samedi 8 mars 2014

Le PS veut des repas chauds gratuits à l’école

Le Soir

Paul Magnette présente les mesures proposées par les socialistes pour lutter contre l’échec scolaire.



Au PS, ce chapitre du programme électoral sera centré sur la lutte contre l’échec scolaire. « Pour nous, cela doit être le départ de toute la réflexion, explique PaulMagnetteIl y a ce chiffre terrifiant : un jeune sur deux, à 15 ans, a connu le redoublement. La moyenne de l’OCDE est d’un sur dix… Cela a des effets psychologiques terribles ; cela coûte 470 millions à la Fédération Wallonie-Bruxelles. Et, au final, un jeune sur cinq sort du secondaire sans diplôme. C’est un gâchis colossal. » Voilà qui est clair. Quant aux données pratiques, les socialistes francophones sont allés puiser leur inspiration en… Finlande.

Ils en ont retiré six propositions phares. Les trois premières sont destinées « à lutter contre des inégalités fondamentales dans le maternel et le primaire ». Les trois autres sont axées principalement sur le secondaire. Les voici.

Premièrement, le PS propose d’engager mille profs pour la remédiation. Coût : 41 millions. Les socialistes entendent aussi encourager le passage aux heures de cours de 45 minutes, formule neutre budgétairement qui permet de récupérer un peu de temps chez les profs, disponibles alors pour des heures de remédiation.

Ensuite la gratuité de l’étude dirigée jusqu’à 18 h et des garderies de midi. Objectif du PS : lutter contre tous les pièges à l’encadrement en dehors des heures d’école.

Le PS propose aussi un repas chaud gratuit le midi. Ici aussi, l’inspiration est finlandaise. Objectif : « Lutter contre les inégalités en matière d’alimentation. » Autre proposition : un tronc commun jusqu’à la fin de la 3e secondaire. Après le tronc commun imaginé par le PS, les uns continuent en filière générale, les autres optent vers le technique ou le professionnel. « Et là, il faut généraliser l’alternance : passer de l’école à l’entreprise et vice versa est bénéfique pour tout le monde », plaide le président du PS. Il propose enfin le développement des bassins scolaires dont Charleroi est ville pionnière.

 

«SIX MESURES PHARES POUR UNE PRIORITÉ: LA LUTTE CONTRE L’ÉCHEC SCOLAIRE»

ARTICLE BLOQUÉ

Le Soir

Des mesures «applicables tout de suite» : 1.000 profs pour la remédiation, un repas chaud gratuit le midi, gratuité de l’étude dirigée.

Le PS dit « oui »au grand pacte réclamé par la société civile.


 

COMMENTAIRE DE  DIVERCITY

DEMAGOGIE PREELECTORALE :THERE AIN'T NO SUCH THING AS A FREE LUNCH


Voilà qui va garantir des centaines de milliers de voix aux PS: une majorité de parents touchépar la précarité qui n’en peuvent plus d’apurer leurs factures de repas scolaires et garderies qui dans certaines communes frisent le racket social, notamment à Schaerbeek. Bien joué !

Ceci dit, il serait grand temps d’établir une distinction nette entre un enseignement public qui serait entièrement gratuit comme le veut le PS et un enseignement libre qui serait totalement privatisé comme ne le souhaitent pas ses partisans qui veulent le beurre (un enseignement socialement sélectif mais« dit » de meilleure qualité) et l’argent du beurre (les mêmes subventions que l’officiel). On déraille ! Il faut d’urgence repenser et renégocier, voire supprimer le Pacte Scolaire, ce tabou hérité du siècle dernier qui gangrène notre enseignement au coût exorbitant.

Ce que propose le professeur Paul Magnette, docteur en démagogie est pédagogiquement pertinent mais financièrement intenable. Il veut non seulement la gratuité des repas scolaires (comme en Finlande) mais aussi la gratuité des garderies scolaires (appelé pudiquement parascolaire) et de la remédiation. Soyons de bons comptes : qui a voulu que l’école ferme ses portes avant 16 Heures (une aberration)? Les socialistes ! Qui arrose d’une manne de subventions le tissu associatif « progressif » qui organise écoles de devoirs et le gros du parascolaire ? Les mêmes. Qui a supprimé plus de trois mille postes d’enseignement ? Laurette Onkelinx !

THERE AIN'T NO SUCH THING AS A FREE LUNCH  LUNCHL’expression a été popularisée par l'économiste Milton Friedman. Elle signifie que la gratuité n'existe pas et qu'il y a toujours quelqu'un qui paye au final, autrement dit en l’occurrence,le contribuable

L'expression fait référence à une pratique commerciale qui avait cours aux States, dans les saloons à la fin fin du XIXe siècle. Les patrons de bar offraient souvent un repas gratuit (free lunchmais archi salés aux consommateurs qui s'engageaient en échange à acheter au moins une boisson. Le tenancier incitait par là les consommateurs à venir chez lui et à y consommer, compensant ainsi la dépense supplémentaire par une hausse des consommations vendues.

THERE IS NO SUCH THING AS FREE SCHOOL

Ecole gratuite? Un mythe évidemment, comme la gratuité des transports en commun dans certaines villes ('AubagneTallinCompiègne Châteauroux) ou celle d’internet.

Rien n'est jamais tout à fait gratuit : payés par l'impôt, certains services publics apparaissent gratuits, leur coût étant pris en charge par la collectivité : l'enseignement, l'intervention des pompiers, les transports publics dans certaines localités...

Ainsi, un gouvernement ou un groupe « missionnaire » peut-il définir le contenu de l'enseignement « gratuit » et influencer les jeunes, et, plus tard, obtenir d'eux ce qu'il souhaite, notamment sur le plan de l'adhésion à des objectifs définis par un projet éducatif (quel type de citoyen voulons-nous former?).

« Il faut tout repenser autrement », disait Jacquard « Un tout petit exemple, un peu pittoresque, j’y pense quand je suis en voiture. Pourquoi est-ce que dans les rues de Paris je peux circuler ? Parce qu’il y a un certain nombre de centaines de milliers de braves gens qui sont sous terre dans le métro. Ils me rendent service en étant là, s’ils n'étaient pas dans le métro, ils seraient dans les rues et je ne pourrai plus bouger, ce serait complètement engorgé. (…)Ce n’est qu’un petit exemple pittoresque mais je crois que l’essentiel aujourd’hui, sinon on va à la catastrophe, c’est de remettre à plat toutes nos idées reçues. »

Tout repenser ? Alors allons y gaiment : Ce qui rend notre enseignement de communauté française  « impayable » - il est à la fois le plus cher, le moins efficace et le plus inégalitaire d’’Europe- c’est que contrairement à l’enseignement finlandais (qui est organisé par les municipalités)  il est organisé par trois, voire cinq réseaux lourdement subvenbtions. Il en résulte un surcroit de dépense considérable et peu productif. Il faut tout remettre à plat et vite avant que ne s’y ajoute un réseau islamique en toute légalité constitutionnelle.

Un internaute confirme : « Encore des mesures "plic-ploc" alors que ce qui coûte le plus dans l'enseignement, c'est la multiplication des réseaux... Un tronc commun jusqu'en 3ème année... Je plains les profs qui devront faire du gardiennage pour certains élèves dont le nombre va augmenter... Autant je peux comprendre les heures de remédiation. Autant j'ai du mal avec la réduction de l'heure de cours (cela doit faire longtemps qu'il n'a plus été voir une salle de classe, parce que rien que la mise en place des élèves prend une plombe, si en plus on réduit). Mais alors le repas gratuit... je trouve que c'est un très lourd investissement dont je ne pense pas qu’ils amélioreront les notes scolaire. »

 

PAS LE MOINDRE DOUTE, LA GUERRE SCOLAIRE DOIT AVOIR LIEU

L’enseignement belge et en particulier l’enseignement de communauté française est malade de ses trop nombreux réseaux lesquels mettent ses finances à mal au détriment des premiers intéressés : les élèves.  Question : «  Y a-t-il une volonté délibérée dans le chef de la ministre CDH de privilégier l’école catholique ? » Réponse « Il y a une proximité naturelle, une ligne directe entre le cabinet Schyns et le réseau libre. »  Le bel euphémisme ! Le réseau officiel n’est plus défendu par personne, en revanche, tous les partis font les yeux doux au Libre,à commencer par le MR et écolo. Quant au Libre il se comporte comme un enseignement privé, mais gourmand en subsides en tous genres. Il y a des années qu’on annonce que la Communauté française, exsangue, sera bientôt en cessation de payement. On s’en rapproche à grand pas. L’heure de vérité va sonner, il faudra tout remettre à plat et faire vite car d’aucuns réclament un enseignement musulman à cor et à cris.  

MG

L'école catholique, le chouchou de Marie-Martine Schyns ?


Soraya Ghali

La vif 

Les défenseurs de l’école officielle et le PS se disent agacés par les récentes poussées du CDH en faveur de l’école libre catholique. Vieux fantasme ou réalité ?


Marie-Martine Schyns. © Image Globe

A moins de cent jours de l’élection du 25 mai, le CDH, le parti de la ministre de l’Enseignement obligatoire, se recentre sur l’un de ses plus vieux champs de bataille, la défense de l’école libre. A un niveau historiquement bas, il n’aurait pas d’autre choix. Mais trop, c’est trop.

Et le régime que lui aurait accordé Marie-Martine Schyns énerve de plus en plus le réseau officiel et le PS, qui se sait surveillé par les piliers de l’école officielle. Y a-t-il une volonté délibérée dans le chef de la ministre CDH de privilégier l’école catholique ? « Il y a une proximité naturelle, une ligne directe entre le cabinet Schyns et le réseau libre. Dès le départ, le cabinet a recruté des personnes qui ont occupé des hautes responsabilités dans les structures de l’enseignement libre catholique », constate Eugène Ernst, secrétaire général de la CSC-Enseignement. Reste que si les différents réseaux reconnaissent que Marie-Dominique Simonet, en poste jusqu’en juin dernier, a toujours fait « preuve de modération en la matière », ils se montrent plus réservés à l’égard de son successeur, en place depuis huit mois. Marie-Martine Schyns évoque un procès d’intention. « Cette impression est peut-être liée à l’agenda des dossiers. »

Au cours de cette dernière ligne droite en tout cas, le CDH aurait affiché une préférence pour le réseau catholique. Le cabinet met en avant un nécessaire rééquilibrage, quand ses détracteurs pointent la volonté du CDH André Antoine, ministre wallon du Budget, d’apporter une aide aux directeurs d’école primaire. Une stratégie délibérée pour favoriser l’école catholique, et partant de s’attirer ses voix ? Le mouvement laïque n’aurait pas non plus tout à fait digéré l’accord « historique » conclu sous cette législature permettant à tous les réseaux d’avoir accès aux mêmes moyens pour créer de nouvelles places d’école. Un coup de canif dans le Pacte scolaire ? Non, selon le monde catholique qui rappelle que l’accord de la Saint-Boniface n’a jamais été respecté. Conclu en 2001 (par le PS, le CDH, Ecolo et le MR), il visait à progressivement relever les budgets de fonctionnement des réseaux subventionnés (libre, communal, provincial) pour les porter à 75 % de ceux accordés au réseau de la Communauté française (ex-Etat). Si cette clé de 75 % est atteinte aujourd’hui dans le niveau primaire, le manque à gagner s’élève encore à 17% dans le secondaire. « En période de vaches maigres, il faut clairement favoriser l’école publique », s’indigne Pascal Chardome, secrétaire général de la CGSP-Enseignement.

 

Aucun commentaire: