mardi 4 février 2014

L’ancien secrétaire de la CSC sera tête de liste européenne alors qu’on attendait Anne Delvaux.




Claude Rolin
Le Soir (Dominique Duchesnes)

Le président du CDH Benoît Lutgen a tranché : Anne Delvaux ne sera pas tête de liste à l’Europe. Le parti a choisi de se faire conduire au scrutin européen par Claude Rolin, l’ex-secrétaire général de la CSC.

« JE ME SENS BIEN AU CDH »

Claude Rolin était l’invité de la Première ce mardi matin. Il affirme vouloir exprimer et instaurer un message social et c’est pour ça qu’il a choisi le CDH.

« La raison pour laquelle j’ai rejoint le CDH, c’est que je suis convaincu que le CDH a la volonté d’avancer sur une véritable politique européenne, sur une autre politique européenne avec au cœur le dialogue social, la concertation. C’est ce qui a fait partie de mon métier, de mes chromosomes. Donc je me sens bien au CDH ».

Pour l’ex-secrétaire de la CSC, rejoindre le CDH, «  c’est un choix du cœur et de la raison. Du cœur, car le projet humaniste est quelque chose auquel je tiens. Mettre la personne au centre de toutes les politiques, au centre de toutes les réflexions, c’est ça qui est important. Un choix de raison, c’est voir comment on peut réellement faire évoluer les choses. Comment on peut faire bouger les lignes en Europe car l’Europe, aujourd’hui, comment elle se comporte, ça ne fonctionne pas. Il faut donc changer cela ».

Et Claude Rolin de préciser : « Dans le combat européen, je vais me battre comme je me suis toujours battu. Peut-être que pour certains, je serai un petit caillou dans le fond de leur soulier ».

« C’EST UNE DÉCISION PERSONNELLE »

Pour Claude Rolin, ce n’est pas en tant que responsable de la CSC qu’il s’est mis sur une tête de liste. «  C’est une décision personnelle, individuelle que je prends et que j’assume pleinement et qui n’engage un rien la CSC. À partir du moment que j’acceptais la tête de liste européenne du CDH, je devais rendre mes mandats syndicaux. C’est tout à fait normal. »a expliqué l’ex nº1 du syndicat chrétien.

« La position de la CSC par rapport à la politique reste une position de totale indépendance et de totale autonomie. Je considère toujours que l’avenir d’une organisation syndicale c’est bien dans son autonomie totale par rapport aux partis politiques », a précisé Monsieur Rolin.

ANNE DELVAUX, SACRIFIÉE ? « CERTAINEMENT PAS ! »

Le président du CDH était, lui, sur les ondes de Bel RTL. Il s’est défendu d’avoir «  sacrifié  » Anne Delvaux.« Certainement pas ! Anne ne peut pas être députée européenne et échevine de Liège – c’est tout simplement la loi… L’engagement a été pris aux dernières élections, il faut respecter les promesses électorales ». Quant à Claude Rolin, il n’a pas l’impression d’avoir soufflé la place à Anne Delvaux. « Je ne suis pas intervenu dans les accords ou les engagements qui se sont faits au niveau du CDH  », a-t-il réagi sur la Première.

Benoît Lutgen a confirmé qu’il comptait proposer à Anne Delvaux « d’être deuxième sur la liste à la Chambre »et donc, de viser un poste de députée fédérale.

Concernant le choix de Claude Rolin, le président du CDH espère « qu’il amènera un message très fort pour l’Europe reprenne le chemin de la prospérité ». « L’Europe de l’austérité et de la rigueur, ça a été un très mauvais message. Les gens n’ont plus foi en l’Europe alors que c’est un enjeu essentiel »a-t-il expliqué, regrettant « qu’on n’en parle pas assez ».

 



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LES ATTRAPE-VOIX


Dans le privé, les gens sont choisis pour ce qu’ils sont, en fonction de leur profil de compétence, de leur caractère. En politique les candidats sont choisis en fonction de ce qu’ils paraissent être, de ce qu’ils représentent aux yeux du grand public, en l’occurrence un visage familier, celui d’une speakerine ravissante, d’un sportif bien connu ou d’un syndicaliste en vue ou d’un « fils de » qui ne doit se faire qu’un prénom, d’un leader d’opinion d’une communauté ethnique  C’est du marketing, pas de la politique, à moins que la politique ne soit plus que marketing.  On me dira que c’est de bonne guerre, puisque tous le font. C’est une guerre qui use, rabote le prestige de la fonction politique et génère l’antipolitique, laquelle fait les choux gras d’un démagogue à la De Wever.

MG

 

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