lundi 26 mai 2014

LE PS EN TÊTE À BRUXELLES


Le PS est passé en tête dans la course à l'élection du parlement bruxellois, constate-on à la lecture des nouveaux résultats, diffusés au milieu de la nuit. 538 bureaux ont donc été dépouillés sur les 717. Le PS décroche 22,86% (-0,43 par rapport à 2010). Le MR atteint lui 19,95% (-6,51%).

Suit derrière le FDF avec 14,34%, qui réaliserait ainsi son objectif de décrocher la troisième place.

Le cdH atteint tout juste la barre symbolique des 10% (-2,9%). Le très polémique dossier du survol de Bruxelles incarné par le secrétaire d’Etat fédéral Melchior Wathelet semble avoir fait du tort aux candidats emmenés par Joëlle Milquet mais avec une relative violence.

Ecolo, parti le plus sanctionné (-8,54%), passe lui sous les 10% (9,4%).

La grosse surprise viendrait quant à elle du PTB, qui, contrairement aux résultats des sondages, ne parviendrait pas à dépasser les 4%. Cependant, la technique du regroupement mise en œuvre par les troupes de Raoul Hedebouwavec d’autres petits partis comme Pirate et Pro Bruxsel pourrait permettre la montée de députés d’extrême gauche au Parlement bruxellois.


 

QUELLE COALITION ?

Les résultats actuels ne permettent pas à la coalition Olivier (PS, CDH, Ecolo), en place depuis 2004 côté francophone, de se maintenir au pouvoir au niveau régional à Bruxelles. Le nouveau paysage politique bruxellois pousserait plutôt les deux plus gros partis (PS et MR) à s’entendre avec un troisième pour constituer une majorité stable. 

Deuxième enseignement : la chute d’Ecolo pourrait être compensée par le succès de Groen, les deux partis étant structurellement liés, et permettre aux verts de remonter dans l’attelage gouvernemental. Reste que la sanction est si sévère pour Ecolo qu’il paraît difficile de justifier une participation au pouvoir. 

Côté néerlandophone, la majorité Open VLD, SP.A, CD&V qui semblait avoir la cote avant les élections pourrait être perturbée par la montée de Groen.

 

REACTIONS

MAINGAIN (FDF) : NOUS PRENDRONS NOS RESPONSABILITÉS

Les FDF prendront leurs responsabilités pour apporter un changement dans la gestion à Bruxelles, a affirmé le président des FDF, Olivier Maingain, devant les militants de la formation amarante réunis au QG du parti, à Bruxelles. "Ceux qui croyaient que notre parti n'avait plus d'avenir peuvent déchanter. Ce soir, c'est nous qui pouvons chanter", a notamment dit Olivier Maingain.

Rappelant que les FDF avaient opéré un choix déterminant en décidant de reprendre leur autonomie en 2011,M. Maingain a souligné que son parti était en train de confirmer sa capacité d'être la troisième force francophone à Bruxelles et dans l'arrondissement bruxellois de la Chambre.

"En Wallonie, nos amis ont fait les premiers pas des pionniers. Je peux vous annoncer que noter engagement est irréversible", a-t-il ajouté.

"Parce que les électeurs nous ont donné un mandat dans ce sens que ce soit à la Région bruxelloise, ou à la Chambre, nous apporterons la preuve de notre crédibilité dans la gestion publique", a-t-il conclu.

 

GOSUIN: LA COALITION DEVRA SE DISTINGUER DANS LA MANIÈRE DONT BRUXELLES SERA GÉRÉE

"Les FDF seront attentifs aux propositions qui seront faites en vue d'une coalition à Bruxelles. Après une sixième réforme de l'état que nous n'avons pas soutenue, il faudra que la future équipe ne mette plus Bruxelles en position de dépendance et se distingue dans la manière dont elle sera gérée", a affirmé le chef de file des FDF à Bruxelles, Didier Gosuin.

 

LE MR FAIT LES YEUX DOUX AU FDF

Le sénateur et bourgmestre d'Uccle, Armand De Decker (MR), voit des "perspectives" associant le MR et les FDF au vu des premiers résultats électoraux. Les deux partis qui se sont séparés pendant la législature font un résultat supérieur à celui qu'ils enregistraient lorsqu'ils se présentaient ensemble aux élections, a-t-il noté. "Comme nous sommes tous les deux des libéraux de sensibilité différente, ça ouvre des perspectives", a-t-il souligné sur le plateau de RTL-TVi.

Selon lui, le seul parti qui a participé à une majorité et qui progresse est le MR. "Tous les autres ont reculé", a-t-il ajouté.

 

DE WOLF (MR) : IL SERAIT HONNÊTE D'ÊTRE ASSOCIÉ AUX DISCUSSIONS

Le MR sort en tout état de cause victorieux du scrutin de dimanche. Il serait honnête qu'il soit associé aux futures discussions en vue de la constitution d'une coalition à Bruxelles, a affirmé en soirée le chef de file des libéraux bruxellois, Vincent De Wolf. "Avec le FDF, nous étions en dessous du PS. Sans eux, nous sommes devant ou à égalité avec le PS et nous progresserions de six à sept sièges. Le FDF est le deuxième vainqueur de l'élection à Bruxelles", a notamment dit M. De Wolf, se disant ouvert à la discussion avec toutes les formations démocratiques en vue d'une future coalition à Bruxelles.

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

VANDE LANOTTE INFORMATEUR ?


« C’est un pays plus divisé que jamais qui sort des élections, et cela selon plusieurs lignes de fracture, qui font qu’aujourd’hui la N-VA est un grand vainqueur, qui n’est pas incontournable.

Jean-Luc Dehaene l’a dit avant sa mort : la N-VA ne donnera un lendemain à sa victoire que si elle conclut des compromis et trouve des alliés de façon à passer des paroles aux actes. On est curieux à ce stade de voir comment et avec qui. »(Béatrice Delvaux) Comme dit très bien Yves Desmedt : « De verkiezingen zijn gewonnen. Nu de formatie nog »

"Grand vainqueur, mais pas incontournable" c’est la clef, reste à trouver la serrure comme dit La Libre.

Si Divercity était à la place du roi, -quelle prétention, quelle impertinence - ou disons, plus modestement à la place d’un de ses conseillers, il l’inciterait à désigner Chris Peeters comme explorateur vite fait ,question de couper l’herbe sous les pieds de l’antimonarchiste De Wever (qui a triomphé grâce aux électeurs du Vlaams Belang) qui lui fit l’affront de mal le recevoir à Anvers. L’explorateur aurait tout loisir de désigner un informateur-formateur, soit lui-même, soit Vande Lanotte comme chef de file de la famille socialiste, plutôt que Di Rupo trop crispé à gauche à cause du PTB. Une autre piste serait de désigner Vande Lanotte comme explorateur pour mettre Peeters en piste.

Là où il y a une impasse, il y a toujours une issue. Le roi et sa maison seraient bien inspirés d’aller très vite et de surprendre pour prendre les entités fédérées de vitesse.

 

MG



DMORGEN ESSAY 

Geen discussiehij heeft de hemzelf opgelegde drempel van 30 procent ruimoverschreden, en dus heeft Bart De Wever zonder meer de verkiezingengewonnen. Maar niet op zijn inzethet N-VA-model tegen het PS-model. Wantde drie Vlaamse federale coalitiepartners van Di Rupo blijven status quo, en zijndus door de kiezer zeker niet afgestraft.

De Wever tankte zich vol aan de extreme rechterzijdemaar overtuigde decentrumkiezer niet om naar zijn partij over te stappen

De Wever dankt zijn winst en het onbetwiste initiatiefrecht dat hij daardoorkrijgtaan de implosie van het Vlaams Belang en Lijst Dedeckerwaarvan hij dekiezers zo goed als volledig overgenomen heeft.

Dat moet voor hemzelf een bijzonder geluksmoment zijn. De broers De Weverzijn opgegroeid in een gezin waar de historisch meest extreme kantjes van hetVlaams-nationalisme nadrukkelijk aanwezig waren: van collaboratie tot deknokploeg van de Vlaamse Militanten Ordealles hebben ze meegemaaktDeene broer heeft dat verwerkt door het als historicus te gaan bestuderen, deandere door de vaste belofte te maken dat het Vlaams-nationalisme ook eendemocratische invulling en structuur kan krijgen.

De Wever is ook geslaagd in iets anderswat links Vlaanderen nooit is gelukt:een grote conservatieve frontvorming rond zijn partij realiseren, en zichzelf zotot politieke marktleider gemaakt.

Zowel CD&V, sp.a als Open Vld houden immers stand, en verliezen federaalgeen enkele zetel.

Bart De Wever heeft zich volgetankt aan de extreme rechterzijde, maar heefttegelijk de centrumkiezer niet kunnen overtuigen om naar zijn partij over testappen.


ONDERTUSSEN, IN DE ARDENNEN
Wat de zaken in dit complexe land nog een beetje ingewikkelder maakt, is datten zuiden van de taalgrens de PS wel onbetwist de grootste partij is gebleven, maar een ferme tik heeft gekregenEn niet moet inleveren aan de rechterzijde, maar integendeel het hele verlies moet toegeven aan de Waalse uiterst linksetegenhangers van Peter Mertens, de PTB. Rechts in Vlaanderen verenigt zich,links in Wallonië splitst zich op.

Het zal er in elk geval voor zorgen dat de PS zich in de toekomst nog linkser zalmoeten opstellen, en nog minder geneigd zal zijn om toegevingen te doen.

De strategie van De Wever is vrij duidelijkhij windt daar ook geen doekjes om.Zo snel mogelijk een Vlaamse meerderheid en een Vlaamse regering vormen,als het enigszins kan met de voormalige kartelpartner CD&V. Dat is trouwensook de enige tweepartijenregering die op dat bestuursniveau mogelijk is.

Alleen is het de vraag of die partij wel staat te springen om deze coalitie ook aante gaanNiet alleen omdat Kris Peeters dan een ander emplooi zal moetenzoeken, maar ook omdat er nog een aantal onbetaalde rekeningen openstaan,waarvoor eerst tijd en veel massagewerk nodig zal zijn om ze te doenverdwijnen.

En ook omdat N-VA tot gisteravond laat niet 'incontournablegeworden was.Ook al is ze de grootste, NV-A beseft ook dat een klassieke tripartite nog altijdmogelijk is, en dat ze dus niet zonder meer haar wil kan opleggen aan deanderen.

ALTERNATIEF ZONDER DE WEVER
Want ook dat blijft natuurlijk de olifant in de kamer. Hoe simpel en logisch eenVlaamse meerderheid met twee ook lijkt, het zou tegelijk zeer sterk de federaleonderhandelingen bemoeilijkenzelfs haast onmogelijk makenWant welkeFranstalige partner staat te springen om met De Wever in zee te gaanzekerwanneer ze weten dat er een alternatief bestaatSnel een Vlaamse regeringvormen, is synoniem met een federale blokkering van de onderhandelingen.

Wat tot de logische conclusie leidt dat eigenlijk niet N-VA, maar wel CD&V alsde ultieme kingmaker uit deze uitslag naar voren komtZij zullen bepalen wiewaar gaat regerenniet De Wever.

Maar dat zullen ze zeker de eerste weken niet zeggen.

Want eerst is het de beurt aan Bart De Wever om te laten zien dat hij niet alleenverkiezingen kan winnen, maar ook een formatie tot een goed einde kanbrengen. En dat is een heel andere politieke discipline.
De inzetvijf jaar ononderbroken regeringsdeelnameVlaams én/of federaal, iszelden eerder gezien, en bepaalt het pokerspel dat de volgende dagenwekenzoniet maandenzal worden gespeeld.

 



 

«UN VAINQUEUR, DEUX FLANDRES»

Béatrice Delvaux éditorialiste en chef 

La N-VA est le grand vainqueur des élections. Premier parti du pays. Premier parti de Flandre. C’est une victoire imparable dont la conclusion évidente a été tirée hier par tous : Bart De Wever a la main pour mener les négociations aux niveaux flamand comme fédéral. Le leader nationaliste a d’ailleurs fait un sans-faute lors de son discours hier soir : pas d’agressivité ni d’exclusion et la volonté de garantir le futur via un nouveau paradigme socio-économique. Le parti a projeté l’image d’un homme à la hauteur des responsabilités qui lui incombent. On était très loin de la folle prise de l’hôtel de ville d’Anvers.

Mais c’est un pays plus divisé que jamais qui sort des élections, et cela selon plusieurs lignes de fracture, qui font qu’aujourd’hui la N-VA est un grand vainqueur, qui n’est pas incontournable. La première division reste nord-sud : si PS et N-VA sont a priori irréconciliables, cela vaut aussi pour la N-VA et l’ensemble des partis francophones, dont le MR. Charles Michel et Didier Reynders ont juré qu’ils ne gouverneraient pas avec De Wever. Ce serment résistera-t-il à la belle performance électorale des libéraux francophones, en Wallonie et à Bruxelles (le scandale informatique absolu du dépouillement côté francophone, empêche à cette heure tout verdict !) ? MR et N-VA ont en commun de rêver à la mise hors jeu du PS. Mais encore faudrait-il compter sur le CDH qui a redit tout son rejet, hier soir, de la N-VA.

La seconde division est celle, congénitale, entre la N-VA et les socialistes. Si la N-VA s’impose comme « le » grand manitou au nord, le PS, même en baisse, pèse toujours très lourd au sud. Et si la N-VA est le premier parti du pays, les socialistes en sont a priori la première famille. Cela veut dire que deux conceptions de la Belgique, de la sécurité sociale et des priorités socioéconomiques s’opposent plus que jamais.

La troisième division – dont on verra ce qu’elle vaut dans les semaines qui viennent mais qui pourrait être cruciale – est intraflamande. Si la N-VA a réussi son pari électoral, c’est, au niveau fédéral surtout, en prenant ses nouvelles nombreuses voix au Vlaams Belang et à la Liste De Decker, dont les électeurs sont, comme ceux de la N-VA, partisans d’une indépendance de la Flandre et d’une politique très à droite. De Wever et les siens n’ont pas réussi à siphonner les partis traditionnels. CD&V, Open VLD et S-PA, qui ont revendiqué une autre vision de l’avenir du pays, ont tenu bon et, très important, devraient avoir une majorité dans le camp flamand. Hier soir, le sort de la victoire de De Wever était entre les mains… du CD&V.

Jean-Luc Dehaene l’a dit avant sa mort : la N-VA ne donnera un lendemain à sa victoire que si elle conclut des compromis et trouve des alliés de façon à passer des paroles aux actes. On est curieux à ce stade de voir comment et avec qui.

 

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