samedi 15 mars 2014

Le parcours d’intégration wallon s’appliquera à 7 000 primo-arrivants


STÉPHANE TASSIN 



Il devrait être en place avant la fin de l’année 2014. Après les élections.

Depuis 2011 on aura tout lu, tout écrit, tout entendu sur le parcours d’intégration destiné aux primo-arrivants (demandeurs d’asile, travailleurs, etc.) en Wallonie. Sujet sensible lors des premiers débats, avec en toile de fond, le parcours d’intégration flamand exigeant et obligatoire. Le MR, dans l’opposition au Parlement wallon, n’a jamais manqué d’enfoncer le clou, exigeant de la majorité Olivier un geste fort.

Au final, rien de réellement obligatoire pour celui qui arrivera en terre wallonne dès que le décret aura été voté par le Parlement wallon, si ce n’est l’obligation de se présenter au guichet d’accueil de sa province, trois mois maximum après son inscription dans une commune. Il s’y verra expliquer ses droits et devoirs. Le texte a été voté en commission de l’action sociale du Parlement wallon, majorité contre opposition. Le MR, par la voix de la députée Florence Reuter, s’est donc opposé à un texte "qui ne va pas assez loin". Le MR souhaitant rendre la chose obligatoire et harmonisée avec les autres régions du pays.

LA PROCHAINE LÉGISLATURE

C’est manifestement la prochaine majorité wallonne qui devra faire aboutir le décret. "Il devrait être mis en œuvre avant la fin de cette année", a encore précisé la ministre Tillieux qui s’est bien gardée de donner une date. Stéphane Tassin


 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

PLUS DURE ENCORE QUE LA MÈRE JUIVE


C’est manifestement la prochaine majorité wallonne qui devra « implémenter »ce décret : "Il devrait être mis en œuvre avant la fin de cette année."  Cette initiative a des relents électoralistes comme les dizaines de déclarations d’intention et promesses en tout genre qui pleuvent actuellement et font monter les enchères et ce n’est qu’un début.

L’intégration ne peut se faire que via l’enseignement et c’est une opération de longue haleine. Mais de fait, sans l’engagement des parents, l’enseignement est très désarmé. Le rappeur et jeune romancier danois Hyahya Hassan résume ça en une formule lapidaire : « à l’école on pouvait pas parler arabe, à la maison on pouvait pas parler danois » C’est tout dire.

 

A quoi sert l’école primaire ? Avant de répondre : A nous apprendre à parler correctement, à lire et à écrire, à calculer aussi. C’est tout ? Oui, mais franchement, ce n’est pas rien. Quant aux activités dites d’éveil, on peut largement les oublier. D’abord former les cerveaux. Ensuite les meubler.  « ils lèvent la main pour intervenir, progressent dans l'apprentissage de la langue, nous posent des questions par rapport à notre pays. C'est d'ailleurs une de nos tâches de leur faire découvrir notre culture. Et cela crée une vraie relation d'échange interculturelle avec eux »

Franchement cela est-il tellement compliqué, bordel ?

Ce constat lapidaire et peu nuancé a semble –t-il, heurté pas mal d’enseignant(e)s de terrain si j’en juge par le rappel à l’ordre courtois mais assez ferme de mon amie suisse, froebélienne de formation, de conviction et d’expérience. La voici :

 

« L'enseignement est un défi, un investissement humain énorme et devient de plus en plus une lutte : lutter pour que le petit enfant issu d'une autre culture participe aux leçons de natation "parce que cela fait partie du programme" ; lutter pour obtenir un entretien avec les parents, les convaincre de le faire participer ; lutter pour enthousiasmer l'enfant, quitte à le mettre en situation d'un conflit de loyauté, rencontrer le médecin qui délivre des certificats de complaisance, lutter et faire face ensuite aux reproches des parents justifiant partoutes sortes de balivernes leur refus de laisser participer leur enfant aux diverssports inclus dans le programme, tels que la gym, lutter pour une sortie en forêt, à vélo, etc... Bref cela tient du parcours du combattant. Lutter pour adapter son enseignement aux plus faibles comme aux plus forts ; lutter contre le nivellement par le bas, en risquant le blâme pour avoir avantagé les plus forts par un enseignement personnalisé. 

« QUANT AUX ACTIVITÉS DITES D’ÉVEIL, ON PEUT LARGEMENT LES OUBLIER. D’ABORD FORMER LES CERVEAUX ».
Ironie ou vraie conviction?

Il me semble, au contraire, que la langue et les usages du pays d’accueil s'assimilent bien mieux dans ces scénarios-là quyi comprennent des activités valorisant l’enfant qui ne connaît pas encore bien la langue du lieu. Les activités d'éveil forment davantage les cerveaux que tout autre enseignement frontal en stimulant le langage, en enrichissant le vocabulaire et en développant la confiance.

Le rôle des parents doit être envisagé globalement comme un facilitateur debonne intégration…

Et voici que dans Der Spiegel, je découvre hier un article sur le dernier livre de la provocatrice  Amy Chua qui suscite la polémique aux Etats Unis. Un article du nouvel Obs intitulé  « Pourquoi les (très dures) mères chinoises sont les meilleures » nous l’explique  :

« Amy Chua, est professeur de droit à la prestigieuse université de Yale, et une Sino-Américaine mère de deux filles, Sophia et Louisa. Dans le Wall Street Journal, elle explique en quoi l’éducation prodiguée par les mères chinoises est largement supérieure à celle des mères occidentales. Et elle se pose en exemple de cette supériorité. Elle commence par une liste des choses que ces filles n’ont jamais été autorisées à faire : 

« dormir chez une amie,
aller jouer chez une amie,
jouer dans la pièce de l’école,
regarder la télé,
jouer sur l’ordinateur,
avoir moins de 20/20,
ne pas être numéro 1 dans toutes les matières (à l’exception du théâtre ou du sport),
jouer d’un autre instrument que le violon ou le piano... »

Etudes à l’appui, Mme Chua explique les différences entre l’éducation occidentale et la chinoise : les parents occidentaux sont trop indulgents avec leurs enfants, tandis que les parents chinois ne tolèrent pas l’échec.

« Des parents chinois peuvent agir d’une manière inimaginable, voire condamnable, aux yeux de parents occidentaux. »


Amy Chua, à Austin (Texas) en 2007 (Larry D. Moore/Wikimedia Commons).

L’une des explications fournies par Amy Chua sur ces différences fondamentales de méthode d’éducation : les parents chinois considèrent que leurs enfants leur doivent tout, et que toute leur vie doit être consacrée à rembourser cette dette qu’ils ont envers leurs parents, en leur obéissant et en les rendant fiers.

Cette tribune n’est pas passée inaperçue, et, si l’on en juge par l’abondance de commentaires, n’a laissé personne indifférent :

« Cette femme est une caricature. » ; « pour avoir grandi avec une mère chinoise qui ressemble à Amy Chua, je peux vous dire que cela laisse des séquelles émotionnelles » ; « Dieu merci, Amy Chua n’est pas ma mère. »

Les lecteurs du Wall Street Journal sont, eux aussi, choqués par les propos de Mme Chua. Devant l’énormité de ceux-ci, certains internautes se posent même la question de savoir, si, finalement, l’article ne serait pas en fait satirique.

Satirique ? Les Chinois ne sont pas précisément des humoristes. Amy Choa est tout à fait sérieuse et elle  détrône la mère juive en hissant à sa place la mère chinoise encore bien plus exigeante.

Une anecdote : Aly Choa fut très étonnée et très déçue d’apprendre que sa fille ainée s’était inscrite à l’académie militaire, avec pour tout commentaire : « sois fière de moi maman, c’est le résultat de mon éducation stricte… »

MG


COMMENTAIRE SUR MON COMMENTAIRE

EDUCATION ROBOTISÉE


Les théories de Amy Chua nous font froid dans le dos et s'inscrivent dans la droite ligne de méthodes d'assimilation de tous les êtres humains à des robots uniformes et dociles. Un nivellement arbitraire qui ne peut que mener à la catastrophe. La servilité du peuple chinois rend possible les aberrations historiques dont nous avons été témoins au siècle passé, avec Mao et bien avant lui aussi.

Personne ne s'est insurgé lorsque la mode des petits pieds a été imposée aux femmes, plongeant celles-ci dans des souffrances incommensurables, jusqu'à l'infirmité pour certaines.
Personne ne s'est insurgé lorsque Mao décida de faire exterminer les oiseaux qui dévoraient les cultures, ce qui provoqua une prolifération d'insectes bien plus nuisible aux cultures que les-dits oiseaux. (Désormais les arbres fruitiers sont « pollinisés » fleur par fleur par des mains de femmes vu que les abeilles ont été décimées.)
Et j'en passe et des meilleures.
Combien d'oeuvres d’art magnifiques ont été détruites au nom de la révolution-qui-nivèle-tout-par-le néant?
La théorie de Madame Amy Chua s'inscrit dans cette forme de pensée extrémiste, unique-pour-tous qui ne souffre aucune critique ni controverse.

Le plus grave est que les Américains sont capables d'ingurgiter tout ce fatras et de le prendre pour argent comptant, comme ils l'ont fait avec la théorie Montessorienne à laquelle ils n'avaient strictement rien compris.

Le film très impressionnant "Tel père, tel fils" qui met l'accent sur des styles d'éducation opposés, est aussi un questionnement pour les hommes sur ce qu'est "être père". Il faut aussi avoir en mémoire qu'au Japon, la filiation est sacrée, et l'on vénère ses ancêtres dans cet esprit. C'est un élément qui vient s'ajouter à la problématique que soulève ce film. AM


LE NOUVEAU LIVRE DU COUPLE CHOA RUBENFELD

THE TRIPLE PACKAGE

The Triple Package: How Three Unlikely Traits Explain the Rise and Fall of Cultural Groups in America is a 2014 book by Amy Chua and her Jewishhusband Jed Rubenfeld listing "three unlikely traits" that they think explain why people of some cultural backgrounds are more successful in the United States than people of other cultural backgrounds.

ThesisThe three unlikely traits listed by Chua and Rubenfeld as predictive of why some cultural groups perform better in the United States than others are

        superiority complex

2.
Insecurity
3.
Impulse control

The Kirkus Reviews review of the book concluded: "On a highly touchy subject, the authors tread carefully, backing their assertions with copious notes. Though coolly and cogently argued, this book is bound to be the spark for many potentially heated discussions."[14]

TIGER MOM ACCUSED OF BEING A 'FULL-BLOWN RACIST' AS HER NEW BOOK NAMES THE EIGHT 'SUPERIOR' RACES AND RELIGIONS THAT MAKE BETTER PARENTS

She gained notoriety in 2011 as the uncompromising 'Tiger Mom' - boastful that Chinese mothers make better parents and ultimately have more successful children.

Now though, Amy Chau, 51, has inspired the fury of the public on Twitter with her new controversial theory that some races and religions are just superior to everyone else.

the Chinese are one of the top dogs.

The other seven are Jewish, Indian, Iranian, Lebanese-Americans, Nigerians, Cuban exiles and Mormons.

Clearly one of these groupings is a religion and by calling them 'cultural', never ethnic, racial or religious, Chau and her husband seek to avoid the hugely controversial criticism this would bring.

However, Chau does identify three distinguishing features these eight peoples have that garantees them success over others; superiority, insecurity and impulse control.

'That certain groups do much better in America than others — as measured by income, occupational status, test scores and so on — is difficult to talk about,' the authors write. 

 

DIGESTED READ

John Crace The Guardian (excerpts) 

John Crace reduces the so-called Tiger Mother's tough-love analysis of what makes cultures successful to a more manageable 600 words



FIRST, THE SUPERIORITY COMPLEX. There is no need for the superiority complex to be based on any concrete data. While it is obvious that the Jews and the Chinese have much to be superior about, it's self-evident that many parts of Nigeria and Cuba are complete dumps. What matters is that a culture should be arrogant enough to believe it is superior to all others.

INSECURITY. All the groups we've mentioned have at some time felt insecure about their existence. This is perhaps not the time to mention that almost every group and culture has felt insecure at some point in their history. So we will move on. The key issue is how to maintain that feeling of insecurity. That is why we went to great lengths to tell our daughters how useless they were, even though they were musical and intellectual prodigies. Happiness and self-esteem are a curse to social mobility.

Perhaps the most controversial element of the Triple Package is IMPULSE CONTROL. Why are Scientologists so successful? Because they are prepared to deny themselves a vacation to the planet Theta. Why are our daughters so successful? Because we refused to let them out of the house to mingle with lesser mortals until they had mastered Bach's Partita in D minor and found a single solution for string theory. And if they still hadn't come up to scratch, we'd have had them put down.

Obviously, we would in no way wish to suggest that those groups who fail to exercise basic self-control are in any way primitive or inferior. Some groups have had enormous difficulties that have proved insurmountable. Though it might help if some people – no names! – got off their fat butts, did some work and stopped pigging out on supersized McDonald's meals.

There is an underside to the Triple Package. Material success does not always make you happy. So if you are content to be poor and jobless, like the people of Appalachia, we wish you all the best. Personally, we quite like our five-bedroomed Manhattan apartment. There are also signs America may be changing. It's becoming clear the Jews are becoming complacent, as they are no longer imposing a huge sense of guilt on their children. Decades of therapy is undermining their sense of angst and insecurity. Carry on like this and they will end up losers, like some other groups we are too polite to mention. Don't say you haven't been warned.. Resist this book.




Family: Chinese American author Amy Chua in Shanghai with her family, 18-year-old Sophia, 14-year-old Louisa, her husband Jed Rubenfeld and her parents, to promote her book, Battle Hymn of the Tiger Mother in 2011

 

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