lundi 31 mars 2014

Le quotidien Le Monde fait l’apologie du lycée privé musulman Averroès de Lille


« Pluie d’éloges pour le lycée musulman Averroès de Lille ». Cette pluie rafraîchissante provient du journal le Monde du 28.03.2013 





Le lycée musulman Averroès de Lille fait un carton en occupant la première place au palmarès des réussites au baccalauréat.

Une photo, de taille significative, occupe le chapeau de l’article : un groupe de jeunes filles voilées studieusement penchées sur leur cahier. Ce serait presque une image d’Épinal de notre ancienne école, le voile en moins !

Ainsi, cet établissement privé fait mieux que l’enseignement public ; du reste, il n’est pas le seul car les établissements en tête sont, pour la plupart, des lycées privés, si l’on excepte Louis-le Grand, Henri IV et Saint-Louis.

Ce que nous n’obtenons plus de l’école publique, l’école privée Averroès le gagne avec fierté.  Pourquoi ?

Sans négliger les éléments de la religion et de la foi dont on sait qu’ils sont un puissant stimulant et favorables à l’investissement des parents et des élèves, on sait bien que la réussite et le travail pour y parvenir sont les éléments clé qui guident les établissements privés. Il y a des exigences qu’on ne trouve plus dans la soi-disant école de la République, à savoir la ponctualité des élèves et des professeurs, l’obligation de rigueur et de qualité des contenus enseignés, la discipline qui, sans être tyrannique, est un élément incontournable de la réussite scolaire. C’est pourquoi nous apprenons que dans cet établissement, les parents s’investissent – pas seulement financièrement, mais en s’occupant par exemple de la cantine, dès lors que celle-ci ne fonctionne pas encore officiellement, faute de personnel et de crédits. Ils donnent aussi de leur temps pour assurer des heures de soutien scolaire pendant les vacances. Les enseignants de leur côté ne considèrent pas leur métier comme un fonctionnariat mais s’investissent afin de préparer les élèves aux examens. Incontestablement, ce sérieux et cet engagement de tous, créent les conditions de la réussite des élèves.

Nous savons depuis longtemps que les parents qui aspirent à un enseignement d’excellence pour leurs enfants n’hésitent pas à les envoyer dans des établissements privés quel que soit le sacrifice financier exigé. Ce que l’école publique a abandonné, lamentablement, l’école privée se l’approprie pour en faire un modèle de réussite. Cela n’est pas blâmable, bien au contraire !  Je pense même que les écoles privées doivent se multiplier ; les parents ont le droit de choisir le cadre d’apprentissage, les méthodes qu’ils jugent appropriées, avec ou sans enseignement religieux. Pour ce faire, il faudrait que l’État renonce à son monopole et remette un chèque éducation à tous ceux qui souhaitent s’orienter vers un établissement de leur choix. Ce serait faire acte de démocratie. Il serait juste que l’école publique, empêtrée dans des réformes absurdes et inefficaces, et dont la vocation est maintenant d’éduquer les élèves à la citoyenneté plus que de leur transmettre des connaissances, accepte une saine compétition avec d’autres établissements

Il est à parier que dans peu de temps, à la grande satisfaction de son président, Amar Lasfar, des élèves non musulmans viendront grossir les rangs des effectifs du lycée Averroès.

Certains diront : juste retour des choses ! Les anciens colonisés nous dament le pion ! Je serais quant à moi tentée de dire : honte à la France et à l’Éducation Nationale – mammouth épuisé, repu de son budget colossal et qui pourtant ne sait plus instruire ses enfants !

LE MONDE NE SAIT PLUS OÙ IL EN EST

Ce qui est intéressant dans cet article,  c’est que Le Monde qui ne s’est pas particulièrement indigné des résultats catastrophiques de l’Éducation nationale durant les dernières décennies et qui n’a pas dénoncé avec la vigueur qui s’imposait les causes de l’abaissement du niveau scolaire dans tous les domaines, s’enthousiasme soudainement pour les beaux résultats d’un lycée musulman (sous contrat).

Le Monde, qui pointe avec jubilation la réussite du lycée Averroès, aurait pu citer des établissements catholiques ou juifs qui offrent, depuis des lustres, un enseignement remarquable et les conditions de l’excellence. Mais, c’est la « fierté » musulmane que le grand quotidien veut exalter dans son article.  N’y aurait-il pas là un brin d’idéologie derrière cette mise au tableau d’honneur ? Et cela d’autant plus que l’on connaît son président : Amar Lasfar, membre médiatisé de l’UOIF et imam de Lille. Et ce n’est sans doute pas par hasard que le très avisé imam à choisi le nom d’Averroès pour son prestigieux établissement …

En effet, nous savons qu’Averroès fut un philosophe arabe du XIIème siècle, né à Cordoue et disciple d’Aristote dont il traduisit l’œuvre ; il fut exclu par les religieux et envoyé en exil. Son influence posthume en terre d’islam fut quasi nulle et  n’oublions pas que c’est à des juifs et des chrétiens que l’on doit la traduction de ses œuvres. C’est très habile de la part d’Amar Lasfar d’avoir donné ce nom illustre à son lycée. Quant à savoir si ce choix est un hommage  à la pensée du grand philosophe, c’est une autre question !

E.Tschirhart le 2/04/2013



 COMMENTAIRE DE DIVERCITY

INTERPELLANT

100% de réussite au Bac ? Quel est la recette de ce résultat miracle ?

Le Point parle de cours de soutien, de stages pendant les vacances, de tolérance zéro sur les retards et l’absentéisme, la présence obligatoire des parents lors des réunions mais aussi sorties culturelles et conférences. La méthode affichée est celle des meilleures institutions catholiques. Autrement dit sélection sociale à outrance, l’inverse de la mixité sociale. L’objectif est clair : « changer l’image des musulmans et lutter contre le déterminisme social ». Cette école (qui ne comporte guère plus de 300 élèves) pensent ces parents est une chance même à mille euro par an. D’autres hurleront à la ségrégation sociale.

Ce qui est certain c’est que ces lycées - vraisemblablement co-financés par des pays arabes-vont se multiplier comme champignons sous la vioûte et écrémer les lycées publics de leurs meilleurs élèves musulmans au profit des moins doués ou des plus démunis, ce qui à terme ne résout rien mais à l’avantage de créer une classe moyenne musulmane.

Quelle conclusion tirer ?

D’aucune seront tentés d’en conclure qu’il faut désormais éviter l’école pour tous et les classes de niveau homogène. C’est aller vite en besogne. Mais c’est ce que font déjà beaucoup de familles musulmanes en optant à Bruxelles pour l’enseignement flamand réputé meilleur (sans doute l’est-il du reste) Ce qui interpelle évidemment, c’est la mobilisation totale de tous les parents en faveur du projet éducatif du lycée Averoes.  « Notre rôle est de leur inculquer le socle de connaissances mais aussi le savoir être et l’ambition pour qu’ils puissennt tout envisager : médecine, sciences po, l’Ena. Et pourquoi pas, un jour intégrer les sphères politiques, étatiques et médiatiques où la communauté musulmane est peu représentée » explique un professeur. C’est dire que ce projet est politique et vise à former des citoyens français de confession musulmane.

Espérons qu’il ne s’agit pas de former des citoyens musulmans d’enfants d’immigrés devenus  français.

Au départ, l’enseignement de la république de Jules Ferry fut crée pour casser le monopole de l’enseignement organisé par les paroisses. Braudel est formel ,l’identité de la France résulte de deux éléments: la création des chemins de fer et celui de l’école de la République des trois Jules. Avant cela, le Français était parlé par une minorité de citadins. Après la dernière guerre, l’enseignement privé catho reprit des parts de marché à l’école publique en pleine déconfiture  (en Belgique comme en France). Demain l’enseignement musulman va mordre et sur l’enseignement public et sur le privé catho. Question:est-ce un bien pour la collectivité ou un pas vers la sharia ?

L’inspection scolaire garde un œil sur l’enseignement subventionné et ses contenus (les profs sont payés par l’Etat) mais quid du créationnisme, de l’égalité hommes-femmes etc. ?

Ce qui est certain et tout à fait urgent, c’est de redynamiser, de repenser et de réformer notre enseignement officiel, singulièrement en Communauté française pour qu’il reconquière ses lettres de noblesse par un retour à la rigueur, à la performance et à l’excellence. « Ouvert en 2003 avec seulement 12 élèves, le lycée Averroes en compte aujourd’hui 330. En 2008, l’établissement passe sous contrat avec l’Etat ; ce qui permet à Averroes de voir le salaire de ses enseignants entièrement pris en charge, à l’instar de ce qui se fait dans l’enseignement catholique. »

Aujourd’hui, beaucoup d’établissements secondaires ne sont plus que des parking d’ados abandonnés à eux-mêmes par leurs familles, donc en proie aux recruteurs salafistes, c’est intolérable et suicidaire.

D’autant que, « longtemps préoccupée par la construction de mosquées, la communauté musulmane s’organise depuis une dizaine d’années pour avoir ses propres établissements. Nous en avons recensé à ce jour vingt-trois dans toute la France. »

C’est donc un dossier à suivre de très près.

MG



Le lycée musulman Averroes, meilleur lycée de France 

Selon le palmarès 2013 des lycées de France, établi par Le Parisien, le lycée Averroès est le meilleur de France.

Le Parisien vient vient de publier son classement 2013 des meilleurs lycées de France. Le quotidien a établi son palmarès à partir des indicateurs de résultats des lycées consultables sur le site de l’Education nationale.

Ces données, dont tout le monde peut prendre connaissance, concernent les résultats au baccalauréat 2012. En rendant public ces informations, l’Education nationale tient à fournir un outil permettant de comprendre les résultats des élèves en rapport avec les établissements dont ils sont issus. L’objectif de ces indicateurs est double, peut-on lire sur le site de l’Education nationale

Selon le Parisien, qui a établi son palmarès des lycées « à partir des chiffres de l’Education nationale »,le meilleur lycée de France est le lycée musulman Averroes devant les prestigieux lycées Henri-IV et Louis-le-Grand. 

Voici le détail des résultats.


Ouvert en 2003 avec seulement 12 élèves, le lycée Averroes en compte aujourd’hui 330. En 2008, l’établissement passe sous contrat avec l’Etat ; ce qui permet à Averroes de voir le salaire de ses enseignants entièrement pris en charge, à l’instar de ce qui se fait dans l’enseignement catholique.

 

 


 

 

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