samedi 15 février 2014

Ministre-président bruxellois ? Didier Reynders !




Quel(le) ministre-président(e) pour Bruxelles ? Nous avons soumis dix noms – deux par parti – aux personnes sondées. Le chef du gouvernement bruxellois n’est bien sûr pas élu directement mais la campagne, dans la capitale, porte sur le projet, mais aussi sur celui ou celle qui le porte(ra). Notre sondage pointe un grand vainqueur :Didier Reynders.

Précisons que le sondage a été effectué alors que le chef de file du MR présentait dans Le Soir son ouvrage « Bruxelles pour tous ». Ses propositions, singulièrement celles sur la mobilité, ont suscité un vif débat, prolongé, le week-end (toujours en plein sondage) par le congrès programmatique des libéraux.



 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

AND THE WINNER IS …

« Un sondage est plus fort qu'un lord-maire ».

La stratégie Reynders, nonobstant un bouquin calamiteux, porte ses fruits laissant loin derrière Laurette Onkelinx et Vincent De Wolf. C’est plus qu’un signe, c’est un augure et un solide camouflet pour le grand rival de Reynders : Charles Michel.

Reste à savoir qui mènera campagne à Bruxelles et composera la liste des éligibles. Beaucoup de rififi en perspective au sein du MR.

On ne voit pas bien Vervoort ou De Wolf diriger la Région Bruxelloise avec un crédit de confiance de 8% chacun, soit moins ensemble que Reynders tout seul. Onkelinx peut être…

On se souviendra que les relations entre Maingain et Reynders étaient excellentes.

Question prématurée mais essentielle : les socialistes bruxellois accepteraient-il d’entrer dans un gouvernement dirigé par Reynders ?

Tout dépendra du résultat des MR en Wallonie et de celui de De Wever en Flandre.

Décidément, tout est lié dans cette construction complexe qu’est la Belgique.

Mais peut-être nous réveillerons nous dans une autre Belgique le 26 mai prochain, quand les électeurs se seront vraiment prononcés.

Accroche-toi lecteur, plus que dormir cent fois et on verra plus clair.

MG

 

 

 

Qu’à cela ne tienne, l’écart est très net avec la grande rivale de Didier Reynders, Laurette Onkelinx – officiellement, aucun des deux n’est candidat ministre-président mais tous deux assument leur rôle de chef de file bruxellois, tant à la Chambre qu’à la Région. La présidente de la Fédération bruxelloise du PS n’avait, certes, jusqu’à ce jour – le PS bruxellois tient congrès ce dimanche – guère lancé sa campagne, elle s’était même fait très discrète.

Mais ceci n’explique assurément pas tout. La vice-Première socialiste est manifestement à la peine : officiellement établie à Bruxelles depuis 2005, elle a déjà essuyé deux échecs aux élections communales, ne parvenant pas à séduire au-delà de son camp. Cette fois, rebelote : elle ne séduit que 32 % des sondés se déclarant socialistes (19 % lui préfèrent Rudi Vervoort), surtout, elle a bien du mal à aller chercher des suffrages dans les autres formations politiques. A l’inverse, Didier Reynders est le candidat rêvé de 52 % des libéraux (25 % pour Vincent De Wolf) mais il séduit aussi au-delà des militants libéraux.

La pilule doit être d’autant plus amère à digérer, pour Laurette Onkelinx, qu’elle fait moins bien qu’une autre vice-Première, Joëlle Milquet et jeu égal avec Didier Gosuin. Les têtes de liste régionales CDH et FDF confirment ici leur popularité à Bruxelles. Or, tous deux sont candidats à la Région face (sauf surprise) à Rudi Vervoort et Vincent De Wolf, lesquels sont classés ex aequo (avec Bernard Clerfayt) à la sixième position… Les ténors du CDH et du FDF pourraient donc bien surclasser, en voix de préférence, les têtes de liste régionales des deux grands partis ! Quant aux Verts, ils ne brillent guère dans le classement (Olivier Deleuze, 5e, Christos Doulkeridis, 9e mais à bonne distance des autres) mais eux non plus n’ont pas encore vraiment démarré leur effort électoral.

 

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