mardi 11 mars 2014

Edito: Le droit à la sérénité


BOCART STÉPHANIE  La Libre



Un édito de Stéphanie Bocart.

Et c’est reparti pour un tour ! Pour la 5e année consécutive, les élèves de 6e primaire sont invités, dès aujourd’hui, à rentrer leur "formulaire unique d’inscription" pour s’inscrire en 1re secondaire dans l’école de leur 1er choix, du moins les parents l’espèrent-ils. Car comme chaque année depuis l’entrée en vigueur du décret Inscription en 2010, des enfants vont se retrouver sur des listes d’attente, essentiellement faute de places d’écoles suffisantes, surtout à Bruxelles, en proie à une forte pression démographique. A la différence, cette année, que la priorité "école adossée" - qui bénéficie surtout aux écoles du réseau libre - est supprimée. 

La ministre Schyns (CDH) a tenté de contrer la disparition de l’adossement, mais a vite battu en retraite lorsqu’a été négocié le plan de création de 13 750 places des ministres Nollet (Ecolo) et Antoine (CDH). Aussi controversé qu’il soit, le décret Inscription aura, à tout le moins, exacerbé l’urgence d’ouvrir de nouvelles places. Le plan Nollet pourra soulager la pression sur les écoles fondamentales à la rentrée 2014, mais son effet ne sera que très limité en 1re secondaire. Nullement donc de quoi (r)assurer les familles d’obtenir une place dans l’école de leur 1er choix cette année. 

Alors, à l’heure où les partis démocratiques élaborent leur programme électoral, la question n’est pas tant de tergiverser sur "Faut-il ou non supprimer le décret Inscription?", même si des amendements sont nécessaires, mais bien d’inscrire leur volonté de se retrousser les manches, dès l’entame de la nouvelle législature, pour dresser un plan global et cohérent de création de nouvelles écoles, à moyen et long termes, afin que tous les parents puissent, enfin, vivre dans la sérénité la rentrée des classes de leur(s) enfant(s).



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

UN CADASTRE DES BÂTIMENTS SCOLAIRES


Il serait bon d’établir un cadastre des bâtiments scolaires, tous réseaux confondus, pour connaître les vraies capacités avant de construire à tort et à travers.

Ensuite, constituer à Bruxelles des bassins scolaires et faire le point sur la population par bassin (tous réseaux confondus) et non par réseau

Enfin fusionner les réseaux des communes et de la Communauté française et en confier l’organisation aux communes.

Enfin et surtout : charger une instance neutre  d’étudier l’impact budgétaire qu’aurait une fusion de tous les réseaux scolaires qui, à terme, devrait, théoriquement, entraîner de substantielles économies permettant la construction de nouveaux bâtiments scolaires. Comme dirait Milquet, il faut envisager un tel un plan dans une perspective de dix ans au moins. On m’objectera que ceci nécessiterait une modification de la constitution et que les Flamands, très attachés à leur enseignement catholique largement majoritaire, s’y opposeront d’office.

Le vrai problème c’est que la Communauté française est exsangue. Quand l’argent manque, l’imagination doit inventer de nouvelles formules, sortir radicalement des sentiers battus.

MG

 

 

 

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