mardi 27 mai 2014

De Wever reçoit mardi les présidents de parti pour former le nouveau gouvernement flamand


Martine Dubuisson



LE ROI A REÇU, TOUTE LA JOURNÉE DE LUNDI, LES PRÉSIDENTS DE PARTI DÉMOCRATIQUE. BART DE WEVER A OUVERT LE BAL.

Le Roi n’a pas tardé à entamer ses consultations en vue de la désignation d’un informateur ou d’une autre personnalité politique en -eur pour le gouvernement fédéral. En fin de matinée, il a reçu le Premier ministre Elio Di Rupo, venu lui présenter la démission de son gouvernement. Selon la tradition, le Roi l’a acceptée et a chargé le gouvernement de la gestion des affaires courantes.

Ensuite, toujours selon la tradition, Philippe a reçu le président de la Chambre, André Flahaut, avant la présidente du Sénat, Sabine de Béthune.

Ce mardi, Bart De Wever recevra les présidents de parti pour un premier entretien afin de former le nouveau gouvernement flamand.

LE ROI NE VEUT PAS PERDRE DE TEMPS

Cet après-midi, dès 14 heures, le Roi a débuté son tour des présidents de parti démocratique, dans l’ordre du nombre de sièges obtenus à la Chambre. Bart De Wever, président de la N-VA (33 sièges), parti le plus important du pays, a donc été reçu en premier.


Il a ensuite été suivi du PS (24 sièges). Le parti socialiste n’a pas envoyé un mais deux présidents en audience au Palais de Bruxelles : le président en titre Elio Di Rupo et le président ff Paul Magnette. Une première.


 

 

DE WEVER ENTAMERA MARDI LES DISCUSSIONS POUR LAFORMATION DU GOUVERNEMENT FLAMAND

BELGA ET LA LIBRE 

 

Bart De Wever rencontrera mardi les présidents de parti pour un premier entretien afin de former le futur gouvernement flamand.

 

Le CD&V estime que c'est aux nationalistes de la N-VA de prendre l'initiative pour la formation des gouvernements fédéral et flamand, ont indiqué lundi le président du parti et le chef de file des sociaux-chrétiens flamands, Wouter Bekeet Kris Peeters, à l'issue d'une réunion du bureau du CD&V.

Le parti s'oppose toutefois à une approche liée de ces deux négociations, qui ferait que la constitution d'un gouvernement fédéral devrait attendre la mise sur pied d'un exécutif au niveau flamand.

Le CD&V a aussi maintenu son point de vue de refuser "toute nouvelle aventure institutionnelle" et de privilégier la mise en oeuvre de la 6ème réforme de l'Etat.

La principale préoccupation du parti, c'est désormais la formation de gouvernements fédéral et flamand "qui en bonne intelligence auront tous deux comme priorité d'investir dans la croissance économique nécessaire à la création d'emplois et au progrès social".


 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

AU PAS DE CHARGE


Tout comme à la guerre de quatorze, les hostilités ont commencé très vite, puis tout s’est enlisé dans un océan de temps, de boue, de sang et de larmes dont l’Europe est sortie éreintée.

Il serait naïf d’imaginer que les gouvernements régionaux et fédéraux puissent se négocier au pas de charge.

Le roi a consulté lundi à la hussarde, c’est sa façon à lui de se démarquer de son père qui aimait prendre son temps. Mais sans doute y-a-t-il une autre raison. De fait si j’ai compris quelque chose à la somme impressionnante des commentaires, il semble essentiel  pour éviter le blocage redouté, de mener de front les négociations fédérales et régionales. A l’évidence De Wever aussipiaffe d’impatience de prendre le pouvoir en Flandre avec le CD&V mais celui-ci se montre peu empressé et soucieux de jouer un rôle clef au fédéral et au régional. Il y a, si j’ai bien lu les commentateurs deux méthodes  soit aboutir rapidement sur le plan régional quitte à s’enliser ensuite soit mener les deux négociations en parallèle.

La seconde méthode semble avoir les faveurs du CD&V. Reste la question essentielle : avec ou sans le PS qui exige une réponse à une question subsidiaire quid des majorités à Bruxelles et en Wallonie.  Il semble bien que contrairement à ce que DiverCity avait imaginé, il soit devenu quasiment impossible, suite à l’effondrement de Ecolo de replanter des oliviers à Bruxelles et à Namur.

On envisagerait en effet, dès à présent-selon la Libre- des violettes wallonnes et bruxelloises autrement dit une alliance PS-MR avec éventuellement un appui duCDh, parti frère du CD&V. Dans pareil contexte il est difficile d’imaginer une équipe fédérale avec la N-VA  -le cauchemar du PS- qui n’en voudra à aucun prix quitte à payer le prix fort une alliance avec le MR à Bruxelles et à Namur.

Quant à De Wever, il envisage deux scénarios: « ou bien un gouvernement avec la N-VA à tous les niveaux (flamand et fédéral), ce que je souhaite et pour lequel je sais avec qui je dois parler. Ou bien le scénario dont je crois que le PS veut: la tripartite classique" ( Terzake à la VRT).

Bref tout est d’emblée très compliqué, surtout pour le chef de file de la N-VA sur les épaules duquel tout repose. Il se pourrait que, consciemment ou non, la stratégie des partis traditionnels au Nord comme au sud  soit de maintenir une pression maximale sur la personne de Bart De Wever pour briser un homme fragilisé par son régime draconien et une campagne éreintante dans le dessein de le faire craquer psychiquement. Il a été hospitalisé par deux fois déjà pour épuisement. Ils savent tous que, sans son président, la N-VA risque de s’effondrer comme un soufflé au fromage. Quant à Elio, il semble qu’il doivedésormais s’effacer derrière son président de parti Paul Magnette et on l’imaginedésormais plus facilement dans un siège de commissaire européen que comme nouveau locataire du 16 rue de la loi. Sic transit gloria mundi, comme dirait Bart

MG

 


"LA N-VA A RATÉ SON RENDEZ-VOUS AVEC L'HISTOIRE ET VA DEVOIR SUPPLIER LE CD&V"

Le Vif ; Source: Knack 

La N-VA a raté son rendez-vous avec l’histoire selon le politologue flamand Bart Maddens (KUL). « Malgré son triomphe, la N-VA ne pourra pas se montrer intransigeante. Au contraire, celle-ci devra supplier à genoux le CD&V de participer à une coalition. Pénible »


© Belga

Au contraire pour le politologue, « si elle veut participer au pouvoir, la N-VA devra supplier à genoux le CD&V».

« Le CD&V est tétanisé par l’idée qu’un gouvernement flamand dominé par la N-VA puisse mettre des bâtons dans les roues de la sixième réforme de l’Etat. (…) Pas moins de 26 accords de collaborations doivent être conclus entre le gouvernement flamand et les autres niveaux d’autorités. Les partis traditionnels craignent que la N-VA utilise cela comme un levier pour extorquer de nouveaux transferts de compétences. »

UN CRUEL DILEMME : SI LA N-VA VEUT RENTRER AU GOUVERNEMENT, ELLE VA DEVOIR SE MUTER EN UN PARTI TRADITIONNEL. 

Les partis traditionnels ne sont pas les seuls à s’inquiéter. La N-VA a aussi des raisons de se faire du souci précise Maddens . « La N-VA se trouve désormais devant un dilemme de choix. Si elle veut gouverner, elle va devoir se muter en parti traditionnel. Les exigences communautaires devront également être mises au frigo, en même temps qu'une bonne partie de leur programme socio-économique. Car si la N-VA fait mine de faire des difficultés lors des négociations, c’est cinq ans d’opposition qui l'attendent » 
Et Maddens de conclure « peut-être que l’un des principaux soucis de la N-VA est de ne pas donner l’impression d’être un parti qui s’exclue lui-même du jeu en arborant une attitude inflexible lors des négociations. Il devra donc faire montre d’une certaine flexibilité. Mais si la N-VA va trop loin dans ce sens , et qu'elle est tout de même éjectée du bateau, ces concessions vont la poursuivre durant 5 ans et compliquer son travail dans l'opposition ». 

LA TRIPARTITE PS-CDH-MR A DÉJÀ LA COTE

FRÉDÉRIC CHARDON  in La Libre


Côté francophone, des contacts politiques ont eu lieu entre tous les présidents de partis. La question est de savoir comment les francophones comptent s'organiser lors des contacts qu'ils auront dans les prochains jours avec l'informateur que le Roi pourrait désigner dès ce mardi.

La campagne électorale a laissé des traces. Les positions prises par le MR durant la campagne n'ont pas toujours été du goût des autres partis. Dès lors, certains pensent qu'un axe PS-cdH pourrait rapidement se constituer et s'ouvrir ensuite à un troisième partenaire. Pour des raisons de stratégie, malgré les tensions, il pourrait tout de même s'agir du MR. On irait donc vers des tripartites traditionnelles (PS-cdH-MR) à tous les niveaux de pouvoir.

D'autres, au contraire, poussent le cdH a profiter de la position de pivot ou d'influence qui est désormais la sienne. A la Région wallonne, en effet, une majorité MR-cdH est possible (38 sièges sur 75). Cela ôterait aux humanistes cette image d'un parti éternellement scotché au PS.

Mais bon. Même s'ils alimentent déjà bon nombre de conversations en interne, ces positionnements sont évidemment prématurés. La volonté des présidents de partis est de tout faire pour éviter de replonger le pays dans une crise de 541 jours. Mais il faudra aussi donner du temps au temps. Et éviter de donner le sentiment, à l'informateur, que du côté francophone, les jeux sont déjà faits.

 

DI RUPO II LIJKT ONMOGELIJK

Jan-Frederik Abbeloos De Standaard

Zelfs als het federaal tot een klassieke tripartite komt, dan is hetonwaarschijnlijk dat Elio Di Rupo die opnieuw kan leidenVoor de Vlaamsepartijen is het psychologisch erg moeilijk om met Di Rupo II te starten. Maarwaar moet de populairste Waalse politicus dan naartoe?




Elio Di Rupo zelf ziet de uitslag van zondag als een ticket voor een verlengd verblijfin de Zestien.

Elio Di Rupo (PS) mocht gisteren tweemaal op de koffie bij koning Filip. Deeerste keer kwam hij als premier het ontslag van zijn regering aanbieden, detweede keer kwam hij als partijvoorzitter van de PS de vorst zijn visie meedelenop de vorming van een nieuwe federale regering.

Opvallendbij de tweede passage schoof waarnemend PS-voorzitter PaulMagnette mee aan tafel. Die versterking maakte meteen duidelijk wie straksvoor de PS de eerste viool zal spelen tijdens de onderhandelingenMagnette wasal het boegbeeld voor de Waalse socialisten tijdens de campagne, en hij lijkt dielijn nu te zullen doortrekkenHijniet Di Rupolegde gisteren de groteverklaringen af.

Sowieso is het altijd even afwachten voor de uittredende eerste ministeropnieuw een rol van betekenis kan spelen in een regeringsvorming. Maar dekans dat een informateur straks de weg voorbereidt voor de regering-Di Rupo II,lijkt miniem.

 

 

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