lundi 13 janvier 2014

Reynders: "Le duel PS/N-VA n’est pas le vrai enjeu pour le pays"


ENTRETIEN FRÉDÉRIC CHARDON ET CHRISTOPHE LAMFALUSSY 

LaLibre



Le vice-Premier MR appelle les électeurs à renforcer les libéraux.

Didier Reynders, interrogé hier au palais d’Egmont, livre sa vision de la campagne électorale : pour lui, l’opposition PS/N-VA est un faux débat.

JOËLLE MILQUET A FAIT LE CHOIX STRATÉGIQUE DE TIRER LA LISTE CDH À LA RÉGION BRUXELLOISE. VOUS NE REGRETTEZ PAS D’ÊTRE TÊTE DE LISTE À LA CHAMBRE PLUTÔT QU’À LA RÉGION ?

Non, l’enjeu n’est pas là. L’enjeu à Bruxelles, pour le MR, c’est d’être la première formation. C’est donc une rivalité avec le PS, pas avec d’autres formations, sauf bouleversement politique. On ne peut pas scinder l’enjeu bruxellois de l’enjeu belge. Il n’y a pas en Belgique que des nationalistes flamands et des socialistes archaïques. Il y a aussi des libéraux. Pour forcer le destin sur cette question, je me présente pour le fédéral sur un arrondissement qui fait 25 communes. Ce n’est pas un hasard, c’est plus large que les 19 communes de la Région bruxelloise et ça fait le lien avec la Flandre. Le but, c’est d’être le premier parti à la Chambre au niveau de ces 25 communes avec, comme effet d’entraînement, le fait d’être aussi la première formation politique à la Région bruxelloise. Donc, l’enjeu, il est face au PS. Après presque 15 ans de gouvernement fédéral, il est logique que j’assume le bilan et le projet au niveau fédéral. Je vais aussi essayer de convaincre un certain nombre d’électeurs flamands : à la Chambre, suite à la scission de BHV, il n’y aura pas d’élus flamands issus de l’arrondissement et, concrètement, les libéraux flamands à Bruxelles pourraient se dire qu’il vaut mieux voter pour la tête de liste MR à la Chambre pour donner plus de poids au libéralisme à Bruxelles. Je vais faire campagne avec Guy Vanhengel (Open VLD) sur le sujet.

BART DE WEVER (N-VA) VEUT ÉJECTER LE PS DU FÉDÉRAL. IL L’A ENCORE REDIT CE WEEK-END EN AFFIRMANT QUE LE PS MÈNE DES POLITIQUES ANTI-SOCIALES. VOUS ÊTRE D’ACCORD AVEC LUI ?

Ça, c’est assez vrai… Mais je n’ai pas à me prononcer sur ce que pensent les présidents des autres partis. On va nous vendre pendant les prochaines semaines l’idée qu’il y a un choix à faire entre le PS et la N-VA, que c’est l’enjeu pour le pays. Mais ce n’est pas vrai. Les socialistes voudraient le faire croire mais les deux partis sont sur deux rings différents. Ces partis sont à distance, ce débat n’a pas lieu d’être. Ils n’ont pas de listes électorales les unes contre les autres. Il y a une troisième voie entre les deux : la voie libérale, qui est efficace quand on la laisse s’exprimer. Prenons, par exemple, le thème de l’immigration : qui a pu mener une politique à la fois ferme et humaine ? Maggie De Block (Open VLD), qui est devenue extrêmement populaire et que je soutiens à 100 %. Et au gouvernement fédéral, sur le plan socio-économique, à chaque fois que l’on essaie de défendre les indépendants, de soutenir les PME, de soutenir la prise de risque, on se heurte à la gauche wallonne et bruxelloise dominée par le PS et ses partis satellites : le CDH et Ecolo. On doit négocier contre le PS à chaque fois que l’on veut progresser dans ces domaines. Le VLD en sait quelque chose… Qui demande que l’on augmente sans arrêt la pression et la charge sur les gens qui prennent des risques et qui travaillent ? C’est le PS. Il faut renforcer dans le prochain gouvernement le poids des libéraux pour contrer le poids de cette gauche. Le vrai choix électoral à faire pour les francophones, ce sera entre le PS et le MR.

A VOUS ENTENDRE, UN PROCHAIN GOUVERNEMENT ASSOCIANT LE MR ET LE PS SEMBLE IMPOSSIBLE…

Non, c’est possible, mais comme je l’ai fait ces dernières années : c’est-à-dire dans la confrontation. Le PS ne m’a pas empêché de baisser l’impôt sur les personnes physiques, j’ai pu faire une DLU puis une régularisation permanente sur le plan fiscal, etc, avec des partenaires socialistes. On peut donc faire des choses mais dans l’opposition avec le PS et en négociant ces avancées contre d’autres choses. Il faut chaque fois se battre.

SI L’ON VOUS SUIT, C’EST METTRE LE PS DANS L’OPPOSITION QUI SEMBLE ALORS IMPOSSIBLE…

S’il y a bien quelqu’un qui a essayé en Belgique, c’est moi… Il se fait que le PS et le SP.A en 2007 ont perdu les élections partout. Mais rien que pour amener le CDH à la table des négociations, ça a pris un mois : il y avait un refus total de participer à une majorité sans le PS.

POUR METTRE LE PS DANS L’OPPOSITION, UNE COALITION FÉDÉRALE QUI SERAIT MINORITAIRE DANS LE GROUPE LINGUISTIQUE FRANCOPHONE À LA CHAMBRE EST-ELLE ACCEPTABLE POUR VOUS ?

Il n’y a pas d’obligation d’avoir une majorité dans les deux groupes linguistiques. Aujourd’hui, il n’y a pas de majorité dans le groupe néerlandophone. On ne peut donc pas dire que l’inverse est impossible. Mais, alors, il faudra quand même être proche de la majorité pour avoir quelque chose d’équilibré.

UNE MINORITÉ DU CÔTÉ FRANCOPHONE ACCEPTABLE, ÇA VEUT DIRE QUE LE PS POURRAIT ALLER DANS L’OPPOSITION. ALORS, VOUS DEVENEZ PREMIER MINISTRE !

Oh, ça, c’est que vous avez des informations que je n’ai pas… Ça fait beaucoup de choses que je ne connais pas encore. Vous savez, dans une campagne électorale, je me suis présenté sous le slogan "Votre bourgmestre" dans une ville comme Liège. Et il y a encore des gens qui se demandent comment j’ai pu oser faire ça "dans une ville socialiste". En quoi une ville est-elle socialiste ? Mais je ne désespère pas qu’on se rende compte que les recettes socialistes depuis autant d’années ne sont pas forcément les bonnes.



 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

« LE VRAI CHOIX ÉLECTORAL À FAIRE POUR LES FRANCOPHONES, CE SERA ENTRE LE PS ET LE MR. »


La prochaine législature ne sera pas constituante (2/3 des voix et des suffrages) il n’y aura donc pas de nouvelle réforme de l’Etat. La NVA ne le veut pas. Donc nous allons vers une majorité simple.

Si la NVA devait faire un tabac et le MR  un bon score, ( et trouver des partenaires du côté du CDh et des verts) le PS ira dans l’opposition et Reynders sera sans doute premier ministre avec un gouvernement dominé par la N-VA disposant d’une minorité francophone (l’inverse de la situation actuelle). DR : « Il n’y a pas d’obligation d’avoir une majorité dans les deux groupes linguistiques »

Un internaute commente « Si après les déclarations de Michel, de BDW ce WE, celles de DR maintenant, les gens n'ont pas encore compris qu'il y a un axe MR-NVA, ils ne le comprendront jamais »

Mais le plus vraisemblable, ce sera un Di Rupo2  - en cas de tassement de la N-VA que l’écrivain flamand Erwin Mortier pronostiqua à 28%, à Bozar ce dimanche.



On parle cependant depuis longtemps d’un axe MR-PS au fédéral et dans les deux régions francophones « dans la confrontation. »

En Flandre les libéraux (VLD) sont exsangues, au profit de la NVA. Ce dimanche , à Bozar lors de la sortie du bouquin collectif : « een federale toekomst voor ons land : EEN BETER BELGIË » les huiles du parti ont plaidé sans ambage, devant salle comble contre l’hypothèse confédéraliste. C’est un scoop. Un autre scoop c’est la volonté de collaboration MR-VLD : « Je vais faire campagne avec Guy Vanhengel (Open VLD) »

DR : « On ne peut pas scinder l’enjeu bruxellois de l’enjeu belge. Il n’y a pas en Belgique que des nationalistes flamands et des socialistes archaïques. Il y a aussi des libéraux. »

Et un internaute de conclure : « Le problème, c'est Charles Michel, un opportuniste sans véritable vision. Il ne s'inscrit pas dans l'idée du libéralisme: l'égalité des chances... »

Mais le MR aurait tort de vendre la peau de lours PS avant de l’avoir tué :  « Avec un million de fonctionnaires, tout l'associatif, la presse et l'ensemble des allocataires, c'est une bonne partie de l'électorat qui est conditionné et persuadé que leur condition changera sans le soutien du PS ».

