mardi 6 mai 2014

Poutine et Burkhalter doivent discuter de tables rondes sur l'Ukraine, selon Angela Merkel


Le Vif

Vladimir Poutine et le président de l'OSCE Didier Burkhalter doivent discuter de tables rondes sur l'Ukraine sous l'égide de l'OSCE, mercredi à Moscou, a annoncé dimanche la chancelière Angela Merkel après une conversation téléphonique avec le président russe.

Lors de la rencontre du président de la Confédération helvétique avec M. Poutine, "il doit notamment être discuté de la mise en place de tables rondes sous le parrainage de l'OSCE, qui doivent faciliter un dialogue national avant l'élection présidentielle" ukrainienne prévue le 25 mai, a indiqué dans un communiqué Mme Merkel.

L'entretien téléphonique avec Mme Merkel et la visite de M. Burkhalter avaient été annoncés peu avant par Moscou.

Le voyage du président suisse, qui assure la présidence tournante de l'OSCE s'inscrit "dans le cadre d'efforts internationaux pour faire baisser la tension en Ukraine", avait indiqué Moscou.

Selon les autorités russes, Vladimir Poutine a souligné "le besoin d'établir un dialogue direct entre les autorités actuelles de Kiev et les représentants des régions du Sud-Est du pays" en proie à une insurrection pro-russe.

Par ailleurs, le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a indiqué dimanche soir qu'il plaidait en faveur d'une nouvelle conférence à Genève sur l'Ukraine, malgré l'absence de résultats concrets de la première, mi-avril.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

PAS DE SOLUTION EN UKRAINE EN  DEHORS DE L’OSCE


Il faut « négocier, négocier et encore négocier » et ce le ne saurait se faire en dehors des compétences de l’Organisation paneuropéenne pour la Sécurité et la Coopération en Europe, un organe multilatéral  dans lequel se trouvent aussi bien les Européens de l’Est et de l’Ouest, la Russie et les Etats unis. Nous ne cessons de le répéter depuis le début de la crise. L’OSCE c’est le dialogue interculturel institutionnalisé et organisé dans le long terme. C’est le contraire du choc des civilisations dans lequel semble vouloir s’inscrire Vladimir Poutine. Cela suppose des concessions et des compromis à la belge de part et d’autre. C’est donc un exercice périlleux.

MG

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