mercredi 30 avril 2014

PS et MR ne sont d’accord sur rien, même pas la N-VA


Rédaction en ligne Le Soir

Pour les socialistes, «le MR n’est pas crédible une seconde». Pour les libéraux, « le PS perd les pédales »



    

PaulMagnette et Charles Michel. Le Soir (Pierre-Yves Thienpont)

Les vingt-cinq jours qui nous séparent des élections s’annoncent très chauds… Le Premier Mai 2014 sera forcément une journée de combat. La preuve par les entretiens croisés accordés au Soir par Elio Di Rupo, Paul Magnette et Charles Michel.

Le message du Premier ministre et du président ff du PS est en substance : c’est le temps de la relance, du pouvoir d’achat, soit les axes principaux, expliquent-ils, du programme socialiste en vue du 25 mai. Les deux mettent en garde aussi contre la« dispersion des voix » au profit de formations extrémistes, appelant naturellement à voter « utile », comprenez PS. Ils agitent l’épouvantail d’un « gouvernement des droites », sur le modèle de Martens-Gol, qui fut « un désastre pour les travailleurs ». Par ailleurs Di Rupo et Magnette disent ne pas croire à un revirement du MR en ce qui concerne son attitude vis-à-vis de la N-VA.

Tout le contraire de ce qu’affirme Charles Michel, qui répète : « Quand nous avons l’initiative, et si nous l’avons, ce sera sans la N-VA. » Le président du MR ne ménage pas le PS qui l’accuse de mettre en danger la Sécu avec sa proposition de méga réforme fiscale : « Les citoyens sont lucides, ils ont bien compris que le PS perd un peu les pédales et qu’il fait une campagne basée sur l’agression. Le PS ne veut pas baisser les impôts pour les gens qui travaillent. »


 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

TOUT SE COMPLIQUE DÉJÀ


« La campagne était devenue impossible pour le MR qui se voyait sans cesse infliger l’image de complice de la N-VA : il devenait urgent d’y remédier »

Dire cela c’est faire l’aveu que, une fois de plus c’est le PS qui mène la danse et donne le ton, le MR se contentant de réagir avec un temps de retard. Le PS aux abois a recours à des procédés de basse propagande pour décrédibiliser son plus coriace adversaire. En 2009, le PS avait mis le MR hors jeu alors que celui–ci avait fait un bon score contrairement au PS. Le machiavélisme de Elio Di Rupo avait fait merveille. Le cynisme du PS donne froid dans le dos. Ils sont prêts à tout pour se maintenir partout aux affaires : au fédéral, à Bruxelles, en région Wallonne et à la Communauté française. Et pourtant, il se pourrait fort bien qu’ils y partagent demain le pouvoir avec le MR, une hypothèse qui circule depuis des années. Jusqu’où cette campagne de la dénégation et du dénigrement durcira-t-elle le ton  et comment recoller la porcelaine après le 25 mai ? Ce qui est sûr, c’est que le refus catégorique de Benoît Lutgen, président du CDH, rend désormais impossible un gouvernement fédéral de droite même minoritaire. C’est un signal fort, possiblement induit, voire instrumentalisé par le PS qui sans doute rêve de replanter des oliviers (alliance PS, CDh et Verts) à Bruxelles et en Wallonie.

Nous allons vivre dès l’aube du 26 mai des semaines, voire des mois extrêmement dangereux, sans doute les années les plus critiques depuis la fondation de la Belgique en 1831. Tout se complique déjà, ce n’est qu’un début. Accrochez vos ceintures de sécurité, ça va secouer « grave ».

MG

 

LE PROBLÈME AVEC LES PROMESSES? IL FAUT LES TENIR

Béatrice Delvaux éditorialiste en chef (Le Soir)

«  Très clairement, nous, c’est sans la N-VA. » Cette phrase est signée Didier Reynders, désormais sur la même ligne que son président, Charles Michel. Cette exclusive en rappelle donc une autre, lorsqu’en mai 2009, Elio Di Rupo avait atomisé Didier Reynders avec son «  pas question pour les socialistes de former une coalition avec le MR  ». Le problème avec ces promesses, c’est qu’il vaut mieux être capable de les tenir. C’était le cas pour Di Rupo qui s’engageait sur son champ d’action, wallon et bruxellois. Pour le MR, l’équation « N-VA » risque d’être bien plus compliquée, car le soir du 25 mai, c’est le parti de De Wever, et pas Charles Michel, qui a la plus grande probabilité d’avoir la main, durant une première période du moins.

Derrière ce «  Nous, c’est sans la N-VA  » d’apparence limpide se cachent de plus des sous-questions, que les autres partis ne se sont pas privés de poser : 1) Cette promesse ne vaut-elle que si le MR a la main ? 2) Négocier avec la N-VA, est-ce déjà renoncer à l’éjecter ? Il va être impossible pour le MR de justifier un quelconque compagnonnage avec la N-VA, car l’électeur vient d’enregistrer que ce ne serait pas un peu, ni beaucoup, mais, « pas du tout ».

Un cacique bleu nous le dit : la campagne était devenue impossible pour le MR qui se voyait sans cesse infliger l’image de complice de la N-VA : il devenait urgent d’y remédier. Quitte à faire grossir la N-VA, comme le pronostiquaient hier tous les interlocuteurs flamands, stupéfaits par la sortie libérale qu’ils jugent insensée ? «  Entre deux risques, nous dit-on, on a choisi de ne pas affaiblir le MR.  » Dans cinq semaines, on saura si cette tactique de surenchèreintrafrancophone se sera jouée au profit ou au détriment du paysage politique global, lorsque les Flamands seront à bord. L’ironie veut cependant que ce chewing-gum N-VA, dont le MR tente de se débarrasser, ne lui a pas été collé par les socialistes comme le répètent les libéraux, mais par… Didier Reynders. Les différentes phrases prononcées par le leader libéral ces derniers mois nuisent, on le voyait hier, à la crédibilité de la fatwa lancée désormais contre la N-VA. C’est sans doute la plus grande difficulté du MR aujourd’hui : l’électeur peut espérer en la sincérité du message, mais celui-ci ne sera crédible qu’après l’élection, lorsque Michel et Reynders seront au pied du mur. Les deux hommes jouent très serré.

 

mardi 29 avril 2014

Reynders: «Le MR ne veut pas gouverner avec la N-VA»


Le Soir

Le vice-Premier libéral refuse toute alliance avec les nationalistes flamands, au fédéral comme à Bruxelles.



Les adversaires de Didier Reynders l’ont souvent accusé de jouer un double jeu vis-à-vis de la N-VA. A moins d’un mois des élections, le ténor libéral a tenu à mettre les choses au point. Son parti ne veut pas gouverner avec les nationalistes flamands. Il s’affirme très clairement favorable à « une majorité sans la N-VA. Il n’est pas question de prendre dans la coalition un parti qui a un projet totalement destructeur pour la Région bruxelloise. Et pour moi, c’est la même démarche au fédéral : la N-VA a aussi un côté destructeur pour l’avenir de l’Etat (…) Si on est autour de la table, nous demanderons de privilégier une majorité sans la N-VA. Cela nécessite que l’un ou l’autre parti change d’attitude entre la campagne et le lendemain du scrutin. » Didier Reynders vise clairement le PS : « Pendant cette campagne, la meilleure agence de communication de la N-VA, c’est le Boulevard de l’Empereur ! (…) Et les seuls débats que le PS organise, c’est contre la N-VA. » Et de rajouter : « Le PS fait ça par pur calcul électoral. Mais il ferait mieux de discuter avec ses vrais interlocuteurs : le MR, les autres partis francophones, le PTB. »

Jusqu’ici, seul le FDF avait mis une exclusive contre le parti de Bart De Wever.


 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LE COUP DE TRAFALGAR


« Les libéraux n’ont pas besoin de la N-VA pour faire des réformes socio-économiques. » Et voici que par une simple déclaration de Reynders, la campagne électorale prend un tournant majeur. Au palais on respire, il ne faudra en aucun cas proposer une mission d’exploration ou de formation au nationaliste Bart De Wever, au niveau fédéral. Le PS est assuré de ne pas être renvoyé pour cinq ans dans l’opposition. Quant au MR, il se donne –croit-il- un triple ticket pour régner avec les socialistes à Bruxelles, waà la région wallonne et au fédéral.

Il y a fort à parier que Reynders a assuré ses arrières avant de faire cette déclaration et qu’il a obtenu certaines garanties du côté du boulevard de l’Empereur faute de quoi, il risque de siéger cinq nouvelles années ans dans l’opposition à Bruxelles et en Wallonie, ce qui équivaudrait à un suicide lent.

La tête de liste CDh pour l’Europe, Claude Rollin, a déclaré à la RTBF qu’il ne peut pas s’imaginer que son parti entre dans un gouvernement avec la N-VA, non à cause du nationalisme, mais à cause du programme socio-économique. A l’évidence, Reynders rebondit sur cette déclaration et en a tiré les conséquences.Le cordon sanitaire anti N-VA serait complet si le CD&V devait émettre la même exclusive à l’égard de la N-VA au niveau de l’exécutif flamand. C’est beaucoup moins sûr, évidemment.

 

Mais attention, ce raisonnement se fonde sur un pari, celui que cinq ans d’opposition viendront à bout des velléités de la N-VA entraînant, ipso facto, le déclin de ce parti. Rien n’est moins sûr. La N-VA surfe, comme tous les partis de son acabit sur une vague de national-populisme qui risque de remporter 30% des voix aux élections européennes du 25 mai, partout en Europe. La droite extrême a le vent en poupe pour quelques années« Selon un nouveau sondage, VRT De Standaard, la N-VA décrocherait 32,2% au fédéral soit 4 points de mieux qu'aux élections de 2010.

Côté Parlement flamand, la N-VA est annoncée à 33%.

Le CD&V, de son côté, se tasse encore un peu, l'Open VLD et le sp.a redressent un peu la tête. Trois partis qui ensemble, côté fédéral, ne rassembleraient que 45,8% des voix. A noter aussi l'effondrement du Vlaams Belang, l'extrême-droite flamande qui tombe à 6,8%. »

La réaction de Bart De Wever ne s’est pas fait attendre « We maken in Vlaanderen 83 procent van de Belgische export; het zijn wij die de meeste rekeningen betalenHet lijkt me dan kras dat het oordeel van de Vlaamse kiezer aan de kant wordt geschoven."(…) "Het is duidelijk dat als de Franstaligen de kans krijgen een Di Rupo II te vormen zonder Vlaamse meerderheidze dat zwqzullen doen. Dat kan ik vanuit hun perspectief nog begrijpen. Maar dan zal het afhangen van de houding van de Vlaamse traditionele partijen als CD&V en Open Vld.

Autrement dit : la balle est dans le camp des Flamands (83% des exportations se font via la Flandre qui règle les factures) et tout dépendra de la volonté du VLD et du CD&V de monter dans un gouvernement fédéral (Di Rupo II) qui serait minoritaire en Flandre. «  Als de N-VA opnieuw uit een regering wordt wzgehouden’, is het dus de schuld van de Vlaamse partijen ».