Il reste une inconnue : le congrès de le NVA annoncé en janvier au cours duquel le parti se prononcera sur sa conception du confédéralisme.

A lire « een beter België » (nous l’avons lu) et à entendre les 7 auteurs qui s’y sont tous exprimés sans ambiguïté contre le confédéralisme « het federalisme als staatsstructuur voor het België van de eenentwintigste eeuw ».  « Een confederatie is een bijzonder instanbiele contructie. (Guy Verhofstradt)

Op basis van een liberale ideologie  kiezen we voor federalisme , zowel voor België als voor Europa.”

Federalisme past bij een tijd waarin samenwerken de sleutel is tot vooruitgang.Het sluit ook naadloos bij de gelaagde , meervoudige identiteit van de modernmensen. (Gewendolyn Rutten, présidente du VLD).

Mais surtout et c’est le troisième scoop , le septième orateur de dimanche, Paul De Grauwe a démontré, chiffres en main, que plus de régionalisation n’a pas profité économiquement à la Flandre, ce qui incite le VLD à abandonner définitivement le terrain du communautaire et qui ne peut que les faire monter dans les sondages. Dans tous les cas de figure : les électeurs attendent, comme les convoyeurs avant le lâcher des pigeons.

MG



 

L'ÉCONOMIE FLAMANDE N'A PAS PROGRESSÉ PLUS VITE QUE CELLE DE LA WALLONIE

Le Vif



"Les réformes de l'Etat n'ont rien apporté économiquement à la Flandre" estime le professeur d'économie Paul De Grauwe.

L'image de la Flandre prospère freinée par la pauvre Wallonie est ainsi mise à mal dans le livre des l'économiste (il ne s’agit que d’un cahpitre), intitulé "Eenbeter Belgiëeen federale toekomst voor ons land". Paul De Grauwe y compare la Flandre et la Wallonie à la lumière des différences de croissance. Il en ressort que les réformes de l'Etat successives au cours de ces 30 dernières années n'ont pas conduit à une dynamique économique plus importante. "L'économie flamande n'a pas progressé plus vite que celle de la Wallonie. La croissance de la Flandre a stagné durant la décennie passée et a même reculé ces dernières années, la différence entre la Flandre et la Wallonie devenant de plus en plus limitée"." 

"Les nationalistes flamands pensent que tout ira mieux si on transfère toujours plus de compétences à la Flandre. Mais c'est une profession de foi. J'ai pensé la même chose pendant longtemps mais les chiffres ne mentent pas et il n'y a aucune preuve de ce fait", indique encore Paul De Grauwe.



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

CQFD

Cet argument devrait faire l’effet d’une bombe en Flandre où De Grauwe est très écouté. Comme l’a bien observé Carl Devos, De Wever est en train de montrer son, plutôt ses talons d’Achille.

L’homme est épuisé, sa double fonction est en train de le mettre à genoux. Il ne tiendra pas jusqu’en mai et sans lui, le parti s’effondre. Wait and see donc

MG



N-VA HEEFT ZELF HAAR ACHILLESPEES BLOOTGELEGD

DM COLUMN De politieke actualiteit volgens politicoloog Carl Devos.


© photo news.


Als De Wever kritiek of wederwoord vooraf in termen als 'aanval', 'drek', 'scudraket', 'verwijten', 'angst zaaienframetwordt het vijandbeeld altijdbevestigd en het democratische debat heel moeilijk


Voor de eigen achterban haalde De Wever zaterdag in een vertrouwd betooghard uit naar alle anderenDat recept, N-VA vs Het Systeem, was in 2010 voorde partij heel succesvol. Of die verhaallijn vandaag nog zo aanslaatvalt tebezienOndertussen is overduidelijk dat N-VA zichzelf zo tot inzet van deverkiezingen wil verheffen.

De keuze reduceren tot een partij waarop Vlamingen niet (PS) en één waarop zewel kunnen stemmen (N-VA), is een doorzichtige strategie: het dwingt anderenkamp te kiezenAangezien ze om evidente redenen moeilijk voor de PS kunnenkiezenlijkt N-VA zo spontaan de leider van een soort Vlaams verzet tegen degrootste Franstalige partij. Maar waarom zouden die anderen zich langs deloopgraven - die N-VA uitdelft - naar het slagveld laten voerenDat veld isnamelijk nog op andere manieren te structurerenDe tegenstellingen wisselen,naargelang van het onderwerp, maar N-VA wil overal de underdog zijn.

