jeudi 27 mars 2014

Obama : Retour sur sa journée en Belgique


AFP BELGA

Le Soir 



Point d’orgue de sa visite éclair à Bruxelles, Barack Obama a prononcé un discours à Bozar devant 2 000 invités. Le président des Etats-Unis y est revenu sur l’Histoire commune entre les Etats-Unis et l’Europe, les idéaux partagés par les deux continents avant de parler de l’Ukraine.

Le président américain a appelé les jeunes Européens à prendre en main le destin de l’Europe : « Nous devons nous battre pour nos idées. » Barack Obama a commencé son allocution en indiquant que sa visite au cimetière FlandersFields de Waregem lui avait rappelé comment deux générations avaient été sacrifiées pendant les deux conflits mondiaux : « C’est en réponse à cette histoire tragique, qu’après la Seconde Guerre mondiale, les Etats-Unis et l’Europe se sont unis pour rejeter les forces obscures du passé et bâtir une nouvelle architecture de la paix(…) Les Européens (…) sont aujourd’hui plus en sécurité et dans une situation plus prospère qu’ils ne l’ont jamais été. »

 

« LA SITUATION EN UKRAINE N’A PAS DE RÉPONSE FACILE »

Selon le président américain, la crise économique a ébranlé le projet européen. « Mais le combat des idées continue pour votre génération »a-t-ilaverti les jeunes présents dans la salle, faisant allusion à « l’annexion » de la Crimée par la Russie. « Au XXIe siècle,

les frontières de l’Europe ne peuvent pas être redessinées par la force. »

« Ni l’Europe, ni les Etats-Unis n’ont intérêt à contrôler l’Ukraine. Nous voulons juste que le peuple d’Ukraine puisse choisir son destin ». Il a intimé la Russie à stopper ses visées sur l’Ukraine : « Si la Russie continue, nous continuerons de l’isoler. Il y aura des sanctions ». Pour autant, c’est une main tendue qu’il a offerte aux Russes, appelant de ses vœux une « Russie forte », tout en expliquant clairement que « ce n’est pas parce que la Russie a une longe histoire avec l’Ukraine qu’elle peut se permettre de déterminer son futur ». « Nous croyons que la Russie va accepter de coopérer avec un respect mutuel » a-t-il ajouté, avouant que « la situation en Ukraine n’a pas de réponse facile ».

« C’EST À VOUS, LES JEUNES EUROPÉENS (…), DE DÉCIDER DU COURS DE NOTRE HISTOIRE »

Il a réitéré sa conviction que « les voix pour la dignité humaine et les droits individuels finiront par triompher ». « Nous ne devons jamais oublier que nous sommes les héritiers d’une lutte pour la liberté », a-t-il asséné. Les idéaux de liberté et de prospérité que partagent selon lui l’Europe et les Etats-Unis ne doivent jamais être tenus comme définitivement acquis. « C’est à vous, les jeunes Européens (…), de décider quelle direction prendra le cours de notre Histoire », a lancé le président américain à sa jeune assistance, les haranguant de se battre pour les valeurs démocratiques et les droits de l’Homme, dans un discours marqué par la réaffirmation du lien transatlantique et l’avertissement lancé à la Russie.

Il a ensuite terminé sur les valeurs communes de l’Europe et des Etats-Unis, des « valeurs universelles ». « Le succès de nos idées ne dépend que de nous. Nous vivons dans un monde où nous devons nous battre pour nos idées. Nous sommes les héritiers d’une lutte pour la liberté. C’est à nous de voir quel monde nous voulons laisser derrière nous ».



 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

MUSCULATION ?


Belle journée ensoleillée sous le signe de l’hommage aux vétérans tombés « in Flander’s Fields » et de l’avertissement solennel à l’adresse de Vladimir Poutine.

Au cours de sa visite éclair sur le sol belge, le président américain a durci le ton dans une débauche de mise en scène hollywoodienne « très bling bling » comme l’écrit l’éditorialiste du Morgen.  Obama, alias Big Brother, cherche-t-il par son barnum médiatique à nous faire oublier l’espionnage systématique des correspondances téléphoniques de tous ses alliés européens ? 



Mais revenons au fond. Libération commente : « Après l’annonce des sanctions contre la Russie, les analystes américains soulignent le virage de politique étrangère cette semaine, en annonçant jeudi ses premières sanctions contre une série de proches de Vladimir Poutine et menaçant de s’attaquer bientôt à l’économie russe.«Obama semble bien avoir pris un tournant, dit Anders Aslund, spécialiste de la Russie à l’institut Peterson. Et une fois engagé sur ce chemin, il n’y a plus de raison de s’arrêter. Nous sommes aujourd’hui en 1938 [au moment de l’annexion des Sudètes par Hitler, ndlr]. On veut éviter d’arriver à 1939 [l’invasion de la Pologne, qui a déclenché la Seconde Guerre mondiale]. La seule chose qui pourrait encore stopper Obama, c’est si l’Europe ne fait rien.»

Helmut Schmidt, vieux renard et chancelier « des cœurs » ne partage nullement cette analyse. L’habile artisan de la Ostpolitik a 95 ans et ses avis, émis le plus souvent dans un nuage de fumée de cigarette, forcent le respect : il est un peu la conscience morale de l’Allemagne. Schmidt pense qu’Obama en fait des tonnes.

Libération toujours : « Les sanctions annoncées jeudi par Obama sont «sans précédent» et non sans risques pour les Etats-Unis eux-mêmes, souligne Samuel Charap, spécialiste de la Russie à l’IISS (International Institute for StrategicStudies). «Il est vrai que la Russie est beaucoup plus dépendante des pays occidentaux que l’inverse, mais à court terme Moscou peut prendre des mesures de rétorsion qui affectent des compagnies aussi importantes que Boeing [le constructeur américain achète son titane en Russie et compte un important centre de design à Moscou, ndlr]»,ajoute-t-il.

Samuel Charap : «On présume que l’annexion de la Crimée établit un nouvel équilibre des forces, mais c’est loin d’être le cas. Même si Poutine ne pousse pas son avantage, des incidents armés peuvent éclater à tout moment. La Russie a besoin d’un corridor d’accès à travers le sud-est de l’Ukraine pour ses forces stationnées en Transnistrie [une enclave qui s’est détachée de la Moldavie depuis 1990 déjà, avec l’appui des forces russes, ndlr].» 

Pour Helmut Schmidt l’Ouest s’agite inutilement ("Der Westen regt sichfurchtbar auf"). Il ne voit rien à redire à la «  » annexion de la Crimée par Moscou "durchaus verständlich", quand aux sanctions il considère que c’est de la connerie "dummes Zeug". De fait elles affecteront l’ouest autant que la Russie, et, ajoutons, singulièrement l’Allemagne dont les échanges avec la Russie sont considérables. (un peu plus que l’équivalent que ses exportations vers la Belgique)

Et de préciser que si la situation en Ukraine doit être regardée comme assez préoccupante, l’Occident n’a qu’à s’en prendre à lui-même. Et de critiquer la politique de l’OTAN qui sest précipitée partout où le départ des troupes du Pacte de Varsovie a laissé un vide.

Gerhard Schröder, ancien chancelier SPD, s’était déjà exprimé dans le même sens, mais lui c’est un « pote à Vladimir ». Exclure Poutine du G est selon Schmidt une erreur, il faut au contraire le rencontrer et parler avec lui. "Es wäre idealsich jetzt zusammenzusetzen.

Il ne faudrait pas dit-il encore que toute cette agitation médiatique échauffe les opinions publiques en Russie et chez ses alliés. Enfin, il rend hommage à la prudence réservée de Angela Merkel et ne croit pas en une escalade russe . Sa conclusion : l’Ouest se trompe quand il estime contre vent et marées que Poutine ne s’en tiendra pas à l’annexion de la Crimée pour engager une action militaire russe en direction de la Moldavie.

Ich halte es für einen Fehlerwenn der Westen so tut, als ob das zwangsläufigder nächste Schritt seiDas führt dazudass er möglicherweise auf russischerSeite den Appetit anregt."

DiverCity dit à peu près la même chose depuis le début de la crise et plaide pour le dialogue.  Mais où sont donc passés les délégués de la OSCE ?

MG

 

 

"ABER SIE TREFFEN DEN WESTEN GENAUSO WIE DIE RUSSEN".



DPA

Altkanzler Schmidt (Archivbild von 2013): "Der Westen regt sich furchtbar auf"

Helmut Schmidt findet das russische Vorgehen auf der Krim "durchausverständlich", Sanktionen hält er für "dummes Zeug". Die Situation in der Ukraine sei zwar gefährlich - die Schuld dafür sieht der Altkanzlerallerdings beim Westen.

Hamburg - Der frühere Bundeskanzler Helmut Schmidt findet das Vorgehen desrussischen Präsidenten Wladimir Putin auf der Krim "durchaus verständlich".Das sagte Schmidt der Wochenzeitung "Die Zeit", deren Herausgeber er auchist.

Heftige Kritik übte Schmidt am Umgang des Westens mit der Krim-Krise. Die von der Europäischen Union und den USA beschlossenen Sanktionen gegenRussland bezeichnet er als "dummes Zeug". Weitergehende wirtschaftlicheSanktionen würden nach Ansicht Schmidts ihr Ziel verfehlenAuch sie hättenvor allem symbolische Bedeutung, "aber sie treffen den Westen genauso wie dieRussen".

Mit Schmidts Wortmeldungen bekommen nun diejenigen Unterstützung, die in der deutschen Debatte um Verständnis für Moskau werbenÄhnlich hatte sichzuvor auch Ex-Kanzler und Parteifreund Gerhard Schröder geäußert.

Schmidt kritisierte auch den Beschluss des Westensmit Russland nicht mehr imRahmen der G8 zusammenzuarbeiten. "Es wäre ideal, sich jetztzusammenzusetzen. Es wäre jedenfalls dem Frieden bekömmlicher als dasAndrohen von Sanktionen." Schmidt fügte hinzu: "Die G8 ist in Wirklichkeitnicht so wichtig wie die G20. Aus der G20 hat man die Russen bisher nichtrauskomplimentiert."

Westen könnte "Russlands Appetit anregen"

Schmidt nannte die Situation in der Ukraine "gefährlichweil der Westen sichfurchtbar aufregt". Dies führe dazu, "dass diese Aufregung des Westensnatürlich für entsprechende Aufregung in der russischen öffentlichen Meinungund Politik sorgt". Zur Politik von Bundeskanzlerin Angela Merkel sagte der 95-Jährige: "Hier ist ein Lob für die Vorsicht der deutschen Bundeskanzlerinangebracht."

Auf die Frageob er sich eine Intervention Russlands auch im Osten der Ukrainevorstellen könneantwortet der Altbundeskanzler: "Ich enthalte mich derSpekulationIch halte es für denkbaraber ich halte es für einen Fehlerwennder Westen so tut, als ob das zwangsläufig der nächste Schritt sei. Das führtdazudass er möglicherweise auf russischer Seite den Appetit anregt."

Schröder hatte Anfang März vor allem den Kurs der EU gegenüber der Ukrainekritisiert und Europa eine Mitverantwortung an der Krim-Krise gegeben.

 

 

 


ALSOF OBAMA'S DURE BLINGBLING HET ENIGE IS WAT WE VAN ZIJN BEZOEK MOETEN ONTHOUDEN

OPINIE − 27/03/14, 06u19

DM STANDPUNT


© Tim Dirven.

Wie veronderstelt dat in het Berlaymont gebouw enkel pralines worden gegetenheeft het toch niet helemaaljuist.

 

Een dag na het bezoek van Obama blijven vele landgenoten wat verdwaasd achterAlsof we een dag lang naareen Amerikaanse Hollywoodfilm stonden te kijken: Air Force One, The Beast, Marine One, geheime agenten,gepolijste toespraken en Obama's das die altijd maar dan ook altijd perfect zit. Geef toe dat ook u zich gisterendoor soortgelijke zaken en details liet afleidenObama, de immer geslaagde pr-stunt.

Nu vandaag de rust in het land is teruggekeerd en we ongehinderd het kerkhof in Waregem kunnen bezoeken,zindert in onze hoofden het mediacircus nog even na. Did this really happen? Alsof Obama's dure blingbling hetenige is wat we van zijn bezoek moeten onthouden.

Maar dat is niet zo. De Obamashow was niet het allerbelangrijkste, het was een ceremonieel powerspel dat ietsnog veel zwaarwichtiger moest onderstrepen.

Want de onderwerpen die Obama tijdens zijn ontmoetingen in Nederland en België aanraaktewaren weldegelijk de thema's die cruciaal zijn voor ons dagelijks leven en onze veiligheidnucleaire wapensOekraïne, degrootste handelsliberalisering uit de westerse geschiedenisvervuilde kippenSyriëdefensie-uitgavengenetischgemanipuleerde gewassenDat zijn zowat alle onderwerpen die de jongste maanden op de voorpagina's van onzekranten stonden.

Niet dat Obama, Di Rupo, Van Rompuy, Rutte en Barroso over al deze kwesties in de diepte gingen. Zo werkthet ook niet. Al deze dossier werden maanden op voorhand door Amerikaanse en Europese experts uitgespit envoorbereidHet was aan Obama om met het juiste woord, de juiste kwinkslag of de juiste smile een extra elan tegeven aan de onderhandelingen over deze dossiers.

En vandaagtijdens zijn onderhoud met paus Franciscuszal dat niet anders zijnNiet het mooie weer in Rome maar de discrete bemiddelingspogingen van het Vaticaan in Syrië zullen aan de orde van de dag zijn.

Feit blijft dat de Obamagesprekken in het Brusselse Berlaymontgebouw neerkomen op een ontmoeting tussen deleiders van 's werelds grootste handelspartnersWie veronderstelt dat op zo'n gelegenheid enkel pralines wordengegetenheeft het toch niet helemaal juist.

Eenmaal Obama vertrokkenkunnen de dossiervretersministers en eurocommissarissen weer aan de slag: maardeze keer met het opgeladen gevoel dat ze in de nabijheid zijn geweest van de machtigste leider op aardeEenpolitieke emotie die moeilijk te vatten is en die zelfs Karel De Gucht en Herman Van Rompuy gisteren niethelemaal konden onderdrukken.

 

UKRAINE-KONFLIKT: SCHRÖDER MACHT EU FÜR KRIM-KRISE MITVERANTWORTLICH 

Ex-Kanzler Schröder übt scharfe Kritik am Ukraine-Kurs der EU.



DPA

Ex-Kanzler Schröder am Sonntag bei einer "Zeit"-Matinee in Hamburg: "Anfangsfehler" der EU, Völkerrechtsverstöße von Putin

Mitten in die Bemühungen um eine politische Lösung platzt die Kritik eines prominentenBeobachter und Russland-Freundes. Der ehemalige Bundeskanzler Gerhard Schröder (SPD)attestierte dem Krisenmanagement der EU am Sonntag schwere Fehler und ein Unverständnisfür die Struktur der Region. Zugleich machte er die EU indirekt für den Ausbruch der Kriseauf der Krim mitverantwortlich.

Die Spitze der EU-Kommission in Brüssel habe "nicht im Entferntesten kapiert (...), dass dasein kulturell gespaltenes Land ist und dass man mit einem solchen Land so nicht umgehenkann", sagte Schröder auf einer Veranstaltung der "Zeit" in Hamburg. So habe dieKommission schon am Anfang den Fehler gemachtein Assoziierungsabkommen unter demMotto "Entweder-oderabschließen zu wollensagte Schröder im Rahmen der Talkreihe vorPublikum.

"Ich frage michob es richtig war, ein kulturell gespaltenes Land wie die Ukraine vor so eineAlternative zu stellenAssoziierung mit der EU oder Zollabkommen mit Russland", führteSchröder aus. Er hätte es begrüßtwenn die EU "beide Richtungenmöglich gemacht hätte. So habe die EU den "Anfangsfehlerbegangen, der zum Konflikt zwischen Russland und der Ukraine führte - mit diesen Worten zitiert die Zeitung ihren GastSchröder unterstütztezugleich den Kurs der Großen Koalition.

SCHRÖDER VERTEIDIGT PUTIN

Altkanzler Schröder pflichtete EU-Parlamentspräsident Schulz in einem Punkt bei: "Natürlichist das, was auf der Krim geschiehtein Verstoß gegen das Völkerrecht", sagte Schröder auf der Veranstaltung in Hamburg weiterDennoch wolle er seinen Freund, den russischenPräsidenten Wladimir Putinnicht verurteilen. Er selbst habe als Kanzler beim Jugoslawien-Konflikt ebenfalls gegen das Völkerrecht verstoßen"Da haben wir unsere Flugzeuge (...)nach Serbien geschickt, und die haben zusammen mit der Nato einen souveränen Staatgebombt - ohne dass es einen Sicherheitsratsbeschluss gegeben hätte." Insofern sei er mit demerhobenen Zeigefinger vorsichtigbetonte Schröder.

Skeptisch zeigte sich Schröder auch über die Motive der früheren ukrainischenRegierungschefin Julija Timoschenko"Von der weiß man ja auch nichtwelche materiellenInteressen sie hat. Die Gefahr (...) ist dochdass die gewaltigen Hilfsgelder, (...) für die ichbin, wieder in den falschen Kanälen landen können", sagte Schröder weiter. Timoschenkowird wegen ihres angeschlagenen Gesundheitszustand seit dem Wochenende in der BerlinerCharité behandelt.

amz/dpa/Reuters/

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