jeudi 17 avril 2014

Pour Poutine, l'Ukraine est "au bord la guerre civile"


AFP La Libre Belgique


INTERNATIONAL

L'envoi par Kiev de son armée dans l'Est contre les insurgés pro-russes met le pays "au bord de la guerre civile", a averti mardi le président Vladimir Poutine, tout en mettant aussi l'accent "l'importance" des pourparlers de paix prévus jeudi à Genève. "Le président a souligné que l'escalade brutale du conflit avait mis le pays au bord de la guerre civile", a déclaré le Kremlin à l'issue d'une entretien téléphonique entre M. Poutine et la chancelière allemande Angela Merkel. L'intervention de l'armée ukrainienne représente "un recours inconstitutionnel à la force contre des manifestations pacifiques", estime Moscou.

Au troisième jour de "l'opération antiterroriste de grande envergure" annoncée par Kiev, des forces ont été massées près d'Izioum, à 40 km au nord de Slaviansk, contrôlée depuis samedi par des hommes puissamment armés et organisés, mais ne portant pas d'insignes sur leurs uniforme. Et des renforts ont été héliportés à 15 km au sud de la cette localité, pour la prendre en étau. Cette ville de 120.000 habitants est devenue emblématique de la dernière série d'insurrections pro-russes qui menace plus que jamais l'Ukraine et ses 46 millions d'habitants d'éclatement entre l'Est russophone et le centre et l'ouest tournés vers l'Europe. Cette offensive a attisé les tensions avec le puissant voisin russe, qui a massé selon l'Otan jusqu'à 40.000 hommes à la frontière.

Signe de l'impasse diplomatique dans la pire crise Est-Ouest depuis la fin de la guerre froide, la Maison Blanche a au contraire déclaré que le pouvoir pro-européen de Kiev était dans une position "intenable" face aux insurgés et sa réponse "mesurée". L'atmosphère s'annonce donc des plus tendues pour la réunion quadripartite prévue jeudi à Genève entre l'Ukraine, la Russie, les Etats-Unis et l'Union européenne afin de tenter de dénouer la crise. A ce propos, M. Poutine et Mme Merkel "ont exprimé l'espoir que la rencontre de Genève puisse donner un signal clair pour faire revenir la situation dans un cadre pacifique", selon le Kremlin. "La préparation de la rencontre (...) a été au centre de la discussion", a confirmé Berlin.

NOUVELLES SANCTIONS?

En cas d'échec de cette réunion, les Etats-Unis ont indiqué être prêts à imposer de nouvelles sanctions contre Moscou. Selon le département d'Etat, cela pourrait vouloir dire cibler davantage d'individus que ceux visés par les sanctions existantes, voire interdire l'accès à certains secteurséconomiques clés comme les mines, l'énergie et les services financiers. Le département d'Etat a toutefois indiqué que "la prochaine étape devrait être (la rencontre à Genève) jeudi, parce que c'est l'occasion pour chacun de s'asseoir autour d'une table et d'avoir une discussion".

Sur place en Ukraine, le général Vassyl Kroutov, numéro deux des services de sécurité ukrainiens (SBU) et commandant de "l'opération antiterroriste", a affirmé que les séparatistes qui ne déposeront pas les armes seraient "liquidés"Selon lui, ces insurgés non identifiés font partie des "troupes spéciales du GRU (renseignement militaire russe, NDLR) qui ont une grande expérience des conflits". C'est "un ennemi difficile", a-t-il dit, assurant que 300 d'entre eux étaient encore arrivés lundi, la plupart à Slaviansk.

Kiev avait annoncé mardi matin l'envoi "au front" d'un premier bataillon de la Garde nationale. L'unité est formée de volontaires des unités d'autodéfense du Maïdan, haut lieu du mouvement de contestation dans le centre de Kiev qui a renversé en février le régime pro-russe du président Viktor Ianoukovitch. Un chiffon rouge pour Moscou, qui ne reconnaît pas le régime intérimaire de Kiev et considère comme "fascistes" plusieurs des groupes du Maïdan. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, avait d'ailleurs prévenu mardi matin que tout ordre "criminel" de Kiev d'"envoyer les chars" ferait capoter les pourparlers de Genève, qui doivent être les premières négociations internationales depuis le début de crise.

Kiev et les Occidentaux voient la main de Moscou derrière les récents soulèvements, qui rappellent selon de nombreux experts l'intervention des forces ayant pris le contrôle de la Crimée avant son rattachement à la Russie. L'UE a d'ailleurs décidé d'étoffer ses sanctions ciblées contre des personnalités impliquées dans la crise, ce que Moscou a dénoncé comme "contreproductif", appelant les Européens à plutôt "se concentrer sur la recherche commune d'une solution".

Le président ukrainien par intérim Olexandre Tourtchinov a quant à lui fustigé mardi les "projets brutaux" de la Russie qui "veut que s'embrasent tout l'est et le sud de l'Ukraine, de la région de Kharkiv à celle d'Odessa". Et l'Otan a une nouvelle fois exhorté la Russie à "faire baisser la pression" en faisant reculer ses troupes massées près de la frontière.

Les pro-russes réclament un rattachement à la Russie, ou au minimum une "fédéralisation" de l'Ukraine, pour donner de grands pouvoirs aux régions, mais l'Ukraine a indiqué qu'elle ne comptait pas parler de fédéralisme jeudi.



 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

POUTINE : UN CHEF D’ETAT AUX ABOIS ?

Remettons les choses dans leur juste perspective.

Sous Medvedev, la Russie a fait une crise de libéralisme aigu, une poussée d’acné juvénile entraînant un véritable changement de paradigme (ein beispielloser Wertewandel) regardé par Poutine avec scepticisme et inquiétude. Sa réélection en qualité de président ne fut pas vraiment glorieuse. Selon les sondages, 25% des Russes lui sont inconditionnellement favorables, 25 autres %  radicalement hostiles et 50% s’accomodent de son style.  Les événements de Kiev qui ont débouché sur le renversement d’un leader pro russe et le massacre qui en résulta ont fait paniquer Poutine qui redoute une contagion des velléités libertaires et pro coccidentales à d’autres républiques et surtout à la Russie elle-même. Il fallait donc écraser cette « chienlit » dans le sang. Surtout, il fallait suciter une lame de fond populiste dans le sens d’un début de reconquête impériale du « pré carré russe ». C’est ce à quoi on assiste avec un appui populaire russe apparemment irrésistible : l’annexion de la Crimée a eu le grand avantage de faire grimper Poutine dans les sondages sans faire reculer la récession pour autant (qu’on songe à la posture de justicier militaire adoptée par Hollande-le libérateur d’otages français- pour retrouver du crédit auprès des Français)

 

La vraie question, c’est : que va faire Poutine ? Se laisser porter par la vague et, comme Hitler, multiplier les « reconquêtes » des terroitoires russophones quitte à rallumer une guerre européenne ?  Il est possible qu’il n’ait pas décidé encore de la suite.  

