vendredi 31 janvier 2014

Une "mauvaise" éducation qui coûte 129 milliards de dollars


AFP ET BELGA 



INTERNATIONAL Un rapport de l'Unesco stigmatise les énormes pertes d'argent dans les dépenses mondiales pour l'école primaire: "A quoi bon une éducation si les enfants passent des années à l'école et en ressortent sans avoir acquis les compétences dont ils ont besoin? "

Un dixième des dépenses mondiales pour l'école primaire (129 milliards de dollars) se perdent dans une éducation de mauvaise qualité, déplore mercredi un rapport de l'Unesco, prônant l'affectation des "meilleurs enseignants" aux élèves en ayant le plus besoin. "A quoi bon une éducation si les enfants passent des années à l'école et en ressortent sans avoir acquis les compétences dont ils ont besoin ? ", relève Pauline Rose, directrice du 11e rapport de suivi de "l'Éducation pour tous" (EPT), soit six objectifs à atteindre en 2015 sur lesquels s'étaient accordés 164 pays à Dakar en 2010.

Cette édition du rapport "se rend à l'évidence: en moins de deux ans, nous n'y parviendrons pas", prévoit la directrice générale de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, Irina Bokova, dans l'avant-propos.

Dans les pays pauvres, "un jeune sur quatre est incapable de lire une seule phrase", et en Afrique de l'Ouest, plus de la moitié du corps enseignant est constitué d'"enseignants vacataires ayant un salaire médiocre et peu de formation officielle", relève le rapport.

Quelque 250 millions d'enfants à travers le monde "n'apprennent pas les bases". En 2011, il y avait 57 millions d'enfants non scolarisés, la moitié dans des pays touchés par des conflits.

Pour parvenir à une amélioration, il faut "des enseignants compétents", plaide le rapport, appelant "les gouvernements" à les former et à "mettre les meilleurs d'entre eux à disposition de ceux qui en ont le plus besoin".

Il faut aussi affecter ces professeurs "dans les régions où on en a le plus besoin" et "leur offrir des incitations afin qu'ils s'engagent à long terme dans l'enseignement", comme "un salaire qui corresponde au moins à leurs besoins fondamentaux, de bonnes conditions de travail ainsi qu'une perspective de carrière".

 

"EN BELGIQUE, L'ÉCRASANTE MAJORITÉ DU BUDGET RESTE ENGLOUTIE DANS LE FINANCEMENT DE BOURSES D'ÉTUDES"

La coopération belge ne consacre qu'une part infime de son budget à l'éducation de base, déplore mercredi l'ONG Plan Belgique, alors que l'UNESCO souligne justement le rôle moteur joué par l'éducation primaire et secondaire dans la lute contre la pauvreté dans les pays du Sud. L'ONG appelle dès lors le prochain gouvernement belge à revoir ses priorités. Dans son "Rapport mondial de suivi de l'éducation pour tous", publié mercredi, l'UNESCO souligne le rôle moteur joué par l'éducation primaire et secondaire dans la lutte contre la pauvreté des pays du Sud.

"Du petit budget encore consacré à l'éducation dans la coopération belge - à peine 8 pc de l'enveloppe totale - seule une infime partie est dédiée à l'enseignement primaire et secondaire. L'écrasante majorité reste engloutie dans le financement de bourses d'études universitaires et supérieures", explique Hans De Greve, chargé du plaidoyer politique chez Plan Belgique.

"Pourtant, le rapport de l'UNESCO publié aujourd'hui démontre de façon éclatante les effets massifs et durables de l'enseignement de base sur l'économie et le développement des pays du Sud. Au vu des chiffres avancés dans ce rapport, les priorités de la coopération belge sont difficilement compréhensibles", ajoute-t-il.

Le rapport de l'UNESCO démontre notamment que généraliser l'accès des enfants à l'éducation permettrait d'accroire le revenu des habitants des pays pauvres de 23 pc en une génération et que l'accès des filles à l'éducation primaire et secondaire aurait un impact immédiat sur la santé et la nutrition des pays pauvres.

"Plan Belgique plaide depuis longtemps pour davantage de soutien à l'enseignement primaire et secondaire dans la coopération belge. Le rapport de l'UNESCO confirme notre analyse. A l'heure où des choix budgétaires se dessinent pour le prochain gouvernement, il serait bon d'orienter les moyens disponibles vers les secteurs ayant le plus d'impact dans la réduction de la pauvreté et des inégalités. Au-delà des belles paroles, l'enseignement primaire et secondaire doit d'urgence devenir une priorité budgétaire", insiste l'ONG.




COMMENTAIRE DE DIVERCITY

SHOCKING


Un internaute commente : « 45 euros par enfant en Flandre et 8 euros par enfant en Communauté française. C'est dramatique parce que l'éducation est la seule porte de sortie de la paupérisation rampante. Trop d'argent est déjà mal dépensé en Communauté française. Il importe de retourner vers les vrais priorités (les enfants) La Cour des comptes a récemment épinglé le problème des trop nombreux enseignants absents. »

Notre position est largement connue : l’école est à réinventer de A à Z, le chantier est immense et il est urgent de le mettre en œuvre.



LES ÉDITEURS CRAIGNENT UNE FRACTURE NUMÉRIQUE DÉFAVORISANT LES ÉLÈVES FRANCOPHONES

Le Vif

Source: Belga

La représentante belge pour le Digital Agenda européen, la Digital Champion Saskia Van Uffelen, et la section scolaire de l'Association des Editeurs Belges (ADEB) ont exprimé, via un communiqué envoyé mardi, leur inquiétude quant à une éventuelle fracture numérique au détriment des élèves de l'enseignement francophone.



Les jeunes subissent la fracture numérique

Constatant un manque d'utilisation des outils digitaux dans les écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles, les éditeurs craignent que les écoliers soient "privés des moyens de construire leur avenir". "Il s'agit essentiellement d'un manque de fonds", précise Michel Roiseux, président de la section scolaire de l'association des éditeurs belges.

"Les éditeurs ne vont pas se lancer à corps et à cris dans le développement de manuels numériques enrichis, car il n'y a simplement pas de demande, vu le montant 'ridicule' que les écoles reçoivent pour l'achat d'outils d'apprentissage (manuels et logiciels)". "La Flandre consacre chaque année un subside d'environ 45 euros par enfant à l'achat de manuels scolaires. En Wallonie, les écoliers ne 'reçoivent' que 8 euros", précise-t-il.

La solution se trouve, selon les éditeurs, dans un accroissement des moyens et dans la mise en place d'un plan d'équipement structurel et à long terme. "Le ministère accorde ponctuellement quelques milliers d'euros à quelques écoles qui ont le projet de s'équiper d'ordinateurs et autres, mais ce n'est pas suffisant", note Michel Roiseux.

Selon la dernière enquête de l'AWT (Agence Wallonne des Télécommunications) sur les TIC et l'école, le secondaire francophone comptait en 2013 un ordinateur pour 7 étudiants, le primaire offrant moins d'un appareil pour 12 élèves. L'AWT notait alors que "les taux de disponibilité des équipements TIC dans les écoles de Wallonie atteignent ou dépassent difficilement la moitié des moyennes européennes".

 

ONZE SCHOLEN MOETEN MEER ZIJN DAN STATISCHE KENNISFABRIEKEN


Caroline Gennez is sp.a-politica en auteur van  De verschilligenZe verdedigt haar onderwijsvoorstel. "Wie alleen de uren onthouden heeft - van 8 tot 18 uur - is begrijpelijkerwijs geschrokken van mijnonderwijsvoorstel", schrijft ze.




© belga.

Mijn voorstel voor een andere, meer complete schooldag maakt heel wat reacties los. Wie alleen de uren onthouden heeft - van 8 tot 18 uur - is begrijpelijkerwijs geschrokken. Maar de essentie van het voorstel is een totaal andere invulling van de school én van de schooldag zoals we die nu kennen. De samenleving is de voorbije 100 jaar drastisch veranderd, is het dan zo gek om met de gemiddelde schooldag hetzelfde te doen?

Pedagoog Pedro De Bruyckere stelt in de krant ('De school van mevrouw Gennez is geen cadeau', DM 25/1) dezelfde uitdagingen vast als ik: het bevorderen van gelijke kansen, een optimaal gebruik van de schoolinfrastructuur, een divers en ruim naschools aanbod in samenwerking met lokale sport-, cultuur-, senioren- en vrijwilligersorganisaties en bedrijven. Ook over de oplossing zijn we het voor 95 procent eens: de brede scholen die kinderen maximaal de kans geven om hun talenten en interesses te ontwikkelen, waar die ook liggen. De schooluren zijn geen fetisj, maar ik ben er wel van overtuigd dat een meer complete schooldag de ontbrekende en noodzakelijke extra stap is.

Ons onderwijs heeft wat terrein verloren de voorbije jaren, maar blijft erg goed in de kennisontwikkeling van kinderen. Maar onze scholen moeten meer zijn dan statische kennisfabrieken. Ze trainen jongeren in burgerzin, de school van vandaag is een permanente oefening in samenleven geworden. Daarnaast bevorderen rust en ontspanning de kennisontwikkeling. Niemand die nog gelooft dat we kinderen en jongeren dingen aanleren door hen alleen maar muisstil naar een groen bord te laten staren. Alleen: als we al die functies willen samenbrengen in een schooldag - kennisoverdracht, samenleven, rusten en ontspannen - hebben we meer tijd nodig.

Mijn idee over een complete schooldag klinkt sommigen revolutionair in de oren, maar zo vergezocht is het niet. Tussen de reacties die ik kreeg, ontving ik een mail van een project in Heusden-Zolder waarbij ouders een nieuwe afdeling van de lokale tekenacademie hadden opgestart. De buurt smeekt om meer naschoolse opvang en een groter vrijetijdsaanbod, de school staat toch maar leeg na 4 uur. De tekenacademie is ondertussen zo'n succes dat de ouders ook op andere initiatieven broeden. De perfecte samenvatting van die andere, meer complete schooldag.

Ik begrijp perfect dat de zonen van De Bruyckere het een geweldig geschenk vinden als papa en mama om halfvier aan de schoolpoort staan. Op te veel scholen is de naschoolse opvang een verplicht nummer. Die tijd kunnen we beter en nuttiger besteden. De ouders die de tijd hebben, kunnen daar een rol in spelen. Net als sportclubs, muziek- of tekenacademies, dansscholen of eender welke vereniging uit de buurt.

Scholen kunnen kennis 'insourcen': waarom zou de logopedist niet naar school komen om kinderen met dyslexie te begeleiden? Uiteraard zijn papa en mama welkom om de sessies te volgen, maar geen enkel kind zal ervan verstoken blijven. Sterke leerlingen kunnen in het huidige slot van de naschoolse opvang een aanbod op maat met extra uitdaging krijgen: ict, een extra taal... Maar evengoed kunnen 'gamen', niksen en ravotten op het programma staan. Zolang het aanbod er maar is, op of via de school.

Met de meer complete schooldag is het geenszins de bedoeling dat de school een surrogaatgezin wordt. Na 18 uur is de schooldag echt afgelopen. Geen stress meer, geen ouders die gefrustreerd raken omdat ze niet (meer) wijs raken uit het huiswerk van zoon- of dochterlief, geen achterbankkinderen die nog van hot naar her moeten rijden. Alleen nog quality time, om even dat modewoord uit de kast te halen.

 

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