dimanche 9 février 2014

Charles Michel calme le jeu entre De Wolf et Reynders

LE VIF



Charles Michel calme le jeu entre De Wolf et ReyndersLe MR bruxellois a adopté à l’unanimité son programme pour les élections régionales mais n’a pas décidé qui deviendrait le prochain ministre-président de la Région en cas de victoire des réformateurs.

Le MR bruxellois a souhaité donner samedi, lors de son congrès programmatique en vue des élections régionales du 25 mai, un message d’unité. «Il y a un seul projet, un seul programme. Il n’y a qu’un seul message, c’est celui de l’unité et de la cohésion», a asséné le président du parti, comme en réponse au duel à fleuret moucheté qui oppose Vincent De Wolf, le bourgmestre d’Etterbeek et candidat déclaré ministre-président bruxellois, et Didier Reynders. Celui-ci, récemment installé à Uccle en provenance de Liège et déjà devenu président de la fédération bruxelloise du MR, devrait être tête de liste du parti à la Chambre, laisse planer le doute sur ses intentions à propos de la Région.

Charles Michel a ajouté qu’il lui reviendrait, le moment venu, comme chef de parti, de «déterminer qui assume quel rôle». «Je prendrai en compte les résultats des élections, les capacités pour le MR ou pas de participer à des majorités. Ma philosophie est très simple: je ne vends pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué», a ajouté le président du Mouvement réformateur. Une logique à laquelle a souscrit Vincent De Wolf, tout en rappelant son souhait de diriger la ville-Région «en tant que Bruxellois de toujours, engagé et passionné». «Si le président (Charles Michel) décide autrement, je m’inclinerai», a-t-il déclaré.

VINCENT DE WOLF : « ON A DÉBATTU TRÈS OUVERTEMENT ET TRÈS AMICALEMENT »

Didier Reynders vient de publier un livre intitulé «Bruxelles pour tous, vaincre la fracture», dans lequel il présente sa vision sur l’avenir de la Région. Il y suggère notamment un bouclage du Ring par un tunnel reliantDrogenbos au carrefour Léonard, la construction de nouvelles lignes de métro et l’enfouissement de la petite ceinture - des propositions jugées coûteuses par ses adversaires politiques et même parfois au sein du parti,même si le MR n’est pas opposé au principe. Vincent De Wolf avait notamment qualifié le projet de «rêve».

«On en a débattu très ouvertement et très amicalement ce matin» (lors d’un atelier du congrès consacré à la «mobilité performante"), a déclaré samedi Vincent De Wolf. «On n’a pas les moyens financiers de dépenser six ou sept milliards d’euros toute de suite pour des grands travaux d’infrastructures qui, je l’espère, pourront se faire un jour», a-t-il résumé.

Le bourgmestre d’Etterbeek a plutôt insisté sur les «urgences multiples» auxquelles Bruxelles doit faire face. Comme le chômage, notamment parmi les jeunes, la formation, le logement - pour maintenir à Bruxelles une classe moyenne qui a tendance à quitter la ville - «qui sont de vrais enjeux».

RÉINDUSTRIALISER LA ZONE DU CANAL

Les militants ont approuvé à l’unanimité le programme des libéraux francophones bruxellois, élaboré durant un an par la douzaine de députés régionaux MR et légèrement amendé par les congressistes.

Le MR place l’emploi et la formation - également en langues - des jeunes au premier rang des défis de la prochaine législature, alors que le chômage touche quelque 35% des jeunes. Il propose d’injecter 30 millions par an dans la formation, en revalorisant l’enseignement technique et professionnel et en stimulant des collaborations entre ces écoles et les entreprises à l’image de ce qui se fait en Flandre. Pour les chômeurs de longue durée, il prône l’octroi d’un travail pour la collectivité.

En matière économique, le parti entend par ailleurs soutenir la ré-indiustrialisation de Bruxelles dans des secteurs non-polluants, dans la zone du canal.

Et pour retenir les classes moyennes à Bruxelles, les réformateurs prônent des partenariats public privé (PPP) pour construire des logements à un coût de 1.900 à 2.000 euros le mètre carré.


 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

IL Y A 3 PROGRAMMES AU MR, CELUI DE CHARLES , CELUI DE VINCENT ET CELUI DE DIDIER MAIS SURTOUT, CELUI D'UN AUTRE DIDIER : GOSUIN  » 

 

Un internaute commente : « Et on parle déjà de choix du ministre-président de la région bruxelloise... Tiens à ce propos, c'est possible d'avoir un président MR avec un parti relégué dans l'opposition ? »

Un autre surenchérit.

« M. Reynders est un soliste, qui n'aime et ne souhaite entendre que son instrument et sa partition. Ne lui demandez surtout pas de jouer pour et avec un orchestre, même s'il est à l'occasion le chef. Il faut le dire et le redire, il constitue un problème politique pour le MR, et pas seulement à Bxl. »

Le MR, nous l’avons dit déjà, part en campagne en division contre lui-même tandis que les meilleurs idées sont portées par le pragmatique Maingain.

On peut imaginer qu’on se frotte les mains du côté de l’olivier.

Mais attention, pas un mot sur l’interculturel chez aucun de ces messieurs. Décevant, n’est-il pas ?

MG

 

 

Aucun commentaire: