vendredi 14 mars 2014

De Wever: "Le PS veut construire des châteaux socialistes en Espagne


Belga



La N-VA a critiqué les propositions fiscales présentées jeudi par le Parti socialiste. "La classe moyenne flamande doit craindre le pire", a réagi le président du parti, Bart De Wever. Selon lui, "la Flandre aura à choisir entre le modèle PS, avec plus d'impôt et la mort lente du système social, et le modèle N-VA avec moins d'impôts et plus de place pour l'économie".

"On dirait bien que le PS veut tordre le cou à ce qui reste de notre compétitivité", estime M. De Wever, qui déplore que les propositions socialistes "ne consacrent aucune attention ou presque aux nouvelles économies".

"Le PS est en train de construire des châteaux socialistes en Espagne", poursuit-il. "La classe moyenne flamande doit craindre le pire. Qui travaille, épargne ou entreprend sera enseveli sous un tsunami fiscal". Bart De Wever estime que le PS veut mener la politique "la plus asociale qui soit", parce qu'elle ne réduit pas le coût du travail.

Il appelle le CD&V et l'Open Vld à choisir entre le modèle PS et le modèle N-VA. Les deux partis, a priori plus proches des thèses de droite défendues par les nationalistes, "doivent expliquer comment ils pensent mettre en oeuvre leurs priorités" s'ils participent à une nouvelle coalition avec le PS.



CHARLES MICHEL: "LE PS SACRIFIE LES GENS QUI TRAVAILLENT"

Le président du MR Charles Michel a critiqué jeudi le programme socio-économique présenté par le PS, estimant notamment qu'il s'en prenait à la classe moyenne. Le PS a annoncé jeudi vouloir prendre des mesures revalorisant le pouvoir d'achat de 70% des travailleurs aux salaires les plus bas et moyens. Mais selon le MR, il entend en réalité s'en prendre à la classe moyenne qui vit notamment de revenus locatifs.

Parmi ses propositions visant à taxer les patrimoines, le PS suggère un système de "bonus-malus" fiscal visant à moduler le précompte immobilier en fonction du respect par le propriétaire d'une grille de loyers, établie sur base de la situation de l'immeuble, sa performance énergétique, etc.



"Comme d'habitude, le PS sacrifie la classe moyenne et les gens qui travaillent. Il entend taxer les loyers perçus par les retraités et les futurs retraités", a réagi Charles Michel. "En réalité ce que veut une fois de plus le PS c'est augmenter les impôts. On ne peut pas annoncer qu'on baisse les charges et puis reprendre de l'autre main ce que l'on donne", a-t-il dit. De plus, a ajouté le président du MR, avec cette mesure le PS s'en prend également au "locataire" sur qui retombera la charge. La mesure constituera pour lui un frein à l'accès au logement, a-t-il jugé.

Charles Michel a rappelé que le MR préconisait des baisses de charges de 5 milliards d'euros "pour les gens qui travaillent, qui ont des revenus faibles et moyens, et pour les PME".



LE PS VEUT AMPLIFIER UNE RELANCE QUI DOIT PROFITER À TOUS

Le parti socialiste a présenté jeudi à la presse son programme socio-économique pour les élections. Il préconise une revalorisation du pouvoir d'achat des petits allocataires et de 70% des travailleurs pour un montant de 3 milliards d'euros obtenus grâce à une réforme fiscale "juste". Outre la revalorisation du pouvoir d'achat, le PS propose un certain nombre de mesures ciblées pour la création d'emplois.

En oeuvrant sur le bonus à l'emploi, social et fiscal, plutôt que sur la quotité exemptée d'impôt, jugée trop linéaire, il promet une revalorisation du pouvoir d'achat de 3,1 des 4,4 millions de travailleurs dupays, à hauteur de 2,25 milliards d'euros. Ce bonus serait majoré pour les jeunes travailleurs, et les âgés. A titre d'exemple, un jeune travailleur toucherait 158 euros nets en plus par mois, une infirmière avec 4 ans d'ancienneté, 106 euros, un enseignant 87 euros, un ouvrier contractuel en fin de carrière 180 euros. A côté de cela, le PS propose des allocations "décentes" (invalidité, pension, Grapa, RIS, handicapés, chômage) majorées de 750 millions d'euros.

En vue de soutenir la création d'emploi, il préconise la "suppression des intérêts notionnels" dont il évalue le coût net à 1,5 milliard d'euros. Les PME conserveraient le même montant de 220 millions d'euros dont elles bénéficient à travers les intérêts notionnels sous la forme d'une augmentation de dispense de versement de précompte en cas de maintien du volume de l'emploi. En plus de cela, il suggère des baisses de cotisations ciblées sur l'emploi des peu qualifiés, des jeunes et des bas salaires pour 700 millions d'euros, et 580 millions d'euros en soutien à la formation et l'innovation.



Pour financer leur programme, les socialistes misent sur 1,5 milliard d'euros supplémentaires de taxation du capital, et 1,5 milliard d'euros en plus engrangés dans la lutte contre la fraude. Un "impôt sur la fortune" d'1% maximum visant les quelque 80.000 patrimoines d'1,25 million d'euros et plus (hors habitation et bien affecté à l'activité professionnelle) doit rapporter 400 millions d'euros. Le PS remet cet impôt dans son programme depuis dix ans et n'a jusqu'ici par réussi à l'obtenir dans unaccord de gouvernement. Pourtant, il n'entraînera aucune évasion de capital, argumente PaulMagnette, soulignant que sur les 540.000 assujettis français à l'ISF, 812 ont quitté l'hexagone mais 312 y sont revenus. Partisan d'un cadastre des fortunes, le président du PS est d'avis que l'impôt sur la fortune pourrait déjà être récolté actuellement via la déclaration et les informations relatives aux primes d'assurance.

D'autres mesures visant les plus-values sur actions, les stock-options, les revenus définitivement taxés, la taxe sur les transactions financières sont censées ramener 1,1 milliard d'euros dans les caisses de l'Etat, soit 1,5 milliard en plus des 7,5 milliards en plus dégagés sur les revenus du capital durant cette législature. Misant notamment sur le renforcement de l'ISI et des Parquets et l'élargissement de la directive "épargne" à tous les produits financiers, le PS promet donc 1,5 milliards d'euros supplémentaires en provenance de la lutte contre la fraude.

En revanche, "pas de fiscalité verte", a indiqué le président Paul Magnette, évoquant l'"effet négatif" de ce type de mesures sur les bas et moyens salaires. Pas non plus de révision des taux d'imposition (IPP et ISOC).

Le président du PS a souligné que le programme du parti était "fondamentalement socialiste", clairement orienté "à gauche", mais "ni plus ni moins" que lors de précédents scrutins. Il feint ignorer la concurrence annoncée du PTB dont il n'a "pas encore lu le programme". Le président du PS entrevoit en revanche certaines "convergences" avec celui d'Ecolo, des "convergences à gauche".

Le MR qui propose 20 milliards d'euros de réforme fiscale, une "supercherie" selon Paul Magnette, reste la cible favorite du PS.

Le parti socialiste assure avoir préparé l'ensemble de ses mesures sur base des rapports du Conseil supérieur des Finances, de la banque nationale et du Bureau du plan. Il est disposé à le soumettre à la Cour des comptes pour analyse.



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

BONNE CHANCE, PHILIPPE!


Le président du PS a souligné que le programme du parti était "fondamentalement socialiste", clairement orienté "à gauche, complètement incompatible donc avec le programme très « Tea Party »  du président de la N-VA qui considère que : "La classe moyenne flamande doit craindre le pire" "la Flandre aura à choisir entre le modèle PS, avec plus d'impôt et la mort lente du système social, et le modèle N-VA avec moins d'impôts et plus de place pour l'économie". "On dirait bien que le PS veut tordre le cou à ce qui reste de notre compétitivité."  Bref, le ton monte. Il est vraisemblable que la radicalisation gauchisante du PS lui fera gagner quelques % en Wallonie mais fera monter le score de la NVA en Flandre et nous aurons une Wallonie plus rouge et une Flandre plus noire. Bonne chance au roi Philippe pour composer la prochaine majorité fédérale. Comment restaurer le dialogue interculturel et inter idéologique entre ces deux pays, ces deux nations, ces deux cultures que désormais tout oppose?

MG



LES ENFANTS DE MICHEL DAERDEN SE DÉCHIRENT AUTOUR DE SON HÉRITAGE

BELGA LE SOIR


Michel Daerden. Le Soir (Roger Milutin)

Les héritiers de Michel Daerden – ses trois enfants – n’ont pas encore trouvé d’accord pour le partage de l’héritage, révèle vendredi L’Echo.

À défaut d’un testament écrit, les trois enfants de Michel Daerden devaient s’entendre pour assurer une répartition équitable de l’héritage de leur père, estimé à environ 5 millions d’euros, mais aucun accord n’a été trouvé, selon une source proche du dossier citée par L’Echo.

Face à ce blocage, Aurore Daerden a introduit une action devant le tribunal de première instance de Liège contre son frère aîné, Frédéric Daerden, et sa demi-soeur, Elena. Elle veut obtenir une liquidation judiciaire de la succession avec désignation d’un notaire.

La justice lui a donné raison en décembre dernier et a désigné un notaire d’Olne.

Elena Daerden estime de son côté que l’actif net de la succession devrait être plus élevé et demande qu’il y soit tenu compte de plusieurs éléments qui n’y figurent pas pour l’instant, comme des libéralités dont Frédéric Daerden a bénéficié. Ce dernier assure que son père lui a fait cadeau d’une réduction de créances sur le prix auquel il lui a cédé son cabinet révisoral. Elena Daerden voudrait également qu’Aurore reconnaisse les libéralités dont elle a bénéficié.

Par ailleurs la mère d’Elena a introduit une action devant le juge de paix à Liège pour obtenir la désignation d’un administrateur pour la gestion des biens d’Aurore, car elle estime qu’elle ne dispose plus de toutes les facultés physiques et intellectuelles nécessaires pour se prendre en main. Selon L’Echo le juge aurait rejeté cette demande en arguant qu’elle ne contient pas un certificat médical attestant son constat mais la mère d’Elena ne compte pas en rester là.

Toutes les parties doivent se retrouver le 17 mars prochain devant le notaire pour faire valoir leur position. D’autres actions judiciaires pourraient être initiées sur aucun accord n’est trouvé.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LES NOUVEAUX RICHES

Papa Daerden était un génie des chiffres. Ce réviseur d’entreprise hors ligne a fait fortune en défendant les couleurs du PS. Il y a quelquefois loin de la coupe aux lèvres ou du discours aux actes. Les trois enfants du baron socialiste se déchirent pour le partage de sa fortune. Spectacle édifiant. Déclarations du fils à Papa :"Certains s’enrichissent en dormant, pendant que d’autres ne trouvent pas de travail, ça ne va pas ». « Le fossé entre riches et pauvres se creuse » « Au Parlement européen, je mène des combats assez à gauche. A plusieurs reprises, je me suis démarqué en défendant une position plus à gauche que le reste du groupe socialiste »

Les familles qui possèdent Aldi et Liddle ont prospéré sur le dos de pauvres mais pas sous bannière rouge.

MG

 

FRÉDÉRIC DAERDEN : " LE MR, C'EST LE PARTI DES RENTIERS " 


François Brabant Le Vif


Le député européen et bourgmestre socialiste de Herstal brosse le PTB dans le sens du poil. Et dénonce le manque de transparence de Tecteo.



Frédéric Daerden, député européen et bourgmestre socialiste de Herstal. © Belga Image

LE VIF/L’EXPRESS : SI LA DIRECTION DU PS VOUS ENVOIE SUR LA LISTE FÉDÉRALE, C’EST PARCE QU’ELLE VOUS CONSIDÈRE COMME LA MEILLEURE ARME ANTI-PTB ?

Frédéric Daerden : Ce n’est pas la motivation première, mais c’est vrai que le PTB compte plusieurs élus à Herstal. Dès lors, je les côtoie, et j’ai peut-être une meilleure compréhension du phénomène. Au Parlement européen, je mène des combats assez à gauche. A plusieurs reprises, je me suis démarqué en défendant une position plus à gauche que le reste du groupe socialiste. Je viens encore de le faire avec le quatrième paquet ferroviaire, une étape de plus vers la libéralisation du rail. J’ai voté contre la proposition de la Commission, à l’inverse de presque tous les députés de mon groupe.

VOUS VOULEZ DIRE QUE VOUS ÊTES LA PERSONNALITÉ IDÉALE POUR RAMENER AU BERCAIL SOCIALISTE LES ÉLECTEURS TENTÉS PAR LE PTB ?

En réalité, on partage les mêmes constats, le PTB et moi. Le fossé entre riches et pauvres se creuse. Il y a de plus en plus de précarité. La différence, c’est qu’au PS, nous pensons que pour changer les choses, il faut accepter de participer au pouvoir. Les dirigeants du PTB le disent eux-mêmes : ils ne veulent pas gouverner. Or si on est candidat aux élections, c’est pour être élu. Et si on est élu, c’est pour participer à la décision. Sinon, il y a une incohérence…

OLIVIER MAROY, EX-JOURNALISTE À LA RTBF, JUSTIFIE SON PASSAGE AU MR EN DISANT QU’IL RÊVE D’UNE WALLONIE « QUI TOURNE LE DOS À L’ASSISTANAT ».

Les libéraux se plaisent à véhiculer l’idée que le PS serait le parti des assistés, et ils veulent nous faire croire que le MR est le parti des travailleurs. C’est totalement faux ! Le MR n’est pas le parti des travailleurs, c’est le parti des rentiers. La vérité, c’est qu’il y a des travailleurs pauvres, des indépendants pauvres, des personnes qui vivent des situations sociales inadmissibles et qui ont besoin d’aide. Certains s’enrichissent en dormant, pendant que d’autres ne trouvent pas de travail, ça ne va pas.

JEAN-PASCAL LABILLE NE SERA PAS CANDIDAT LE 25 MAI. N’EST-CE PAS STUPIDE, DE LA PART DU PS, DE SE PRIVER D’UNE TELLE PERSONNALITÉ ?

Faut-il être sur une liste pour soutenir les valeurs socialistes ? Non. Jean-Pascal l’a dit lui-même. Il a aidé le parti avant d’être ministre, pendant qu’il l’était, il le fera après.

LE RACHAT DE L’AVENIR PAR TECTEO, C’EST UNE OPÉRATION QUE VOUS APPROUVEZ ?

Je suis un ardent défenseur de l’initiative industrielle publique. Mais un secteur n’est pas l’autre… Dans le cas de Tecteo, si cela se fait dans la transparence, pourquoi pas ?

ON VOUS SENT SCEPTIQUE.

Je m’interroge. Cette opération a-t-elle été lancée dans une logique de rentabilité financière ? Si oui, j’attends qu’on me le démontre, car Herstal est actionnaire de Tecteo. L’objectif était-il de posséder son média ? Si on est attaché à la liberté de la presse, cela n’a pas de sens. On aboutit alors au véritable but : assurer une complémentarité entre les différents secteurs de l’intercommunale. Tecteoreste une belle entreprise, mais elle a besoin d’une stratégie claire et de transparence. Là-dessus, je reste sur ma faim. 

 

 

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