lundi 21 avril 2014

Des Belges parmi les geôliers des ex-otages français en Syrie

Afp Le Soir

Laurent Fabius a affirmé dimanche que certains des gêôliers des quatre ex-otages parlaient « malheureusement » français.


Photo AFP



Certains des geôliers des quatre journalistes français libérés après dix mois de captivité en Syrie parlaient français, a affirmé dimanche le chef de la diplomatie française Laurent Fabius.

Interrogé sur la présence de geôliers des ex-otages qui parlaient français, le ministre a répondu: «Malheureusement oui! «. «Il y a des Français, des Belges, des Italiens, des Européens en général, qui sont partis faire le jihad» en Syrie, a ajouté Laurent Fabius interrogé lors du Grand rendez-vous I-télé, Europe 1, Le Monde.

Les quatre otages étaient aux mains de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), le plus radical des groupes jihadistes en Syrie. «Il faut être très discret car les terroristes utilisent tout contre les otages eux-mêmes», a-t-il souligné en rappelant que des journalistes d’autres nationalités, une vingtaine selon lui, sont toujours détenus en Syrie.

Didier François, grand reporter à la radio Europe 1, et le photographe Edouard Elias avaient été enlevés au nord d’Alep le 6 juin 2013. Nicolas Hénin, reporter à l’hebdomadaire français Le Point, et Pierre Torrès, photographe indépendant, avaient été enlevés le 22 juin à Raqqa. «  Ca a été long, mais on n’a jamais douté  », a déclaré le grand reporter d’Europe 1 Didier François, seul ex-otage à s’exprimer devant le micro. «  De temps en temps, on avait des bribes, on savait que tout le monde était mobilisé… On a vraiment cette chance d’être Français  », a-t-il ajouté, lors d’une brève déclaration, interrompue par un sanglot.

Ils ont été retrouvés par une patrouille de l’armée turque dans la nuit de vendredi à samedi dans le no man’s land de la frontière séparant la Turquie et la Syrie, près de la petite ville turque d’Akçakale (sud-est). M. Fabius a précisé qu’ils «ont été lâchés près de la frontière turque, ils sont arrivés en Turquie, les Turcs ne savaient pas qui ils étaient» et ont procédé à des vérifications. «Samedi au petit matin, nous avons été avertis par le patron des services secrets» français», a-t-il raconté.

Comme certains des quatre ex-otages l’ont laissé entendre, «ils ont été traités très durement», a souligné le ministre.

DIX MOIS SANS VOIR LA LUMIÈRE DU JOUR

Sur son antenne Europe 1, Didier François a quand même évoqué des conditions de détention «  rudes  ». «  Sur les dix mois et demi  », les quatre otages français sont « restés dix mois complets dans des sous-sols sans voir le jour, un mois et demi entièrement enchaînés les uns aux autres  ».

Réticent à entrer dans trop de détails, le reporter aguerri, doyen du groupe à 53 ans, a précisé : «  Dans un pays en guerre, ce n’est pas toujours simple, que ce soit la nourriture, l’eau, l’électricité, parfois c’était un petit peu bousculé, les combats étaient proches, il est arrivé qu’on soit déplacé très rapidement dans des conditions un peu abracadabrantes ».

Très ému, ses enfants dans les bras, Nicolas Hénin a expliqué à la presse que les otages avaient été « plongés dans le chaos syrien avec tout ce que ça veut dire  ». A-t-il été bien traité ? «  Pas toujours  », répond-il d’une voix étranglée. «  Ca n’a pas toujours été facile  ».

Nicolas Hénin avait évoqué samedi une brève tentative d’évasion. Il avait couru toute une nuit dans la campagne syrienne avant d’être repris par ses ravisseurs.

PEU DE DÉTAILS ONT FILTRÉ SUR LES CONDITIONS DE LA LIBÉRATION

«  L’Etat ne paie pas de rançon. C’est un principe très important pour que les preneurs d’otages ne puissent être tentés d’en ravir d’autres  », a réaffirmé dimanche François Hollande sur Europe 1.

«  Tout est fait par des négociations, des discussions. Je ne veux pas être plus précis », a-t-il dit, «  car nous avons encore deux otages  » au Sahel.

Mais la veille, Alain Marsaud, député UMP des Français de l’étranger, avait estimé que « si ce n’est pas nous qui payons, c’est d’autres qui payent à la place (…) Nos amis, soit qataris soit des Emirats arabes unis, ont dû faire un geste. Est-ce que ce geste c’est de l’argent, est-ce que ce geste ce sont des armes ? Nous le saurons peut-être un jour, peut-être qu’on ne le saura jamais. »

 

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

ODIEUX


«Il y a des Français, des Belges, des Italiens, des Européens en général, qui sont partis faire le jihad» en Syrie.

Pour nous qui prônons le respect mutuel, le dialogue entre les cultures, ceci est parfaitement intolérable. 

Imaginer que des gamins élevés dans nos écoles puissent se conduire ainsi est révoltant.

Cela montre l’efficacité du lavage de cerveau pratiqué par les prédicateurs des rues prônant la haine et la violence en promettant le paradis. Quel être raisonnable en voudrait de leurs paradis.

Rien n’est plus lamentable que la pauvreté d’esprit.

Quand on pense que le coran entend par Jihad l’effort, la maîtrise de soi, de ses vices et de ses passions : le jihâd par le cœur invite les musulmans à « combattre afin de s'améliorer ou d'améliorer la société ». De nombreux savants musulmans interprètent le jihâd comme une lutte dans un sens spirituelMais il existe d’autres définitions du jihad. Pour se faire une idée un peu précise sur ce que recouvre le signifiant jihad un rapide recours à wikipedia s’avère utile. En voici donc quelques larges extraits pour se faire sa propre opinion.

MG

 

DJIHAD (wikipedia extraits)

Djihadjihad ou djihâd (arabe : ǧihādجهاد « effort ») est un terme arabe signifiant « exercer une force », « s'efforcer » ou « tâcher » . Dans le Coran, on retrouve l'expression al-ǧihād bi anfusikum (« lutter avec votre âme ») ou encore l'expression al-ǧihād fī sabīl Allāh (« faites un effort dans le chemin de Dieu »)1,2.

Le concept de jihâd a constamment évolué, ce qui empêche toute définition figée au profit de la recherche d'interprétations successives, souvent concurrentes parmi les sphères intellectuelles musulmanes3.

L'islam compte quatre types de jihâd : par le cœur, par la langue, par la main et par l'épée. Le jihâd par le cœur invite les musulmans à « combattre afin de s'améliorer ou d'améliorer la société »4,5. De nombreux savants musulmans interprètent le jihâd comme une lutte dans un sens spirituel.

Le plus connu des sens du jihâd est le jihâd par l'épée. Il a servi d'argument à différents groupes musulmans à travers l'histoire pour légitimer leurs guerres contre des musulmans ou contre des « mécréants »6.

GUERRE ET pAIX, L'HISTORIQUE DE CES NOTIONS DANS LA CHARI'A

C'est al-Shâfi'î (767-820) qui, le premier, a exposé la doctrine selon laquelle lejihâd doit être une guerre permanente contre les non-croyants et non pas seulement lorsque ceux-ci entrent en conflit avec l'islam. Ceci en se fondant sur un verset : " Après que les mois sacrés expirent, tuez les associateurs où que vous les trouviez. Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade. Si ensuite ils se repentent, accomplissent la Salat et acquittent laZakat, alors laissez-leur la voie libre, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux." (9,5). Lorsque la situation du monde musulman s'est modifiée à partir du IXe/Xe siècle, des oulémas ont affirmé que la chari'a n'obligeait pas à s'acquitter du devoir du jihâd, sauf si le domaine de l'islam était menacé par des forces étrangères. LeHanbalite intransigeant Ibn Taymiyya lui-même a proclamé que les musulmans ne doivent pas imposer l'islam par la force aux non-musulmans, si ceux-ci n'empiètent pas sur le dâr al-islâm. Il faut noter enfin que pour nombre de tendances chiites, le jihâd offensif est interdit.

LES CONDITIONS OU LE COMBAT ARME EST OBLIGATOIRE A L'UNANIMITE

Il faut savoir que le combat armé n'est qu'une forme de jihâd. La recherche de la connaissance, la pratique d'un bon comportement ou la persévérance face aux épreuves de la vie sont autant de formes différentes du jihâd...

conditions nécessaires pour que le jihâd par les armes devienne une obligation pour chaque musulman (fard ʿayn) sont :

Quand les non-musulmans envahissent une terre musulmane.
Quand les lignes de bataille commencent à se rapprocher.
Quand l'imam appelle une personne ou un peuple pour se lancer au combat.
Quand les non-musulmans capturent et emprisonnent un groupe de musulmans.

JIHAD MAJEUR ET JIHAD MINEUR

Le livre de Michael Bonner intitulé, « Le Jihad. Origines, interprétations, combats. » est un livre traitant de la thématique du jihâd, et étudie l'évolution historique de ses interprétations et pratiques pré-moderneBonner y souligne que le concept du jihâd n'a cessé de changer au fil des siècles, et que les interprétations interdisent toute représentation figée. Cela dépendant de l'époque et de la région étudiée. Il souligne en outre l'opposition classique entre le dirigé vers l'extérieur (petit jihâd) et le jihâd interne, spirituel (le grand jihâd), et accepte que la seconde interprétation aura été longtemps prédominante, c'est celle qui sera une LUTTE INTERIEURE (p. 22). Selon Bonner il existe plusieurs façons d'aborder la question des origines du concept du jihâd, mais la question reste délicate.

Marie-Thérèse Urvoy fait une analyse détaillée de l'usage du mot jihâd dans le Coran12. Elle relève qu'il y a 41 occurrences à la racine de ce mot dans le Coran, dont six correspondant à des sens particuliers (« serment solennels », cinq fois, et « trouver le nécessaire » une fois). Sous 16 occurrences, « elle apparaît dans un sens vague et imprécis de mener combat pour Dieu, avec une unique référence explicitement non violente » . Elle écrit qu'il y a six occurrences (9,41 et 88 ; 49, 15 ; 61,11 ; 48-81) « signifiant nettement l'idée de « mener combat de ses biens et de sa personne », et souligne que des passages coraniques utilisent d'autres termes n'usant pas de la même racine qui incitent au combat, comme (9,41) lancez-vous légers et lourds », (9,41 et 86) « l'exemption », ou encore « l'opposition au non combattants» (« al-qâ'idun=ceux qui restent assis ») dans (4,95). Et finalement elle termine en citant une dernière formulation coranique dans ce cadre d'analyse : « combat contre les infidèles, et être dur contre eux » apparaît deux fois (9,73 ; 66,99).

Elle en conclut « On ne saurait donc opposer le jihâd au qitâl (combat). Qu'il y ait, dans les 18 occurrences où le sens reste vague, possibilité pour les musulmans de greffer la théorie du jihâd majeur contre soi-même, on peut l'admettre. Mais il est illégitime d'affirmer que le jihâd coranique est uniquement spirituel. En revanche, l'on peut dire que dans le texte de la période mecquoise, l'emploi du terme jihâd et ses dérivés, semble désigner plutôt une guerre spirituelle, à savoir : respecter la consigne de résister à l'impiété environnante. Le mot d'ordre suprême est alors tenir ferme. Ce qui reste compatible avec les menaces contre les infidèles, qui se réaliseront dans la période médinoise... Par ailleurs, qualifier le combat de jihad mineur ne signifie pas son élimination, et l'histoire islamique a connu nombre de soufis s'adonnant au service militaire dans les ermitages-forteresses appelés ribât »

JIHAD MINEUR ET LUTTE ARMEE

C'est le seul établi par le fiqh (droit musulman) qui le définit comme un effort et un devoir collectif. La guerre sainte n'a pas été incluse dans les obligations religieuses de l'islam.

Le jihâd mineur peut être mené contre les infidèles (kûffar) ou contre des factions de musulmans considérés comme opposantes et révoltées

Les règles du combat lors du jihad

Voici une liste de règles de la guerre en islam, la suite logique est une reprise point par point à partir d'un ouvrage de Hisham Kabbani intitulé : Le concept de jihad en Islam Les références sont recoupées à partir d'autres ouvrages sources.

1.
LES PRISONNIERS DE GUERRE DOIVENT ETRE BIEN TRAITES. Les traditions du Prophète réglementent de façon rigoureuse et stricte la pratique guerrière, et il est interdit de disposer à sa guise des prisonniers, et de tuer les femmes et les enfants lors des batailles. Les captifs peuvent être asservis en esclavage, relâchés sous rançon, ou alors ils pourront rester en terre d'islam et devront rester dans un statut de dhimmi et payer une capitation annuelle, la djizya
2.
« Épargner les enfants, les fous, les femmes, les prêtres, les vieillards et les infirmes, sauf s'il ont pris part au combat » . L'islam interdit strictement de tuer ceux qui ne font pas partie de l'armée : en effet, dans le Sahih-i Muslim (Kitab-i Jihad was-siyar), chez Sarakhsi (kitab al-Mabsutsiyar al-Kebir), etc., Mahomet interdit strictement de tuer les vieux, les femmes et les enfants ne portant pas d'arme. Seuls les dégâts collatéraux involontaires sont tolérés dans le Sahih-i Muslim.
3.
L'interdiction de brûler l'ennemi. Il est interdit de brûler l'ennemi avec le feu car Mahomet a dit, « Tuez [l'ennemi], mais ne le brûlez pas. Car personne ne punit avec le feu excepté le Seigneur du Feu ».
4.
L'interdiction de mutiler les corps.
5.
L'interdiction du pillage. C'est-à-dire des actes de vandalisme (vols, destruction des biens, etc.) et de violence (violence physique, viol, etc.) envers les civils. Cependant, la prise des butins de guerre était pratiquée après les batailles contre les adversaires qui ont participé à la guerre, en dédommagement aux dégâts provoqués par la guerre.


PLUSIEURS INTERPRETATIONS DU JIHAD SELON LES ANCIENS

Les catégories de jihâd selon Averroès (1126-1198]

Dans son ouvrage intitulé Muqaddimah, le philosophethéologien islamique et juriste musulman andalou du xiie siècle, Ibn Rushd classe le Jihād dans quatre catégories : I) Le Jihād du cœur: la lutte contre le moi intérieur ; II) Le Jihād de la langue; III) Le Jihādde la main; IV) Le Jihād de l'épée. Ci-dessous une présentation sommaire de cet extrait de la Muqaddima d'Ibn Rushd.

I) Le Jihād du cœur est la lutte de l'individu contre ses désirs, ses passions, ses idées fausses et ses compréhensions erronées.

Cela inclut la lutte visant à purifier le cœur, à corriger ses propres actes et à réaliser les droits et les responsabilités de tous les êtres humains.

II) Le Jihād de la langue : l'éducation et les conseils.

Ibn Rushd définit le Jihād de la langue ainsi : « Prescrire un bon comportement et interdire le mal, comme le type de Jihād que Dieu nous a ordonné d'accomplir contre les hypocrites dans Ses Paroles, “O Prophète! Lutte contre les mécréants et les hypocrites” [9:73]. Le prophète s'est engagé dans ce Jihād, luttant pour enseigner à son peuple. Cela signifie, parler de sa cause et de sa religion. Dieu a révélé d'abord: Lis, au nom de ton Seigneur! [96:1] Ainsi, le premier aspect duJihād de l'Éducation et des Conseils est la lecture. La lecture vient de la langue. "O Prophète! Lutte [jāhid] contre les mécréants et les hypocrites, et sois rude avec eux. [9:73] »

III) Le Jihād de la main : s'instruire et enseigner la science.

Le jihād de la main signale l'usage de l'écriture, il est écrit dans le Coran : « Qui a enseigné par le calame, a enseigné à l'homme ce qu'il ne savait pas.» [96:4-5] L'usage de l'ordinateur et de toutes les formes de publication font partie de l'écriture.

IV) Le Jihād de l'épée : la guerre.

Le jihād de la main implique la lutte avec l'épée (ǧihādun bi al-sayf). Ibn Rushd, en tant que Cadi, écrit dans son Bidāyat al-muǧtahid, que certains l'ont considéré comme n'étant pas une obligation et d'autres comme une obligation éternelle pour tous musulmans, mais que la majorité soutient que le jihâd armé n'est pas une obligation pour tous les musulmans, seule une armée dressée par l'Amîr al-Mu'minîn est obligée de participer à la guerre.

Les quatorze catégories de jihâd selon Ibn Al-Qayyim (1292- 1350)

Dans sa Za'ad ul ma'âd, le philosophe et théologien traditioniste musulman Ibn Al-Qayyimécrit que lejihâd se subdivise par catégories. À l'instar de l'approche théorique d'Averroès, chez Ibn AL-Qayyim aussi, la subdivision sera organisée selon un hadithcélèbrede Muslim ibn al-Hajjaj (821-875) dans son Sahih traitant des traditions prophétiques sunnites considérées saines et fiables. Voici l'abrégé du passage où il traite de ce sujet.

Le jihâd a quatre rampes : I) Le jihâd contre son égo ; II) Le jihâd contre Satan ; III) Le jihâd contre les infidèles ; IV) Le jihâd contre les hypocrites.

I) Il soutient ensuite que le jihâd contre l'égo contient quatre étapes : 1) Lutter contre son égo en étudiant la voie de la félicité et de la religion ; 2) L'effort d'agir en conformité avec les religieux et en toute droiture après avoir appris sonjihâd avec l'âme ; 3) Enseigner la religion aux personnes qui ne la connaissent pas et les y appeler par le jihâd intellectuel, dans l'enseignement. ; 4) Patienter contre les épreuves de la vie terrestre.

II) Le jihâd contre le diable comporterait deux étapes : 1) Lutter contre les doutes inspirés par le Satan ; 2) Lutter contre le désir illicite et ses tentations interdites ;

III) & IV) Le Jihad contre les infidèles et les hypocrites comporte quatre étapes : 1) Avec le cœur ; 2) Avec la langue ; 3) Matériellement avec ses biens ; 4) Le cœur et l'âme. Il achève ce chapitre en soulignant que contre les infidèles prime la lutte avec les mains. Contre les hypocrites c'est avec la langue principalement que se fait la lutte. Et retenant que contre les infidèles, il faut essayer d'empêcher physiquement le mal, à défaut de quoi il faut se servir de la langue, et si cela est impossible il faudra lutter en son cœur et rejeter cela comme mauvais. Cela est le minimum de la foi.

LE PROBLEME DU TERRORISME

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De nombreux colloques se sont tenus en Égypte, en Arabie saoudite et ailleurs, qui condamnent les attentats suicides, l'agression physique des personnes civiles et les attentats du 11 septembre, du 11 mars, de Riyad, du 7 juillet etc... Les intellectuels, hommes politiques et religieux du monde arabo-musulman ont élaboré et 57 États ont cosigné une Convention arabe pour la lutte contre le terrorisme « Conformément aux hauts principes moraux et religieux, notamment les règles de la charria islamique ainsi qu'au patrimoine humanitaire de la nation arabe qui réprouve toute forme de violence et de terrorisme ».

La notion de martyre est aussi ancienne que la naissance de l'islam, cependant les attentats-suicides par ceux que l'on surnomme kamikazes islamistes sont apparus et se sont développés dans le monde au xxe siècle et sont sévèrement condamnés par les autorités de l'islam Les bases islamiques sur lesquelles s'appuient les oulémas sont principalement :

l'interdiction de tuer des innocents (« Épargner les enfants, les fous, les femmes, les prêtres, les vieillards et les infirmes, sauf s'ils ont pris part au combat ») (Cor. V, la Table servie : 31-32) : « Tuer une seule personne (innocente) est comme tuer toute l'humanité ».
l'interdiction de provoquer le chaos (al-fitna). (Cor. II, La vache : 190-191) : « Le chaos (fitna) est pire que la guerre. Tant qu'eux ne vous combattront pas dans l'enceinte sacrée, ne leur livrez pas la guerre. Si eux vous déclarent la guerre alors tuez-les. Voilà la fin des infidèles ».
le suicide, clairement condamné dans le Coran (Cor. IV, Les femmes : 28-29) : « ne vous donnez pas la mort ».

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