 Un internaute commente : « Une chose est sûre: la mise au rancart - par principe - de la N-VA par tous les partis francophones creusera un peu plus le fossé communautaire, nous rapprochant plus vite d'une rupture future. Les partis francophones réunis viennent de déclarer que la Belgique bipolaire est ingérable. Cela ne peut qu'avancer la mise en place d'une confédération de facto. Les outils existent pour créer une Belgique à deux vitesses. Il manquait une poussée de fièvre, c'est fait. » Un autre : « Bizarre cette déclaration de guerre à la N-VA. Exorciser le premier parti de Flandre, qui est aussi le plus transparent sur ses intentions, revient à dire que les vieux partis doivent garder la main, quelques soient leurs contradictions entre eux. Le cordon sanitaire n'a plus fonctionné en France récemment, en sera-t-il de même en Belgique en mai? Aujourd'hui le MR dit in fine préférer le PS à la N-VA, pour faire simple. »

Une conclusion s’impose : nous sommes de facto dans une logique confédérale avec une Flandre indépendantiste et une Belgique résiduaire. Je ne suis pas persuadé que Wallobrux ait un quelconque avenir, les Bruxellois n’en voudront jamais. Nous allons donc vers une crise de régime qui nous vaudra une décennie d’instabilité et un appauvrissement de tous : Flamands et francophones. Nous entrons dans des turbulences dont on ignore où elles conduiront nos démocraties européennes.  La politique est partout largement discréditée ; le pouvoir on le sait est ailleurs : au niveau financier.

Le capitalisme dérégulé est venu à bout du communisme ; si on n’y prend garde, il viendra aussi à bout de l’Etat providence et qui sait peut-être même de la démocratie.

MG

 


LA N-VA N’EST PLUS MAÎTRE DU JEU

Béatrice Delvaux éditorialiste en chef  Le Soir


C’est un coup énorme. Cela pourrait être le fait majeur de la campagne et l’élément qui va déterminer l’après-25 mai. Le « niet » de Didier Reynders à la N-VA complique formidablement la possibilité pour le parti nationaliste d’être dans un gouvernement fédéral ou bruxellois, quel que soit son score électoral.

Charles Michel avait déjà déclaré à quel point il était impensable pour lui de gouverner avec la N-VA, tant son programme était incompatible avec la philosophie du MR. Mais depuis des mois, le ver était dans le fruit libéral, avec l’ambiguïté de Didier Reynders quant à un possible futur avec De Wever. Le PS en faisait un argument de campagne – les fameux « mamours » de Didier à Bart –, mais il n’était pas seul à nourrir cette crainte, qui vivait en Flandre, singulièrement au CD&V, mais aussi à l’intérieur du MR.

Désormais, ce doute n’est plus possible. Et le MR réalise là deux coups magistraux. Un double coup tactique tout d’abord, en enlevant aux socialistes leur argument de « seul rempart » contre la N-VA, mais aussi à De Wever celui du « modèle N-VA vs modèle PS ». Dans son interview au « Soir », Reynders dénie en effet au leader nationaliste sa sincérité et son monopole libéral : « Les libéraux n’ont pas besoin de la N-VA pour faire des réformes socio-économiques. » Voilà une sortie qui évoque furieusement celle de Di Rupo en 2009 lorsqu’il avait déclaré à la RTBF que le PS n’entrerait dans aucun gouvernement avec le MR.

Le coup porte également sur le fond, car si Reynders et Michel font ce qu’ils disent, il n’y aura pas de possibilité pour la N-VA de former un gouvernement : aucun parti francophone ne répondra présent.

Beaucoup, au nord du pays, vont dénoncer un déni de démocratie. Plus de 30 % de la Flandre pourraient aller aux urnes en se disant que les francophones les empêchent de porter De Wever au pouvoir fédéral. Sauf qu’aujourd’hui, alors que les programmes sont connus, la N-VA n’a qu’à s’en prendre à elle-même. Quelle formation francophone peut accepter d’aller dans un gouvernement avec un parti qui veut détruire l’Etat fédéral et, comme le rappelle très justement Reynders, la réalité de Bruxelles ? Quel parti peut faire confiance à un président (et ses compagnons de route) qui ne dit jamais clairement qu’il renonce au séparatisme – noyé dans du socio-économique –, fait preuve de mépris et d’agressivité vis-à-vis des Bruxellois ou des Wallons ? Ce week-end, Kris Peeters lui-même ne disait pas autre chose.

Le « niet » de Reynders n’exclut pas la N-VA d’un gouvernement fédéral. Il l’oblige à n’y entrer qu’à la condition d’avoir conclu des compromis, renoncé au séparatisme et à la disparition de Bruxelles. A bon entendeur...

 

BART DE WEVER: "DE VLAAMSE KIEZER WORDT AFGEDREIGD"

Jill Casters – De Morgen Bron: VRT



© belga. Charles Michel en Bart De Wever.

Bart De Wever heeft in 'De Ochtend' op Radio 1 gereageerd op de uitspraak van MR-voorzitter Charles Michel, die geen regering wenst te vormen met de N-VA. "De Vlaamse kiezer wordt afgedreigd", reageerde De Wever. "'U mag stemmenvoor wie u wilwij doen toch verder met de PS.' Dat wordt gezegd in de hoopdat de kiezer het gewoon opgeeft en niet meer voor verandering stemt."


Men heeft gebruld tegen het federalisme en nu brult men tegen hetconfederalisme. Maar als de kiezer in Vlaanderen het wilkomt die veranderinger toch.

Bart De Wever


"We zijn een kleine familie, maar wel een groot gezin", zeiBart De Wever in 'DeOchtend'. "Mijn oproep aan de kiezer is dat hij de peilingen doet uitkomen wantanders staat het in de sterren geschreven wat er gaat gebeurenAl sinds 'LeuvenVlaamszeggenroepen en krijsen de Franstaligen 'neentegen verandering.Men heeft gebruld tegen het federalisme en nu brult men tegen hetconfederalisme. Maar de geschiedenis heeft geleerd dat die verandering er tochkomtals de Vlaamse kiezer dat wil."

MR IS LOGISCHE BONDGENOOT
Volgens De Wever steken de Franstalige liberalen hiermee de witte vlag uit voorde PS. Toch zou de MR op sociaal-economisch vlak volgens hem de meestlogische bondgenoot zijn"Maar Charles Michel neemt vandaag een tactischepositie in", klinkt het. "De vraag is of hij die positie op 26 mei kan aanhouden.Als de Vlaamse kiezer beslist dat hij een bestuur met de N-VA willijkt het mijraar dat een minderheid in dit land dat kan blokkerenWe maken in Vlaanderen83 procent van de Belgische export; het zijn wij die de meeste rekeningenbetalen. Het lijkt me dan kras dat het oordeel van de Vlaamse kiezer aan de kantwordt geschoven."

De Wever ziet in de uitspraken van Michel vooral een tactische zet om zichtegenover de PS te positionerenAan Franstalige kant lijken alle deuren voor de N-VA gesloten. "Het is duidelijk dat als de Franstaligen de kans krijgen een Di Rupo II te vormen zonder Vlaamse meerderheidze dat zullen doen. Dat kan ikvanuit hun perspectief nog begrijpen. Maar dan zal het afhangen van de houdingvan de Vlaamse traditionele partijen als CD&V en Open Vld."

DUIDELIJKE WENK
"Hopelijk krijgen zij van de kiezer de kans om de handen in elkaar te slaan met N-VA", aldus nog De Wever. "Waar ik me meer zorgen over maakis dat Kris Peeters en de CD&V duidelijk anti-N-VA-militanten geworden zijnTerwijl wijeigenlijk hetzelfde zeggen: we hebben het allebei over confederalisme en sparenin de plaats van belastenIn woorden geven ze ons gelijk, maar als het om DiRupo gaatspreken ze ons in daden tegen."

"Het is aan de Vlaamse kiezer om te beletten dat dat doorgaat en een duidelijkewenk te geven aan de traditionele partijen dat ze de handen in elkaar moetenslaan met de N-VA."

 

 

lundi 28 avril 2014

"Papa, je suis parti faire le djihad. Si tu te convertis, on se verra au paradis"


Par Doan Bui

Nouvel obs

Alors que le gouvernement dévoile un plan de lutte contre les filières djihadistes, rencontre avec ces parents qui ont vu, un jour, leurs enfants partir "là-bas". Et parfois ne pas en revenir.


 

Nicolas et Jean-Daniel Bons, deux frères morts "au djihad" en Syrie. (Capture d'écran YouTube)


Il n'a même pas pu récupérer leurs corps. Aucun document officiel, aucune trace, rien. Du décès de ses deux fils, Nicolas et Jean-Daniel, Gérard Bons ne sait finalement pas grand-chose. Jean-Daniel, 22 ans, est mort "au combat", d'une balle en pleine poitrine, début août 2013, quelque part près d'Alep, en Syrie. C'est Nicolas qui a prévenu leur père : "Jean-Daniel est parti." Gérard a tout de suite compris. Nicolas, lui, poursuivait : "Il est heureux, près d'Allah."

Gérard l'avoue, il en a voulu à Nicolas, 30 ans, son aîné issu d'un précédent mariage, d'avoir entraîné son frère dans cette conversion à l'islam puis cette folle croisade en Syrie. A tel point que ces derniers mois il avait du mal à lui parler, sur Skype ou au téléphone. Ses deux fils, se disait-il, il les avait déjà perdus. Etaient-ce ses garçons, ces deux fanatiques qui posaient avec un coran et une kalachnikov dans une vidéo sur YouTube, en juillet 2013, exhortant "frère François Hollande" à se convertir à l'islam et à retirer les troupes du Mali pour "sauver [s]on âme du feu de l'enfer"? Gérard répétait qu'il avait fait une croix sur Nicolas, mais une partie de lui espérait encore : Nicolas ne lui avait-il pas confié être "moins courageux" que Jean-Daniel et rester à l'arrière de la ligne de front ? Et pourtant...

OPÉRATION KAMIKAZE

Fin décembre, Nicolas s'est tué dans une opération kamikaze, près de Homs. Dominique, la mère de Nicolas, a été prévenue par SMS. Elle a rappelé le numéro syrien qui s'affichait et a eu confirmation. 

Une opération kamikaze, répète Gérard, sonné. Comment ont-ils pu lui laver la tête pour qu'il aille se faire exploser comme ça?"

Cent fois, mille fois, il a refait le déroulé du film. Se torturant, ressassant les "et si..." qui empoisonnent le deuil.

Il y a Nicolas, d'abord, par qui tout a commencé. Après son divorce (Nicolas avait 3 ans), Gérard a refait sa vie en Guyane, il a eu trois autres fils. Nicolas est resté auprès de Dominique, à Toulouse, où vit également sa grand-mère paternelle. A l'adolescence, il part à la dérive. Drogue, échec scolaire. "Il était en manque de repères, dit Gérard. Je l'ai même fait revenir auprès de moi pendant plusieurs mois, mais ça n'a pas marché." Nicolas rentre à Toulouse. Retombe dans la petite délinquance. En 2009, il se convertit à l'islam." Ca a été un mal pour un bien. Il ne fumait plus, ne se droguait plus."

Jean-Daniel, c'est un tout autre profil : "Un garçon sportif, sage, qui ne fumait pas, ne sortait pas." Il rejoint son grand frère à Toulouse, à l'été 2012, pour préparer un BTS. Ils vont tous les deux habiter chez leur grand-mère. "Ils étaient aux petits soins pour leur mamie, ils lui faisaient son lit, lui préparaient sa tisane." Très vite, Jean-Daniel se convertit à l'islam, comme son grand frère. Gérard vient leur rendre visite : 

J'AVAIS DIT À NICOLAS : 'LE PLUS BEAU CADEAU QUE TU POURRAIS ME FAIRE, CE SERAIT DE RASER TA BARBE.' IL M'A RÉPONDU : 'C'EST IMPOSSIBLE, J'AI PROMIS À ALLAH.'"

Gérard s'inquiète. Jean-Daniel a décroché de ses études. "Les deux ne fichaient rien. En revanche, le portable sonnait tous les matins à 5 heures pour la prière." A Noël, Jean-Daniel s'emporte et refuse de manger de la bûche car elle est alcoolisée. Peu après, les deux frères annoncent qu'ils vont partir en Thaïlande pour un stage de boxe thaïe. Ils promettent qu'ensuite ils retourneront en Guyane. Travailler, peut-être, dans l'entreprise de panneaux solaires de papa. "J'avais envie d'y croire. On avait prévu de monter une équipe de foot en salle, avec tous mes fils. J'avais même commencé à recruter d'autres joueurs." 

Quand, le 1er avril 2013, arrive la lettre de Jean-Daniel annonçant qu'ils sont en fait partis en Syrie, le ciel s'effondre. 

PAPA, JE SUIS PARTI FAIRE LE DJIHAD AVEC NICOLAS. [ ...] NOUS NE NOUS REVERRONS PAS DANS CE MONDE. MAIS, SI TU TE CONVERTIS, ON SE REVERRA AU PARADIS."

Courbé, le dos cassé, Sofiane (certains prénoms ont été modifiés) est, comme Gérard Bons, un père orphelin. Son fils aîné, Sabri, 19 ans, est mort le 8 décembre. Deux mois seulement après être parti. "Nos enfants, dit-il, c'est de la chair à canon." Sofiane continue d'aller aux réunions de l'association Les Parents concernés, qui rassemble des parents belges dont les enfants sont partis en Syrie : 

On est si seuls quand ça vous arrive. Les autorités ne font rien. Je me demande même s'ils ont vraiment envie que nos gamins reviennent."

En parler ou pas ? C'est le dilemme qui revient, lancinant, pour tous ces parents, qui refusent parfois de signaler la disparition de leurs enfants, de peur qu'ils ne soient fichés comme terroristes.

LE DJIHAD S'EST RÉPANDU COMME UNE ÉPIDÉMIE

Sofiane, comme Gérard, avait signalé le départ de son fils. Cela n'a servi à rien. A Vilvorde, où habite Sofiane, le djihad s'est répandu comme une épidémie. La mosquée locale est un lieu de recrutement de prédilection pour les "barbus". Une trentaine de gosses du quartier sont partis en Syrie. Même des filles : comme cette gamine, mineure, qui s'était mise à porter le niqab, disparue du jour au lendemain. Des radicalisations express, comme celle de Sabri qui, pourtant élevé dans une famille non pratiquante, s'est mis tout d'un coup à aller à la mosquée, à tancer sa petite soeur pour des jupes trop courtes. "Ca a commencé avant l'été, cette lubie. Le 13 octobre, il était parti."

Dans les yeux des proches, toujours cette même stupeur, toujours cette question : pourquoi ? "Kery a été élevé dans des écoles privées catholiques", répète Chantal. Cela fait un an que Kery est parti. Chantal vit désormais entre parenthèses, suspendue à ces quelques conversations sur Skype, ces SMS où l'on parle sans parler. Car tous les parents n'ont qu'une peur : braquer leurs enfants partis "là-bas".

Il ne veut pas que je lui demande de revenir. Ni me dire ce qu'il fait exactement. Je m'exécute : l'important, c'est de garder un contact."

Il y a un mois, Chantal a reçu un SMS lui annonçant la mort de Kery. Folle d'angoisse, elle a essayé d'appeler le numéro qui s'affichait. Plus rien. "Et puis hier, sur Skype, ça a clignoté. C'était lui ! Je l'ai vu, et il m'a un peu expliqué. Leur maison a brûlé dans une explosion, il a tout perdu. C'est affreux de savoir si peu de choses sur ce qui se passe..."

Alors, Sofiane, Chantal et les autres scrutent les cartes, les mouvements des troupes, dénombrant les bombardements, les explosions, ne sachant même pas sur quel camp se focaliser : "Les gamins, ils sont avec les djihadistes, pas avec l'Armée syrienne libre..."

LES CHAMBRES VIDES

Désormais, la maison de Yasmeen, dans un quartier résidentiel de Bruxelles, paraît désespérément vide. Les chambres de ses deux gamins sont restées intactes, comme pétrifiées au jour de leur départ. Yanis, 22 ans, est parti en janvier 2013. Trois mois après, son petit frère de 15 ans, déjouant la surveillance de ses parents, filait à l'aéroport de Bruxelles et s'embarquait pour Istanbul en compagnie d'un camarade de classe : "Ce soir-là, j'étais convoquée au commissariat pour évoquer la situation de Yanis... Je suis révoltée que personne ne l'ait arrêté à l'aéroport. Il est mineur !"

Yasmeen elle aussi ressasse sa culpabilité, son incompréhension. Un foyer stable, des parents cadres sup, l'aîné en école d'ingénieurs, le petit en troisième, tous les deux aimés, choyés. 

Comme tous les jeunes de 20 ans, Yanis est un idéaliste. Il cherchait une cause. Il a commencé à s'intéresser à l'islam, à regarder des vidéos sur ce qui se passait en Syrie, mais il n'a jamais tenu de discours radical."

Sur Skype, les garçons ne disent rien, juste qu'ils "font de l'humanitaire".Laissant parfois échapper un "maman, tu me manques". Yasmeenprend alors la webcam, montre sur Skype la maison, leur chambre... Yasmeen et son mari sont partis deux fois en Turquie, sur les traces de leurs fils ; ils ont réussi à retracer leur parcours, d'étape en étape. 

Mais, à chaque fois, ils ont réussi à passer la frontière avant qu'on ne les rattrape. Après, les gamins sont pris en main, paraît-il : Yanis me disait que c'était comme à la fac, il y avait des stands pour accueillir les djihadistes européens et les orienter..."

Le jour de son départ, il a seulement laissé un SMS :"Maman, je rentrerai tard, bisous bisous." Elle a répondu : "Rappelle-toi, mon chéri, on dîne à 18h30."

 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

A VILVORDE …

 

« A Vilvorde, où habite Sofiane, le djihad s'est répandu comme une épidémie. La mosquée locale est un lieu de recrutement de prédilection pour les "barbus". Une trentaine de gosses du quartier sont partis en Syrie. Même des filles : comme cette gamine, mineure, qui s'était mise à porter le niqab, disparue du jour au lendemain »

Vilvorde mais c’est chez nous, aux portes de Schaerbeek Cité des Ecoles…

Assis à la terrasse du Mokafé, je lisais ceci dans mon Nouvel Obs tout en regardant passer les belles dames, les touristes de Flandre ou du Japon, quand je vis défiler se tenant par la main deux par deux ,  un rang de gamines hautes comme trois pommes, wsdélicieusement habillées et accompagnées de leurs deux institutrices : tout ce petit monde  parlait anglais. Quelques minutes plus tard suivait un rang de petits bouts de chou de toutes couleurs et de toutes ethnies accompagnés de leurs monitrices. Quel monde, quelle éducation leur offrons-nous ? me disais-je. Ils sont tout sourire, dans leurs chasubles vertes réfléchissantes trop grandes pour eux, du type de celle qu’on conserve dans nos autos et qu’on arbore en attendant les secours quand on tombe en panne. Ecole en panne, enfants en détresse, me suis-je dit, tout en pensant que l’éducation et l’instruction, pourvu qu’elles soient dispensées avec soin, rigueur et avec amour rendent possible le meilleur quand elle réussisssent -le pire quand elles échouent,  comme le montre cet article et la magnifique analyse de Jacques Attali : Pour que cela réussisse « on doit les entourer d’affection et associer à cette fin toutes les forces de la société : la famille, l’école, les services sociaux, les clubs de sport, les associations ; leur permettre de s’appuyer sur des référents, qui doivent les respecter, les écouter, ne jamais les quitter des yeux »

Et chaque fois qu’on échoue, « il ne faut pas s’étonner si certains d’entre eux n’attendent plus rien de leur pays. Et cherchent ailleurs leur destin. Les uns le trouvent dans les universités étrangères ; d’autres, dans des petits boulots dans tous les restaurants du monde ; d’autres encore, sur la route, à travers la planète ; d’autres encore, dans l’engagement dans des armées étrangères ; d’autres enfin, dans le terrorisme. »

Et je me prends à penser au destin du petit Bruxellois qui va naître demain dans un foyer chrétien, athée, juif ou musulman. « Il s’agit de recoudre le tissu social, et de faire travailler ensemble d’innombrables institutions, publiques et privées, qui ont appris à se méfier les unes des autres. »

 Nous sommes en pleine campagne électorale et cela aucun parti ne le dit quand tous devraient le hurler en parlant d’une même voix. Si on répugne à consacrer à l’éducation de notre jeunesse le meilleur de nos ressources financières mais surtout humaines,Bruxelles, la Belgique, l’Europe sont condamnées à l’inexorable déclin qui s’annonce. Ce ne sont pas les saints, Jean le XXIIIème ou Jean Paul le second, ni les imams de garage qui intercéderont en faveur de ces jeunesOn peut renoncer à bien des choses : des hélicoptères neufs ou des avions à réaction militaires, des tunnels sous l’avenue Louise, un stade de foot pour la capitale, un méga centre commercial et de loisirs au Heysel, des lunettes Google et que sais-je encore. Mais on ne saurait lésiner sur l’éducation et la formation de notre jeunesse au risque d’aller tout droit au suicide collectif. 

«Nos diverses institutions éducatives doivent apprendre à travailler ensemble pour définir un programme d’accompagnement adapté pour chaque jeune. Cela suppose une révolution, un bouleversement de la société, en particulier de l’Etat qui ne doit plus se réduire à une juxtaposition de guichets cloisonnés, auxquels chacun vient s’adresser, aux divers moments de sa vie. Lutter contre la solitude. Tout est là. Ce n’est pas si difficile. Encore faudrait-il oser se parler. »

Oser ! On ose tellement peu aujourd’hui dans les sphères politiques, que font tant paniquer les sondages et les échéances électorales, qu’ils sont devenus incapables de tracer des plans à un horizon dépassant celui d’une législature.  Agir ainsi c’est tout simplement précipiter la mort de la démocratie pour le plus grand profit des démagogues populistes de toutes farines.

MG  

 

JEUNESSES DÉLAISSÉES

Paru dans L'Express Jacques Attali

Pendant qu’on dispute doctement de savoir si on ne devrait pas beaucoup moins payer les jeunes, de France et d’ailleurs, pour exercer des métiers sans avenir, il ne faut pas s’étonner si certains d’entre eux n’attendent plus rien de leur pays. Et cherchent ailleurs leur destin. Les uns le trouvent dans les universités étrangères ; d’autres, dans des petits boulots dans tous les restaurants du monde ; d’autres encore, sur la route, à travers la planète ; d’autres encore, dans l’engagement dans des armées étrangères ; d’autres enfin, dans le terrorisme. Certains même, en cas extrême, choisissent d’en finir avec leur vie dans un attentat-suicide.
En fait, il n’y a pas beaucoup de différences entre tous ces jeunes : ils viennent, souvent, des mêmes milieux, de la même classe moyenne menacée de prolétarisation. Pour les uns, l’amour d’une famille exigeante, la rencontre d’un professeur, la main tendue d’un entraîneur ou d’un animateur associatif les poussent vers le savoir et l’épanouissement. Pour les autres, la solitude, l’humiliation, la malchance d’une autre main tendue, les entraînent vers la haine et l’autodestruction. Exils d’espoir. Exils de haine.
La réponse aux exils de la haine ne peut être purement répressive : la France, en particulier, n’est heureusement pas un goulag ; quiconque veut en partir, quel que soit son âge, peut le faire aisément. Quiconque trouve l’aventure du djihad comme réponse à sa solitude peut le faire ; comme, à l’inverse, nul ne peut interdire à qui que ce soit, venu d’ailleurs, de s’engager dans la Légion étrangère.
Dans les villages anciens, on ne laissait jamais seuls ceux qui flanchaient ; quelqu’un, toujours, s’occupait d’eux. Dans nos sociétés urbaines, une telle compassion n’existe plus ; au mieux, le faible est-il pris en charge par une succession d’institutions spécialisées, de la maternelle à l’entreprise et la maison de retraite, en étant à chaque fois abandonné par chacune d’elles, avant qu’une autre, parfois, ne prenne le relais. Et la famille, qui devrait faire le lien, rassembler toutes les expériences, est de plus en plus impuissante face à ces forces centrifuges.
Pour écarter les jeunes de ces sources de désespoir, la société ne doit pas se contenter de leur fournir des lieux successifs d’indifférence ; de leur faire distribuer des allocations par des guichets anonymes. Elle doit les entourer d’affection et associer à cette fin toutes les forces de la société : la famille, l’école, les services sociaux, les clubs de sport, les associations ; elle doit leur permettre de s’appuyer sur des référents, qui doivent les respecter, les écouter, ne jamais les quitter des yeux. Les parents, les enseignants, les animateurs de clubs des sport, les policiers, qui sont ces référents, doivent se parler, échanger des informations.
Y parvenir ne sera pas simple et il y faudra du temps. Il s’agit de recoudre le tissu social, et de faire travailler ensemble d’innombrables institutions, publiques et privées, qui ont appris à se méfier les unes des autres. Par exemple, cela suppose de les faire entrer décemment sur le marché du travail, avec un salaire décent, une activité intéressante et une perspective d’avenir. Ainsi, au lieu de débattre de savoir si on devrait laisser les entreprises proposer aux jeunes des salaires inférieurs au salaire minimum légal, il faudrait plutôt associer entreprises et organismes de formation, pour rémunérer ces jeunes par les unes pour un travail (pour un montant inférieur au smic, si nécessaire), et par les autres, avec un complément adapté, pour se former. Ces diverses institutions doivent aussi apprendre à travailler ensemble pour définir un programme d’accompagnement adapté pour chaque jeune.
Cela suppose une révolution, un bouleversement de la société, en particulier de l’Etat qui ne doit plus se réduire à une juxtaposition de guichets cloisonnés, auxquels chacun vient s’adresser, aux divers moments de sa vie. Lutter contre la solitude. Tout est là. Ce n’est pas si difficile. Encore faudrait-il oser se parler.

j@attali.com

 

samedi 26 avril 2014

13 observateurs de l'OSCE retenus en Ukraine


AFP 



Treize observateurs de l'Organisation pour la Sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ont été capturés et retenus par des séparatistes pro-russes, a annoncé vendredi la ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen.

"Le tableau est encore confus mais il apparaît que 13 inspecteurs de l'OSCE ont été arrêtés, parmi ces 13 inspecteurs se trouvent par ailleurs quatre Allemands", a déclaré la ministre, actuellement en déplacement en Afrique et au Liban, dans un message audio, communiqué par son ministère.


 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

PROVOCTION


Plus qu’une erreur ceci est une faute et une vraie provocation.



LES OCCIDENTAUX MENACENT MOSCOU DE SANCTIONS FACE À LA "FOLIE" EN UKRAINE

Le Vif

Source: Belga

Les Occidentaux ont menacé vendredi d'introduire de nouvelles sanctions contre la Russie, accusée par Kiev de vouloir lancer "une troisième guerre mondiale" en soutenant les séparatistes de l'Est de l'Ukraine, où les tensions s'exacerbent.



© Reuters

"Il n'y a pas beaucoup de temps pour mettre fin à cette folie", a déclaré le chef de la diplomatie allemande, Frank-Walter Steinmeier, lors d'une conférence de presse à Tunis avec son homologue français Laurent Fabius. Les dirigeants américain Barack Obama, français François Hollande, allemand Angela Merkel, britannique David Cameron et italien Matteo Renzi, ont "évoqué" lors d'une conférence téléphonique la possibilité de nouvelles sanctions contre Moscou. Ils ont sommé la Russie de s'abstenir de "déclarations provocatrices ou demanoeuvres d'intimidation", selon la présidence française. Plus rien ne semble arrêter la confrontation entre Moscou et les Occidentaux tandis que la tension se fait chaque jour plus vive dans l'Est entre Kiev et les séparatistes. Visé par un lance-roquette, un hélicoptère de l'armée a explosé alors qu'il stationnait à l'aéroport de Kramatorsk et son pilote a été blessé, ont indiqué les autoritésukrainiennes. A quelques kilomètres de là, le bastion pro-russe de Slaviansk vit en quasi état de siège après l'assaut, bref et meurtrier lancé par les blindés ukrainiens. Un journaliste de l'AFP a vu des militaires lourdement armés monter un poste de contrôle à 30 kilomètres de la ville tandis que des témoins ont observé des mouvements de blindés à l'ouest. La présidence ukrainienne a expliqué vouloir "bloquer Slaviansk" afin d'empêcher les pro-russes d'envoyer des renforts. Pas question en revanche de lancer un nouvel assaut qui risque de faire des victimes civiles. "Nous ne rendrons pas la ville", a répliqué le leader des insurgés de Slaviansk, Viatcheslav Ponomarev. "Nous sommes prêts à la défendre". Mme Merkel a appelé le président russe Vladimir Poutine pour lui faire part de "sa grande inquiétude". Elle avait ensuite annoncé une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE "aussi rapidement que possible" pour étudier de nouvelles sanctions. La Russie n'est visée pour l'instant que par des sanctions américaines et européennes visant de hauts responsables, mais la crainte de mesures de rétorsion contre son économie, déjà affaiblie, a entraîné de massives fuites de capitaux. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a répliqué en accusant les Occidentaux de "vouloir s'emparer de l'Ukraine" pour servir "leurs ambitions géopolitiques et non les intérêts du peuple ukrainien". A Kiev, les autorités de transition pro-occidentales ont lancé un appel à l'aide à la communauté internationale face aux agissements de Moscou, accusée de soutenir activement les rebelles voire d'avoir envoyé des agents alors que des hommes lourdement armés, très professionnels, en cagoule et treillis sans insigne patrouillent à Slaviansk. "La Russie veut lancer une troisième guerre mondiale", a accusé le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk. Moscou, qui a brandi cette semaine la menace d'une intervention militaire pour défendre ses intérêts et ceux de la population d'origine russe, a lancé des manoeuvresimpliquant notamment son aviation le long de la frontière ukrainienne. Vladimir Poutine a prévenu jeudi que les opérations lancées par Kiev contre les séparatistes auraient "des conséquences". Les autorités ukrainiennes pro-occidentales estiment de leur côté que la Russie prépare une invasion ou veut du moins déstabiliser la situation politique avant la présidentielle anticipée du 25 mai.

A un mois du scrutin, sa tenue semble très périlleuse dans les conditions actuelles et les séparatistes comptent de leur côté organiser un référendum le 11 mai pour couper les ponts avec Kiev, voire rejoindre la Russie.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

POUTINE AUX PIEDS D’ARGILE

Un internaute commente : « Nous ne sommes plus du tout dans la période 40/45 et nos alliés yankee ne réussissent plus grand-chose bien au contraire des milliers de morts pour rien il suffit de voir le désastre Irakien , ou l'Aghanistan c'est vraiment le foutoir complet , seuls les intérêts Américains commerciaux(avec les Arabes) sont prioritaires à leurs yeux , ils se prostituent devant les Saoudiens et nous Européens nous voudrions donner de la voix envers les Russes quand notre Europe est au bord du gouffreL'Europe ferait bien mieux de continuer à s’unifier et à se construire avec les Russes car avec les américains nous serons toujours perdants. » Un autre : « Que les Occidentaux se mêlent de ce qui se passe chez eux et qu'il laissent la Russie et l'Ukraine régler leur différend ! Docteur Follamour  non merci. »

Avec l’arrestation de douze militaires observateurs (dont quatre allemands) partis en Ukraine pour le compte de l’OCSE, la crise ukrainienne prend un tour vraiment inquiétant. Soit ce geste est téléguidé par Moscou, soit Moscou ne contrôle pas les dissidents russophones ukrainiens ce qui est peut-être plus inquiétant encore, d’autant plus que ceux-ci considèrent leur capture comme des prisonniers de guerre et de dangereux espions.

Depuis le début de cette crise, DiverCity est persuadé que seule l'OSCE est capable de désamorcer la bombe ukrainienne. La passivité apparente de cette organisation nous sidère. Soit la presse ne nous dit pas tout, soit ces atermoiements sont voulus, mais par qui ?



© REUTERS

La FAZ a risqué une explication : la mission des militaires de la OSCE n’aurait rien à voir avec la mission des diplomates de cette même organisation. Etrange ?

Si on croit l’éditorialiste de Die Welt, Poutine serait déterminé à reconstruire un grand empire russe, sans  se soucier des retombées économiques susceptibles de gangrener cet empire. C’est oublier que l’URSS a implosé suite à un essoufflement économique après trois décennies d’agonie.

Ceci dit, la stratégie diplomatique américaine dure et inflexible est surprenante et témoigne d’une totale méconnaissance en matière de maintien de la paix qui doit avoir, selon nous, priorité sur tout le reste.

Les dirigeants politiques américains actuels ne semblent pas partager ce point de vue et jouent les va-t-en guerre plutôt que de recourir à toute la panoplie des armes diplomatiques, le dialogue, le compromis, les compensations etc. Au contraire, les Etats-Unis sont persuadés que les Russes sont animés d’une pensée du 19 siècle, sans donner toutes ses chances à une approche plus souple, à l’allemande. Quant aux élucubrations sur une troisième guerre mondiale, du premier ministre ukrainien Jazenjuk, elles semblent laisser les marchés de glace, ce qui est bon signe. Ce qui est sûr, c’est que Poutine met les nerfs deEuropéens à vif et singulièrement ceux de l’Otan où semble régner une certaine confusion. Ce qu’on ne dit pas assez, c’est que Poutine redoute une contamination des turbulences ukrainiennes et des velléités de ces nouveaux dirigeants (provisoires) à se tourner résolument vers l’Union européenne et l’Otan. C’est la raison pour laquelle il entend contrôler l’internet qu’il regarde comme un instrument diabolique inventé par les USA pour espionner le monde entier.  Sa stratégie impériale d’isolement risque d’avoir un effet pervers : l’effondrement économique de la Russie à moyen terme, semblable à celui qui provoqua au début des années nonante celui de l’Union Soviétique.

MG

 

POETIN: "INTERNET IS CIA-PROJECT"

Volgens de Russische president Vladimir Poetin is het internet een instrument van de Amerikaanse inlichtingendienst CIA, speciaal ontwikkeld om de wereldte bespionerenHij deed die uitspraak tijdens een televisieoptreden in Sint-Petersburg.

Het Russische parlement stemde recent een wet goed die sociale netwerkenverplicht hun servers in Rusland te plaatsen en alle gegevens over hungebruikers minstens een half jaar bij te houden. Op die manier hoopt Poetin datRusland minder bekeken zal worden door de Amerikaanse geheime diensten

Sinds de bekendmaking dat het Amerikaanse NSA over de hele wereld gegevensvan internetgebruikers besnuffelt wil Poetin het internetgebruik in Ruslandafschermen.