Qui va l’en dissuader ? Obama ? Il gère maladroitement la crise et est désservi par un secrétaire d’Etat, Kerry qui nous paraît assez peu inspiré.  Barroso, Ashton ? Manque de charisme et de crédibilité. Merkel ? On sait que si ses deux-là se parlent en russe et en allemand , ils ne s’apprécient guère. Steinmeier, son ministre des affaires étrangères ? Schröder, « l’ami allemand de Poutine » ? Certes le duo Steinmeier-Schröder est en position favorable pour calmer les ardeurs bellicistes de celui qu’on appelle de plus en plus le nouveau Tsar. L’organisation pour la Sécurité et la Coopération Européennes ? Elle brille par son absence.  Ceux qui lisent l’allemand dcouvriront avec intérêt les remarquables  articles que publie la Frankfurter Allgemeine Zeitung et dont voici un florilège.

Nous retiendrons particulièrement le paragraphe suivant :

« Il me semble que l’Ouest a fait preuve d’une grand légèreté en refusant à la Russie dans les années nonante un plan Marshall- assorti d’une feuille de routeen vue de son intégration au sein de l’Europe. C’eût été une manière intelligente de réitérer le processus qui a permis à l’Allemagne d’après guerre de devenir ce qu’elle est aujourd’hui.  Aurait-on oublié qu’à cette époque les politiciens russes rivalisaient de zèle pour tendre vers un modèle de développement àl’européenne. Même Poutine n’était alors pas complètement  fermé à l’idée d’unrappochement  équilibré Russie OTAN. Mais pourquoi n’a-t-on pas réagi après la réunification allemande aux protestations de Poutine à qui Genscher (ministredes affaires étrangères allemande) Baker (son homologue américain) et Wörner(secrétaire général de l’OTAN) avaient promis que l’OTAN ne s’installerait pasmême dans l’ancienne RDA. Promesse en l’air ?

Nous savons tous  ce qui s’est produit en Allemagne après l’humiliation des traités de Versailles (1919) » Wladimir Tarnopolski

Quid de la proposition russe de créer un état fédéral ukrainien sur le modèle de la République fédérale allemande, voire de la Belgique ?

Attention qu’ils ne se retrouvent pas, comme cela nous pend au nez, nous autres Belges dans une structure confédérale que veut nous imposer Bart De Wever. Gageons qu'il ne manquera pas, demain, de solliciter l’annexion de la Flandre française. Pas de chance, les néerlandophones de cette province ne parlent plus flamand depuis longtemps.

MG



 

RUSSLANDS NEUE SEELE

 

AUFSTAND GEGEN DIE MODERNISIERUNG

03.04.2014  ·  Die Annexion der Krim ist nur das Symptom für eine Krise, die das gesamte russische Selbstverständnis erschüttert. Was wir in Russland zurzeit erleben,ist ein beispielloser Wertewandel.

Von SERGEJ NEWSKI

 


© DAPD Moderne Flucht-Inseln inmitten der russischen Archaik: junge Menschen in St. Petersburg


Ratlosigkeit ist das Hauptgefühl, das einen heute in Moskau trifft. Man siehtfreundliche Menschen in einer reichen, entspannten Hauptstadt, die eine bevorstehende Invasion ins Nachbarland und eine bereits vollzogene Annexion besprechen, als sei es eine Hypothek für das Eigenheim. Auf Facebook liest man Berichte ukrainischer Freunde, auf Russisch, versteht sich, die jeden Tag einen russischen Einmarsch erwarten und Truppenbewegungen an den Grenzen nervös auswerten.

Auf der anderen Seite posten russische Freunde auf Facebook Fotos von Kätzchen, sie philosophieren über Geopolitik und historische Gerechtigkeit aus russischer Sicht (der zufolge die Ukraine kein Staat sein könne, die Krim immer schon russisch gewesen sei und, überhaupt, die Amerikaner an allem schuld sind). Kätzchen, Geopolitik, Frontberichte, die Modetrends dieses Frühlings, wir Russen sind stark und einsam, die Welt ist gegen uns, wieder Kätzchen – so sieht Facebook in Russland momentan aus. Immerhin gibt es das noch: Facebook in Russland.

DIE WIEDERENTDECKUNG DES IMPERIALEN SELBSTBEWUSSTSEINS

Die Annexion der Krim hat viele Beobachter schon deswegen stutzig gemacht, weilsich dahinter keine langfristige Strategie erkennen lässt. Man vermutet alles Mögliche: geopolitische Ambitionen, den Versuch Putins, Sewastopol als Basis seiner Schwarzmeerflotte um jeden Preis zu behalten, die Manifestation eines zurückgekehrten imperialistischen Denkens, historische Revanche oder garSowjetnostalgie. Skeptiker sahen sofort, dass all diese Gründe nicht entscheidend gewesen sein können.

© AFP Während der Fernsehübertragung einer Rede Putins schwenken die Menschen in Sevastopol auf der Krim russische Fahnen


Die Krim ist hochverschuldet, sie ist, was Wasser- und Stromversorgung anbetrifft, von der Ukraine abhängig. Dazu kommt, dass jede russische Militärbasis im Schwarzen Meer nur so lange einen militärischen Nutzen hat, wie das Nato-Mitglied Türkei den Bosporus nicht für Militärschiffe sperrt. Vor allem steht der symbolische Gewinn einer Annexion in keinem Verhältnis zu dem kolossalen wirtschaftlichen und politischen Verlust.

Eine der möglichen Erklärungen lautet, dass das Krim-Abenteuer vor allem eine innenpolitische Angelegenheit Russlands sei. Diese Annexion ist ein typischer Stellvertreter-Krieg, der angesichts der bevorstehenden Rezession zur Steigerung der Umfragewerte von Präsident Putin ausgelöst worden sei.Sanktionen seitens der Amerikaner und Europäer wurden von der Kreml-Leitung bereits dafür eingeplant, für die sich verschlechternde wirtschaftliche Lage der Russen verantwortlich gemacht zu werdenTatsächlich, die Umfragewerte von Putin stiegen in den letzten zwei Wochen in Rekordhöhe. Die Russen schwelgen im wiederentdeckten imperialen Selbstbewusstsein, es sieht so aus, als hätte die Menschheit in den hundert Jahren seit 1914 nichts gelernt.

KOMFORT-OASEN INMITTEN DER DEPRESSIVEN RUSSISCHEN ARCHAIK

Baudrillard schrieb in „Transparenz des Bösen“, es werde bald keine Kriege mehr geben, wenn sie fürs Fernsehen nicht interessant seien. Während der Krim-Annexion entstanden perfekte Fernsehbilder einer wiedererstandenen imperialen Macht, mit Hightech-Soldaten ohne Hoheitszeichen und fahnenschwenkender Bevölkerung, wie geschaffen für die Zuschauer in Russland, wie auch schon die Olympischen Winterspiele im Fernsehen das perfekte Bild eines modernen, weltoffenen Russlands darstellten.


© AP Hier treffen Kulturen aufeinander: Das Bolschoi-Theater in Moskau

Der Kontrast beider Fernsehbilder manifestiert einen für Russland typischen postmodernen Eklektizismus. Das Archaische und das Moderne, das Imperium und die Avantgarde waren in der Kultur des Landes schon immer tief miteinander verflochten. Vielleicht war es das Gleichgewicht zwischen diesen beiden Wertesystemen, das die Spezifik des Landes ausgemacht, ihm Wohlstand und eine gewisse Ruhe geschenkt hat.

„Komfortzone“ ist der wichtigste Begriff, der das Leben in Russland beschreibt. In den Neunzigern fingen die Russen damit an, ihre Wohnungen vor der Straßenkriminalität durch massive Eisentüren zu schützen. Diese Komfortzone wurde langsam vom Privaten auf die Gemeinschaft ausgedehnt, es entstanden Oasen, Inseln der Gleichgesinnten, auf denen man mit klaren Regeln und westlichem Arbeitsethos zu agieren pflegte. Die Inseln schlossen sich zu einem Archipel zusammen, das Lebensniveau stieg, viele lernten, sich in kunstvoller Akrobatik von einer Insel zur anderen zu schwingen, ohne die allgemeine depressive russischeArchaik zu bemerken. Die Moderne wurde für sie zum Leitbild, besonders während der Präsidentschaft von Dmitrij Medwedjew. Man sprach von Innovation und Modernisierung als Staatsstrategien.

DIE PROGRESSIVEN INSELN DER KULTURELITE

Auch in Wissenschaft und Kunst sah man die neuen Modelle russischer Identität. Auch hier wurden Inseln gebaut, etwa die moskaunahe Innovationsstadt Skolkowo, die zu einem russischen Silicon Valley werden sollte. Zur größten Insel dieser Art wurde die ehemalige Rüstungshochburg Perm am Ural. Dort baute man unter Gouverneur Sergej Tschirkunow ein Museum für moderne Kunst und lud die besten Architekten und Musiker, etwa den Galeristen Marat Gelman und den Dirigenten Teodor Currentzis, ein, um die Kulturlandschaft der Provinz für immer zu verändern; weitere Provinzstädte folgten dem Vorbild. Ich selbst durfte in dieser Zeit eine Konzertreihe auf dem Vinzawod leiten, dem Zentrum für zeitgenössische Kunst in Moskau, ein Projekt, das durch den persönlichen Segen des Präsidenten Medwedjew ermöglicht wurde.


© DPA Sprach von Innovation und Modernisierung als Staatsstrategien: Dmitrij Medwedjew als Präsident


Die Produktionsgesellschaft Opergruppa unter Leitung des jungen Regisseurs Wassily Barchatow brachte meine Oper „Franziskus“ auf die neuen Bühne des Bolschoi-Theaters. Ich erinnere mich an den Empfang nach der Premiere in einem Hinterzimmer des Bolschoi, als ein hochrangiger Angestellter eines Staatskonzerns, der die Inszenierung gesponsert hatte, mit einem Champagnerglas in der Hand vorsich hin philosophierte: „Ihre Musik ist schön und komplex, aber nicht radikal genug. Nehmen Sie sich doch ein Beispiel an Pussy Riot.“ Die Mitglieder der Punkband waren zwei Wochen vor der Opernpremiere zu zwei Jahren Haft verurteilt worden.

DER KARNEVAL DER MODERNITÄT

Am Ende der Medwedjew-Ära wuchsen die Inseln modernen Denkens in Russland fast zu einer Fläche zusammen. Der aufgeklärte Moskowiter oder Petersburger lief durch den modernisierten Gorki-Park auf Schlittschuhen, hörte dabei Morton Feldman und John Cage aus dem Lautsprecher, besuchte eine Inszenierung von Robert Lepage oder Thomas Ostermeier im Moskauer Theater der Nationen, hörte das Klangforum Wien in der Philharmonie oder die Neuen Vocalsolisten im Vinzawod und diskutierte über Politik in einem der exzellenten neuen Restaurants.

Das traditionelle russische Weltbild geriet ins Wanken. Die aus der klassischen Literatur und westlichen Publizistik bekannte Triade: „böse Macht, leidendes Volk und die für das Volk leidende russische Intelligenzija“ schien nicht mehr aktuell. Das Volk wurde schlicht vergessen.

Die Macht blieb böse, unterstützte aber Kunst und Musik in einem Ausmaß wie vielleicht nur Mitterrands Kultusminister Jack Lang. Dieser Karneval der Modernität und Weltoffenheit fand in einem Land statt, in dem nur ein Drittel der Bevölkerung eine Fremdsprache beherrscht, achtzig Prozent der Bevölkerung nie die Landesgrenzen überquert hatten. Er endete abrupt, als Wladimir Putin im September 2011 an die Macht zurückkehrte.

NEUES, ALTES RUSSLAND

Putin verabschiedete sich von der Kulturelite, er begann, diese auszuwechseln. Gleich die ersten Gesten nach Putins Wiederwahl waren prophetisch für seine Innen- und Außenpolitik. Zuerst traf er sich mit den Arbeitern des Panzerherstellers „Uralwagonzawod“ und machte einen der Vorarbeiter, der versprach, gegen die Opposition vorzugehen, zu seinem Vertreter in der ganzen Ural-Region. Alles Weitere ist bekannt. Die Idee der Modernisierung wurde verworfen, Skolkowo nie fertiggestellt, der einstige Gouverneur von Perm, Sergej Tschirkunow, baut heute ein Museum für moderne Kunst – aber nicht in Russland, sondern in Südfrankreich.

Aufstand des Archaischen – so könnte man die aktuelle Situation in Russland beschreiben. Man wird erinnert an das Serbien der frühen neunziger Jahre oder, mit Abweichungen, an das Amerika von Bush junior, nur sind die Folgen diesmal deutlich weniger vorhersehbar. Die Idee, europäische Inseln des progressivenDenkens und Handelns innerhalb Russlands zu schaffen, scheiterte aus zwei Gründen: erstens, weil sie mit dem autoritären Charakter der russischen Macht im Konflikt stand, die solche Inseln unterstützt hatte. Zweitens, weil die Bewohner dieser Inseln – auch ich – das zutiefst konservative, archaische Russland draußen verdrängt und ignoriert hatten. Das neue Russland, das Wladimir Putin gerade etabliert, verdrängt und ignoriert dagegen den Rest der Welt.

Sergej Newski ist Komponist. Er wurde 1972 in Moskau geboren und wohnt seit 1994 in Berlin. 2012 erlebte seine Oper „Franziskus“ am Moskauer Bolschoi-Theater ihre Uraufführung.

Quelle: F.A.Z. 

DEUTSCH-RUSSISCHE BEZIEHUNGEN

VOM DEUTSCHEN PATHOS DER KULTUR LERNEN

02.07.2013  ·  Nach dem deutsch-russischen Kulturjahr: Fünf russische Schriftsteller, Intellektuelle und Künstler wissen, was unsere Länder einander geben können.

Das Lächeln wirkt ein wenig gezwungen: Mit der Eröffnung der Petersburger Bronzezeit-Ausstellung durch Präsident Putin und Bundeskanzlerin Merkel erlebte das russisch-deutsche Kulturjahr im Juni kurz vor Abschluss seinen letzten Höhepunkt

VIKTOR JEROFEJEW: BEZIEHUNG MIT TIEFENVERSTÄNDNIS

Meinen Namen Viktor, der Sieger, habe ich von meinen Eltern zu Ehren des Sieges der Sowjetunion über Nazi-Deutschland bekommen. In meiner Jugend war Deutschland für mich vor allem ein Transitland, wo ich auf dem Weg nach Frankreich oder nach Amerika haltmachte. Inzwischen aber ist mein Verhältnis zu ihm außerordentlich eng geworden. Nirgends finde ich so aufmerksame, ernste Leser wie in Deutschland. Die Deutschen scheinen, im Unterschied zu fast allen andern Europäern, keine Allergie gegen Vertreter fremder Kulturen zu haben wie zum Beispiel mich. Sie reagieren nicht unmittelbar emotional auf einen, sondern hören erst einmal zu und bilden sich dann ein Urteil. In Deutschland kann ich fast in jeder Zeitung schreiben, was in Frankreich oder Großbritannien undenkbar wäre. Diedeutsche Kultur ist offen und elastisch und dadurch attraktiv. Sie verlangt von einem Fremden nicht, die eigene Kultur an der Garderobe abzugeben. Deswegen fühlt man sich als Russe in Deutschland fast zu Hause.

Bei uns gibt es die Redensart, dass die Emigration erst an der französischen Grenze beginne. Die Bedeutung des Verhältnisses zu Deutschland wird in Russland aber auch, gerade weil es so eng ist, leicht unterschätzt. Im vorrevolutionären Russland ersetzten die Deutschen bei uns ganze Berufsgruppen, die wir nicht hatten. Apotheker, Wissenschaftler, Bierbrauer, Lehrer wurden nicht nach ihrer eigenenNationalität bezeichnet, sondern nur aus unserer Sicht, weil sie nicht Russisch sprachen, „Nemzy“, die Stummen, genannt.


© FRANK RÖTH

Viktor Jerofejew

Heute werden wir von Deutschland sicher auch deswegen am besten verstanden, weildie nationalsozialistische Vergangenheit und der Umgang mit ihr dort zum historischen Horizont gehören. Die Hoffnung der Deutschen freilich, dass auch Russland mit seiner Vergangenheit ins Gericht geht, hat sich nicht erfüllt.„Demokratie“ ist in Russland kaum mehr als ein Geräusch. Weswegen der deutsche Präsident Joachim Gauck die rechtsstaatlichen Defizite Russlands erst unlängst deutlich tadelte. Für uns sind das verantwortungsvolle Denken der Deutschen wichtig und die Ansprüche, die sie an sich selbst stellen. Nirgends außer vielleicht in Iran, werden meine Bücher mit so viel Tiefenverständnis übersetzt wie in Deutschland. Als Gegengabe haben wir vor allem Kreativität zu bieten, und das ist wichtiger, als es die politischen Spiele des Tages sind.

Viktor Jerofejew, Jahrgang 1947, ist Schriftsteller. Zuletzt erschien von ihm auf Deutsch die Essaysammlung „Russische Apokalypse“.

***

WLADIMIR TARNOPOLSKI: SPÄTE KONVERGENZ DER SYSTEME

Mein Verhältnis zu Deutschland ist wie das jedes Musikers von der deutschen Musik geprägt. Darüber hinaus begeisterte ich mich seit frühester Jugend für die Malerei der deutschen Renaissance. Mich faszinierte das so unterschiedliche Schönheitsempfinden bei Italienern und Deutschen. Während jene das von allen irdischen Unvollkommenheiten möglichst gereinigte Ideal anstrebten, vergegenwärtigten diese mit jedem Nagel, der die Hand des Heilands durchbohrt, jeder Falte, jeder Warze im Gesicht des Porträtierten gerade die Schönheit der Unvollkommenheit unserer Welt. Diese fundamentalen Unterschiede der romanischen und germanischen Kultur sindübrigens, wie mir scheint, in Werken der Gegenwartskunst genauso deutlich spürbar wie in solchen von vor sechshundert Jahren.

Dass ich als Komponist zu meiner Sprache fand, verdanke ich ebenfalls vor allem Deutschland, wo meine für mich wichtigsten Werke in Auftrag gegeben und uraufgeführt wurden. Bei meiner ersten Begegnung mit dem Ensemble Modern im Jahr 1991 war ich von dem Professionalismus, der Motivation, der Neugier der Musiker so beeindruckt, dass ich nach ihrem Vorbild in Moskau das Ensemble „Studio für neue Musik“ gründete, das in Russland und im Westen sehr aktiv ist. In den zwanzig Jahren seines Bestehens haben wir drei große Festivals neuer deutscher Musik veranstaltet und auch mehrere deutsch-russische Zyklen.