Bovendien zit er een risico aan vast: als de rest toch zo slecht is, zet N-VAzichzelf buiten elke regeringsvormingHoewel hij in eerdere interviews CD&Vzeer te vriend hieldgooide hij alle Vlaamse partijen - zonder één in hetbijzonder te viseren - op een hoop. Iedereen is tegen N-VA, niet enkel vanwegehaar inhoudelijke standpunten, maar ook omdat N-VA durft veranderenDeanderen nietdus. Een meer genuanceerde formulering is dat anderen dehervormingen van N-VA niet (allemaal of helemaalvolgenDat klinkt als eennormale politieke situatie. Maar het mogen geen normale tijden zijn: het is detijd waarin het roer omgegooid moet worden.

Als er commentaar en wederwoord volgt heeft De Wever al een verklaringHijwees op 'de gretigheid waarmee de traditionele partijen ons aanvallen': N-VAstaat voor een grondige hervormingniet zomaar een hervorming, maar van 'hetsysteem' en wat is het 'enige antwoord' op die structurele veranderingen van 'detraditionele partijen'? Angst zaaien. Tot meer zijn die partijen - waarmee DeWever later moet besturen - blijkbaar niet in staatHij heeft het over 'die riedelvan miserie van de traditionele partijen' en zag 'een hele waslijst van verwijten', 'de drek die men over ons gaat kieperen', 'de ene na de andere scudraket die onzerichting zal uitkomen'... Zelf houdt N-VA de vuurkracht niet op zak.

Als kritiek of wederwoord vooraf in die termen - aanvaldrekscudraket,verwijten, angst zaaien - wordt geframedwordt het vooronderstelde vijandbeeldaltijd bevestigd en het democratische debat heel moeilijkKritische analysesheten dan 'riedels' van 'drek'. Debat verdraagt geen continu intentieproces.Discussies reduceren tot verwijten is te eenvoudigHet is al erg genoeg gesteldmet het publieke debat.

De Wever reduceert alle politieke keuzes van 25 meidus de diversiteit in deVlaamse kiesarena, tot een tussen het PS-model en het N-VA-model, tussenaanmodderen of veranderenDat impliceert dat wie zijn model niet volgt dus hetbevochten PS-model aanhangt. In deze redenering collaboreren zijn tweeVlaamse coalitiepartners federaal met een asociaal regime dat N-VA wilopkuisen.

De Wever deed geen moeite om de Vlaamse regering in de verf te zettenHet isonduidelijk hoe de cruciale discussie over de Vlaamse regionale verkiezingen indat modellenformat passenDaar is er immers geen PS. Of beweert De Wevernu dat pakweg CD&V of Open Vld ook in Vlaanderen voor een PS-modelstaan? De regionale verkiezingenwaar de Vlaamse beweging zo voor vocht,lijken voor hem een futiel detail van de federale te wordenDe hele strategiekomt zo neer op het bestrijden van de PS.

Hoe al die miserie oplossenEen stem op N-VA en haar confederalisme.Hoeveel er daarvan na 25 mei mogelijk is hangt van de kiezer afDaarmeevermijdt N-VA om de befaamde 'latte definiërenwelk minimum vanconfederalisme moet ingevoerd met N-VA in een federale regering? Hoe de PSuitsluiten? Via de uitrookthese: N-VA wil met anderen zodanig besturen dat de PS zelf om confederalisme vraagt om Wallonië al die hervormingen te besparen.Dat maakt de strategie van N-VA heel erg afhankelijk van anderenEn zo legtN-VA zelf haar achillespees bloot.


 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

TOUS POUR UN UN CONTRE TOUS


Telle est la stratégie de communication de la N-VA : CalimerissimoEt ça marche. Enfin cela a marché jusqu’ici.

Ce qui devient clair c’est que le confédéralisme est bel et bien comme l’affirma un jour le très distingué constitutionnaliste Francis Delpérée « un fédéralisme pour les cons ». C’est la thèse du VLD à laquelle Divercity adhère pleinement.

Nous laisserons à un internaute perspicace le soin de conclure avec humour :

Nog enkele jaren en dan zijn we van dat De Wever gezeur vanafAltijd maar datzelfde PS verhaaltje. En meteen kunnen Braecke, Van Overtveldt en de Ridder ozoek naar een nieuwe partij. Mischien idan De Decker wel iets voor hen. 

 

 

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