mercredi 19 mars 2014

Clinton: "J'espère qu'il ne s'agit pas d'une nouvelle Guerre froide"


AFP et La libre


Invitée d'une conférence à Montréal, l'ancienne Secrétaire d'État fustige un Poutine qui veut "réécrire les frontières de l'Europe".

L'ex-Secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a estimé mardi à Montréal que le président russe Vladimir Poutine cherchait à "réécrire" les frontières de l'Europe orientale, jugeant qu'il ne tenait qu'à lui d'éviter une nouvelle Guerre froide.

En Crimée, "la logique de Poutine" est que les habitants de cette région rattachée à Moscou mardi "étaient d'ethnie russe, étaient des russophones, qu'ils ont toujours été partie prenante de la Russie", a déclaré Mme Clinton lors d'une conférence organisée par la Chambre de Commerce du Montréal métropolitain.

Ce raisonnement "pourrait non seulement être étendu à d'autres parties de l'Ukraine, mais aussi à d'autres régions de l'Estonie, de la Lituanie, de la Lettonie, de la Transnistrie. Il y a beaucoup d'endroits où l'on retrouve des gens d'ethnie russe ou russophones", a remarqué l'ex-Première Dame des États-Unis.

Après l'Ukraine et la Crimée, d'autres pays pourraient "faire face à une attaque russe frontale", a-t-elle averti.

"Poutine essaye de réécrire les frontières de l'Europe post seconde Guerre mondiale", a-t-elle jugé sous les applaudissements du public composé de quelque 4.300 personnes.

L'ex-Secrétaire d'État américaine (2009-2013) a confié "espérer qu'il ne s'agisse pas d'une nouvelle Guerre froide", ajoutant que "personne ne veut que ce soit le cas", mais que "cela dépend de Poutine".

Appelant les Européens à être moins dépendants économiquement et énergétiquement de la Russie, Mme Clinton a souhaité voir "une accélération" de la construction d'oléoducs entre l'Azerbaïdjan et les 28, tout en encourageant les nouvelles sources de production locales, tels que les gaz de schistes en Pologne.

"Les Russes ne peuvent vous intimider que si vous êtes dépendants d'eux", a-t-elle observé.

A propos de l'Ukraine, Mme Clinton a esquissé un léger reproche à son ancienne administration: "Nous devons mieux soutenir le gouvernement de Kiev", a-t-elle plaidé, en appelant Washington a davantage s'engager financièrement.

Interrogée sur son avenir politique, alors qu'elle est vue comme une sérieuse prétendante à la succession de Barack Obama à la Maison Blanche, Mme Clinton a botté en touche. "Je n'ai pas encore pris de décision", a-t-elle dit, tout en confiant "ressentir l'obligation de faire tout ce que je dois pour les enfants de mon pays."



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

HILARY FOR PRESIDENT

« Après l'Ukraine et la Crimée, d'autres pays pourraient "faire face à une attaque russe frontale", a-t-elle averti. » C’est une manière très habile de se rappeler au bon souvenir de l’opinion publique mondiale et américaine tout en faisant des « ménages »(donner des conférences grassement payées). Two birds with one stone !

Hilary avocate de profession plaide sa cause en prenant la pose présidentielle sans avoir l’air d’y toucher. C’est une manoeuvre subtile pour prendre sa revanche sur son candidat concurrent à l’investiture démocrate. Mais c’est aussi lancer à Poutine une accusation qui ne sied ni dans la bouche  du président, ni dans celle du secrétaire d’Etat en fonction.

 Cleververy clever !

MG

 

 

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