lundi 31 mars 2014

Le PS bruxellois, entre Dynastie et Dallas ?


Le Vif



Emmanuel De Bock, FDF. © Image Globe

Si un jour Emmanuel De Bock met fin à sa carrière politique, il pourra toujours se reconvertir comme chroniqueur satirique. Le député bruxellois FDF aime en effet distiller sur son profil Facebook des notes caustiques au sujet de l’actualité politique. L’élaboration des listes électorales au PS bruxellois semble l’avoir particulièrement inspiré.

Voici ce qu’il en écrit : « Le PS à Bruxelles, un mélange entre Dynastie et Dallas ? Laurette Onkelinx à la Chambre, son beau-fils Julien Uyttendaele super-bien placé en troisième suppléance, Françoise Dupuis dernière à la Région, sa fille Catherine Moureaux sixième effective d’office élue, son mari Carlos Crespo dernier suppléant à la Chambre, Rudi Vervoort premier à la Région, son fils MathieuVervoort troisième suppléant à la Chambre... Faut relire Marx et Bourdieu sur la reproduction des élites. »

F.B.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

C’EST DU KROLL 

Comme dans l’ancien régime, les charges politiques sont devenues héréditaires.

C’est pain bénit pour le PTB et pour le fils Michel aussi.

La classe politique belge risque de périr comme les pharaons ou les tsars par endogamie.

Par chance le PS peut compter sur le sang neuf des candidats communautaristes pour revigorer les militants.

 

Le quotidien Le Monde fait l’apologie du lycée privé musulman Averroès de Lille


« Pluie d’éloges pour le lycée musulman Averroès de Lille ». Cette pluie rafraîchissante provient du journal le Monde du 28.03.2013 





Le lycée musulman Averroès de Lille fait un carton en occupant la première place au palmarès des réussites au baccalauréat.

Une photo, de taille significative, occupe le chapeau de l’article : un groupe de jeunes filles voilées studieusement penchées sur leur cahier. Ce serait presque une image d’Épinal de notre ancienne école, le voile en moins !

Ainsi, cet établissement privé fait mieux que l’enseignement public ; du reste, il n’est pas le seul car les établissements en tête sont, pour la plupart, des lycées privés, si l’on excepte Louis-le Grand, Henri IV et Saint-Louis.

Ce que nous n’obtenons plus de l’école publique, l’école privée Averroès le gagne avec fierté.  Pourquoi ?

Sans négliger les éléments de la religion et de la foi dont on sait qu’ils sont un puissant stimulant et favorables à l’investissement des parents et des élèves, on sait bien que la réussite et le travail pour y parvenir sont les éléments clé qui guident les établissements privés. Il y a des exigences qu’on ne trouve plus dans la soi-disant école de la République, à savoir la ponctualité des élèves et des professeurs, l’obligation de rigueur et de qualité des contenus enseignés, la discipline qui, sans être tyrannique, est un élément incontournable de la réussite scolaire. C’est pourquoi nous apprenons que dans cet établissement, les parents s’investissent – pas seulement financièrement, mais en s’occupant par exemple de la cantine, dès lors que celle-ci ne fonctionne pas encore officiellement, faute de personnel et de crédits. Ils donnent aussi de leur temps pour assurer des heures de soutien scolaire pendant les vacances. Les enseignants de leur côté ne considèrent pas leur métier comme un fonctionnariat mais s’investissent afin de préparer les élèves aux examens. Incontestablement, ce sérieux et cet engagement de tous, créent les conditions de la réussite des élèves.

Nous savons depuis longtemps que les parents qui aspirent à un enseignement d’excellence pour leurs enfants n’hésitent pas à les envoyer dans des établissements privés quel que soit le sacrifice financier exigé. Ce que l’école publique a abandonné, lamentablement, l’école privée se l’approprie pour en faire un modèle de réussite. Cela n’est pas blâmable, bien au contraire !  Je pense même que les écoles privées doivent se multiplier ; les parents ont le droit de choisir le cadre d’apprentissage, les méthodes qu’ils jugent appropriées, avec ou sans enseignement religieux. Pour ce faire, il faudrait que l’État renonce à son monopole et remette un chèque éducation à tous ceux qui souhaitent s’orienter vers un établissement de leur choix. Ce serait faire acte de démocratie. Il serait juste que l’école publique, empêtrée dans des réformes absurdes et inefficaces, et dont la vocation est maintenant d’éduquer les élèves à la citoyenneté plus que de leur transmettre des connaissances, accepte une saine compétition avec d’autres établissements

Il est à parier que dans peu de temps, à la grande satisfaction de son président, Amar Lasfar, des élèves non musulmans viendront grossir les rangs des effectifs du lycée Averroès.

Certains diront : juste retour des choses ! Les anciens colonisés nous dament le pion ! Je serais quant à moi tentée de dire : honte à la France et à l’Éducation Nationale – mammouth épuisé, repu de son budget colossal et qui pourtant ne sait plus instruire ses enfants !

LE MONDE NE SAIT PLUS OÙ IL EN EST

Ce qui est intéressant dans cet article,  c’est que Le Monde qui ne s’est pas particulièrement indigné des résultats catastrophiques de l’Éducation nationale durant les dernières décennies et qui n’a pas dénoncé avec la vigueur qui s’imposait les causes de l’abaissement du niveau scolaire dans tous les domaines, s’enthousiasme soudainement pour les beaux résultats d’un lycée musulman (sous contrat).

Le Monde, qui pointe avec jubilation la réussite du lycée Averroès, aurait pu citer des établissements catholiques ou juifs qui offrent, depuis des lustres, un enseignement remarquable et les conditions de l’excellence. Mais, c’est la « fierté » musulmane que le grand quotidien veut exalter dans son article.  N’y aurait-il pas là un brin d’idéologie derrière cette mise au tableau d’honneur ? Et cela d’autant plus que l’on connaît son président : Amar Lasfar, membre médiatisé de l’UOIF et imam de Lille. Et ce n’est sans doute pas par hasard que le très avisé imam à choisi le nom d’Averroès pour son prestigieux établissement …

En effet, nous savons qu’Averroès fut un philosophe arabe du XIIème siècle, né à Cordoue et disciple d’Aristote dont il traduisit l’œuvre ; il fut exclu par les religieux et envoyé en exil. Son influence posthume en terre d’islam fut quasi nulle et  n’oublions pas que c’est à des juifs et des chrétiens que l’on doit la traduction de ses œuvres. C’est très habile de la part d’Amar Lasfar d’avoir donné ce nom illustre à son lycée. Quant à savoir si ce choix est un hommage  à la pensée du grand philosophe, c’est une autre question !

E.Tschirhart le 2/04/2013



 COMMENTAIRE DE DIVERCITY

INTERPELLANT

100% de réussite au Bac ? Quel est la recette de ce résultat miracle ?

Le Point parle de cours de soutien, de stages pendant les vacances, de tolérance zéro sur les retards et l’absentéisme, la présence obligatoire des parents lors des réunions mais aussi sorties culturelles et conférences. La méthode affichée est celle des meilleures institutions catholiques. Autrement dit sélection sociale à outrance, l’inverse de la mixité sociale. L’objectif est clair : « changer l’image des musulmans et lutter contre le déterminisme social ». Cette école (qui ne comporte guère plus de 300 élèves) pensent ces parents est une chance même à mille euro par an. D’autres hurleront à la ségrégation sociale.

Ce qui est certain c’est que ces lycées - vraisemblablement co-financés par des pays arabes-vont se multiplier comme champignons sous la vioûte et écrémer les lycées publics de leurs meilleurs élèves musulmans au profit des moins doués ou des plus démunis, ce qui à terme ne résout rien mais à l’avantage de créer une classe moyenne musulmane.

Quelle conclusion tirer ?

D’aucune seront tentés d’en conclure qu’il faut désormais éviter l’école pour tous et les classes de niveau homogène. C’est aller vite en besogne. Mais c’est ce que font déjà beaucoup de familles musulmanes en optant à Bruxelles pour l’enseignement flamand réputé meilleur (sans doute l’est-il du reste) Ce qui interpelle évidemment, c’est la mobilisation totale de tous les parents en faveur du projet éducatif du lycée Averoes.  « Notre rôle est de leur inculquer le socle de connaissances mais aussi le savoir être et l’ambition pour qu’ils puissennt tout envisager : médecine, sciences po, l’Ena. Et pourquoi pas, un jour intégrer les sphères politiques, étatiques et médiatiques où la communauté musulmane est peu représentée » explique un professeur. C’est dire que ce projet est politique et vise à former des citoyens français de confession musulmane.

Espérons qu’il ne s’agit pas de former des citoyens musulmans d’enfants d’immigrés devenus  français.

Au départ, l’enseignement de la république de Jules Ferry fut crée pour casser le monopole de l’enseignement organisé par les paroisses. Braudel est formel ,l’identité de la France résulte de deux éléments: la création des chemins de fer et celui de l’école de la République des trois Jules. Avant cela, le Français était parlé par une minorité de citadins. Après la dernière guerre, l’enseignement privé catho reprit des parts de marché à l’école publique en pleine déconfiture  (en Belgique comme en France). Demain l’enseignement musulman va mordre et sur l’enseignement public et sur le privé catho. Question:est-ce un bien pour la collectivité ou un pas vers la sharia ?

L’inspection scolaire garde un œil sur l’enseignement subventionné et ses contenus (les profs sont payés par l’Etat) mais quid du créationnisme, de l’égalité hommes-femmes etc. ?

Ce qui est certain et tout à fait urgent, c’est de redynamiser, de repenser et de réformer notre enseignement officiel, singulièrement en Communauté française pour qu’il reconquière ses lettres de noblesse par un retour à la rigueur, à la performance et à l’excellence. « Ouvert en 2003 avec seulement 12 élèves, le lycée Averroes en compte aujourd’hui 330. En 2008, l’établissement passe sous contrat avec l’Etat ; ce qui permet à Averroes de voir le salaire de ses enseignants entièrement pris en charge, à l’instar de ce qui se fait dans l’enseignement catholique. »

Aujourd’hui, beaucoup d’établissements secondaires ne sont plus que des parking d’ados abandonnés à eux-mêmes par leurs familles, donc en proie aux recruteurs salafistes, c’est intolérable et suicidaire.

D’autant que, « longtemps préoccupée par la construction de mosquées, la communauté musulmane s’organise depuis une dizaine d’années pour avoir ses propres établissements. Nous en avons recensé à ce jour vingt-trois dans toute la France. »

C’est donc un dossier à suivre de très près.

MG



Le lycée musulman Averroes, meilleur lycée de France 

Selon le palmarès 2013 des lycées de France, établi par Le Parisien, le lycée Averroès est le meilleur de France.

Le Parisien vient vient de publier son classement 2013 des meilleurs lycées de France. Le quotidien a établi son palmarès à partir des indicateurs de résultats des lycées consultables sur le site de l’Education nationale.

Ces données, dont tout le monde peut prendre connaissance, concernent les résultats au baccalauréat 2012. En rendant public ces informations, l’Education nationale tient à fournir un outil permettant de comprendre les résultats des élèves en rapport avec les établissements dont ils sont issus. L’objectif de ces indicateurs est double, peut-on lire sur le site de l’Education nationale

Selon le Parisien, qui a établi son palmarès des lycées « à partir des chiffres de l’Education nationale »,le meilleur lycée de France est le lycée musulman Averroes devant les prestigieux lycées Henri-IV et Louis-le-Grand. 

Voici le détail des résultats.


Ouvert en 2003 avec seulement 12 élèves, le lycée Averroes en compte aujourd’hui 330. En 2008, l’établissement passe sous contrat avec l’Etat ; ce qui permet à Averroes de voir le salaire de ses enseignants entièrement pris en charge, à l’instar de ce qui se fait dans l’enseignement catholique.

 

 


 

 

dimanche 30 mars 2014

UKRAINE :SORTIE DE CRISE EN VUE ?


Le Vif

La Russie a laissé entrevoir samedi la possibilité d’une sortie de crise négociée avec les Occidentaux en Ukraine, passant par une fédéralisation de l’ex-république soviétique, et a exclu toute nouvelle intervention après la prise de la Crimée.

Le Kremlin a confirmé l’appel téléphonique de Vladimir Poutine à Barack Obama, annoncé la veille au soir par la Maison Blanche. Le président russe y a appelé son homologue à étudier « les mesures que peut prendre la communauté internationale pour coopérer en vue d’une stabilisation ».

Les deux puissances ont manifestement l’intention d’agir vite. Le secrétaire d’Etat américain John Kerry, de retour d’une visite au Proche-Orient, a annulé son retour à Washington pour prendre la direction de Paris.

« La rencontre a lieu à Paris demain soir », a déclaré aux journalistes la porte-parole du département d’Etat, Jen Psaki, ce qu’a confirmé quelques minutes plus tard le ministère russe des Affaires étrangères.

Cette ouverture intervient après des semaines d’escalade suivant la destitution du président Viktor Ianoukovitch par des pro-européens et le rattachement de la Crimée à la Russie, entraînant une confrontation inédite depuis la Guerre froide entre Moscou et les Occidentaux et l’application de sanctions américaines et européennes visant de hauts responsables russes.

Vendredi encore, Barack Obama s’en était pris de manière très dure à Vladimir Poutine, l’accusant de« rancune au sujet de ce qu’il considère comme la perte de l’Union soviétique » et lui enjoignant de retirer ses troupes massées à la frontière ukrainienne.

Kiev craint que la Russie n’en reste pas là et intervienne désormais dans la partie orientale de l’Ukraine, majoritairement russophone et agitée par des manifestations séparatistes ces dernières semaines.

LA FÉDÉRALISATION, « PAS UN MOT TABOU »

Samedi, Sergueï Lavrov a fermement démenti tout projet en ce sens et laissé entrevoir « une initiative commune » proposée aux Ukrainiens.

« Nous n’avons aucune intention ni intérêt à traverser la frontière de l’Ukraine », a indiqué le chef de la diplomatie russe sur la télévision publique russe. Le ministre a demandé en revanche qu’en vue d’une sortie de crise, « le travail soit collectif ». « Nos points de vue se rapprochent », a-t-il insisté.

Quels seraient les contours d’un règlement international ? Sergueï Lavrov a donné une piste en évoquant une« fédéralisation » de l’ex-république soviétique, « exigence des régions du Sud et de l’Est ».

L’idée d’une « décentralisation » a déjà été évoquée par certains diplomates occidentaux afin d’apaiser les tensions qui règnent dans ces régions très proches culturellement et économiquement de la Russie. Elles craignent de pâtir de l’orientation pro-européenne des autorités en place à Kiev depuis la fuite de M. Ianoukovitch fin février.

Un haut diplomate russe, Sergueï Riabkov, a cependant souligné qu’il n’y avait « pas de plan unique  » entre Washington et Moscou, ni d’« approche commune ».

Signe que la situation reste tendue, le magazine allemand Der Spiegel affirme que Berlin est prêt à renforcer militairement les Etats baltes dans le cadre de l’Otan.

Par ailleurs, M. Poutine a aussi adressé à M. Obama une mise en garde concernant la situation de la Transdniestrie, région russophone de Moldavie où stationnent des troupes russes. Il a dénoncé un « état de siège de facto » et demandé des pourparlers internationaux.


POROCHENKO FAVORI

Un scénario de fédéralisation de l’Ukraine risque fort de se heurter à une fin de non recevoir à Kiev après l’humiliation subie en Crimée et au moment où la bataille pour l’élection présidentielle du 25 mai s’accélère.

Les prétendants ont jusqu’à dimanche soir pour s’enregistrer auprès de la commission électorale et les principaux partis ont investi samedi leur candidat.

Le favori des sondages, le député et milliardaire Petro Porochenko, a reçu un soutien de poids : celui de l’ex-champion de boxe Vitali Klitschko, qui renonce à être candidat à la présidence pour tenter d’arracher la mairie de Kiev.

« Le pays se trouve en état de guerre, une partie de son territoire est occupée. Dans une telle situation, l’Ukraine a besoin d’unité et c’est ce que nous avons démontré aujourd’hui », a déclaré l’ancien ministre des Affaires étrangères et de l’Economie, seul oligarque à avoir ouvertement soutenu le mouvement de contestation pro-européen du Maïdan.

La campagne s’annonce rude après l’officialisation de la candidature de la redoutable ex-Premier ministre IouliaTimochenko, qui à 53 ans semble décidée à prendre sa revanche après avoir été battue par M. Ianoukovitch, son ennemi juré depuis la Révolution orange de 2004.

« Si vous m’accordez votre confiance, en tant que présidente d’Ukraine, je ne donnerai plus la possibilité à l’agresseur de prendre un centimètre de terre ukrainienne sans combat », a-t-elle martelé, adoubée par son parti Batkivchtchina (Patrie) en plein air, sous un ciel bleu, dans le centre de la capitale.

Le Parti des régions, majoritaire au Parlement mais désormais laminé dans l’opinion, a apporté son soutien à l’ex-gouverneur pro-russe de Kharkiv, Mikhaïlo Dobkine, qui dispose selon le journal Dzerkalo Tyjnia du soutien de l’homme le plus riche d’Ukraine, l’influent Rinat Akhmetov. Il a exclu au passage le plus célèbre de ses membres : Viktor Ianoukovitch.


 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

QUID DE  L’ARBITRAGE PAR L’ OSCE ?


Ceci devrait faire réfléchir les confédéralistes indépendantistes flamands : de fait on cherche à résoudre le problème ukrainien par une fédération  (un Etat fédéral) et non pas par une confédération (plusieurs Etats fédérés).

Il est vraiment surprenant que l’arbitrage indispensable de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération Européenne soit passé à l’arrière-plan des préoccupations diplomatiques.

 

La NSA détenait plus de 300 rapports sur Angela Merkel


Le Vif

L'agence de renseignement américaine NSA a rassemblé plus de 300 rapports sur la chancelière Angela Merkel, a affirmé samedi le magazine Der Spiegel en citant des informations transmises par l'ancien consultant américain Edward Snowden.


© Reuters

Le nom de la chancelière figurait parmi ceux de 122 chefs d'Etat et de gouvernement sur lesquels la NSA collectait des informations en mai 2009, écrit le site internet du magazine allemand. L'agence américaine "a réalisé plus de 300 rapports sur Angela Merkel", selon les documents consultés par Der Spiegel et où figurent également les noms des présidents du Pérou, de la Somalie ou encore de la Biélorussie.

Ces fichiers étaient stockés sur une base de données de la NSA qui "pourrait être un élément de preuve important" aux yeux de la justice allemande, laquelle "veut décider dans les jours à venir si elle ouvre une information judiciaire portant sur des soupçons d'espionnage", relate le magazine.

La NSA est au coeur d'un vaste scandale depuis l'été 2013 et les révélations de son ancien collaborateur Edward Snowden, qui ont mis en lumière des pratiques d'espionnage à grande échelle, notamment de dirigeants étrangers dont la chancelière allemande.

Des documents rendus publics par M. Snowden en octobre ont montré que la NSA avait écouté le téléphone portable d'Angela Merkel pendant plusieurs années.



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

BIG BROTHER IS NO GOOD BROTHER

« La "chef" d'état la plus influente en Europe dans la mire de la NSA.....On se demande bien pourquoi ? » demande  un forumeur faussement naïf.

Le grand frère américain « Big Brother » est venu faire numéro de claquettes « anti Poutine » à Bruxelles avant d’aller flatter le pape François.

Comment avoir la moindre confiance en un allié qui met  tous nos dirigeants sous écoute comme Hollande fait de son rival Sarko ?  Déjà qu’il ont « émasculé » symboliquement notre meilleur challenger européen , le célèbre Dominique Strauss Kahn.  C’est tout simplement répugnant.

Il ne s’agit pas de tomber dans l’anti américanisme primaire ni dans l’idolâtrie poutinienne (c’est pas joli à dire, ni à entendre). Il s’agit, comme le font, du reste les Allemands, de regarder les choses en face et de redresser la tête au niveau européen.

Obama a fait une très mauvaise présidence et il cherche à reprendre à toute force l’initiative. C’est pitoyable. Il aurait fallu qu’il s’excuse à Bruxelles pour les excès de zèle de la NSA laquelle relègue la panoplie de la Stasi au rayon des accessoires périmés.

Il n’en fit rien mais est venu jouer les redresseurs de torts quand tous les torts sont de son côté.

Big Brother is fucking us !

MG

samedi 29 mars 2014


Bravo Kroll !

Vous avez tout compris. Plus besoin de lire le Soir qui de toute façon limite très fort l’accès à sa prose.

Il faut espérer que l’Allemagne ne tombe pas dans le piège yankee et trouve avec Poutine un « arrangement ». Munich ! Dirons certains…C’est en effet ce que toute la propagande américaine veut nous faire croire mais c’est faux.  Obama n’est pas celui qu’on a cru ; il fait de très beaux discours, sait les porter mais il a galvaudé ascendant et crédibilité, du moins aux yeux de Divercity. Il a perdu la face en Syrie où il fut sauvé par Poutine, ce qu’il ne saurait lui pardonner.

Et voilà que le prix Nobel de la paix Dr Obama,( par contumace) se métamorphose doucement en Mister Barack s’en va-t-en guerre. Dangereux !

MG

vendredi 28 mars 2014

L’offensive de charme

LE BUSSY OLIVIER  LE SOIR 



 La diplomatie pour les nuls, de Olivier Le Bussy.

Attendue depuis cinq ans, la visite du président Obama en Belgique a été menée comme une opération (éclair) de séduction. Le moment de cette visite était opportun, à plus d’un titre. Américains et Européens se devaient d’afficher leur indéfectible unité face à la démonstration de force russe. La visite d’Obama pouvait aussi être lue comme une carte d’excuses (sans verser dans la contrition, pas le genre de la maison) des Etats-Unis, pris en flagrant délit d’espionnage de leurs alliés du Vieux Continent. L’occupant de la Maison-Blanche devait, enfin, donner à l’Union européenne des gages que Washington ne la tient pas pour quantité négligeable.

Si le Président a dégusté une revue de la presse belge jeudi matin, en même temps que son ristretto romain, il a dû en conclure qu’en termes de relations publiques, la mission bruxelloise est un succès. Il faut convenir que Barack Obama reste un flamboyant VRP des Etats-Unis, quand bien même les espoirs - qui a dit : les illusions ? - suscités par son élection ont-ils été déçus. Sans faire injure aux dirigeants européens, il n’en est pas un qui possède la moitié de son charisme. Barack Obama est de ces leaders politiques qui parviendraient à subjuguer leur auditoire en lisant le mode d’emploi d’une machine à laver. Sa prestance, son entregent, son aisance oratoire sont tels qu’ils peuvent produire un écran de fumée autour de son discours.

Car, à y regarder de plus près, Barack Obama ne s’est pas privé de faire la leçon à ses hôtes européens. Il les a priés de presser le pas pour assurer la sécurité de leur approvisionnement énergétique - glissant au passage que la conclusion de l’accord de libre-échange UE-Etats-Unis faciliterait l’exportation de gaz de schiste américain (polluant, faut-il le rappeler ?) vers l’Europe. Il a rappelé que "la liberté a un prix", soulignant qu’"Oncle Sam" entendait que les Européens partagent ce sentiment et investissent davantage dans le domaine militaire.

Tout cela a été dit avec le sourire et la courtoise de l’ami bienveillant, mais exigeant. Dans l’expression "offensive de charme", tous les mots ont leur importance.



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

L’OFFENSE FAITE À L’EUROPE


Dans offensive de charme, il y a offensive, dans offensive il y a offense, l’offense faite à l’Europe par le charmeur du serpent Poutine.

On a eu tort de lui donner le Nobel de la paix comme si on lui avait donné le bon Dieu, sans confession.

Ce sourire soudain me fait très peur.

MG

jeudi 27 mars 2014

Obama : Retour sur sa journée en Belgique


AFP BELGA

Le Soir 



Point d’orgue de sa visite éclair à Bruxelles, Barack Obama a prononcé un discours à Bozar devant 2 000 invités. Le président des Etats-Unis y est revenu sur l’Histoire commune entre les Etats-Unis et l’Europe, les idéaux partagés par les deux continents avant de parler de l’Ukraine.

Le président américain a appelé les jeunes Européens à prendre en main le destin de l’Europe : « Nous devons nous battre pour nos idées. » Barack Obama a commencé son allocution en indiquant que sa visite au cimetière FlandersFields de Waregem lui avait rappelé comment deux générations avaient été sacrifiées pendant les deux conflits mondiaux : « C’est en réponse à cette histoire tragique, qu’après la Seconde Guerre mondiale, les Etats-Unis et l’Europe se sont unis pour rejeter les forces obscures du passé et bâtir une nouvelle architecture de la paix(…) Les Européens (…) sont aujourd’hui plus en sécurité et dans une situation plus prospère qu’ils ne l’ont jamais été. »

 

« LA SITUATION EN UKRAINE N’A PAS DE RÉPONSE FACILE »

Selon le président américain, la crise économique a ébranlé le projet européen. « Mais le combat des idées continue pour votre génération »a-t-ilaverti les jeunes présents dans la salle, faisant allusion à « l’annexion » de la Crimée par la Russie. « Au XXIe siècle,

les frontières de l’Europe ne peuvent pas être redessinées par la force. »

« Ni l’Europe, ni les Etats-Unis n’ont intérêt à contrôler l’Ukraine. Nous voulons juste que le peuple d’Ukraine puisse choisir son destin ». Il a intimé la Russie à stopper ses visées sur l’Ukraine : « Si la Russie continue, nous continuerons de l’isoler. Il y aura des sanctions ». Pour autant, c’est une main tendue qu’il a offerte aux Russes, appelant de ses vœux une « Russie forte », tout en expliquant clairement que « ce n’est pas parce que la Russie a une longe histoire avec l’Ukraine qu’elle peut se permettre de déterminer son futur ». « Nous croyons que la Russie va accepter de coopérer avec un respect mutuel » a-t-il ajouté, avouant que « la situation en Ukraine n’a pas de réponse facile ».

« C’EST À VOUS, LES JEUNES EUROPÉENS (…), DE DÉCIDER DU COURS DE NOTRE HISTOIRE »

Il a réitéré sa conviction que « les voix pour la dignité humaine et les droits individuels finiront par triompher ». « Nous ne devons jamais oublier que nous sommes les héritiers d’une lutte pour la liberté », a-t-il asséné. Les idéaux de liberté et de prospérité que partagent selon lui l’Europe et les Etats-Unis ne doivent jamais être tenus comme définitivement acquis. « C’est à vous, les jeunes Européens (…), de décider quelle direction prendra le cours de notre Histoire », a lancé le président américain à sa jeune assistance, les haranguant de se battre pour les valeurs démocratiques et les droits de l’Homme, dans un discours marqué par la réaffirmation du lien transatlantique et l’avertissement lancé à la Russie.

Il a ensuite terminé sur les valeurs communes de l’Europe et des Etats-Unis, des « valeurs universelles ». « Le succès de nos idées ne dépend que de nous. Nous vivons dans un monde où nous devons nous battre pour nos idées. Nous sommes les héritiers d’une lutte pour la liberté. C’est à nous de voir quel monde nous voulons laisser derrière nous ».



 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

MUSCULATION ?


Belle journée ensoleillée sous le signe de l’hommage aux vétérans tombés « in Flander’s Fields » et de l’avertissement solennel à l’adresse de Vladimir Poutine.

Au cours de sa visite éclair sur le sol belge, le président américain a durci le ton dans une débauche de mise en scène hollywoodienne « très bling bling » comme l’écrit l’éditorialiste du Morgen.  Obama, alias Big Brother, cherche-t-il par son barnum médiatique à nous faire oublier l’espionnage systématique des correspondances téléphoniques de tous ses alliés européens ? 



Mais revenons au fond. Libération commente : « Après l’annonce des sanctions contre la Russie, les analystes américains soulignent le virage de politique étrangère cette semaine, en annonçant jeudi ses premières sanctions contre une série de proches de Vladimir Poutine et menaçant de s’attaquer bientôt à l’économie russe.«Obama semble bien avoir pris un tournant, dit Anders Aslund, spécialiste de la Russie à l’institut Peterson. Et une fois engagé sur ce chemin, il n’y a plus de raison de s’arrêter. Nous sommes aujourd’hui en 1938 [au moment de l’annexion des Sudètes par Hitler, ndlr]. On veut éviter d’arriver à 1939 [l’invasion de la Pologne, qui a déclenché la Seconde Guerre mondiale]. La seule chose qui pourrait encore stopper Obama, c’est si l’Europe ne fait rien.»

Helmut Schmidt, vieux renard et chancelier « des cœurs » ne partage nullement cette analyse. L’habile artisan de la Ostpolitik a 95 ans et ses avis, émis le plus souvent dans un nuage de fumée de cigarette, forcent le respect : il est un peu la conscience morale de l’Allemagne. Schmidt pense qu’Obama en fait des tonnes.

Libération toujours : « Les sanctions annoncées jeudi par Obama sont «sans précédent» et non sans risques pour les Etats-Unis eux-mêmes, souligne Samuel Charap, spécialiste de la Russie à l’IISS (International Institute for StrategicStudies). «Il est vrai que la Russie est beaucoup plus dépendante des pays occidentaux que l’inverse, mais à court terme Moscou peut prendre des mesures de rétorsion qui affectent des compagnies aussi importantes que Boeing [le constructeur américain achète son titane en Russie et compte un important centre de design à Moscou, ndlr]»,ajoute-t-il.

Samuel Charap : «On présume que l’annexion de la Crimée établit un nouvel équilibre des forces, mais c’est loin d’être le cas. Même si Poutine ne pousse pas son avantage, des incidents armés peuvent éclater à tout moment. La Russie a besoin d’un corridor d’accès à travers le sud-est de l’Ukraine pour ses forces stationnées en Transnistrie [une enclave qui s’est détachée de la Moldavie depuis 1990 déjà, avec l’appui des forces russes, ndlr].» 

Pour Helmut Schmidt l’Ouest s’agite inutilement ("Der Westen regt sichfurchtbar auf"). Il ne voit rien à redire à la «  » annexion de la Crimée par Moscou "durchaus verständlich", quand aux sanctions il considère que c’est de la connerie "dummes Zeug". De fait elles affecteront l’ouest autant que la Russie, et, ajoutons, singulièrement l’Allemagne dont les échanges avec la Russie sont considérables. (un peu plus que l’équivalent que ses exportations vers la Belgique)

Et de préciser que si la situation en Ukraine doit être regardée comme assez préoccupante, l’Occident n’a qu’à s’en prendre à lui-même. Et de critiquer la politique de l’OTAN qui sest précipitée partout où le départ des troupes du Pacte de Varsovie a laissé un vide.

Gerhard Schröder, ancien chancelier SPD, s’était déjà exprimé dans le même sens, mais lui c’est un « pote à Vladimir ». Exclure Poutine du G est selon Schmidt une erreur, il faut au contraire le rencontrer et parler avec lui. "Es wäre idealsich jetzt zusammenzusetzen.

Il ne faudrait pas dit-il encore que toute cette agitation médiatique échauffe les opinions publiques en Russie et chez ses alliés. Enfin, il rend hommage à la prudence réservée de Angela Merkel et ne croit pas en une escalade russe . Sa conclusion : l’Ouest se trompe quand il estime contre vent et marées que Poutine ne s’en tiendra pas à l’annexion de la Crimée pour engager une action militaire russe en direction de la Moldavie.

Ich halte es für einen Fehlerwenn der Westen so tut, als ob das zwangsläufigder nächste Schritt seiDas führt dazudass er möglicherweise auf russischerSeite den Appetit anregt."

DiverCity dit à peu près la même chose depuis le début de la crise et plaide pour le dialogue.  Mais où sont donc passés les délégués de la OSCE ?

MG

 

 

"ABER SIE TREFFEN DEN WESTEN GENAUSO WIE DIE RUSSEN".



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Altkanzler Schmidt (Archivbild von 2013): "Der Westen regt sich furchtbar auf"

Helmut Schmidt findet das russische Vorgehen auf der Krim "durchausverständlich", Sanktionen hält er für "dummes Zeug". Die Situation in der Ukraine sei zwar gefährlich - die Schuld dafür sieht der Altkanzlerallerdings beim Westen.

Hamburg - Der frühere Bundeskanzler Helmut Schmidt findet das Vorgehen desrussischen Präsidenten Wladimir Putin auf der Krim "durchaus verständlich".Das sagte Schmidt der Wochenzeitung "Die Zeit", deren Herausgeber er auchist.

Heftige Kritik übte Schmidt am Umgang des Westens mit der Krim-Krise. Die von der Europäischen Union und den USA beschlossenen Sanktionen gegenRussland bezeichnet er als "dummes Zeug". Weitergehende wirtschaftlicheSanktionen würden nach Ansicht Schmidts ihr Ziel verfehlenAuch sie hättenvor allem symbolische Bedeutung, "aber sie treffen den Westen genauso wie dieRussen".

Mit Schmidts Wortmeldungen bekommen nun diejenigen Unterstützung, die in der deutschen Debatte um Verständnis für Moskau werbenÄhnlich hatte sichzuvor auch Ex-Kanzler und Parteifreund Gerhard Schröder geäußert.

Schmidt kritisierte auch den Beschluss des Westensmit Russland nicht mehr imRahmen der G8 zusammenzuarbeiten. "Es wäre ideal, sich jetztzusammenzusetzen. Es wäre jedenfalls dem Frieden bekömmlicher als dasAndrohen von Sanktionen." Schmidt fügte hinzu: "Die G8 ist in Wirklichkeitnicht so wichtig wie die G20. Aus der G20 hat man die Russen bisher nichtrauskomplimentiert."

Westen könnte "Russlands Appetit anregen"

Schmidt nannte die Situation in der Ukraine "gefährlichweil der Westen sichfurchtbar aufregt". Dies führe dazu, "dass diese Aufregung des Westensnatürlich für entsprechende Aufregung in der russischen öffentlichen Meinungund Politik sorgt". Zur Politik von Bundeskanzlerin Angela Merkel sagte der 95-Jährige: "Hier ist ein Lob für die Vorsicht der deutschen Bundeskanzlerinangebracht."

Auf die Frageob er sich eine Intervention Russlands auch im Osten der Ukrainevorstellen könneantwortet der Altbundeskanzler: "Ich enthalte mich derSpekulationIch halte es für denkbaraber ich halte es für einen Fehlerwennder Westen so tut, als ob das zwangsläufig der nächste Schritt sei. Das führtdazudass er möglicherweise auf russischer Seite den Appetit anregt."

Schröder hatte Anfang März vor allem den Kurs der EU gegenüber der Ukrainekritisiert und Europa eine Mitverantwortung an der Krim-Krise gegeben.

 

 

 


ALSOF OBAMA'S DURE BLINGBLING HET ENIGE IS WAT WE VAN ZIJN BEZOEK MOETEN ONTHOUDEN

OPINIE − 27/03/14, 06u19

DM STANDPUNT


© Tim Dirven.

Wie veronderstelt dat in het Berlaymont gebouw enkel pralines worden gegetenheeft het toch niet helemaaljuist.

 

Een dag na het bezoek van Obama blijven vele landgenoten wat verdwaasd achterAlsof we een dag lang naareen Amerikaanse Hollywoodfilm stonden te kijken: Air Force One, The Beast, Marine One, geheime agenten,gepolijste toespraken en Obama's das die altijd maar dan ook altijd perfect zit. Geef toe dat ook u zich gisterendoor soortgelijke zaken en details liet afleidenObama, de immer geslaagde pr-stunt.

Nu vandaag de rust in het land is teruggekeerd en we ongehinderd het kerkhof in Waregem kunnen bezoeken,zindert in onze hoofden het mediacircus nog even na. Did this really happen? Alsof Obama's dure blingbling hetenige is wat we van zijn bezoek moeten onthouden.

Maar dat is niet zo. De Obamashow was niet het allerbelangrijkste, het was een ceremonieel powerspel dat ietsnog veel zwaarwichtiger moest onderstrepen.

Want de onderwerpen die Obama tijdens zijn ontmoetingen in Nederland en België aanraaktewaren weldegelijk de thema's die cruciaal zijn voor ons dagelijks leven en onze veiligheidnucleaire wapensOekraïne, degrootste handelsliberalisering uit de westerse geschiedenisvervuilde kippenSyriëdefensie-uitgavengenetischgemanipuleerde gewassenDat zijn zowat alle onderwerpen die de jongste maanden op de voorpagina's van onzekranten stonden.

Niet dat Obama, Di Rupo, Van Rompuy, Rutte en Barroso over al deze kwesties in de diepte gingen. Zo werkthet ook niet. Al deze dossier werden maanden op voorhand door Amerikaanse en Europese experts uitgespit envoorbereidHet was aan Obama om met het juiste woord, de juiste kwinkslag of de juiste smile een extra elan tegeven aan de onderhandelingen over deze dossiers.

En vandaagtijdens zijn onderhoud met paus Franciscuszal dat niet anders zijnNiet het mooie weer in Rome maar de discrete bemiddelingspogingen van het Vaticaan in Syrië zullen aan de orde van de dag zijn.

Feit blijft dat de Obamagesprekken in het Brusselse Berlaymontgebouw neerkomen op een ontmoeting tussen deleiders van 's werelds grootste handelspartnersWie veronderstelt dat op zo'n gelegenheid enkel pralines wordengegetenheeft het toch niet helemaal juist.

Eenmaal Obama vertrokkenkunnen de dossiervretersministers en eurocommissarissen weer aan de slag: maardeze keer met het opgeladen gevoel dat ze in de nabijheid zijn geweest van de machtigste leider op aardeEenpolitieke emotie die moeilijk te vatten is en die zelfs Karel De Gucht en Herman Van Rompuy gisteren niethelemaal konden onderdrukken.

 

UKRAINE-KONFLIKT: SCHRÖDER MACHT EU FÜR KRIM-KRISE MITVERANTWORTLICH 

Ex-Kanzler Schröder übt scharfe Kritik am Ukraine-Kurs der EU.



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Ex-Kanzler Schröder am Sonntag bei einer "Zeit"-Matinee in Hamburg: "Anfangsfehler" der EU, Völkerrechtsverstöße von Putin

Mitten in die Bemühungen um eine politische Lösung platzt die Kritik eines prominentenBeobachter und Russland-Freundes. Der ehemalige Bundeskanzler Gerhard Schröder (SPD)attestierte dem Krisenmanagement der EU am Sonntag schwere Fehler und ein Unverständnisfür die Struktur der Region. Zugleich machte er die EU indirekt für den Ausbruch der Kriseauf der Krim mitverantwortlich.

Die Spitze der EU-Kommission in Brüssel habe "nicht im Entferntesten kapiert (...), dass dasein kulturell gespaltenes Land ist und dass man mit einem solchen Land so nicht umgehenkann", sagte Schröder auf einer Veranstaltung der "Zeit" in Hamburg. So habe dieKommission schon am Anfang den Fehler gemachtein Assoziierungsabkommen unter demMotto "Entweder-oderabschließen zu wollensagte Schröder im Rahmen der Talkreihe vorPublikum.

"Ich frage michob es richtig war, ein kulturell gespaltenes Land wie die Ukraine vor so eineAlternative zu stellenAssoziierung mit der EU oder Zollabkommen mit Russland", führteSchröder aus. Er hätte es begrüßtwenn die EU "beide Richtungenmöglich gemacht hätte. So habe die EU den "Anfangsfehlerbegangen, der zum Konflikt zwischen Russland und der Ukraine führte - mit diesen Worten zitiert die Zeitung ihren GastSchröder unterstütztezugleich den Kurs der Großen Koalition.

SCHRÖDER VERTEIDIGT PUTIN

Altkanzler Schröder pflichtete EU-Parlamentspräsident Schulz in einem Punkt bei: "Natürlichist das, was auf der Krim geschiehtein Verstoß gegen das Völkerrecht", sagte Schröder auf der Veranstaltung in Hamburg weiterDennoch wolle er seinen Freund, den russischenPräsidenten Wladimir Putinnicht verurteilen. Er selbst habe als Kanzler beim Jugoslawien-Konflikt ebenfalls gegen das Völkerrecht verstoßen"Da haben wir unsere Flugzeuge (...)nach Serbien geschickt, und die haben zusammen mit der Nato einen souveränen Staatgebombt - ohne dass es einen Sicherheitsratsbeschluss gegeben hätte." Insofern sei er mit demerhobenen Zeigefinger vorsichtigbetonte Schröder.

Skeptisch zeigte sich Schröder auch über die Motive der früheren ukrainischenRegierungschefin Julija Timoschenko"Von der weiß man ja auch nichtwelche materiellenInteressen sie hat. Die Gefahr (...) ist dochdass die gewaltigen Hilfsgelder, (...) für die ichbin, wieder in den falschen Kanälen landen können", sagte Schröder weiter. Timoschenkowird wegen ihres angeschlagenen Gesundheitszustand seit dem Wochenende in der BerlinerCharité behandelt.

amz/dpa/Reuters/