samedi 1 février 2014

Netanyahu critiqué à cause...des amours de son fils


AFP 



INTERNATIONAL Un journal norvégien rapporte que le fils du Premier ministre entretiendrait une relation avec une Norvégienne non juive.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est actuellement sous le feu des critiques de parlementaires religieux, après des informations de presse affirmant que son fils entretient une relation avec une Norvégienne non juive.

Le journal norvégien Dagen a rapporté que Yair Netanyahu, 23 ans, fréquentait une Norvégienne de 25 ans, Sandra Leikanger, qui étudie actuellement en Israël. Dagen affirme que lors d'une rencontre à Davos, M. Netanyahu a déclaré à son homologue norvégien que les deux jeunes gens avaient récemment passé des vacances en Norvège.

Nissim Zeev, membre du parti religieux Shass, a indiqué au Jerusalem Post dimanche que M. Netanyahu devait "faire preuve d'une responsabilité nationale" en tant que Premier ministre. "C'est un gros problème. Je parie que cela le peine", a-t-il dit.

Moshe Feiglin, un député de l'aile la plus radicale du Likoud, le parti de M. Netanyahu, a jugé de son côté "très regrettable" cette relation, dans un entretien au même journal.

Le Jerusalem Post cite une source proche du fils de M. Netanyahu confirmant que Sandra Leikanger n'est pas juive.

L'organisation d'extrême droite nationaliste et religieuse Lehava a appelé pour sa part M. Netanyahu à agir pour "empêcher cette relation". "Vos petits-enfants comme vous le savez, ne seront pas juifs", a mis en garde le directeur de LehavaBentzi Gopshtain, sur son compte Facebook.

Le judaïsme se transmet par la mère.

Le bureau de M. Netanyahu - qui lui-même était marié avec une non-juive, Fleur Cates, entre 1981 et 1984 - s'est refusé à tout commentaire sur cette affaire.

 



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

HALLUCINANT


Décidément , le « racisme » est partout, même là où , à priori, on l’attendrait le moins. Cet article a suscité 66 réactions sur le forum de Libre Belgique. Franchement, ça ne vole vraiment pas très haut.

Un seul post a retenu notre attention, le voici : « Le problème d'Israël est le suivant.
Th. Herzl aurait voulu créer un Etat juif non religieux car il détestait la religion juive. Mais il a dû admettre que sans l'accord des Anglo-saxons, qui avaient une certaine idée mythologique et biblique du "peuple" juif, ce ne serait pas possible. En 1897, à Bâle, il a donc admis l'idée d'un Etat en Palestine, d'un soi-disant "retour" aux origines et en effet le 2 novembre 1917 Lord Balfour parle d'un "refuge" des Juifs en Palestine. 
De là, la religion fait un retour en force dans cet Etat Juif.
Les sionistes ont dû accepter des théories religieuses, notamment sur les mariages et la filiation et ils ont dû admettre l'avis des Rabbins. Maintenant ils sont empêtrés dedans. »

Tout se passe comme si ce quotidien publiait, à intervalles réguliers, des articles qui fâchent pour permettre à son lectorat de se défouler. De fait, il ne s’en prive pas et il se déchaîne volontiers.

Certes on peut supposer que la plupart de ces posts sont rédigés dans des maisons de retraite où des pépés désabusés font leur numéro pour épater les copines et les copains, il n’en demeure pas moins que de tels propos salissent l’image du quotidien qui les publie.

Tout ceci engendre un climat de haine et de mépris de l’autre qui renforce le recours aux stéréotypes  et est à l’opposé de ce que prône le dialogue interculturel.

MG


 

UN RACISME SANS RACES ?

HENRI GOLDMAN

Le racisme existe, on ne le sait que trop. Mais il y a un paradoxe : peut-il exister un racisme sans races ? Car plus personne ne le conteste aujourd’hui : il n’y a pas de races humaines, ou plutôt il n’y en a qu’une. C’en est au point que le candidat François Hollande, manifestement obsédé par la political correctness, avait proposé de supprimer le mot “race” de l’article 1er de la constitution française : La France […] assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Comme si, en supprimant un mot, on résolvait un problème.

Alors, s’il ne vise pas des “races” puisqu’elles n’existent pas, quelle est la nature de ces groupes visés par le racisme contemporain, par l’antisémitisme, l’islamophobie, la négrophobie, la romaphobie… ? Les Juifs sont-ils visés comme religion ou comme “peuple” ? Les musulmans, adeptes d’une religion, peuvent-ils être concernés par le racisme, alors qu’il y des convertis “blancs” parmi eux ? On s’y perd.

Pour s’y retrouver, on doit renoncer à la conception essentialiste de la “race” qui a émergé dans un XIXe siècle pétri de scientisme. La “race” n’existe pas “en soi”. C’est la société qui l’invente à partir d’un trait physique ou culturel érigé en différence irréductible. Aux yeux des islamophobes, les musulmans constituent bien une “race” même si personne n’imagine que leur supposée infériorité trouve son origine dans leurs gênes. Ils sont, de fait “racisés”. [1]

Toutes les sociétés humaines sont structurées par une hiérarchie “raciale”. Dans la pyramide, certains groupes sont au-dessus, d’autres en-dessous, d’autres au milieu. À l’époque où les Juifs constituaient la seule minorité présente un peu partout en Europe, ils étaient définis par leur religion. Puis la biologie s’en est mêlée pour établir scientifiquement l’inégalité des “races”. Aujourd’hui, comme ce n’est plus tenable, on en revient à des justifications par la culture ou par la “civilisation”. Mais les mécanismes de domination persistent sous ce nouvel emballage.

Les antiracistes ont-ils bien pris la mesure de cette évolution ?

 

 

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