égard.

Du côté du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), on estime que l'apparition du Premier ministre Elio Di Rupo dans l'émission "Sans Chichis" diffusée sur la Deux jeudi "ne va à l'encontre d'aucune règle particulière". "Nous ne sommes pas en période électorale, il n'y a donc aucune violation du côté de La Deux", a indiqué vendredi le président du CSA, Dominique Vosters.

 

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

MAUVAISE ANALYSE


Calimero Michel, comme souvent, fait une mauvaise analyse.

Sa défense est pitoyable. Il fallait analyser autrement et dire que la présence de Di Rupo pendant 69 minutes en prime time sur les écrans était un aveu de faiblesse. On a tellement peur au PS d’être enfoncé par le scrutin à cause des concessions de Di Rupo à la droite, qu’il faut absolument le présenter comme l’ami public numéro et lui donner le rôle du grand sympathique dans les chaumières de Wallonie, pour exorciser le spectre du PTB. On aura remarqué que le nouveau Mickey de Wallonie arborait son nœud pap´ de combat : le rouche vif et militant et pas le gris réservé aux apparitions au Parlement et aux visites protocolaires à l’étranger.

Di Rupo fait son De Wever à la télé, comme le bourgmestre d’Anvers qui est monté au pinacle de la popularité via VRT et récemment VTM. Alors pourquoi pas le maïeur de montois?

Drôle de démo…pardon, drôle de particratie. Et on reproche aux Français de pipoliser le jeu politique ?

Charles Michel aurait été mieux inspiré de dénoncer, en l’occurrence le noyautage de la RTBF par le PS.  

La meilleure des  ripostes eût été d’offrir 69 minutes sans chichis au fils Michel et de mesurerson taux d’audience et de popularité à l’issue de l’exercice.

 MG




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