mardi 14 janvier 2014

"Si Bart De Wever veut lutter contre le PS, qu'il aille vivre en Wallonie"


Trui Engels Le Vif

 

Bart De Wever (N-VA) a déclaré lors de la réception de Nouvel An de son parti que le 25 mai l’électeur aurait le choix entre un modèle N-VA et un modèle PS. Le week-end dernier, les politiques et les politicologues se sont insurgés contre les déclarations du président de la N-VA.


Bart De Wever à la réception de Nouvel An de son parti © Belga


KRIS PEETERS: "LES MODÈLES, C’EST BON POUR LE MONDE DE LA MODE"

Le ministre-président flamand Kris Peeters (CD&V) a lancé l’offensive sur la chaîne flamande Eén. "Il n'y a pas de PS en Flandre. La sixième réforme de l'État nous offre 38 milliards d'euros à gérer, plus que ce dont disposera l'État fédéral. L'enjeu est de savoir comment nous allons opérer les choix qui conviennent en Flandre". "Le PS ne va pas venir nous dire, et heureusement, comment nous allons devoir gérer les nouvelles compétences en Flandre, ni comment nous allons asseoir la prospérité en Flandre et stimuler notre économie" a-t-il ajouté.

GWENDOLYN RUTTEN: "S’IL VEUT LUTTER CONTRE LE PS, QU’IL AILLE VIVRE EN WALLONIE"

Pour la présidente de l’Open VLD, Gwendolyn Rutten, la situation est claire : "Si Bart De Wever veut lutter contre le PS, je propose qu’il aille vivre en Wallonie, car il s’agit évidemment d’une lutte d’apparence. Et c’est le meilleur moyen de bloquer, à nouveau, le pays".

PATRICK DEWAEL: "FALSIFICATION DE LA LUTTE ÉLECTORALE"

Quant à Patrick Dewael (Open VLD), il a qualifié les déclarations de Bart De Wever de "falsification de la lutte électorale". "On lance l’anathème sur l’ennemi de l’autre côté de la frontière linguistique alors que la population ne peut pas s’exprimer sur le sujet. C’est une falsification de la lutte électorale, pour ne pas à avoir engager son propre débat".

PAUL MAGNETTE: "LE PS VEUT EN EFFET LE CONTRAIRE DE LA N-VA"

Le président du PS a réagi aux propos de Bart De Wever pour ne pas "vexer la N-VA en ne répondant pas". Magnette a admis que les socialistes francophones proposent un programme totalement différent de la N-VA. "Le programme social de N-VA revient à la hausse de la TVA, la suppression de l’index et au gel des dépenses publiques. Nous ne voulons pas de cela".

DAVE SINARDET: "LE PS NE DÉTERMINE PAS TOUTE LA POLITIQUE"

Le politologue Dave Sinardet s’est étonné des déclarations de Bart De Wever dans le quotidien De Gazet van Antwerpen. "La N-VA a besoin du PS. La N-VA veut un modèle confédéral, mais pour l’atteindre il faut une majorité des deux tiers au parlement". Selon Sinardet, le PS exerce bien une influence sur l’économie flamande par le biais du gouvernement fédéral. "Le PS est par exemple l’adversaire le plus acharné de la réforme de l’index. Mais le PS ne détermine certainement pas la politique du tout le gouvernement fédéral". 

Les infos du Vif aussi via Facebook

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

SUS AU CONFEDERALISME

WAT WE ZELF DOEN DOEN WE ZEKER NIET BETER

Scoop du week-end : le VLD s’oppose bec et ongles au rêve d’indépendance de Bart DWever et regarde le confédéralisme flou des nationalistes petit-bourgeois de la Nieuwe Vlaamse Arrogantie comme la vérole qui s’abat sur le bas-clergé.

C’est lumineux : le confédéralisme débouchera forcément sur l’indépendance de la Flandre, une séparation que les libéraux flamands redoutent car elle provoquera un divorce conflictuel, long, onéreux et qui ruinera les ex-époux en induisant le risque majeur d’une tutelle exercée sur les divorcés par l’Union Européenne. 

C’est l’impression très forte qui se dégage du manifeste musclé  « een Beter België : een federale toekomst voor ons land. » une initiative émanant du bouillant Guy Verhofstadt, lui qui reproche précisément à l’Europe d’être une confédération d’Etats incapables de s’unir en une puissante  fédération. « een confederatie is een bijzonder instabiele contructie » 

« Een beter België » plaide résolument contre le confédéralisme et pour un « fédéralisme de consensus »  la seule voix d’avenir pour la Belgique.

C’est une bombe, dans la mesure où, sur le plan socio-économique, VLD et NVA draguent le même électorat. En somme, il y a désormais en Flandre des bleus fédéralistes européanistes et des bleus confédéralistes nationalistes qui virent au bleu de Prusse appelé en France bleu Marine. Puissent les électeurs flamands ouvrir grands les yeux de la raison, sans se laisser aveugler par un loueur de flûte nommé Bart DWever.


Le fédéralisme d’union ou de consensus est un système complexe, difficile à comprendre. Bart De Wever lui oppose son discours réducteur et simplificateur :« prenons notre indépendance et nous sentirons la différence dans notre portefeuille. » « Uw centen » était le slogan électoral simplificateur de JM DeDecker. Le joueur de flûte chante la même complainte. Et ça semble prendre !

Sauf qu’en finale, ça risque de coûter très cher à la Flandre. «  Het opdoeken van de Belgische staat en het verlies van Brussel zou voor Vlaanderen een ramp zijnerger dan het verlies van Frans-Vlaanderen en Rijsel in de zeventiende eeuwAlgauw zal duidelijk worden dat sinds de val Antwerpen in 1585 en daaropvolgende scheiding met het Noorden geen enkele staatkundige ontwikkeling zo’n  negatieve impact zal hebben gehad op onze regio” (Bart Somers: p.56) Et Vlan!

Concrètement, il faudra négocier très serré une éventuelle liquidation de l’Etat féderal Belgique.

« Als de kwestie van de Vlaamse onafhankelijkheid zich na mei 2014 zou stellen, en intern-Belgisch niet meteen een dialog mogelijk zou blijkenzal het initiatief zeer snel uit Belgische handen verdwijnen en haast zeker bij de Europese Unie terechtkomenHet grootste en reële risico van een keuze voor separatisme is inderdaad het verlies aan contrôle over het eigen lot(Rolf Falter, p.153) 

« Een beter België » marquera, selon nous, un tournant dans la campagne électorale qui ne fait que commencer et qui durera encore quatre mois. La Flandre qui est à la croisée des chemins attend avec impatience le grand congrès de la NVA qui est programmé pour ce mois de janvier et a pour objet principal de définir la vision NVA du mot « confédéralisme ». Ce sera pour BDW qu’on dit fatigué et irritable, l’heure de vérité, le congrès de tous les dangers. 

On le prenant de vitesse, le VLD lui coupe carrément l’herbe sous le pied. D’autant qu’il défend avec force la création d’un district électoral national dont la NVA ne veut à aucun prix. But : corriger en partie un déficit démocratique grave de notre système : l’électeur flamand ne peut en effet pas plébisciter ou sanctionner le parti de Elio et l’électeur francophone ne peut pas faire de même pour le parti de Guy Verhofstadt, un homme qui demeure très populaire en Wallonie. Seul le Bruxellois a cette opportunité, actuellement. En effet, si je veux, en tant que Bruxellois, je peux voter contre les adversaires de BDW soit le SPa, Groen ou le Vld, en sachant que ma voix à près de deux fois le poids d’une sur le rôle linguistique francophone.

« Een middel om in België het democratisch deficit op te lossen en een minder taalgebonden federale  dynamiek  te stimuleren is dan het invoeren van een federale kieskring voor de verkiezing van een substantieel deel van de KamerledenKiezers in het hele land zouden zo voor dezelfde lijsten en kandidaten kunnen stemmen. (Emmanuel Vandenbossche p. 192)

« Een federale kieskring zou kiezers de vrijheid geven om alle partijen die hen besturen electoraal te beoordelen waar he huidige systeem vooral partijen de vrijheid bied om het land te besturen en maar aan één landsdeel verantwoordiging af te leggenDave Sinardet (p.193)

On sait que ni le SPa, ni Groen ne veulent entendre parler du confédéralisme à la Bart. Reste donc à définir clairement la position du CD&V qui se vautre une fois de plus dans l’ambiguïté.


Le fringant et ambitieux Chris Peeters semble considérer que sa reconduction comme ministre Président de Flandre vaut bien une grand messe confédéraliste. Wouter Beke, beaucoup plus intelligent tarde à se prononcer.

Mais c’est à Paul de Grauwe que revient la conclusion du bouquin et elle vaut son poids de milliards transférés à la Wallonie :

Sinds de start van de reeks staatshervormingen die aan Vlaanderen steeds meer economische instrumenten heeft gegeven, is de groei van Vlaanderen tenopzichte van die van Wallonië stelselmatig gedaaldStaatshervormingen hebben niet gezorgd voor meer economische dynamiek in VlaanderenWat we zelf doen doen we zeker niet beter. Er is geen enkel empirisch bewijs voor de aanname dat meer decentralisatie van economische en budgettaire bevoegdheden zal leiden tot meer economische dynamiek van Vlaanderen.” (P.220) 


De keuze voor Vlaamse onafhankelijkjheid leidt naar een geaccidenteerd parcours op weg naar een onzeker resultaat”( Rolf Falter p.159)

On ne peut que se rallier à cette thèse en espérant que beaucoup arriveront à cette conclusion, qu’ils lisent le livre ou non. Quant à Bart De Wever, il a beau faire la course en tête, il est loin d’avoir touché au but. Souhaitons qu’il s’effondre avant et avec lui son électorat


 

L'OPEN VLD ENTAME 2014 PAR UN PLAIDOYER POUR LA BELGIQUE

Le Vif

 

La présidente de l'Open Vld, Gwendolyn Rutten, a plaidé lundi, lors de vœux de nouvel an de son parti, pour davantage de collaboration, en particulier à l'échelon belge. Elle s'en est prise aux partis nationalistes et s'est fait davantage applaudir quand elle a critiqué le gouvernement flamand que lorsqu'elle a salué les réalisations du gouvernement fédéral.


Maggie De Block et Gwendolyn Rutten. © Image Globe

"Il y en a qui semblent prendre du plaisir à dire que nous vivons dans un pays horrible et qui espèrent que tout le monde les croira parce qu'ils ne cessent de le répéter. Il n'y a aucune raison de croire que l'avenir sera une catastrophe ou qu'il faudra se débrouiller avec moins", a-t-elle souligné en insistant sur les efforts consentis -grâce aux libéraux flamands, selon elle- pour surmonter la crise. 

 

Aucun commentaire: