dimanche 4 mai 2014

Le PTB divise la FGTB


V.R. 


La FGTB de Charleroi se souviendra longtemps du 1er mai 2014. Ce qui était en partie prévisible. A la fin du mois de janvier, toutes les centrales de la régionale avaient soutenu publiquement un regroupement de petites formations d’extrême gauche autour du PTB. Les leaders du syndicat socialiste carolo disaient en chœur se réjouir de contribuer à la création d’une "alternative anticapitaliste à la gauche du PS et d’Ecolo". Mais cette belle unanimité n’a manifestement pas résisté à l’appel des urnes.

On se souvient qu’à l’époque, les autres grandes régionales de la FGTB - et singulièrement celle de Liège - s’étaient bien gardées de suivre leur consœur de Charleroi. Au contraire. Dans "La Libre" du 28 janvier, le secrétaire général de la FGTB wallonne Thierry Bodson désavouait à mi-mot le geste de la centrale carolo. "L’émergence de partis tels que le PTB divise la gauche, faisait-il valoir. Au soir des électionsce qu’on va regarder, c’est le résultat des 4 grands partis. Si le PS perd l’un ou l’autre siège, on ne sait pas ce qui peut se passer. Or le PS dans l’opposition, ce serait une catastrophe pour la concertation sociale."

 

LES "FAUX AMIS"

Cette ligne - celle du vote utile - a été répétée dans les discours syndicaux du 1er mai. Partout. Sauf à Charleroi. Où une cassure nette est apparue.

C’est le discours du responsable des jeunes de la FGTB, Antoine Thioux, qui a provoqué la division. A la tribune, le militant parle de "trahison" en clouant au pilori ces "faux amis qui ont choisi de sacrifier les chômeurs". Les faux amis ? Antoine Thioux les cite nommément : le PS et Ecolo, tous les deux au pouvoir, à tous les étages pour le premier, dans les seules Régions pour le second.

Ce discours, en phase avec par la ligne radicale empruntée par la FGTB de Charleroi depuis son appel de janvier, fait rosir de plaisir les militants du PTB-Go présents au meeting. Mais il heurte de plein front la délégation PS - dont le président Magnette - venue en rangs serrés. Elle crée surtout un profond malaise dans l’appareil syndical lui-même. Le responsable local du Setca (la centrale des employés) et son homologue de la CGSP (fonction publique) avalent de travers.

"Nous avions relu le texte avant qu’il soit prononcé, avance Rudy Piquet (Setca). Des choses ont été dites à la tribune qui ne s’y trouvaient pas. Le mot "trahison" par exemple. Ce texte a été réécrit. C’est intolérable." Ce n’est pas le seul grief. "Le représentant des Jeunes FGTB a appelé à voter pour le PTB. Ce n’est pas le rôle d’un syndicat de donner une consigne de vote. Et cette position avait été prise par le Comité permanent. Il faut respecter une position prise démocratiquement." L’incident ne restera pas sans suite. Rudy Piquet annonce la convocation des instances du Setca ce lundi pour évoquer l’affaire.

Les jeunes FGTB tombent cependant des nues. "Jamais nous n’avons donné de consigne de vote", disent-ils. Quant aux différences entre le texte soumis au Comité permanent et le discours prononcé à la tribune, elles ne s’expliquent que par le passage de l’écrit à l’oral. "Mais sur le fond, il n’y avait pas de différences, glisse-t-on. On se sent un peu instrumentalisé dans cette affaire. Le Secta utilise notre discours comme prétexte pour quitter une initiative à laquelle il ne veut plus adhérer pour des raisons politiques."


 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LA VOILA LA SURPRISE DE CE SCRUTIN


On se souviendra de l’avertissement du vieux Dehousse, si la FGTB lâche le PS pour le PTB, la PS est perdu.  Un internaute désabusé commente : « Dans notre principauté nous pouvons voter pour le fils Collignon , Daerden , Mathot ,Forêt......La Fille Defraigne ...., les maîtresses de X ,Y,Z ....l'amant(es) de X,y,z du (des) ministre(s) ! Le frère de Laurette , le copain de Jean-Mi .(qui lorgne aussi l'épouse de machin ?).Bernard W....On peut plus ! (dommage!) ! des Bourgmestres,députés et cumulards d'intercommunales ! » « Oui mais tout ce qui affaiblira le PS renforcera la NVA, est-ce mieux? »

Caricature certes, mais beaucoup le disent. Reste à voter en cohérence avec ses convictions profondes.

 

Aucun commentaire: