mercredi 21 mai 2014

Quatre axes de réforme pour améliorer l'enseignement francophone


Le Vif

Source: Belga


© Image GLobe

"Ces bonnes pratiques sont pour la plupart déjà bien connues. Il s'agit à présent de veiller à leur mise en oeuvre effective et leur amplification", souligne Olivier Remels, secrétaire général de la Fondation pour l'enseignement.

S'appuyant sur les conclusions d'une étude réalisée en 2010 par McKinsey sur l'enseignement, laquelle avait pointé la qualité globalement insatisfaisante de l'enseignement francophone et surtout son caractère inégalitaire, la Fondation recommande au futur gouvernement de la Fédération de concentrer ses efforts sur quatre axes bien précis.

Le premier d'entre eux vise à inciter davantage de "personnes de qualité" à embrasser le métier d'enseignant, et surtout de ne pas le quitter après quelques années. Comment? En développant une politique des ressources humaines incitative et en soignant les procédures de recrutement.

Le second axe porte sur les pratiques et les échanges de terrain, en développant notamment le tutorat des (jeunes) profs et en organisant pour eux des stages en entreprise. La Fondation recommande également de porter une attention particulière aux métiers en pénurie tout en investissant dans les infrastructures ainsi que les formations en langues et aux nouvelles technologies.

Le troisième axe entend, lui, (re)valoriser les fonctions de directeurs d'école, notamment d'un point de vue salarial, ainsi qu'en leur prodiguant une assistance administrative suffisante.

Enfin, face à l'échec scolaire massif, le dernier axe du mémorandum cible la promotion de la réussite, notamment par des efforts en matière d'orientation des jeunes et de remédiation, le tout au moyen de stratégies différenciées en fonction des besoins, très variables d'un établissement à l'autre.

"Il y a moyen d'améliorer l'enseignement francophone en se focalisant sur ces quatre axes-là. De véritables progrès sont possibles, même dans le cadre d'une seule législature", assure Etienne Michel, directeur du secrétariat général de l'enseignement catholique (SeGEC).

Pour la Fondation, ce programme d'action pour revitaliser l'enseignement, pilier du redéploiement économique du sud du pays, peut tout à fait être réalisé dans le cadre budgétaire actuel.

"Il ne faut pas de refinancement de l'enseignement obligatoire", estime ainsi Luc Willame, président de la Fondation.

"Il y a moyen d'améliorer la situation dans certains de ces axes-là dans le cadre budgétaire actuel. Il n'y a pas besoin de faire un effort budgétaire".



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LA VRAIE SOLUTION, C’EST LE TUTORAT INTERCULTUREL.

Certes les quatre mesures avancées sont excellentes mais la solution miracle existe, c’est le tutorat interculturel tel que le pratique Mohamed Medhoune pour le compte de l’ULB.


C’est un homme engagé qui réussit avec assez peu de moyens à aider les jeunes à vaincre l’échec et tendre vers l'excellence. On l’appelle monsieur 'Schola', l'entreprise sociale de tutorat de l’ULB  au sein de l'enseignement secondaire qui fut récompensée par le prix Comenius de l'Unesco.

C’est lui qui place dans les écoles, des tuteurs, c’est-à-dire des « grands frères » qui étudient à l’ULB et viennent filer un coup de main à des élèves du secondaire en difficulté et on sait combien ils sont nombreux en ce moment. Enseigner est une chose, c’est le rôle du corps professoral, mais aider à apprendre et surtout à comprendre, c’est une tout autre paire de manche. Clairement, c’est « aider à devenir » et c’est cela la mission de Schola et ça marche formidablement. Le tutorat, autrement dit le coaching individualisé, c’est être du côté de l’apprenant contre la matière à assimiler. Le tuteur aide l’arbuste à pousser droit. Demain, l’arbre se passera de lui et s’épanouira dans sa croissance, en toute autonomie. C’est travailler sur la motivation, souvent déficiente de l’élève, c’est l’aider à surmonter ses phases de découragements qui induisent bien souvent l’échec, le redoublement ou carrément le décrochage.

Les rattrapages organisés par le corps enseignant sont en général peu efficaces car les profs qui se les voient confier regardent  trop souvent cette mission comme une punition. Les tuteurs, c’est l’inverse. Ce sont généralement eux-mêmes de futurs enseignants (ils sont rémunérés) qui transmettent aux jeunes leur savoir-faire (comment j’apprends), leur savoir-être (leur enthousiasme, leur force de caractère, leur mentalité) en même temps que leur savoir, bref qui « apprennent à apprendre ». C’est-à-dire qui fournissent au jeune en difficulté la boîte à outils nécessaire à la réussitescolaire (entrainement des aptitudes à l’analyse, à la synthèse, à la résolution de problème, à la recherche d’infos sur internet, à la communication et à la maîtrise de la langue française pour mieux comprendre les énoncés ; aussi à la gestion du temps. C’est la meilleure alternative aux exécrables leçons particulières qui ruinent les parents quand ils ont les moyens de les payer à leur progéniture. Il ne manque pas d’écoles dites élitaires où la réussite est subordonnée à ce palliatif. Désormais des organismes privés prennent le relais en proposant des services grassement rémunérés.

Je ne connais rien de plus efficace que ce tutorat Schola pour tirer vers le haut les élèves issus de l’immigration qui souffrent, le plus souvent en début de scolarité, d’un déficit en français que la plupart, abandonnés à eux-mêmes ne rattrapent jamais. La communauté française, soucieuse de réduire l’impact financier que provoquent les redoublements serait bien inspirée de mieux subsidier des initiatives de ce genre plutôt que de saupoudrer de subsides des dizaines d’écoles dites « des devoirs » sur lesquelles elle n’exerce aucun contrôle de qualité voire même de contenu. Le tutorat est à mon sens ce qu’il y a de mieux avec la formation permanente des enseignants pour lutter contre le fléau que représente l’échec scolaire en Communauté française.

Mais pourquoi n’imagine-t-on pas également des séminaires extérieurs (en internats) sport-étude (sport pour former les caractères et étude pour entraîner les aptitudes) où les élèves en décrochage seraient confiés à des équipes de tuteurs encadrées de quelques enseignants aguerris et dotés d’un bon équipement informatique. On pourrait y joindre des ateliers d’écriture et d’impro et des rencontres avec des profs d’université, des artistes, des sommités scientifiques avec qui amorcer un dialogue ouvert et franc susceptible d’éveiller des vovations.  

 

Tout le monde connaît monsieur Schola, alias  Ahmed Medhoune  à St-Josse, où il exerce les fonctions de  triple échevin de l'emploi, de l’enseignement et de la culture (disons carrément de l’interculturel) dans la commune la moins bien dotée de Belgique et la plus densément peuplée du royaume.

 

Si on commence à mieux connaître l'histoire de l'immigration marocaine en Belgique, c’est grâce à lui et à son équipe, qui ont monté l'exposition Nass Belgica inaugurée par 4 ministres sous l'égide des autorités de l'ULB.


 


Bruxelles, ville de plus en plus pluriethnique a  besoin de créativité interculturelle, d'audace, de réussite et d'excellence pour devenir la capitale cosmopolite d’Europe.

 

S'il est encouragé et entouré, Ahmed deviendra un décideur engagé défendant avec force nos valeurs de laïcité, de démocratie, de libre examen et de dialogue interculturel dans l’hémicycle bruxellois!



 

Le soutenir, c’est dissuader le PS de faire du racolage communautaire sur base purement ethnique.

Difficile de comprendre qu’un candidat de cette valeur morale et intellectuelle soit relégué à la trentième place, loin derrière des médiocrités disposant de réseaux ethniques, monoculturels et/oureligieux efficaces.

Voter pour un parti, c’est bien ; voter pour des hommes et des femmes engagés dans un projet socio culturel, interculturel et cosmopolite c’est infiniment mieux. Qu’on se le dise.

MG

 

  

2013 A ÉTÉ UNE EXCELLENTE ANNÉE POUR SCHOLA ULB ASBL DE TUTORAT INTERCULTURELBRUXELLOIS.

 


Stratégiquement l’asbl a consolidé, poursuivi et amplifié ses actions dans le soutien scolaire dans l’enseignement secondaire. Le Tutorat est depuis bientôt 25 ans l’un des dispositifs les plus pérennes dans le paysage belge et l’un des plus intégrés au projet d’établissement. C’est aussi l’un des plus évalués.

 

L’extension du programme dans le premier degré du secondaire et dans l’enseignement primaire connait un succès croissant.

 

Cela répond à un besoin de plus en plus important alimenté par le désarroi des parents mais aussi par l’échec scolaire.

 

Ces développements fructueux ont été soutenus par des partenaires financiers que Schola ULB remercie vivement. Vous êtes convaincus qu’il faut donner plus à ceux qui ont moins et qu’il faut soutenir, face au marché du soutien scolaire, une offre gratuite.


 

Le Forum des Innovations en Education que Schola ULB a initié en 2006, et qui en était en 2013 à sa sixième édition, connait aujourd’hui, en alternance, et chaque année, une version pour le primaire et une pour le secondaire. Ces grands rendez-vous se sont installés durablement dans le paysage de l’éducation. Depuis 2006, une collecte auprès de tous les établissements secondaires et primaires a permis de réaliser le plus important outil de ressources consacré aux pratiques innovantes en éducation. Et cela à l’échelle européenne : 1000 actions apparaissent aujourd’hui sur le site www.innovation-education.be.

 

Avec le temps, Schola ULB a aussi développé sa communication et s’est construit une identité numérique forte avec un nouveau site internet et une présence accrue sur les réseaux sociaux.

 

Cela s’avérait bien nécessaire alors que Schola ULB mobilise chaque année plusieurs milliers de personnes : élèves, tuteurs, coordinateurs, enseignants, équipes pédagogiques, associations partenaires de l’école, et cela partout en Fédération Wallonie-Bruxelles.

 

Cette très large communauté est aujourd’hui animée par Schola ULB qui entretient quotidiennement grâce aux réseaux sociaux des flux d’informations mais aussi un espace de valorisation et de ressourcement pour les acteurs de l’école.

Ahmed Medhoune
Président de Schola ULB

 

 

 

 

 

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