In den zwanziger Jahren, als Hanns Eisler seine provokanten „Zeitungsausschnitte“ komponierte, schrieb auch Alexander Mossolow, ganz unabhängig von Eisler, seine kubistischen „Zeitungsanzeigen“. Anfang der dreißiger Jahre entstanden dann beinahe gleichzeitig die Reichskulturkammer und der sowjetische Komponistenverband, und bald darauf wurden in beiden Ländern neoklassische Musik und Jazz verboten. Den deutsch-russischen Konzertzyklus dieses Kulturjahres, wozu auch Begegnungen mit wichtigen deutschen Komponisten gehörten, hatten wir auf den Namen „KlangStream“ getauft, als Polemik gegen die Gasleitung North Stream, die nicht das Wichtigste sein sollte, was unsere Länder heute verbindet. Umso mehr betrübtmich, dass in Deutschland derzeit gar keine neue russische Musik erklingt. Mit der Abkühlung der bilateralen Beziehungen ist das nicht zu erklären. Selbst im Kalten Krieg sind unsere Kulturbeziehungen nicht eingefroren. Leider ist das Wasser auf die Mühlen unserer Ideologen vom „feindlichen Westen“.

Mich betrübt aber auch die Richtung, in welche Russland sich in jüngster Zeit entwickelt. Wieder hat sich der Kreis Revolution-Chaos-HarteHand, aus dem es kein Entrinnen zu geben scheint, geschlossen. Das hat auch äußere Gründe. Ich glaube, es war leichtsinnig vom Westen, dass er sich in den neunziger Jahren nicht zu einem neuen Marshall-Plan für Russland und einer „Straßenkarte“ für dessen europäische Integration durchgerungen hat - um an ihm zu wiederholen, was das Nachkriegsdeutschland zu dem gemacht hat, was es heute ist. Wenige erinnern sich daran, wie in den neunziger Jahren die russischen Politiker miteinander wetteiferten, um ein möglichst westliches Entwicklungsmodell vorzulegen.

Dass selbst Putin 2000 einen Nato-Beitritt Russlands, sofern eine gleichberechtigte Partnerschaft gewährleistet würde, nicht ausschließen wollte. Und als Putin sich beklagte, dass nach der deutschen Wiedervereinigung Außenminister Genscher, der amerikanische Außenminister Baker und Nato-Generalsekretär Wörner versprochen hatten, das atlantische Bündnis werde nicht einmal nach Ostdeutschland expandieren, hat ihm darauf jemand geantwortet? Dabei wissen wir alle, was in Deutschland nach den erniedrigenden Versailler Verträgen geschah.

Zugleich habe ich Sorge, dass Deutschland das, womit es für uns immer Vorbild war, die Leidenschaft für gründliche handwerkliche Arbeit, in der Musik verliert. Die theoretischen Fächer Form- und Harmonielehre sowie Gehörbildung, ohne die die deutsche Musiktheorie nicht zu denken wäre, sindaus der musikalischen Grundausbildung in Deutschland verschwunden.Manche deutsche Hochschulabsolventen können nicht einmal Akkordintervalle auf dem Niveau russischer Gymnasialklassen bestimmen.Was die Musikausbildung betrifft, so sind wir heute deutscher als die Deutschen selbst.

Und selbst die vorbildliche Internationalität der großartigen deutschen Orchester hat eine Schattenseite. Die meisten Kinder der mit mir befreundeten deutschen Musiker versuchen von klein auf gar nicht erst, mit russischen, chinesischen, koreanischen Nachwuchsmusikern zu konkurrieren. Nikolaus Huber, der im Herbst im Moskauer Konservatorium eine Meisterklasse abhielt, sagte, der Hang junger deutscher Musiker zu improvisatorischen Genres habe auch damit zu tun, dass sie nicht mehr in der Lage seien, fünf bis sechs Stunden am Tag zu üben. Sollte Huber recht haben, so liegt in der neuen Improvisationsfreude mehr Defätismus als Aufbruch. Als symbolisch empfand ich bei meinem jüngsten Besuch in Bayern ein Plakat mit dem Slogan: „Ich darf so sein, wie ich bin“. Für dieses Kulturverständnis kommt es nicht aufs Können an, sondern auf die äußerliche „politische Dimension“, also das, was von Künstlern und Komponisten unter der Sowjetmacht verlangt wurde. Obdie in den siebziger Jahren populäre Theorie von der Konvergenz der Systeme sich vielleicht doch bewahrheitet?

Wladimir Tarnopolski, Jahrgang 1955, ist Komponist und Leiter des Zentrums für zeitgenössische Musik am Moskauer Konservatorium sowie des Ensembles „Studio für neue Musik“.

***

WLADIMIR SOROKIN: IN DER SEINSSPHÄRE DER KULTUR

Mein Verhältnis zu Deutschland ist zutiefst persönlich und von den gesellschaftlichen Entwicklungen in unseren beiden Ländern völlig unabhängig. Der Westen ist in meinem Leben mit zwei großen Liebeserfahrungen verbunden. Die erste bescherte mir die Rockmusik. Die zweite war die deutsche Kultur der siebziger Jahre. Und das, obwohl diese Kultur in ihren eigenen Hervorbringungen von eher bescheidenen Ausmaßen war. An ihrem Himmel leuchteten nicht sehr viele Sterne, am hellsten vielleicht der von Beuys. Doch die Bücher von Heinrich Böll erschienen mirgrau, die Filme von Rainer Werner Fassbinder und Werner Herzog waren mir gleichgültig.

© DPA

Wladimir Sorokin

Aber die Art, wie die Deutschen sich die Kultur als eine eigene Seinssphäre bewusstmachen, wie sie sie wertschätzen und wie sich daraus eine große Toleranz ergibt, das erscheint mir einzigartig. In Frankreich, Amerika oder Skandinavien habe ich nichts Vergleichbares beobachten können. Außerdem habe ich, seit im Jahr 1990 mein Roman „Die Schlange“ auf Deutsch herauskam, in Deutschland ein treues Lesepublikum.Fast jedes Jahr erscheint ein neues Buch von mir in deutscher Übersetzung.Und meine Leserschaft wächst. Von meinem jüngsten auf Deutsch herausgekommenen Roman ist schon die vierte Auflage ausverkauft.

Wladimir Sorokin, Jahrgang 1955, ist Schriftsteller. Zuletzt erschien von ihm auf Deutsch der Roman „Der Schneesturm“.

***

ALEXANDER IWANOW: DIE TAUBENFÜßE DER GROßEN IDEEN

Das tägliche Brot der hohen Politik zwischen unseren Ländern macht michnicht euphorisch. Äußerlich haben sich der politische Stil und die Rhetorik des Kremls den internationalen Gepflogenheiten angeglichen. Putin und seine Leute treten auf wie Manager großer Unternehmen und reden vor allem von Effektivität und Konkurrenzfähigkeit. Zugleich benutzt unser Präsident das gängige politische Vokabular von Demokratie, repräsentativen Parteien und freien Wahlen, als verstünde er nicht, dass diese Worte für etwas wirklich Substantielles stehen, das aus komplexen Erfahrungen insbesondere des zwanzigsten Jahrhunderts hervorgegangen ist.

Putin benutzt diese Begriffe so sinnentleert, wie die russische Geschichtswahrnehmung heute ist. Damit steht er für das, was Nietzsche das Ressentiment nannte, die negative Erinnerung. Doch Putin wird damit auch immer stärker sein als die Bürgerbewegung für faire Wahlen vom Bolotnaja-Platz oder der Korruptionsbekämpfer Alexej Nawalnyj, solange nicht das russische Trauma der liberalen Revolution, die unlösbar mit der räuberischen Privatisierung während der frühen neunziger Jahre verbunden ist, ehrlich aufgearbeitet wird. Der liberale Kapitalismus hat damals ganzen Generationen ihre Arbeit, die Sozialleistungen, Ersparnisse, den ganzen Lebenssinn zerstört. Und solange die liberale Intelligenzia nicht auch mit dieser dunklen Seite des Liberalismus abrechnet, wird es, da bin ich ganz sicher, keine echte Entstalinisierung bei uns geben.

© KERSTIN HOLM

Alexander Iwanow

Unterdessen geschehen die wirklich wichtigen Ereignisse still und leise, sie kommen auf Taubenfüßen - wie ebenfalls Nietzsche beobachtet hat. Die deutsche Arbeit mit den eigenen Archiven, die Renaissance deutscher Autoren der zwanziger und dreißiger Jahre, stößt bei uns auf allergrößtes Interesse.Von Hannah Arendt sind in jüngster Zeit vier Bücher in russischer Übersetzung herausgekommen. Die große russische Philosophiehistorikerin Nelly Motroschilowa brachte speziell zum deutsch-russischen Kulturjahr ihr neues Buch über Martin Heidegger und Hannah Arendt heraus. Alfred Döblins „Berlin Alexanderplatz“ liegt in ausgezeichneter russischer Übersetzung vor, von Hans Henny Jahnn erschien „Ugrino und Ingrabanien“, Georg Heym wird übersetzt und mit großer Begeisterung und immer wieder neu Gottfried Benn.

Zu den Favoriten meines Verlages Ad Marginem gehören Ernst Jünger und Walter Benjamin, zwei Autoren, die wohl kaum unter dem Dach eines deutschen Verlagshauses koexistieren könntenHier geht das.Benjamin ist für uns so wertvoll, weil er die Entstehung der Massenkultur beschreibt, den Verlust der künstlerischen Aura, und das ganz ohne Nostalgie. Jünger steht für ein nichtdarwinistisches Verhältnis zur Natur, bei ihm gehen Natur und Kultur eine Synthese ein. Das steht der russischen Tradition des „Kosmismus“ nahe oder der „Alleinheit“, wie sie der religiöse Philosoph Wladimir Solowjow definierte.

Natürlich gibt es viele Missverständnisse zwischen unseren Ländern.Hermann Hesse, der von der älteren Generation viel gelesen wird, gilt wegen seines „Glasperlenspiels“ als Kulturpessimist, der das Gespräch über Kultur auf ein oberflächliches Feuilletonniveau herabsinken sieht. Dabei geht man von der russischen Bedeutung des Wortes „Feuilleton“ aus, das ein freches journalistisches Boulevardstückchen meint. Das Feuilleton als anspruchsvollen Kulturteil einer Zeitung hat es in Russland ebenso wenig gegeben wie einen zeitdiagnostischen Feuilletonisten wie Karl Kraus. Ich glaube, die deutsche Kultur ist segensreich für Russland, weil sie nicht wie unsere eine Kultur der Stars ist, die angehimmelt werden und sich dauernd in den Medien produzieren. Obwohl auch Deutschland seine Stars hat wie Peter Sloterdijk, der vor der Fernsehkamera aufblüht.

Doch das Pathos der Kultur Deutschlands, mit dem uns die gemeinsame Katastrophe des zwanzigsten Jahrhunderts verbindet, liegt nicht darin, sondern vornehmlich im ruhigen, ernsten Gespräch. Das ist es, was uns hilft, diese Katastrophe zu verarbeiten, statt sie einfach mit dem Schlagwort vom Totalitarismus zu belegen, das sich in ein Klischee verwandelt hat. Deswegen verstehe ich mich insgesamt trotz allem als vorsichtiger Optimist.

Alexander Iwanow, Jahrgang 1956, ist Leiter des Moskauer Verlags Ad Marginem.

***

LEONID BASCHANOW: RUSSISCHE KINDER VON JOSEPH BEUYS

Für das staatliche Zentrum für zeitgenössische Kunst, das ich seit 1994 leite, war der Erfahrungsschatz der deutschen Nachkriegsavantgarde immer maßstabsetzend. Schon die Moskauer Schau der Sammlung der Deutschen Bank im Zentralen Künstlerhaus während der Perestrojka hat unserer Kunstszene, aber auch der Selbstfindung junger Künstler ungeheuren Auftrieb gegeben. Die politische Kunst, die sich in Westdeutschland viel früher entwickeln konnte, und ihre Verarbeitung der nationalsozialistischen Diktatur erwiesen sich als äußerst befruchtend für uns und unsere künstlerische Reflexion des Sowjettotalitarismus. Die vielleicht wichtigste Rolle spielte dabeiJoseph Beuys, von dem während des zu Ende gehenden Kulturjahres endlich eine große Retrospektive in Moskau gezeigt wurde, umrahmt von Diskussionsrunden.

Als Mitbegründer der Partei der Grünen ist Beuys auch jetzt wichtig für die jungen russischen Parteien, für Bürgerinitiativen und Protestbewegungen, die oft von Künstlern geleitet oder geprägt werden. Wie zum Beispiel die Nonsens-“Monstrationen“, die der Künstler Artjom Loskutow zunächst in Nowosibirsk organisierte und die inzwischen in vielen russischen Städten stattfinden, inklusive Moskau. Pussy Riot gehört auch zu diesen Bewegungen.Oder Künstler wie Anton Litwin und Wassili Slonow mit ihren Satiren auf die Olympischen Spiele von Sotschi 2014. Auf Slonows Bildern heißt ein riesiger Zottelbär die Gäste mit Zähnefletschen und Krallengruß willkommen. Seine Ausstellung in Perm wurde soeben geschlossen, der Kurator Marat Guelman verlor darüber seinen Posten als Direktor des Permer Museums für zeitgenössische Kunst. Die Zukunft all dieser sozialen Aufbrüche ist ungewiss.

Auch institutionell steht die neue Kunst in Russland auf schwachen Füßen. Es gibt keine nennenswerte staatliche Sammlung, kaum seriöse Kritik. Von Institutionen wie der Karlsruher Medienhochschule oder dem Hamburger Bahnhof in Berlin können wir nur träumen. Umso wichtiger war das Kulturjahr, das unser Kulturministerium ausnahmsweise dazu bewog, viele Projekte auch in den Regionen zu fördern. Kaliningrader Medienkunst wurde in Kiel gezeigt, deutsche Ökofotografie in Petersburg.

Deutschland ist außerdem eine Zweitheimat und kulturelle Ziehmutter für etliche russische Künstler geworden. Vadim Zacharov und Iwan Tschuikow leben die meiste Zeit in Köln, Jewgeni Schef und mehrere junge Künstlergruppen haben sich in Berlin niedergelassen. Umgekehrt kuratierte jetzt der Direktor der Berliner Nationalgalerie, Udo Kittelmann, den russischen Pavillon auf der Biennale von Venedig. Was Russland dem Westen allgemein und insbesondere Deutschland geben kann, ist seine existentielle Erfahrung. Sonst stimmt die Lage bei uns leider nicht optimistisch, allzu viel Energie wird für sinnlose Konfrontationen verschwendet.

Leonid Baschanow, Jahrgang 1945, ist Kunstwissenschaftler und Leiter des staatlichen Moskauer Instituts für zeitgenössische Kunst.

 

 

PUTINS REGIME

„RUSSLAND BEWEGT SICH IN RICHTUNG DIKTATUR“

02.06.2013  ·  Moskau sieht Meinungsforscher wie Lew Gudkow als „ausländische Agenten“ an. Gudkow spricht über ein gespaltenes Land, die schwindende Beliebtheit Putins und die deutsche Politik gegenüber Moskau.



© AFP Der Agent: In Russland ist der Begriff durch die Stalin-Zeit geprägt


DIE RUSSISCHE REGIERUNG GEHT IMMER ENTSCHIEDENER GEGENDIE OPPOSITION UND DIE ZIVILGESELLSCHAFT VOR. WARUM TUT SIE DAS, HERR GUDKOW?

Putins Regime ist schwächer geworden. Die Unzufriedenheit im Land wächst - aus unterschiedlichen Gründen. In den Millionenstädten fordert die neue Mittelklasse Dinge wie unabhängige Gerichte, Pressefreiheit und freie Wahlen. Daneben existieren Reservate des Sozialismus, wo die alte Industrie steht. Dort unterstützen die Leute die Staatsmacht, weil sie ohne staatliche Unterstützung nicht über die Runden kommen. Dort gibt es nach Ansicht der Leute zu wenig Sozialismus. Das Land driftet auseinander: Die Provinz will zurück in die Sowjetzeit, die Bevölkerung in den Großstädten will Reformen.

FÜHLT SICH PUTIN BEDROHT?

Das Image der Regierung leidet durch die ständigen Korruptionsskandale. Das Regime fühlt diese Schwäche, aber es schiebt die Verantwortung dafür auf das Ausland. Es gibt in der Führung die Paranoia, dass Nichtregierungsorganisationen eine Revolution entfachen könnten wie seinerzeit in der Ukraine oder in Georgien. Deswegen hat die Führung in Reaktion auf die Massenproteste Ende 2011 eine Reihe repressiver Gesetze erlassen, wie das Gesetz über „ausländische Agenten“.

LAUT DIESEM GESETZ MÜSSEN SICH NICHTREGIERUNGSORGANISATIONEN, DIE GELD AUS DEM AUSLAND BEKOMMEN, ALS „AUSLÄNDISCHE AGENTEN“ REGISTRIEREN LASSEN. DAMIT WIRD NUN AUCH IHR MEINUNGSFORSCHUNGSINSTITUT, DAS LEWADA-ZENTRUM, UNTER DRUCK GESETZT.

 

Ja. Ende April haben wir Post von der Staatsanwaltschaft bekommen, dass wir uns als „ausländischer Agent“ registrieren oder aber unsere Arbeit einstellen sollen. Dass wir Meinungsforschung betreiben und die Ergebnisse veröffentlichen und kommentieren, versteht die Staatsanwaltschaft als politische Betätigung.

WAS BEDEUTET FÜR DIE RUSSEN DER BEGRIFF „AUSLÄNDISCHER AGENT“?

Sie verbinden ihn mit Spionage, Sabotage, wenn nicht gar mit Terrorismus. Der Begriff ist durch die Stalin-Zeit geprägt, überhaupt durch die Sowjetzeit, in der Kontakte mit Ausländern immer mit dem Verdacht der Spionage verbunden waren.70 Prozent der Bürger, so zeigen unsere Umfragen, verstehen den Begriff genau in diesem Sinne. Es ist ein Teil einer Kampagne, um Nichtregierungsorganisationen als zwielichtige Vereinigungen zu diffamieren.


© AP Der Meinungsforscher Lew Gudkow

WOHER BEZIEHT IHR INSTITUT SEINE AUFTRÄGE UND SEIN GELD?

Zu zwei Dritteln von russischen Firmen oder russischen Universitäten. Ein Teil kommt von russischen Behörden, etwa vom Wirtschaftsministerium. Ungefähr zwanzig Prozent sind Marketing im Auftrag ausländischer Firmen. Und ein ganz kleiner Teil kommt von ausländischen Stiftungen wie etwa der Soros-Stiftung.

SIE SPRACHEN ÜBER DIE WACHSENDE UNZUFRIEDENHEIT. IST AUCH PUTIN NICHT MEHR POPULÄR?

Er ist noch ziemlich populär. Denn die Propaganda ist darauf gerichtet, ihn alternativlos erscheinen zu lassen. Putin ist an die Macht gekommen, als die Krise der neunziger Jahre zu Ende ging. Die Wirtschaft begann zu wachsen, nicht zuletzt auch durch den hohen Ölpreis. Das hat ihm die Aura des Retters gegeben. Dieses Image hat bis zur Krise des Jahres 2008 gehalten. Jetzt versucht man, die angebliche Alternativlosigkeit zu bewahren. Mögliche andere Führungsfiguren werden kleingehalten. Man lässt sie nicht zu Wahlen zu oder nicht ins Fernsehen, das die wichtigste Informationsquelle für die große Mehrheit ist.

DANN KÖNNTE DAS REGIME DOCH GANZ BERUHIGT SEIN.

Nein. Die Zahl der überzeugten Putin-Anhänger ist gesunken, auf etwa 25 Prozent.Die Zahl der Putin-Gegner ist gewachsen, auch auf etwa ein Viertel der Bevölkerung.Nach unseren jüngsten Umfragen wollen 55 Prozent nicht, dass Putin bei den nächsten Wahlen noch einmal kandidiert. Aber die Mehrheit der Bevölkerung ist gleichgültig. Darauf stützt sich das System.

ENDE 2011 HABEN ZEHNTAUSENDE GEGEN FÄLSCHUNGEN BEI DER PARLAMENTSWAHL DEMONSTRIERT. DAS SPRICHT DOCH GEGENDIE THESE VON DEN ANGEBLICH SO PASSIVEN, APATHISCHEN RUSSEN.

Das war auch für uns eine echte Überraschung. Es war allerdings kein bewusster politischer Protest, sondern ein moralischer. Dass Putin damals einfach wieder Präsident wurde, hat in der Mittelklasse zu Empörung geführt. Als dann noch die Wahlen gefälscht wurden, fühlten sich viele Leute persönlich beleidigt - 27 Prozent äußerten sich in unseren Umfragen so. In Moskau demonstrierten nach unseren Daten bis zu 110.000 Menschen. Bei den jüngsten Demonstrationen im Mai waren es nur noch rund 25.000.

KAPITULIEREN DIE LEUTE VOR DEN STAATLICHEN REPRESSIONEN, HABEN SIE ANGST?

Es ist vor allem das Gefühl, dass man in einer Sackgasse steckt, dass man doch nichts machen kann. Hinzu kommt Angst. Wenn Leute wahllos verhaftet werden, nur weilsie auf einer Demonstration dabei waren, dann zeigt das Wirkung.

IN DEUTSCHLAND STREITEN POLITIK UND WIRTSCHAFT ÜBER DEN RICHTIGEN KURS GEGENÜBER RUSSLAND. DIE EINEN SAGEN: WIR MÜSSEN RUSSLAND DEUTLICH KRITISIEREN, DIE ACHTUNG DER MENSCHENRECHTE EINFORDERN UND DAS GEREDE ÜBER EINE STRATEGISCHE PARTNERSCHAFT BEENDEN. DIE ANDEREN SAGEN: EINE KONFRONTATION BRINGT NICHTS. WIR MÜSSEN MIT RUSSLAND ENGER ZUSAMMENARBEITEN, NUR SO KÖNNEN WIR ETWAS BEWIRKEN. WELCHE HALTUNG SCHEINT IHNEN ANGEMESSEN?

Den Weg der stillen Diplomatie halte ich für falsch. Russland bewegt sich heute in Richtung Diktatur. Einer Diktatur, wie wir sie in Weißrussland unter Lukaschenka haben. Die Haltung dazu sollte moralisch eindeutig sein.Das heißt nicht, dass man Russland isolieren sollte. Das würde nur dazu beitragen, dass aus dem autoritären Regime, das wir schon haben, noch schneller eine Diktatur wird.

NEHMEN WIR DEUTSCHE RUSSLAND ANGEMESSEN WAHR? ODER LASSEN WIR UNS EHER VON UNSEREN WÜNSCHEN LEITEN?

Es gibt hier zwei Haltungen zu Russland, die mir beide nicht gefallen. Die erste lautet: Was wollt ihr denn? Russland war nie eine Demokratie, es kann doch nicht plötzlich so sein wie Westeuropa. Man muss abwarten, muss Geduld haben. Das höre ich vor allem von Sozialdemokraten. Mich empört diese Haltung. Hätten Ende der vierziger Jahre die Westmächte eine ähnliche Haltung gegenüber Deutschland an den Tag gelegt, wo wäre Deutschland heute? Eine andere Haltung ist realistischer, aber sie missfällt mir auch. Sie lautet: Russland ist ein hoffnungsloser Fall, man muss sich von ihm abgrenzen, es soll selbst sehen, wie es mit seinen Problemen zurechtkommt.Russland ist aber ein großes Land, und das, was dort geschieht, betrifft ganz Europa.

Was schlagen Sie vor?

Nüchtern betrachten, was in Russland passiert. Vereinbarungen mit Russland schließen und dann darauf bestehen, dass sie eingehalten werden.

WAGEN SIE EINEN BLICK IN DIE ZUKUNFT: WOHIN ENTWICKELT SICH RUSSLAND IN DEN KOMMENDEN JAHREN?

Die Wirtschaftsreformen der neunziger Jahre haben eine Mittelklasse hervorgebracht, die mit dem heutigen politischen System unvereinbar ist. Deswegen werden die Spannungen zunehmen. Die Führung um Putin wird weiter auf die harteLinie setzen. Die Mittelklasse hat in den letzten 15 Jahren Eigentum erworben, einen bestimmten Lebensstandard erreicht. Solange es keinen Rechtsstaat gibt, kann man aber jedem über Nacht das Eigentum wegnehmen. Das erleben wir jeden Tag. Wenn 90 Prozent der Ermittlungen wegen angeblicher Wirtschaftsverbrechen eingestellt werden, dann zeigt das, dass die Justiz einfach dazu benutzt wird, um Konkurrenten einzuschüchtern.

WIE WIRD IHR INSTITUT AUF DEN DRUCK REAGIEREN?

Wir könnten alle Untersuchungen, die mit politischen Problemen und der sozialen Lage zu tun haben, einstellen. Das möchte man von uns. Aber das lehne ich entschieden ab. Wir erleben zum Glück eine große Welle der Solidarität, viele protestieren im Ausland, aber auch sehr viele in Russland. Regionale Organisationenhaben es da viel schwerer als wir, dem Druck standzuhalten. Wir werden auf jeden Fall unsere Arbeit fortsetzen, auch wenn es schwieriger wird. Putin hat erklärt, dass die Nichtregierungsorganisationen in Russland in den ersten vier Monaten des Jahres mehr als eine Milliarde Dollar aus dem Ausland bekommen haben. Wo er diese phantastische Zahl hergenommen hat, weiß ich nicht. Aber es zeigt, dass hier Ernst gemacht werden soll.

Das Gespräch mit Lew Gudkow, dem Direktor des Moskauer Meinungsforschungsinstituts „Lewada-Zentrum“, führte Markus Wehner.

 

 

 

  

 

Aucun commentaire: