jeudi 27 février 2014

Voici la carte des places créées dans les écoles à Bruxelles


Pierre Bouillon 

Au moins 3.200 places seront créées dans des pavillons modulaires.



Arrêté en novembre par le gouvernement Olivier, le plan urgences avait été conçu pour permettre aux écoles de résister à la poussée démographique et de créer (à l’œil !…) de nouvelles places dans les plus brefs délais.

Pourquoi le plan urgences a fonctionné ?

On a pu prendre connaissance des chiffres pour le fondamental à Bruxelles – soit le niveau scolaire et le lieu les plus affectés par la tension démographique. Pas moins de 3.200 places seront créées (800 via les modulaires mobiles, 2.400 via les modulaires fixes).

Tous les réseaux ont joué le jeu, en proportion de leur gabarit. La Communauté créera 525 places. Le libre, 850. Et le subventionné officiel (on parle des communes, ici, surtout), 1.825.

L’infographie montre que les communes sous forte tension (Molenbeek, Anderlecht, etc.) ont évidemment exploité le plan d’urgence.



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

POUR UN ENSEIGNEMENT INTERCULTUREL


On le savait, ce sont les communes qui portent le plus gros du  poids de l’enseignement sur leurs seules épaules.

Mais à quoi bon créer des écoles si on ne change pas de pédagogie, de manière à sensibiliser les enseignants à la précarité des élèves. « Le groupe de travail recommande donc, aux Hautes écoles, wdes formations spécifiques sur les inégalités sociales, la diversité, l'interculturalité, la communication école-familles, etc. Les Hautes écoles se sont toutes engagées dans un projet sur ces questions. »

Il est, selon nous, prioritaire de penser un enseignement de type interculturel où la langue maternelle des enfants ait une place à côté de la langue de l’école.

De plus, Luc Colles a montré qu’il était indispensable d’enseigner le français autrement : comme une langue étrangère.

On aimerait que les ou à tout le moins une commune prenne une initiative allant dans ce sens.

On songe évidemment à Schaerbeek qui se proclama autrefois Cité des Ecoles.

MG

 

"LES INSTITUTEURS DOIVENT ÊTRE MIEUX PRÉPARÉS À LA PRÉCARITÉ DES ENFANTS"

BELGA  et La Libre Belgique



BELGIQUE

Les étudiants désireux d'enseigner en maternelle doivent être mieux formés aux défis de la pauvreté et de la diversité culturelle des enfants, et notamment maîtriser parfaitement le français à l'oral et à l'écrit, recommande la Fondation Roi Baudouin dans un rapport présenté mardi au parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ces étudiantes et étudiants doivent avoir une connaissance plus fine des effets potentiels des inégalités socio-économiques sur le développement des enfants de 2,5 ans et à 6 ans et sur les apprentissages de base, souligne un groupe de travail mis sur pied par la Fondation avec 27 acteurs institutionnels et de terrain.

Environ 25% des enfants wallons et 40% des enfants bruxellois grandissent dans un ménage dont le revenu est inférieur au seuil de pauvreté, rappelle la Fondation dans un communiqué.

Les défis ne manquent pas pour le futur instituteur maternel: gérer l'hétérogénéité des rythmes d'apprentissage, développer les compétences langagières d'enfants élevés dans un contexte multilingue, communiquer avec les familles moins familiarisées aux codes scolaires, etc.

Le groupe de travail recommande donc aux Hautes écoles des formations spécifiques sur les inégalités sociales, la diversité, l'interculturalité, la communication école-familles, etc. Les Hautes écoles se sont toutes engagées dans un projet sur ces questions.

Le groupes de travail insiste aussi sur la nécessité d'une "maîtrise parfaite" du français par les enseignants, tant orale qu'écrite. "Les formateurs des Hautes écoles constatent à cet égard une forte hétérogénéité du public qui entre en section préscolaire". Un test systématique des compétences en français en début de formation est dès lors préconisé, avec remédiation à la clé.

Le ministre de l'Enseignement supérieur, Jean-Claude Marcourt, a dit partager le vœu de la Fondation de voir les propositions du rapport nourrir la réflexion des acteurs impliqués dans les travaux qui concrétiseront la réforme de la formation initiale des enseignants.



 

LUC COLLES – POUR UN DIALOGUE INTERCULTUREL ENTRE L’EUROPE DE L’OUEST ET L’EUROPE DE L’EST A TRAVERS UNE TYPOLOGIE DES CULTURES EUROPEENNES




Professeur à l’Université catholique de Louvain, Luc Collèsest spécialiste en pédagogie de l’interculturel et en didactique du français langue étrangère. Depuis de nombreuses années, il conduit des recherches qui visent à tisser des ponts entre les différentes cultures amenées à cohabiter en Europe de l’Ouest à la suite des migrations et des choix de vie des nouvelles générations.

Sa conférence portera sur l’articulation des valeurs humanistes et universelles aux normes culturelles propres à chaque communauté. En particulier, Luc Collès nous proposera une comparaison des cultures européennes (Europe de l’Ouest et Europe de l’Est) basée sur des enquêtes qualitatives auprès des consultants internationaux familiers avec les questions interculturelles dans les différents pays européens.

Auteur des livres comme : Interculturel: des questions vives pour le temps présent (Editions Modulaires Européennes, 2007) et Islam-Occident : pour un dialogue interculturel à travers des littératures francophones (Editions Modulaires Européennes, 2010), Luc Collès nous parlera de la façon dont on peut acquérir des connaissances et des habiletés en communication interculturelle tout en développant notre compréhension de l’autre et de soi-même. Cette démarche nous concerne tous, dans la mesure où nous désirons apporter notre contribution personnelle à l’établissement de relations harmonieuses dans l’environnement multiculturel qui est le nôtre aujourd’hui.

 

 

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