mercredi 26 mars 2014

La N-VA, un parti populiste dangereux selon Arte


Marie Gathon, le Vif

À l’approche des élections européennes, Arte dresse une carte de la menace populiste en Europe. La Belgique récolte une note de 8/10 sur l’échelle de la dangerosité, une note élevée.


© Capture d'écran Arte

Le 8 affublé à la Belgique sur l’échelle de la dangerosité populiste calculée par Arte n’est pas attribuée à cause du score du Vlaams Belang comme on pourrait le croire. Cette note vient des 17,4 % de votes que la N-VA a obtenus aux élections législatives de 2010.

Décrite par Arte comme « nationaliste, séparatiste, libérale », la N-VA « se caractérise avant tout par son combat pour l'indépendance flamande. Libéral sur le plan économique, c'est le seul parti populiste en Europe à ne pas s'affirmer eurosceptique ».

Ainsi, la Belgique se retrouve au même rang que la Grèce, où le parti néo-nazi Aube Dorée obtient 7 % des voix. L’Autriche et la Hongrie, où des partis xénophobes et islamophobes raflent plus de 15 % des suffrages, obtiennent également la note de 8/10.

Geert Wilders et le PVV (islamophobe et anti-européen) n’obtiennent qu’un 7/10 chez nos voisins hollandais, tandis que Marine Le Pen et le Front National n’ont qu’un 6/10 en France, soit une note moyenne.

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

8 /10 SUR L’ECHELLE POPULISTE CA VEUT DIRE QUOI ?

Lancer ce genre de message relève de la déstabilisation des esprits.

Cela contribue en effet à décomplexer la droite extrême. Après tout pourquoi ne pas voter FN /NVA/PVV etc. puisque tant d’autres le font.

C’est oublier qu’en Belgique par exemple près de 80% des gens ne votent pas populiste.

MG



L'INCONNU HABITE AU 16

 Thierry Fiorilli 

Rédacteur en chef adjoint du Vif/L'Express


Il est l’homme le plus médiatisé du pays. Mais il en est l’un des plus méconnus. Elio Di Rupo a beau multiplier les apparitions publiques et enchaîner les discours, il a beau trôner dans le paysage fédéral politique belge depuis plus de vingt ans, il reste, au fond, l’une de ses plus grandes énigmes.

Non pas en termes de méthodes, de gestion, de stratégie, de communication. Mais bien de convictions. Brutalement dit : du Premier ministre, on connaît le parcours, l’obsession de l’apparence, l’art de s’entourer idéalement, les acouphènes, le goût du pouvoir et la grande faculté d’adaptation aux fonctions, aux environnements et aux circonstances. Il a raconté son enfance, il n’a pas occulté son homosexualité, il a fait entrer les caméras dans ses salles de sport, devant sa table de maquillage, chez lui et dans ses bureaux. Il a démontré qu’en matière de marketing politique, en Belgique, il est le meilleur. Et celui qui l’a développé en premier. Comme le rappelait Philippe Delusinne, patron de RTL-TVI et ancien directeur général adjoint de l’agence de pub McCann Erickson, dans le dossier du Vif/L’Express Di Rupo, histoire d’une marque, le 29 avril 2011 : « Il était précurseur. C’est la première personnalité belge qui a mesuré à quel point l’image et la communication sont cruciales en politique. C’était au début des années 1990. Il me fixait régulièrement rendez-vous à 7 heures dans son bureau. On passait les journaux en revue, on réfléchissait aux messages à faire passer, on analysait ce que les journalistes retenaient comme infos après une conférence de presse. » 

Bref, on lançait la mise en scène. Du personnage, de son rôle et du scénario. Depuis, le Montois a gravi tous les échelons, avec la mine de celui qui ne veut pas y toucher mais, dans les faits, façon rouleau compresseur. Et tant pis pour celles et ceux qui se trouvaient en travers de sa piste aux étoiles. Jusqu’à diriger le pays, depuis un peu plus de deux ans. 

Ce dimanche 23, en congrès PS, Elio Di Rupo a annoncé, il était temps, qu’il est candidat aux fédérales du 25 mai. En réalité, il est déjà en campagne électorale depuis septembre dernier. Mais une campagne qui ne disait pas son nom, une campagne dans les habits du Premier ministre pour vanter le modèle belge et les résultats du gouvernement. Dimanche, il est descendu dans l’arène à visière découverte. Objectif : rempiler au 16, rue de la Loi pour remplir « une dernière mission au service de la Belgique et de mes concitoyens, confiée par Sa Majesté le Roi ». Délaisser les bilans pour proposer une vision. 

C’est en tout cas ce que tous les électeurs sont en droit d’attendre. « chez Di Rupo, rien n’est anodin. Ni le style de ses vêtements, ni les mots qu’il emploie, ni les couleurs qu’il porte... Il sait que, quand on aspire à d’importantes fonctions politiques, tout doit être communication.



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LA COULEUR DU NŒUD PAP D’ELIO


Comme le caméléon, le noeud pap de Di Rapo change de couleur selon l’environnement et le rôle qu’il endosse, cela va du gris neutre au rouge cramoisi en passant par le garanceDimanche , il était rouge fluo. Un signe qui ne trompe personne et qui lui épargna la peine de lever le poing, comme fait Laurette, en entonnant l’internationale.


DI RUPO NE VEUT PAS DÉBATTRE AVEC MICHEL MAIS AVEC REYNDERS

MARTINE DUBUISSON 
Le Soir

Le Premier ministre s’étonne de la proposition du président du MR de débattre avec lui, car, dit-il, il a lui-même suggéré à la RTBF un affrontement avec le vice-Premier libéral.


Ce mardi, dans Le Soir, le président du MR, Charles Michel, met en quelque sorte le Premier ministre Elio Di Rupo au défi de débattre avec lui. Argument : dans toute démocratie, le président du principal parti rencontre en débat contradictoire le président du principal parti challenger. Et le président en titre du PS reste Elio Di Rupo ; il doit donc accepter d’affronter Charles Michel sur le plan des idées, des propositions et des programmes électoraux, ce que le Premier ministre a refusé jusqu’ici. Voilà pour l’argumentaire libéral.

Mais cette sortie du président du MR étonne, c’est le moins que l’on puisse dire, le locataire du 16, rue de la Loi. Le porte-parole du Premier ministre qualifie en effet l’invitation bleue de «  surprenante  ». Pourquoi ? « Parce que voici quelques semaines, nous avons nous-mêmes proposé un débat télévisé entre Elio Di Rupo et Didier Reynders (vice-Premier ministre MR) à la RTBF. Mais la RTBF n’a pas donné suite à notre proposition à ce stade. »

Pourquoi un débat avec le vice-Premier MR plutôt qu’avec le président du MR, puisqu’Elio Di Rupo est effectivement toujours président en titre du PS ? «  Parce qu’il y a déjà différents débats entre présidents de parti prévus et qu’il nous paraissait intéressant de proposer une autre formule  », répond le porte-parole du Premier ministre, Guillaume De Walque. Sachant qu’à ces débats entre présidents de parti, ce sera Paul Magnette, président ff du PS, qui représentera les socialistes – voilà qui provoquera, n’en doutons pas, de nouveaux grincements de dents de la part des adversaires des rouges…

Et le porte-parole de Di Rupo d’ajouter que la RTBF radio a, elle, proposé un débat Di Rupo-Reynders qui a été accepté par les deux parties, et qui aura lieu dans le cadre de Matin Première.

Résultat : le 16 se dit «  étonné de la sortie de Charles Michel qui ne semble pas au courant de notre proposition à la RTBF d’un débat avec Didier Reynders et du débat radio qui aura lieu. Il n’y a peut-être pas beaucoup de communication entre les deux camps... Et on a un peu l’impression que cette sortie est faite pour créer un écran de fumée afin d’occulter les problèmes qu’a le MR à chiffrer son programme fiscal. »

Pas de doute : entre PS et MR, on se rend coup pour coup dans cette campagne.

Ah au fait : pour la proposition de Charles Michel de débattre avec Elio Di Rupo, c’est non. «  Non, puisqu’il y a déjà autre chose de décidé, justifie Guillaume De WalqueEt peut-être que la RTBF télé va finalement donner suite ou que RTL va montrer son intérêt  » (pour un débat télé Di Rupo-Reynders).

Du côté de la RTBF, on justifie l’absence actuelle de réponse à la proposition d’un débat télé Di Rupo-Reynders : «  Cette proposition est toujours pendante et on est en train de l’examiner de plus près puisqu’elle prend davantage de substance aujourd’hui, explique Johanne Montay, responsable du servicepolitique.Mais il faut un équilibre entre les différents partis et dans les apparitions d’Elio Di Rupo dans les diverses émissions pour que ce ne soit pas excédentaire par rapport aux autresMais on est bien sûr intéressé par cette proposition d’un point de vue journalistique et on a très envie d’organiser ce face-à-face.  »


 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

QUID D’UN DEBAT ELIO-BART ?

 

Toute se passe comme si on vivait déjà dans deux pays.

Un débat Bart-Elio devrait nous convaincre de l’inverse mais voilà, il faudrait en organiser un en Flandre et on voit mal Elio s’en tirer face à Bart en flamand. Je sais, je devrais écrire néerlandais.

Les medias cherchent à nous habituer à ce qui nous attend immanquablement demain : le confédéralisme. Question : le dialogue interculturel belgo-belge sera-t-il facilité ou entravé par un confédéralisme à deux ou à trois ?

Ce gamin de Charles Michel devrait comprendre que, contrairement à son père, il n’a pas le niveau de Didier Reynders pour débattre dans la cour des grands. Qu’il se console, Elio en aurait fait de la charpie. Avec Didier ce sera plus ardu mais tellement plus intéressant.

MG

 

Kroll

 

 

 

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